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USA : l’attentat du 11 septembre

  Détruire

Mais si l’Amérique n’incarne pas « le bien », les terroristes ne l’incarnent pas non plus. Ils ne se réclament pas de la pauvreté, ils ne veulent pas le bien de l’humanité, ni un monde meilleur. Ils veulent détruire, c’est tout. L’exemple des Talibans en Afghanistan est effrayant de ce point de vue. Une nouvelle barbarie, sans contre-pouvoir, va-t-elle s’installer dans le monde ?

La vérité, c’est qu’il y a des hommes fous sur cette terre, et que l’étendue des connaissances et des techniques leur donne des moyens de nuire, largement supérieurs à ce qui existait autrefois.

Boomerang

Depuis 50 ans, pour asseoir leur puissance et protéger les intérêts des multinationales américaines, les services secrets des Etats-Unis soutiennent tous les courants fascistes, intégristes et nationalistes dont ils se servent pour diviser les peuples. Ils recrutent, arment et forment dans ces pays, comme terroristes de haut niveau, les éléments les plus fascistes et les plus intégristes. Cela va des anciens nazis recrutés dans les services secrets des USA après la seconde guerre mondiale, jusqu’aux escadrons de la mort au Salvador en passant par les mercenaires intégristes en Afghanistan.

Cette fois, des terroristes ont dévié de leur trajectoire et sont revenus comme un boomerang sur les USA. Ces fauteurs de guerre peuvent nous entraîner dans un conflit mondial démentiel. Sauf si nous savons résister ....

  Quelle riposte ?

La difficulté à identifier l’adversaire est un élément d’angoisse dans cette affaire. « C’est un Pearl Harbor sans Japon, une guerre sans ennemi contre laquelle l’arme atomique n’est pas utile pas plus que le bouclier spatial » écrit le journal La Stampa

Face à l’attentat du 11 septembre on peut se demander quelle riposte opposer. Le terrorisme aveugle qui a frappé l’Amérique, a fait de nombreux morts, des civils innocents, les passagers des avions détournés, les travailleurs des deux tours jumelles de New York (WTC, World Trade Center), les pompiers et policiers venus les secourir. Georges W. Bush, lui, n’a pas risqué sa vie. Une riposte aveugle ne mettra pas en péril la vie du ou des commanditaires de l’attentat, mais touchera également des civils innocents, comme à Belgrade en Yougoslavie (où Milosevic n’a pas été touché), comme en Irak (où le dictateur Saddam Hussein est toujours vivant). (Simple comparaison : il ne s’agit évidemment pas d’assimiler Bush à Milosévic et Hussein ).

Les ripostes aveugles d’Israël, face aux actes de désespoir des Palestiniens, ne résolvent pas le problème du Proche Orient. Toute riposte aveugle à l’attentat du 11 septembre peut générer davantage de haine, davantage de terrorisme. Qu’on se souvienne : c’est l’humiliation subie par l’Allemagne à l’issue de la Guerre de 14-18, qui a provoqué l’ascension d’Hitler et la guerre de 39-45. Il faut opposer l’intelligence à la barbarie. Il est vrai que c’est facile à dire !

  La puissance de l’Amérique

En touchant les deux tours jumelles du quartier de Wall Street à New-York, l’attentat du 11 septembre a détruit l’image d’une Amérique toute puissante. Déjà la question se posait, au vu du ralentissement économique que connaît ce pays. Mais cette fois la question est plus grave : il s’agit de la vulnérabilité du pays, de son incapacité, dans certains cas à utiliser son pouvoir. Le cœur économique du pays (Wall Street), le cœur de sa puissance militaire (le Pentagone à Washington), le sentiment d’être une nation invincible, ont été touchés avec une facilité déconcertante. Le battage médiatique qui a suivi, a détruit un peu plus cette image.

La politique de
l’Amérique

Le rêve de G.W.Bush, utopique, s’est brisé dans le sang et la terreur lors de la gigantesque opération terroriste du 11 septembre 2001. Bush entendait protéger son pays, le voir moins exposé parce que moins impliqué dans les conflits en cours. Il ignorait la guerre israélo-palestinienne. Il voulait sanctuariser le territoire national en le plaçant à l’abri d’un bouclier antimissile. Le réveil est terrible.

La réalité du monde de l’après-guerre froide, est celle d’une scène internationale où il n’y a plus de règles et où les Etats ne sont plus les seuls acteurs. Cette réalité-là s’est retournée contre le monde occidental avec la violence d’une agression comme les Etats-Unis en avaient rarement subi depuis l’attaque japonaise de Pearl Harbour, en 1941. C’est un nouveau monde qui s’annonce, dans lequel l’hyperpuissance vient d’afficher sa vulnérabilité à l’hyperterrorisme.

