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Grappillages - mars 2008 (1)

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Ecrit le 5 mars 2008

Souffler n’est pas jouer

Free.fr du 28/02 : La police belge a ouvert une enquête pour vérifier si certains de ses membres ont bien soufflé eux-mêmes dans le ballon afin de pouvoir atteindre les objectifs de contrôle d’alcoolémie au volant.

« S’il faut frapper sur des doigts, on le fera », a déclaré au quotidien Le Soir le commissaire général de la police fédérale belge, Fernand Koekelbergt, qui veut savoir si les policiers accusés ont agi seuls ou sur instructions de leurs supérieurs.

Il reste à savoir si les pandores du plat pays poussaient la conscience professionnelle jusqu’à ingurgiter suffisamment d’alcool pour réaliser des tests positifs.

La fin du célibat ?

Ouest France du 29/02 : Un vent de révolte souffle chez les prêtres brésiliens. La semaine dernière, les représentants de 19 000 ministres du culte ont envoyé au Vatican un texte réclamant la fin du célibat obligatoire au sein de l’Église. Ils proposent au Vatican de permettre l’ordination d’hommes mariés et la réintégration des prêtres contraints d’abandonner le sacerdoce pour se choisir une épouse […]. Les prêtres brésiliens estiment que le célibat des religieux est une norme de l’Église, mais non de l’Évangile. Ils soulignent, au passage, que le droit de se marier réduirait le nombre de scandales d’abus sexuels au sein de l’Église. […]

Ce texte fait l’effet d’une sonnette d’alarme. Le Brésil est, en effet, avec plus de 120 millions de fidèles, le premier pays catholique au monde. Il est aussi celui où l’Église catholique recule le plus vite, concurrencée par les mouvements pentecôtistes, mieux adaptés aux nouvelles réalités sociales et urbaines.

Ndlr : s’adapter ou disparaître ?

Sarko : mauvais Shoah

NouvelObs.com du 28/02 : L’idée de Nicolas Sarkozy a vécu. Elle n’avait pas quinze jours. Le 13 février, au dîner du Crif, le président de la République affirme qu’à partir de la rentrée 2008 chaque enfant de CM2 se verra « confier la mémoire » d’un des 11 000 enfants français victimes de la Shoah. La controverse est immédiate. Simone Veil, considérée comme proche de Nicolas Sarkozy et présidente d’honneur de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, juge alors « inimaginable, insoutenable, dramatique et, surtout, injuste la proposition de Nicolas Sarkozy ».

Chargée par le ministre, Xavier Darcos, de la mission pédagogique pour la transmission de la Shoah, Hélène Waysbord-Loing a considéré que le projet du Président était « inapplicable ».
Pour la présidente de l’Association de la maison d’Izieu, les choses sont claires : « Il ne faut pas faire de la commémoration, du rituel, parce que l’école n’est pas le lieu de cela. L’école est le lieu où l’on construit un savoir, où l’on apprend aux élèves à rechercher, à enquêter. » […]

A l’Elysée, on a cherché à limiter la casse. Dans un communiqué, le porte-parole, David Martinon a fait savoir que Nicolas Sarkozy « constate qu’après les polémiques soulevées par sa proposition », il existe un « consensus très largement partagé » sur la nécessité de mieux enseigner la Shoah.

Ndlr : Sarko champion du boomerang !

Shoah … suite

Selon l’agence Reuters du 29/02, plus d’une trentaine de Palestiniens, dont cinq enfants, ont été tués depuis deux jours dans des raids israéliens à Gaza, tandis qu’un civil israélien a été victime d’un recrudescence des tirs de roquettes sur Israël, dont certaines ont atteint la grande ville d’Ashekelon, à 10 km du territoire aux mains du Hamas.

« Plus les tirs de roquettes Kassam s’intensifieront, plus les roquettes augmenteront de portée, plus la shoah à laquelle il s’exposeront sera importante, parce que nous emploierons toute notre puissance pour nous défendre », a dit le ministre Matan Vilnaï à la radio de l’armée israélienne.

« Shoah » est un mot hébreu le plus souvent utilisé pour signifier holocauste, et plus particulièrement le génocide des Juifs durant par le régime nazi, mais il peut vouloir dire aussi « désastre » .

Pharmaciens fraudeurs

Le Canard Enchaîné du 27/02 révèle que la ministre de la Santé a demandé aux services chargés de lutter contre les fraudes des pharmaciens (DGC-CRF) d’annuler toutes les procédures pour l’année 2007.

Alors que les prix de vente des médicaments génériques sont fixés par un Comité économique de santé, les pharmacies peuvent négocier certains rabais avec les fournisseurs, selon les quantités commandées. Ce sont les marges arrière, dont une partie doit être répercutée sur le prix de vente au client.

