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USA : après le 11 septembre, non à la guerre

écrit le 8 octobre 2001)
(après l’attentat du 11 septembre 2001)

 La boucherie annoncée !

Des bombardements américano-britanniques ont frappé l’Afghanistan, dimanche 7 octobre 2001, à 18h15 (heure française) notamment à Kaboul, la capitale afghane, Jalalabad, Kandahar et Hérat. La seconde vague s’est concentrée sur Kaboul et Jalalabad, vers 23 heures.

En 1991, Georges Bush Senior annonçait fièrement l¹avènement d’un Nouvel ordre mondial basé sur le droit, la justice et l’économie de marché. Les Grands de ce monde venaient de détruire la « quatrième armée du monde », celle de l’Irak, « État-voyou » dangereux pour le contrôle du pétrole ; l’heure était à l’optimisme.

Dix ans plus tard, dimanche 7 octobre, Georges Bush Junior vient d’engager le monde dans un nouveau conflit : pour le « Bien » contre le mal, pour la « civilisation » contre la « barbarie ». Que personne ne soit dupe ! Nos gouvernements démocratiquement élus ne s’embarras-sent guère des droits des êtres humains quand, hors de nos frontières, ils défendent « nos » intérêts en soutenant des régimes corrompus et impopulaires, en permettant aux multinationales de piller encore et toujours les richesses des pays du Sud. La barbarie n¹a ni couleur de peau, ni religion attitrées, elle est une des formes que prend la lutte pour le pouvoir économique et politique. Et l’assassinat brutal, spectaculaire et médiatisée de plusieurs milliers d¹Américains ne doit pas nous faire oublier que chaque jour ce sont 35 000 enfants qui décèdent victimes de la faim et de l’absence de soins, de cette barbarie qui s¹appelle « capitalisme » ou « loi du marché ». Après Saddam Hussein, Slobodan Milosevic, le « Nouvel Hitler » a pour nom Ben Laden. L’islamiste « fou de Dieu » a remplacé le communiste « sanguinaire » comme représentation du Mal. Mais l’islamisme radical n’est pas né de rien : il est le fruit de la crise sociale et politique dans laquelle de nombreux pays composés essentiellement de Musulmans sont enlisés depuis des décennies ; crise sociale qui fait vivre dans la misère des centaines de millions de personnes ; crise politique qui se traduit par une répression féroce à l’égard de celles et ceux qui refusent de vivre à genoux. Les islamistes n’ont fait que récupérer et instrumentaliser les frustrations des masses arabes, de l’Iran à la Palestine, en passant par l’Algérie. Par opportunisme, le gouvernement américain a soutenu les « Fous de Dieu » afghans et pakistanais dans leur lutte contre l¹invasion soviétique ; aujourd’hui, c’est la population des États-Unis qui récolte les fruits amers de cette politique meurtrière. Il faut dire « Non à la guerre ! Non aux fauteurs de guerre ! ». Car la guerre ne résout rien : elle frappe les peuples, les rend plus misérables encore et réceptifs aux discours populistes, chauvins et religieux. Car la guerre n’est jamais une opération de « Justice » : elle oppose des États, des stratégies politiques, des appétits de pouvoir et de domination.

Il faut dire « Non à la guerre ! Non aux profiteurs de guerre ! » : ceux qui veulent profiter de l’inquiétude générale pour imposer par le biais de Vigipirate la militarisation de la société, la généralisation de la vidéo-surveillance, les contrôles au faciès ou le flicage des quartiers populaires. Cette guerre est une aubaine pour les partisans des discours sécuritaires et de la « tolérance zéro », pour ceux qui établissent des parallèles entre les mouvements « terroristes » et les manifestants anti-mondialisation libérale .

Il faut dire NON à la Guerre .


écrit le 14 octobre 2001 :

 Le monde en déséquilibre

Amis lecteurs : il ne nous est pas possible, faute de place, de consacrer des pages et des pages à la situation mondiale. La grande presse le fait abondamment. Nous essaierons seulement de vous donner des éléments d’information, différents, pour votre réflexion.

Le plan Vigi-faciès

La Ligue des droits de l’homme (LDH) se dit « stupéfaite », le Syndicat de la magistrature « effaré ». Nombreuses sont les associations et ONG (organisations non-gouvernementales) dédiées à la défense des droits et libertés qui, depuis l’annonce par Lionel Jospin d’un train de mesures à prendre d’urgence au nom de la lutte anti-terroriste, expriment leurs plus vives inquiétudes.

Le Syndicat de la magistrature qualifie ainsi les mesures de « gravement attentatoires aux libertés fondamentales » et met en doute leur efficacité future. Les magistrats s’inquiètent de voir passer, en France, une « législation d’exception, élaborée à la hâte, sous le coup de l’émotion suscitée par les attentats ». Avant de rappeler que « la liberté d’aller et venir, le secret de la correspondance, l’inviolabilité du domicile sont les piliers d’une société libre et démocratique ».

