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Mines anti-personnels

Page 1026

(écrit le 18 avril 2001)

Une mine, quatre jambes

Sur les murs de Châteaubriant fleurissent des affiches de l’association Handicap International : « Nous fabriquons leurs prothèses, qui fabriquera leurs droits ? ».

Sur la photo, deux cousins 9 et 13 ans, ont sauté sur une mine « anti-personnel », une seule, qui leur a coûté quatre jambes près de leur ferme au Kosovo. Le même sort est réservé chaque année à 25 000 nouvelles victimes de ces mines qui sontdisséminées dans 80 pays du monde. En signant le traité d’Ottawa, 139 nations, dont la France, ont renoncé à l’utilisation et à la fabrication de cette arme dont l’utilité est contestée par les militaires. Les USA ont refusé de signer le traité d’Ottawa .

Rien ne peut justifier la poursuite inexorable du sacrifice de non combattants. Nul ne peut se résoudre à ce que les hommes politiques américains soient indifférents à la dévastation individuelle et aux souffrances collectives infligées par cette arme.

C’est pourquoi l’organisation « Handicap International » vous demande d’envoyer UNE CHAUSSURE à George Bush, en lui demandant « de décider le renoncement des USA à toute utilisation des mines anti-personnel »

Adresse :
M. George W.Bush
Président des Etats-Unis
The White House
1600 Pennsylviana av.
Washington, DC
20500 USA


(écrit le 19 mars 2003)

Dieu que la guerre (nucléaire) est jolie

Les journalistes qui couvriront sur place les opérations militaires en Irak, auront bientôt le grand plaisir d’ingurgiter, et surtout de respirer de gentilles poussières microscopiques qui leur apporteront bientôt une panoplie de joies sublimes.

En effet les spécialistes qui conseillent BUSH lui ont proposé de mettre de l’uranium métallique dans ses obus, balles et bombes. Mais ces spécialistes ont soigneusement « oublié » de dire à leur chef suprême, qu’obus, bombes, etc., vont éclater avec un éclat particulier. Cet éclat particulier est la luminosité que donne l’uranium en brûlant. Les spécialistes qui conseillent BUSH ont également évité de dire à leur chef suprême que l’uranium se divise en milliards de milliards, etc., de fines particules, quand il brûle et que les particules d’uranium brûlé sont tellement petites qu’elles prennent ensuite le chemin des airs et flottent très longtemps, au moins deux ans après injection atmosphérique, avant de tomber au sol.

Ces particules radioactives sont dangereuses du fait de plusieurs facteurs qui ont des effets nocifs additionnels, que voici :

– une fois introduites dans les poumons, elles se regroupent en se réunissant en amas ponctuels plus importants que lorsqu’elles sont entrées. Ces amas forment des points radioactifs appelés « zones chaudes = zones irradiantes ». Ainsi un seul groupement d’amas d’un millième de millimètre de diamètre inflige à partir de l’intérieur du poumon une dose ponctuelle de 6 rem par an à chacun. Cette irradiation est soixante fois plus forte que l’irradiation naturelle que chacun reçoit par an.

– l’uranium brûlé dans les explosions des « armes à uranium » produit à 90% des poussières dites « céramisées », c’est-à-dire des poussières brûlées insolubles dans le corps humain. Ceci provoque un temps très important de stagnation de l’uranium à l’intérieur du corps humain. Si un homme respire des poussières d’uranium naturel, ces poussières sont rapidement évacuées, notamment par les urines, parce que l’uranium naturel des minerais est soluble, et qu’il n’a qu’une demi-vie biologique de 3 jours, tandis que l’uranium métallique des armes, céramisé (ayant brûlé) présente une demi-vie biologique de 5 années.

« Je me souviens, c’était le 18 ou le 19 janvier 1991, notre aviation avait bombardé des dépôts de munitions irakiens, nous étions au sud-ouest d’Hafr Al-Batin, nos détecteurs d’armes chimiques se sont affolés. Selon une unité spécialisée de l’armée tchèque venue ensuite effectuer des tests, il s’agissait de gaz innervant. Je pense en être victime, mais, pour l’armée qui me refuse une pension, je suis atteint de troubles mentaux ».