Les services de la DGC-CRF ont décelé des manquements aux règlements dans de nombreuses pharmacies. En clair, certains pharmaciens n’ont pas répercuté les marges arrière sur le prix de vente des médicaments et continuent à empocher les ristournes pour leur seul bénéfice.

En temps normal, une fois l’infraction constatée, les pharmaciens doivent être sanctionnés et contraints à payer une lourde amende. Le 22 janvier, les services des Fraudes ont appris qu’ils n’avaient plus à enquêter sur les marges arrière puisqu’une loi avait été votée autorisant les pharmaciens à encaisser jusqu’à 17% de marges arrière. Grâce à cette nouvelle loi, les fraudeurs sont désormais dans les clous.

Roselyne Bachelot, docteur en pharmacie dans le civil, a donc bien soigné sa clientèle en amnistiant les fraudeurs des pharmacies… sur le dos des patients.

Monsanto

ATTAC est engagée comme association (avec notamment Greenpeace, Les Amis de la Terre, la Confédération Paysanne, Inf’OGM, Via Campesina, Sciences citoyennes, Sherpa, Editions la Découverte) pour la diffusion du film « Le monde selon Monsanto, de la dioxine aux OGM, une multinationale qui vous veut du bien » de Marie-Monique Robin.

C’est une enquête rigoureuse et approfondie sur une multinationale productrice de l’agent orange, de la dioxine, de l’hormone de croissance, du Round Up et des OGM. Les résultats de l’enquête, menée depuis quatre ans, sont implacables.

Un livre (plus complet) « Le Monde selon Monsanto », de Marie-Monique Robin, va paraître le 6 mars aux éditions de la Découverte. 20 euros.

Bien sûr, la réalisation du film et sa diffusion ne sont pas du goût de Monsanto, qui dispose de nombreux moyens de pression et n’hésite pas à se débarrasser de ses opposants, d’une manière ou d’une autre

Ne ratez pas la diffusion sur ARTE le 11 mars à 21 heures, Au moment où est discutée la loi sur les OGM, c’est un outil précieux !

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12 mars 2008

Réciprocité

Le Monde du 07/03 : Pour répliquer à l’expulsion de deux de ses ressortissants, le Gabon a décidé d’« appliquer la réciprocité » et de durcir sa politique d’immigration à l’égard des Français. Selon le ministère gabonais de l’intérieur, « 5 % à 10 % » des quelque 10 000 Français installés dans ce pays de l’Afrique de l’Ouest sont en situation irrégulière et pourront être reconduits à la frontière sans que Paris en soit averti au préalable.

L’un des Gabonais expulsés vivait en France depuis dix ans, avait obtenu un master en ressources humaines de l’université de Reims, avait la garde de sa fillette de quatre ans et entreprenait des démarches pour honorer le CDI qu’on lui proposait.

François et Carla

Le Monde du 01/03 : Au Salon de l’Agriculture, le 28 février, Carla a atterri dans les bras du premier ministre : « Nous avons choisi ce prénom parce qu’elle est belle et rousse », lui explique le directeur des Fermiers de Loué (Sarthe). Un peu gêné de cette comparaison par trop évidente avec la nouvelle épouse du chef de l’État, François Fillon accepte la poule avec le sourire.

M. de la Fouchardière en rajoute devant les journalistes : « Mais je ne sais pas si elle chante juste ! » « S’ils s’en occupent bien à Matignon, elle peut pondre un œuf par jour », poursuit Annie Harty, assistante de direction de Loué. |…]

Baisse du chômage et sous-emploi

LEMONDE.FR du 06/03 : les chiffres du chômage, calculés par l’Insee avec les critères du Bureau international du travail (BIT) jeudi 6 mars, soulignent la réduction du nombre de chômeurs au quatrième trimestre 2007. A 7,8 % de la population active pour l’ensemble de la France métropolitaine et les DOM, ce chiffre s’inscrit dans la baisse du chômage, entamée depuis le premier trimestre 2006.

Pour le BIT, un chômeur doit être sans emploi, « c’est à dire ne pas avoir travaillé, ne serait-ce qu’une heure, durant une semaine de référence ». Ainsi tous les salariés en sous-emploi ne sont pas comptabilisés dans les chiffres du chômage ! Aujourd’hui, un tiers des inscrits à l’ANPE travaille par intermittence ou à temps très partiel. Et, comme par hasard, leur nombre n’a pas du tout baissé avec celui du chômage

De plus le gouvernement profite d’un ralentissement de la croissance démographique. A la fin des années 90, la population active augmentait de 240 000 personnes par an, contre 120 000 aujourd’hui. Il faut donc beaucoup moins de créations d’emplois pour faire baisser le chômage.