Les associations anti-racistes soulèvent elles aussi le problème. La CIMADE, association oecuménique créée en 1939 (et d’inspiration plutôt protestante) est l’une des rares associations à être implantées dans les camps de rétention. Depuis l’adoption du plan « Vigipirate renforcé », elle dénombre une augmentation de plus de 30 % des internements, le centre de Vincennes enregistrant à lui tout seul une fréquentation en hausse de 46 %, essentiellement des étrangers originaires des pays du Maghreb. Ce qui fait dire au MRAP qu’il s’agit là d’un plan « vigi-faciès » quand bien même les instances gouvernementales affirment éviter l’amalgame terroriste=maghrébin.


 Libertés immuables

La Ligue des Droits de l’home (LDH) qui a pris connaissance du détail des projets annoncés par le Premier Ministre et déposés sur le bureau du Sénat, s’inquiète :

« Contrairement aux affirmations du Premier Ministre, les actes de terrorisme ne sont pas seuls visés (...). Au nom de la lutte contre le terrorisme, ce sont les pouvoirs généraux des forces de l’ordre qui sont renforcés.

Ce ne sont pas seulement les coffres des véhicules qui sont susceptibles d’être contrôlés mais l’ensemble du contenu de tous les véhicules d’un même quartier ou d’un même département, en circulation ou en stationnement, et ce, même en l’absence de tous témoins et du propriétaire du véhicule.

Tous les domiciles pourront être perquisitionnés, même en l’absence de tout délit, sur autorisation du juge des libertés qui n’aura connaissance que des dires de la police et l’interdiction des perquisitions de nuit ne concernera pas les bureaux.

De simples agents de sociétés privés seront habilités à procéder à une « palpation de sécurité » des passagers des aéroports, des ports et même dans la rue, ce qui signifie une impensable privatisation des pouvoirs de contrôle de la police.

Enfin, et sans que cela soit limité au cas de terrorisme, de trafic de stupéfiants ou d’armes, les données permettant d’identifier l’auteur et le destinataire d’une communication devront être conservées durant un an.

Certes, plusieurs de ces mesures sont soumises au contrôle du Parquet ou du Juge. Mais ces garanties ne doivent pas faire illusion. Les magistrats du Parquet ne contrôleront pas plus la fouille des véhicules qu’ils ne contrôlent aujourd’hui efficacement les gardes à vue. Et le juge des libertés, quelle que soit sa rigueur, n’aura pour prendre ses décisions qu’un dossier de police. Quant au caractère temporaire de ces mesures, il suffit d’entendre l’opposition actuelle et une partie de la majorité pour savoir ce qu’il en sera réellement.

Les logiques à l’œuvre sont lourdes de conséquences : elles permettront, notamment dans les quartiers difficiles, des interventions plus massives des forces de l’ordre et renforceront, dans un contexte où, trop souvent, l’origine détermine le contrôle, le sentiment que la loi est elle-même source de discrimination et d’arbitraire (...) En fait c’est d’un accroissement général du contrôle social qu’il s’agit dont le terrorisme n’est qu’un prétexte.

La LDH appelle le gouvernement à revenir à la raison : la France n’est pas en guerre et la lutte contre le terrorisme ne nécessite nullement de recourir à cette législation d’exception.

Esprit d’à propos

(Nous prions le journal Libération de nous excuser de reproduire sans son autorisation une partie de l’information qu’il a publiée le 10 octobre 2001)

Moins d’une heure après que les deux avions se sont écrasés sur le World Trade Center, le 11 septembre, Jo Moore, une conseillère du ministre britannique des Transports, a envoyé un e-mail à ses supérieurs : « Sujet : relation avec les médias. C’est un très bon jour pour ressortir tout ce qu’on veut faire passer en douce. »

Ce message, publié par deux quotidiens de Londres, embarrasse le gouvernement de Tony Blair, souvent accusé de manipuler l’opinion avec son armée de spin doctors, (« raconteurs d’histoires »). La coupable a dû présenter ses excuses.

Mais, de fait, les ministres travaillistes ont profité de la crise pour mettre en œuvre des projets impopulaires ou sensibles. Ainsi, dans la foulée des attentats, un proche de Tony Blair a été catapulté à la tête de la BBC. La semaine dernière, les autorités britanniques ont donné leur feu vert à l’ouverture d’une usine nucléaire très controversée. Devant un congrès travailliste uni comme un seul homme, Tony Blair a lui-même saisi l’occasion pour prôner le passage à la monnaie unique avant la fin de la législature. Le ministre de l’Intérieur, David Blunkett, s’apprête à revoir les lois sur l’immigration et le droit d’asile


 Empoisonnée

Sur un étal de marché, au Pakistan, à la frontière afghane, voici un bidon métallique d’huile alimentaire, orné d’un drapeau américain et barré, en lettres capitales, du sigle USA. Ce bidon, comme d’autres, ou comme des rations alimentaires quotidiennes parachutées par les avions américains en Afghanistan, ont commencé à faire leur apparition sur les bazars : les Afghans se refusent à en manger, vu que des rumeurs circulent les donnant pour empoisonnées, ou impies.