Bob Jones, 47 ans, évoque entre deux quintes de toux sa « mort lente ». « Nous avons eu très peu de pertes sur le terrain, mais nous sommes revenus pour la plupart malades sans le savoir, j’ai tellement de camarades déjà disparus, sur des chaises roulantes ou devenus l’ombre d’eux-mêmes comme moi. Le plus dur, c’est que le gouvernement ne veut pas le reconnaître et recommence. S’il s’agissait de vraiment défendre notre pays, il n’y aurait pas de questions à se poser. Mais ce n’est pas juste de faire la guerre à l’Irak. Ce pays ne nous menace pas. »

« On manipule le public. Ce conflit n’a aucun sens. Nous sommes en train de donner des arguments supplémentaires aux terroristes, de lever l’opinion mondiale contre nous, pourquoi ? », s’interroge Marc Zollier, 41 ans, qui se déplace difficilement. « Nous envoyons des dizaines de milliers de militaires se battre et se faire tuer, pour le pétrole, pour tester de nouvelles armes, pour valider nos méthodes de combat. Cela fait cinq ans que nos unités d’infanterie s’entraînent au combat de rues. Nous ne redoutons pas de nous battre dans les villes. Au Pentagone, ils veulent seulement s’assurer que nous en sommes capables », ajoute-t-il.

Extrait d’un article d’Eric Leser
Le Monde du 11 mars 2003

Site internet : http://www.obsarm.org


(écrit le 19 mars 2003)

Les vétérans s’inquiètent

Le Pentagone a annoncé discrètement, il y a trois semaines, qu’il ne rapatrierait pas les corps des militaires s’ils étaient contaminés par des armes chimiques ou bactériologiques.

Sans parler des morts, les survivants de la Guerre du Golfe, en 1991, sont en très mauvais état : 60 000 vétérans d’entre eux sont reconnus comme invalides de guerre et 145 000 demandent le statut. En réalité, il y a beaucoup plus de malades, mais ils le cachent, de peur de perdre leurs assurances médicales ou d’être chassés de l’armée avant d’avoir fait vingt ans de service et de pouvoir toucher leur pension.

Soldats oubliés,mourants

« Personne n’a idée de l’ampleur de cette tragédie, de ces soldats oubliés, abandonnés et qui commencent à mourir en grand nombre. Ceux qui sont prêts à combattre en Irak, aujourd’hui, croyant défendre et servir leur pays, connaîtront le même sort. Ils ont reçu les mêmes vaccins aux effets secondaires dangereux, utiliseront les mêmes obus à uranium appauvri et seront exposés aux mêmes poisons chimiques et bactériologiques. »

Ce réquisitoire est prononcé avec force par Joyce Riley, ancien capitaine du service de santé de l’aviation américaine, infirmière, porte-parole de l’association des vétérans américains de la guerre du Golfe (« American Gulf War Veterans Association »). Elle se bat depuis plus de dix ans, afin que le gouvernement reconnaisse sa responsabilité. Pour le Pentagone, il n’y a pas de syndrome de la guerre du Golfe, tout au plus des maladies psychosomatiques. « La moitié des 700 000 soldats qui ont servi là-bas auraient des problèmes psychologiques, cela explique sans doute les leucémies, les « Parkinson », les difficultés respiratoires ! J’ai été moi-même malade trois ans, entre 1991 et 1993. J’ai été hospitalisée. Cela n’avait rien à voir avec ma santé mentale » affirme Joyce Riley.

Mort lente

Moins véhément, David Hinker, 45 ans, témoigne surtout de son angoisse pour ses anciens camarades. « Je crains que cela soit encore pire que la dernière fois. L’Irak n’hésitera pas cette fois à utiliser ses armes chimiques et biologiques, les pertes seront considérables. J’aime l’armée, c’est ma famille, je me suis engagé à 18 ans. Il est noble de vouloir défendre son pays, mais je ne vois pas pourquoi il faut risquer tant de vies ». Après vingt-quatre années de service, notamment en Somalie et dans le Golfe, M. Hinker, qui se décrit comme « profondément croyant » et affirme n’avoir « jamais bu une goutte d’alcool et fumé une cigarette », souffre aujourd’hui de la maladie de Parkinson, de tremblements, de pertes de mémoire, de troubles du sommeil, de troubles de la vision.

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