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CCC - février 2003

Page 104
Ecrit le 26 février 2003

Après ça, qu’est-ce que vous voulez qu’on vous dise ? « Ca » c’était, le 17 février 2003, la réunion de la Communauté de Communes du Castelbriantais. « Vous ne l’aviez pas annoncé dans La Mée » nous a reproché un lecteur. A raison et à tort : pour l’annoncer à temps, encore eut-il fallu qu’on le susse ! Mais à la CCC   tout est fait au dernier moment, en catastrophe.

Donc il y a eu une réunion. Ca a permis de voir « la gueule » qu’aurait la médiathèque  . Selon l’architecte retenu, M. Pondevie, un effort a été fait pour une bonne intégration dans le centre historique de Châteaubriant, une « écriture actuelle » sans plagier les immeubles situés à côté, beaucoup de verre pour faire pénétrer la lumière jusqu’au sous-sol, des façades en couleur grise pour rappeler la couleur générale de la place St Nicolas, des locaux ouverts sur la rue, éclairés en soirée, qui participent à la vie du quartier et donnent envie de les traverser pour voir ce qu’il y a dedans et de l’autre côté. Apparemment le choix a été fait en fonction de la qualité de la façade sur la place St Nicolas. Restera à voir si c’est fonctionnel à l’intérieur.

Médiathèque  

Rappelons que le montant global des travaux de la médiathèque   est 5 739 772 € soit 37,6 MF (subventions espérées à hauteur de 67 %). La future médiathèque   devrait offrir 70 000 ouvrages (au lieu de 25 000 actuellement) et 100 places de consultation (cinq fois plus que maintenant) avec des salles d’animation, exposition, écoute de musique, etc. Les principaux travaux se feront en 2004.

N’y aura-t-il pas des problèmes pour le stationnement ? a demandé un élu. « les élus de Châteaubriant s’en préoccupent » a été la réponse. Façon de dire : mêlez-vous de ce qui vous regarde.

Ludothèque

La CCC   est revenue sur la ludothèque qui s’est installée au 16 rue de Couëré. Dans les dossiers des conseillers communautaires figurait la décision de location. Mais aucun conseiller n’a demandé le coût mensuel de la location, le coût des investissements réalisés, le devenir de ces investissements quand la ludothèque aura intégré la Maison de l’Enfance, le coût du véhicule mis à disposition, le montant de la subvention annuelle. Rien, on ne sait rien. D’ailleurs pourquoi voulez-vous savoir quelque chose ? Faîtes confiance à nos maîtres, c’est tout !

Nous pouvons vous dire que la location tourne autour de 450 à 460 € par mois, et que les travaux étaient prévus pour 10 000 €. Mais ça, ce sont nos sources personnelles.

Chenil

Le chenil fourrière se construira sur un terrain de 2957 m2, situé à côté du dépôt de sables de la fonderie Focast, route de Martigné Ferchaud. Il restera un bout de terrain de 2154 m2, entre les chiens et le sable de fonderie. Avis aux amateurs. L’équipement sera prévu pour 49 chiens maximum soit 10 à 12 en fourrière, le reste en refuge. Avec l’achat du terrain cela devrait coûter 285 000 € soit 1,8 MF d’investissement. Ce n’est pas une bagatelle !

Entreprise

Castel-blanchisserie : cette entreprise, qui emploie 15 personnes dans la rue Duguesclin à Châteaubriant, a des perspectives d’extension. Il lui a été proposé d’occuper le bâtiment qu’occupe actuellement « Arma-loire » sur la route de Martigné (Arma-Loire quittant ce bâtiment pour installer son activité tout à côté, dans l’ex-atelier Focast inutilisé depuis longtemps).

Mais pour cela, il faut réaliser des travaux pour satisfaire les besoins en eau, électricité, chauffage, évacuation des eaux usées, traitement des sols, isolation. Dans un premier temps le cabinet Boplan va faire l’étude de faisabilité et l’évaluation financière des travaux nécessaires. Montant de cette étude ? Mystère et boule de gomme. C’est pas marqué dans la délibération et personne n’a moufté ! Il y a juste un élu qui a demandé si cette aide de la CCC   entraînerait une création d’emplois. Réponse lumineuse : « Je suppose qu’il y en aura ». Façon de dire : mêlez-vous de ce qui vous regarde.