C’est toute l’ambiguïté et le malaise qu’on peut ressentir devant cette double opération aérienne que les USA ont eux-mêmes baptisée « Bombs and Bread ». Des bombes et du pain.


 Du pain et des bombes

Claude Moncorgé, Président de Médecins du Monde, s’insurge : « Le recours à la force militaire est toujours une décision d’une extrême gravité qui ne doit réjouir personne. Et la légitimité des Etats-Unis pour le faire n’est pas aujourd’hui remise en question. Dès lors, l’habillage humanitaire est-il à ce point nécessaire pour rendre cette opération militaire acceptable ? Depuis l’annonce des premiers bombardements sur l’Afghanistan, les mots « militaire » et « humanitaire » sont employés à l’unisson.

L’action humanitaire, telle que nous l’entendons, est menée pacifiquement. Sa préoccupation première est la protection et l’assistance des populations civiles. Elle n’est jamais un instrument qui donnerait l’avantage à une partie. La guerre, ou l’intervention armée, peut être juste sur le plan de la morale, surtout lorsqu’il s’agit de démanteler des réseaux terroristes aux capacités destructrices massives, mais elle ne relève en aucun cas de l’action humanitaire.

Tuer ou vouloir tuer, même de façon « chirurgicale », même pour sauver plusieurs centaines de milliers de personnes, ne saurait être qualifié d’humanitaire ».


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(écrit le 14 octobre 2001)

 Les fous de Dieu

Ils étaient une vingtaine, jeunes, cultivés, sans histoire, comme bien intégrés à la société occidentale. Ils ont provoqué l’attentat du 11 septembre 2001.

Le FBI a affirmé à la presse américaine avoir trouvé en trois exemplaires, en particulier dans les bagages perdus de l’un des pirates de l’air, un document de « mise en condition » des kamikazes. Il est effrayant, non seulement par son contenu, mais par la manipulation des textes qu’il révèle.

S’il est authentique, il montre que ce n’est pas la haine qui menait ces hommes, mais un délire religieux, une folie très rationnelle, une entreprise de conditionnement de jeunes gens parfumés et purifiés, montant au sacrifice comme « fous de Dieu ».

En voici des extraits, avec commentaires :

Le dernier soir

Chaque terroriste avait reçu des consignes par lettre, à lire la veille des attentats.
1) Fais le serment de mourir et renouvelle ton intention. Rase ton corps et passe-le à l’eau de Cologne. Douche-toi.
2) Assure-toi de bien connaître tous les détails du plan
3) Lis al-Tawba et Anfal (les chapitres guerriers traditionnels du Coran), et pense à tout ce que Dieu a promis aux martyrs.
4) Rappelle à ton âme qu’il lui faut écouter, et se soumettre à tous les ordres divins, souviens-toi que tu devras faire face à des moments décisifs qui pourraient t’empêcher d’obéir à cent pour cent, et donc apprivoise ton âme, purifie-la, persuade-la, instruis-la et exhorte-la.
5) Prie pendant la nuit et persévère à demander à Dieu de te donner la victoire, de te rendre la tâche plus facile et de ne pas nous démasquer.
6) Pense à Dieu souvent, et la meilleure manière de le faire est de lire le Saint Coran.
7) Purifie ton âme de tout ce qui est souillure. Oublie complètement ce qu’on appelle « ce monde-ci » la vie ici-bas. L’heure du jeu n’est plus, l’heure grave est sur nous.

COMMENTAIRE

Selon Anne Fournier, agrégée d’histoire, collaboratrice de la mission interministérielle de lutte contre les sectes (MILS), la purification renvoie à la peur de la souillure, à l’idée que par des pratiques rituelles on peut se débarrasser du mal, le rendre extérieur à soi. Cette quête de l’innocence par des pratiques de purification est caractéristique d’une dérive sectaire. Et là, dans le contexte, ce dont on doit se débarrasser, c’est de la faute de vouloir mourir.. On est en plein paradoxe sectaire : la religion musulmane interdit le suicide. Là, il est imposé au nom de la religion : cette contradiction terrible doit être levée par la purification.