La lettre revient taxée

Le Journal de Saône-et-Loire du 06 mars : pour le deuxième anniversaire de la mort de sa mère, Anaïs, 13 ans, inconsolable, avait décidé d’envoyer « un message d’amour comme une bouteille à la mer » à cette maman qui lui manquait tant.

La jeune fille avait posté une lettre avec le nom et le prénom de sa mère et, comme adresse, la « rue du Paradis au Ciel », sans toutefois l’affranchir.

Deux jours plus tard son courrier lui est revenu avec la mention « n’habite pas à l’adresse indiquée » et une « taxe de 1,35 euros » lui a été réclamée par le préposé.

Pour toute défense, la Poste a précisé au quotidien que la commune de « Ciel » existe bien en Saône-et-Loire. Mais que « la rue du paradis y est inconnue ».

Tabagisme actif

Le Monde du 02/03 : un fonds de pension néerlandais a décidé d’accorder des privilèges financiers à ses clients fumeurs. C’est logique : n’ont-ils pas une espérance de vie inférieure à celle des non-fumeurs ? Pour bénéficier de ce taux d’intérêt préférentiel, qui pourra atteindre 16 %, il faudra cependant montrer patte blanche, ou plutôt dents jaunes. Trois conditions seront exigées : prouver qu’on a grillé au moins dix cigarettes (ou six cigares) par jour pendant les cinq dernières années, avoir été incapable d’arrêter de fumer plus d’un mois et, naturellement, fournir un échantillon d’urine pour témoigner d’une intoxication satisfaisante.

Enfin une initiative   positive ! On nous expliquait jusqu’ici que « fumer tue ». Nous découvrons que le tabac enrichit, et pas seulement l’État, qui n’arrête pas de nous souffler dans les bronches. Les sympathiques philanthropes du fonds de pension néerlandais soulignent un danger mortel : notre argent part en fumée. Grâce à eux, nous cesserons d’être sous la dépendance du marché. Il ne tient qu’à nous de respirer la santé financière. En touchant le paquet : du mégot au magot.

Placebo

Le Monde du 07/03 : Une étude menée par une équipe de chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) conduit à une conclusion déroutante.

Point de départ de la procédure : le recrutement sur Internet de 82 volontaires pour tester un nouvel analgésique aux caractéristiques proches de la codéine. En réalité, un placebo, sans aucun effet pharmacologique. Les participants sont divisés en deux groupes : les plus chanceux se voient remettre une pilule à 2,50 dollars, les moins heureux le même cachet, présenté en réduction à 0,10 dollar. Tous ont en revanche la joie de subir des séries de décharges électriques pouvant aller jusqu’à 80 volts.

Les participants sont invités à quantifier leur peine. Résultat, 85 % des bénévoles du groupe ayant ingurgité la pilule à 2,50 dollars notent une réduction de la douleur, contre seulement 61 % pour ceux qui ont avalé le médicament en promotion. Le prix joue donc ici un rôle thérapeutique à part entière. Mais il n’est pas seul. « Le prix n’est qu’une des variables du marché, au même titre que l’emballage ou la marque, qui peuvent accentuer l’effet placebo », explique Dan Ariely, docteur en économie comportementale, qui a dirigé l’étude. |…]

Peine de mort

20minutes.fr du 07/03 : Une association locale de défense de la qualité de vie de l’État du Maryland (USA) a financé une étude basée sur les dossiers de plusieurs centaines de criminels condamnés entre 1978 et 1999 dans cet État, qui a très peu recours à la peine de mort, et envisage depuis plusieurs années de l’abolir. En moyenne, le total des frais de justice et d’incarcération d’un meurtrier condamné à la réclusion criminelle à perpétuité s’élève à 1,1 million de dollars. Si l’accusation requiert la peine capitale, il faut ajouter 670.000 dollars, en grande partie parce que le procès est plus long et plus complexe.

Si la condamnation à mort est prononcée, il faut encore ajouter 1,2 million de dollars pour faire face à l’interminable série d’appels, quasi-automatiques, que cela entraîne. Ce qui porte le total à 3 millions de dollars.

Entre 1978 et 1999, les procureurs du Maryland ont requis 162 fois la peine de mort contre un accusé, et l’ont obtenue 56 fois. Selon l’estimation de l’étude, ces procédures auront coûté aux contribuables de l’État 186 millions de dollars de plus que si l’accusation avait requis et obtenu la perpétuité. Or dans le Maryland, la plupart des condamnations à mort sont annulées en appel et les nouveaux procès aboutissent en général à la perpétuité. Au total, l’État a exécuté 5 condamnés depuis 1978 et compte aujourd’hui 5 détenus dans son couloir de la mort.