On a perdu le M

Autrefois il y avait le « syndicat mixte du Pays de Châteaubriant   », qui s’occupait des ordures ménagères (collecte et traitement). Il est devenu le SMICTOM le 7 mars 2002 puis il a été dissous le 31 décembre 2002 et c’est la Communauté de Communes de Châteaubriant qui gère le service, pour ses 19 communes et pour les 7 Communes de la CC de Derval. Et du coup le SMICTOM est devenu SICTOM, le « Syndicat Mixte » est devenu « Service » de collecte et traitement des ordures ménagères. Le SMICTOM avait un Président, Georges Garnier. Maintenant la CCC   a créé un dixième poste de Vice-Président chargé du SICTOM et qui percevra comme les autres vice-présidents une indemnité de 3137 F par mois environ. Et qui c’est ? C’est Georges GARNIER. Comme quoi ça change sans changer.

M Garnier a dit que le budget du SICTOM serait stabilisé, qu’on va chercher à faire des économies et qu’on va sans doute instituer des taxes pour les habitants qui prennent les déchetteries pour des décharges. A part ça, bonne nouvelle, on cherche enfin un endroit pour enfouir nos déchets ménagers sur le territoire de la CCC  . Depuis le temps qu’on en parle, ça va enfin se faire. Sauf que la ville de Châteaubriant n’a pas l’air d’en vouloir sur son territoire, sauf que rien n’est encore prévu dans les investissements...

Le trou-prétexte

Et le déficit ? On sait que la CCC   a poussé à la dissolution du SMICTOM parce que, paraît-il, il y avait un déficit. Des chiffres faramineux ont été annoncés, 4 millions de francs, 5 millions de francs. Ca montait bientôt à chaque article dans les journaux. Or, surprise, dans le projet de compte administratif de la CCC   on voit que celle-ci a « pris en charge le déficit du SMICTOM, évalué à 221 394 € ». Alors là, on ne comprend plus ! Ca ne fait plus que 1,4 millions de francs. Bizarre ! Faut sans doute pas chercher à comprendre ? En tout cas, à force de répéter les choses, tout le monde sait maintenant qu’il y a eu un déficit en 2002 : c’est bien commode pour faire passer l’idée qu’il va falloir se serrer la ceinture. Ca va permettre de rogner sur les petites dépenses tout en laissant passer les plus grosses. Car plus c’est gros, plus ça passe !

Fiscalité : + 22 %

Les impôts baissent, la fiscalité augmente : c’est un commerçant, Dominique Flatet, qui a posé le problème : « Nous allons baisser la taxe professionnelle, qui va passer de 14,26 % à 14,05 % ». C’est vrai. « et en même temps les recettes fiscales vont augmenter, passant de 2,5 M€ à 3,1 M€ ». C’est vrai aussi. L’augmentation de la fiscalité est de 24 %. Le pauvre homme n’y comprend plus rien. Explication : le taux baisse mais la base de calcul augmente !

En tout cas, la CCC   a de l’argent : même en tenant compte du déficit du SMICTOM, le résultat de l’année 2002 sera en excédent de 623 052 € (soit 4,1 MF). Reste à savoir s’il en sera de même en 2003.

Grosses dépenses

Pendant qu’on nous chante qu’il n’y a plus d’argent (ce qui est faux) voilà qu’on prévoit de grosses dépenses pour 2003 :

– Bibliothèques 15 000 €
– Etude d’un terrain pour les Gens du voyage 13 585 €
– Ecole de musique 38 100 €
– Musée René Guy Cadou 10 000 €
– Frais d’études 40 000 €
– Véhicules et équipement CCC   51 000 €
– Médiathèque   : 677 630 €
– Foirail 281 926 €
– Enfance (Moisdon) 326 458 €
– Maison de l’enfance 697 768 €
– Centre de loisirs 25 500 €
– Chenil-fourrière 225 000 €
– Informatique adm° générale 25 000 €
– Clubs informatiques 13 000 €
– Voie verte Châteaubriant-Rougé 826 426 €
– Site de Vioreau 12 000 €
– Plateforme multimodale 47 840 €

(pour savoir combien ça fait en francs, vous n’avez qu’à multiplier par 6,55957)

733 235 F du km

Le plus criant c’est la « voie verte » entre Châteaubriant et Rougé, à la place de la voie ferrée. Le montant total de la dépense est de 1 549 619 € à faire en 2003 et 2004. Pour les 13,863 km ça fait une dépense de 733 235 F du kilomètre. Si on déduit les subventions espérées, il resterait 320 759 € à la charge de la CCC   soit 152 000 F du kilomètre. Mazette ! Est-ce qu’on ne va pas marcher pas sur la tête ?

