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USA : l’attentat du 11 septembre 2001

 La signification des attentats

Comme dit le « Parti du Travail » en Belgique : « Les peuples du monde entier ont raison de s’inquiéter de la signification profonde de ces attentats. Ils sont la conséquence de l’aggravation de toutes les contradictions fondamentales de la société, dénoncées à juste titre par les travailleurs et les jeunes dans le cadre du mouvement contre la mondialisation impérialiste.

Pour résoudre ces contradictions, il n’y a pas d’autre voie possible que de travailler à l’unité des combats des travailleurs et des peuples du monde entier, de porter encore plus haut les revendications de justice sociale, de démocratie véritable et de paix. L’action terroriste ne permet pas de réaliser ces objectifs. Les mesures de représailles militaires et de répression, et le racisme exacerbé des gouvernements impérialistes le permettent encore moins. Poursuivre sur la voie tracée par les mouvements de Seattle ou de Gênes, par les peuples d’Afrique, d’Asie ou d’Amérique latine contre toutes les conséquences du colonialisme et du néo-colonialisme, est la seule manière de travailler sérieusement à l’avenir de l’humanité »

« Les attaques contre les tours du World Trade Center, le Pentagone et autres cibles américaines, sont la preuve terrible que le désordre dans le monde ne peut pas être isolé par des clôtures » écrit de son côté le journal The Guardian. « Il y a un vrai danger que le monde riche poursuive une politique du couvercle sur la marmite envers la plupart des mécontentements planétaires ».


 Une thèse osée :

 Et si les Etats-Unis avaient financé eux-mêmes l’attentat ?

L’hypothèse est très osée, et terrible, mais elle n’est pas dénuée de sens. En 1961 un plan secret intitulé « Opération Northwoods » a été proposé par la NSA (National Securite Agency) à Eisenhower d’abord puis à Kennedy : « Vous pouvez développer une campagne de terreur communiste dans la zone de Miami, ou dans d’autres villes de Floride, voire à Washington » dit le livre « Body of Secrets » de James Bamford (voir l’article paru dans The Baltimore Sun le 12 septembre 2001). Cette opération avait pour but de mettre Cuba en accusation et de donner un prétexte aux USA pour envahir l’île et en chasser Fidel Castro « les journaux nous aideraient en créant une vague d’indignation » dit ce document secret de la NSA (que J. Bamford a retrouvé à l’occasion de la loi sur l’ouverture des archives).

Les opérations de « terrorisme d’Etat » ne sont pas rares dans le monde. Qu’on se souvienne seulement de l’incendie du Reichtag en Allemagne qui, même en n’ayant fait aucun mort, a servi de prétexte à l’incarcération des communistes allemands. A l’époque nul n’aurait osé dire qu’Hitler était à l’origine de cet incendie, nul ne pensait qu’Hitler était fou.

On ne peut pas dire que BUSH ou ses services secrets (à son insu ou non), sont à l’origine de l’horrible attentat du 11 septembre à New York et Washington, mais peut-on complètement exclure l’hypothèse de complicités de forces d’extrême droite américaine, comme à Oklahoma, décidées à pousser Bush vers une politique économique et militaire encore plus musclée. ?

L’attentat du 11 septembre peut rendre une fausse légitimité au gouvernement américain (on voit bien « l’union sacrée » qui se fait aux USA, et dans le monde) à un moment où une vague de contestation anti-impérialiste se répand dans le monde entier, prenant comme cible le gouvernement américain, fer de lance de la globalisation capitaliste, de la destruction de l’environnement et de la nouvelle course aux armements.

Il peut aussi occulter les préoccupations économiques et sociales du peuple américain lui-même, qui connaît une envolée du chômage et une expansion rapide de la pauvreté sur son propre sol.

Il est tout de même étrange que le FBI et la CIA, et le système d’écoute « Echelon » aient été complètement court-circuités, dans l’ignorance totale de ce qui se tramait, alors qu’on découvre maintenant que les pilotes suicidaires ont été formés aux USA et qu’il est connu qu’ils se sont rendus de nombreuses fois en Afghanistan.

Il faut donc veiller à ce que cet attentat ne serve pas de prétexte pour attaquer des pays complètement étrangers à ce terrorisme mais depuis longtemps dans le collimateur du gouvernement américain, à cause de leur politique indépendante. Veiller à ce que cet attentat ne soit pas utilisé pour renforcer toutes les mesures antidémocratiques tant aux Etats Unis qu’ailleurs. Une telle réaction ne ferait qu’accroître le danger de guerre et de fascisme, ce serait déclencher l’apocalypse que tout le monde souhaite éviter. La lutte contre la terreur doit commencer par une réflexion sur les causes de la terreur, et par une modification profonde des relations économiques et humaines dans le monde.