Pearl Harbor, en 1941 (2400 marins engloutis), a marqué la fin de l’isolationnisme américain face à la barbarie nazie, au temps où les Américains rêvaient d’un repli sur l’espace latino-américain, laissant l’Europe à ses ruines et à ses crimes. L’attentat du 11 septembre imposera aussi la fin de l’isolationnisme dont rêvait Bush. Il va devoir comprendre que les Etats-Unis ne sont pas aussi puissants qu’ils le pensaient et qu’il va falloir l’aide des autres pays pour éradiquer l’hyperterrorisme.

  La peur a changé de camp

L’attentat du 11 septembre ne peut que modifier l’équilibre politique et économique mondial. Cela fait longtemps que les économistes disent que le Nord ne peut continuer à exercer sa domination que parce que le Sud n’a pas les moyens financiers de mener une guerre contre le Nord. Les choses viennent de changer. Avec quelques pilotes spécialement formés et suicidaires, avec des petits couteaux pour seules armes, quelques avions ont pu frapper au cœur le pays le plus puissant du monde, bloquer son espace aérien, saturer ses communications internet, couper ses voies de communications internes, fermer la Bourse. La peur a ainsi changé de camp. Il va être temps que les pays riches comprennent qu’ils ont tout à perdre au maintien d’un déséquilibre inhumain entre les hommes.

Il est temps de nous poser des questions : plus de 800 millions de personnes, 13 % de l’humanité, « souffrent toujours de la faim et des maladies liées à la sous-alimentation », constate l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) dans son rapport 2000. Mais ces millions de personnes qui meurent de faim nous laissent quasiment indifférents car nous ne nous identifions pas à elles, tandis que le mode de vie des Américains est semblable au nôtre et que nous imaginons bien que ce qui leur arrive peut nous arriver. Les milliers de morts en Turquie (tremblement de terre) n’ont pas créé non plus tant d’émotion (il est vrai qu’il s’agissait d’une catastrophe naturelle) : il s’est même trouvé des castelbriantais pour protester parce que la municipalité précédente a versé une petite subvention pour venir en aide aux survivants.

Ainsi la médiatisation, et l’identification, conditionnent l’émotion : les morts aux USA, les morts au Kosovo lors de la guerre des Balkans, ont provoqué une intense émotion. Les morts de faim, les morts en Israël et en Palestine, les morts en Algérie, les morts en Turquie, au Salvador, en Sierra Leone ou ailleurs, sont « loin des yeux, loin du cœur ». L’émotion est sélective, l’émotion est médiatique ...

D’autres risques terroristes

L’attentat du 11 septembre n’a pas seulement fait des milliers de victimes et détruit les deux tours symboles de New York. Il a aussi créé des perturbations qu’on n’a pas fini de découvrir : l’action du feu, et de la chaleur aura nécessairement bouleversé la totalité du sous-sol, sous et autour des tours de Manhattan, endommageant et détruisant tous les circuits souterrains, métro, égouts, conduites d’eau ou de gaz. Le sol à proximité des immeubles voisins s’est trouvé comme « liquéfié », fragilisant les fondations des édifices qui n’avaient pas été atteints par la chute et les projections des débris incandescents. Au delà des deux tours c’est tout un quartier qui a été ébranlé.

Le plus grave, c’est que ces tours étaient prévues pour résister au feu, au vent et aux tremblements de terre. Le choc d’un avion de 175 tonnes lancé à pleine vitesse n’avait pas été prévu.

Les Etats-Unis ont bâti leur défense sur la lutte contre les missiles. A priori ils ne pouvaient se méfier d’un avion ... américain. Qui dit alors que dans nos pays, des barrages importants, des centrales nucléaires ne risquent pas d’être la cibles de pareilles bombes volantes ? Le facteur « émulation », le facteur « médiatisation » sont de puissants leviers pour ce type d’action. Tous les pays occidentaux se savent désormais à la merci d’actes terroristes aussi simples, aussi inadmissibles, que ceux qui ont frappé l’Amérique.


Note du 11 septembre 2006 :

  Et si ce n’était qu’une horrible machination ?

Il y a des éléments troublants

Une autre vidéo pose des questions

Si vous préfèrez la version originale en anglais, c’est ici :

http://video.google.fr/videoplay?docid=1336167662031629480&q=Painful+Deception