A part ça, en matière sociale, c’est le vide ... sidérant et sidéral !

BP  


Ecrit le 12 mars 2003

Friches Huard - Disparition ...

C’est en mai 1997 (sous la présidence de Martine Buron) que la Communauté de Communes du Castelbriantais (CCC  ) a acquis la propriété de la société Huard, d’une superficie de 50 093 m2. Une partie (24 784 m2) a été réaménagée en bureaux (maison de l’économie, maison de la formation) et ateliers-relais (sociétés Chaillous, Marchand, Lanoë, ADAPEI, etc) et pépinière d’entreprises. Il était prévu de poursuivre l’aménagement du site et une étude prospective a d’ailleurs été menée par de jeunes architectes.

Poursuivant dans le même sens, la CCC   avec le nouveau Président, Alain Hunault, a décidé le 28 juin 2002 d’aménager le reste de la propriété avec trois pôles :
– Pôle administratif (bureaux pour ANPE, caisse d’allocations familiales, centre de gestion de l’économie rurale, et CCC  )
– Pôle économie : ateliers et bureaux relais
– Pôle formation : atelier technique individualisé géré par le Greta  

Une société d’intérim et un cabinet d’expertise comptable, entre autres, ont fait connaître aussi leur intention de construire sur ce site.

La première phase de cette opération consiste en la « déconstruction » des friches Huard (on ne dit plus démolition). Le permis de démolir a été obtenu le 12 février 2003. L’entreprise C.DEC de Bain de Bretagne va faire les premiers travaux de déconstruction pour un montant de 136 210 € HT   (soit 894 000 F HT  ). (en réalité l’ensemble des démolitions pourrait coûter 327 704 € HT   soit environ 2 148 600,00 F HT  ).

Le premier coup de pelle symbolique a été donné le 6 mars 2003, mais la dépose des toitures (qui contiennent un peu d’amiante) doit se faire à partir du 10 mars. Les bâtiments se trouvant à droite de l’allée principale seront attaqués le 7 avril afin que, dès la seconde quinzaine d’avril, la place soit nette pour le bâtiment que souhaite construire l’ANPE sur une superficie de 2000 m2.

Un pan d’histoire

C’est dans ces bâtiments que se trouvaient autrefois, avant qu’elles n’aillent route de Saint Nazaire, les Forges Huard, rythmant la vie de tout le quartier des Vauzelles au bruit des marteaux-pilons. Par la suite le bâtiment a servi à l’usinage et à la soudure. Le service du personnel y a été installé un certain temps, ainsi que l’infirmerie.

En mai 2003 aura lieu la démolition des bureaux situés le long de la rue des Vauzelles (à l’exception du bâtiment occupé par la Perception, quoique ... celle-ci sera peut-être appelée à déménager : elle n’est installée là que dans un bâtiment préfabriqué.

Les travaux de démolition vont se faire derrière une palissade de 2 m de hauteur.

Tout devrait être terminé en juin 2003. Une demande de permis de construire sera effectuée en septembre et les constructions nouvelles devraient commencer en décembre 2003. Si tout se déroule comme prévu.

Une « voie Huard » sera aménagée parallèlement à la rue des Vauzelles ce qui aura l’avantage d’ouvrir le site. (voir plan)

Mais il reste des questions à se poser :

– 1) au sujet de la dépollution du site
– 2) au sujet du risque de vitesse excessive des véhicules dans la rue des Vauzelles
– 3) au sujet de la destination des terrains restants
– 4) on peut se demander aussi si les bâtiments existants n’auraient pas pu être conservés et réaménagés en respectant le caractère du site industriel ancien : seule la toiture comporte quelques plaques d’amiante, le reste est en belles pierres du pays, avec de belles baies en arrondi.

Cette démolition est la disparition d’un patrimoine industriel qui a marqué la vie de Châteaubriant.