Islam et islamisme

Pour autant, il faut se garder de tout amalgame. Les « islamistes » intégristes se réclament de l’islam, comme l’Inquisition autrefois se réclamait du catholicisme, comme les dictatures d’Amérique Latine se réclament aussi du catholicisme.

Mais l’islam, en tant que religion, n’autorise pas le suicide, et surtout pas le suicide couplé avec le massacre d’innocents. Pas plus que le catholicisme n’autorise la torture.


Tout n’est pas perdu pour tout le monde

Certains spéculateurs ont gagné gros mardi 11 septembre sur les places boursières internationales, en chute libre après les attentats terroristes aux Etats-Unis. « entre 15H00, juste après l’annonce des attentats, et la clôture des bourses européennes", a indiqué une source proche des milieux financiers de Zurich.

La technique utilisée est simple : il s’agit de vendre, tout de suite après l’annonce de la catastrophe, des titres que l’on n’a pas et que l’on va emprunter sur le marché pour quelques heures.

Juste avant la clôture du marché, on achète ces titres sur le marché à bas prix, pour pouvoir les livrer à son acheteur au prix convenu après 15H00 et qui est plus élevé. En outre, on rend les titres empruntés à son propriétaire.

Le bénéfice revient à la banque qui emploie le spéculateur audacieux, qui en récupère une partie à la fin de l’année sous forme de primes. « Les particuliers ne spéculent qu’à la hausse, alors que l’on peut gagner aussi beaucoup d’argent dans un marché en baisse », a-t-on encore indiqué à Zurich dans les milieux financiers, sous couvert d’anonymat.

Un spécialiste estime que « ce n’est pas très moral de gagner ainsi de l’argent sur un tel malheur. Mais l’argent n’a pas d’odeur ».


Courrier des lecteurs

« On retrouve dans certains médias la même tendance que pendant la Guerre du Golfe : priorité à l’émotion sur la réflexion, une réflexion nourrie par la mémoire, la connaissance (plus que jamais se justifient l’enseignement de l’histoire et de la géographie), et la mise en perspective.

Car enfin, ce qui rend exceptionnels ce drame et le poids qu’il fait peser, c’est, autant que son impact géopolitique, l’américanocentrisme que tous nous acceptons ou subissons, la force médiatique des images répétées en boucle, et le fait que tant de morts en si peu de place et si peu de temps font un évènement parfaitement adapté au culte de l’instantané et du choquant pratiqué par les médias, surtout visuels.

Car enfin, même si toute comptabilité peut indigner, en a-t-on autant fait dans l’indignation planétaire avec les milliers de morts de la sale guerre algérienne, avec les centaines de milliers de morts du Rwanda, avec les millions de morts du Cambodge ?

Il est inquiétant de voir que l’Amérique, majoritairement semble-t-il, pense surtout à se venger. Peu de place à l’autocritique, et exaltation par Bush lui-même (serait-il pire que sa caricature des Guignols ?) du manichéisme. Bien contre Mal, un manichéisme qui, violence meurtrière et aveugle en moins, correspond à celui de « Ben Laden ». Ces guillemets, non parce que l’individu serait virtuel, mais qu’il n’est en aucun cas seul, isolé, que réduire le problème à quelques centaines, voire milliers, de fanatiques serait une tragique erreur : des millions de gens dans le monde haïssent les Américains et, à un degré moindre, leurs alliés. A ceux-ci, à nous, de chercher pourquoi. "

Pierre Marie Bourdaud


Communiqué d’ATTAC

Au lendemain des événements terribles qui ébranlent les Etats-Unis, Attac tient à s’associer au deuil du peuple américain. Ces attaques-suicides aériennes participent d’un terrorisme aveugle qui ne saurait trouver justification dans aucune cause. Ce crime, (...), au-delà de la profonde émotion qu’il provoque, renvoie cependant à des processus en marche depuis des décennies, à l’état du monde, à ses inégalités croissantes et à ses crises non résolues, et donc aux désespoirs et aux souffrances qui en résultent. Il renvoie également au rôle particulier joué par les Etats-Unis sur la scène internationale. Mais il le fait de la pire des façons, en assimilant un peuple à un Etat, et en assassinant des milliers d’innocents. (...)

Nous condamnons de la manière la plus ferme les actes terroristes, et tout particulièrement ceux qui viennent d’être commis, avec d’autant plus de force que le terrorisme a toujours été utilisé pour suspendre et supprimer les libertés démocratiques


Ensemble d’articles collectés par Bernadette Poiraud, qui prend la responsabilité de ses choix.

Sources :

Journal le Monde du 13 au 15 sept. 2001
Journal Libération du 15 sept. 2001

Et les sites internet :

http://mai68.org


Note du 11 septembre 2006 :

  Et si ce n’était qu’une horrible machination ?

Il y a des éléments troublants

Une autre vidéo pose des questions

Si vous préfèrez la version originale en anglais, c’est ici :

http://video.google.fr/videoplay?docid=1336167662031629480&q=Painful+Deception