Selon Jean-Marie Abgrall, psychiatre et criminologue, expert auprès de la Cour de cassation : « Nous sommes en présence d’un processus de conditionnement, destiné à déclencher un mécanisme Je pense qu’il y a eu vraisemblablement des répétitions préalables, un jeu symbolique. C’est comme ça que j’interprète la formule « l’heure du jeu n’est plus ». Le conditionnement s’est effectué à deux niveaux : un protocole guerrier (« affûter le couteau ») et un protocole mystique (réciter les sourates du Coran). Le texte décrit toute une série de rituels secondaires qui mécanisent l’action et sont destinés à perdre le terroriste dans les détails, pour lui éviter de commettre une erreur tactique et empêcher l’anxiété »

Il te faut aiguiser le couteau

(...) 13) Vérifie ton arme avant de partir. (Il te faut aiguiser le couteau, et ne pas faire souffrir l’animal que tu abats).
Quand le taxi t’emmènera à (M) (NDLR : cette lettre pourrait être celle de « matar », l’aéroport en langue arabe), pense à Dieu constamment pendant le trajet
Quand tu seras arrivé à (M) et que tu auras quitté le taxi, dis la supplique du lieu (« Seigneur, je te demande le meilleur de ce lieu, et de me protéger contre ses maux »), et partout où tu iras, dis cette prière et souris et sois calme, car Dieu est avec les croyants.
Tous leurs équipements, leurs portiques et leur technologie n’empêcheront rien, ni ne feront de mal, sauf par la volonté de Dieu. Dieu nous protège, car la peur est une forme immense d’adoration

(...) 14) Ne parais pas troublé, ne montre pas de signes de nervosité. Sois heureux, optimiste et calme car tu t’apprêtes à effectuer un acte qui plaît à Dieu et qu’il acceptera comme une bonne action. Ce sera, si Dieu le veut, le jour que tu passeras avec les femmes du paradis. Souris dans les épreuves, homme jeune, car tu te diriges vers le paradis éternel

Phase Trois

Quand tu monteras dans le (T) (NDLR : sans doute l’avion, tayyara en arabe), avant que tes pas ne franchissent le seuil, fais une prière.
Quand (T) commencera, même à peine, à se mettre en mouvement, dis la supplique du voyage. Et parce que tu te diriges vers le Tout-Puissant, sois attentif durant ce voyage. Ensuite (l’avion ?) il décollera. Alors pense à Dieu, comme Il l’a dit dans Son livre : "Seigneur, répands ta patience sur nous et affermis nos pas et donne-nous la victoire sur les infidèles. Donne-nous la victoire et fais trembler le sol sous leurs pieds »

Vous serrerez les dents

Prie pour toi et pour tous tes frères, afin qu’ils soient victorieux et qu’ils atteignent leurs cibles et tu demanderas à Dieu de t’accorder le martyre face à l’ennemi, sans le fuir. Puis chacun de vous s’apprêtera à tenir son rôle de la façon qui satisfera Dieu. Vous serrerez les dents, comme les premières générations pieuses l’ont fait.

Quand l’affrontement commencera, frappe comme les combattants qui ne veulent pas retourner en ce monde-ci. (...) Si tu massacres, ne cause pas de souffrances à celui que tu tues, car c’est une des pratiques du Prophète,

Commentaire :


Selon Tarek Oubrou, imam de la mosquée de Bordeaux, ce mélange de compassion mélangée au crime est extrêmement choquant : il faut tuer, mais doucement.. « Le passage auquel il est fait allusion concerne en fait l’abattage d’un animal, pour le manger. Transposer cela pour des humains, c’est de la manipulation pure et simple. Dans toutes les citations, on trouve cette décontextualisation de la référence coranique. L’acte est commis au nom d’un idéal religieux, comme un acte qui plaît à Dieu, ce qui est d’une violence extraordinaire. C’est un discours anachronique, amputé de son contexte. Des sourates très circonstancielles sont appliquées au XXIe siècle, dans un contexte qui n’a rien à voir avec les circonstances de leur révélation. On peut malheureusement embrigader des jeunes dans cette lecture simpliste du Coran et des hadiths ».

Pour l’amour de Dieu

15) Quand l’heure de vérité approchera, l’heure zéro, tu accueilleras la mort de tout cœur pour l’amour de Dieu. (...) Si tu vois l’ennemi comme fort, souviens-toi des rassemblements, (...) souviens-toi que Dieu a donné la victoire à ses fidèles serviteurs.

Commentaire :

Selon Mourad Faher ces « rassem-blements » évoquent « la bataille du Fossé » en 627, où ce fut un chrétien, Salmân al-Farisî ,qui sauva Médine et les musulmans à cette occasion, en leur faisant creuser un fossé face aux coalisés. Donc invoquer l’épisode des coalisés pour combattre l’Occident est pour le moins incongru.

Ces commentaires montrent que la lettre des Kamikazes est une série de dérives et d’adaptations incongrues du Coran, qui classent le groupe terroriste parmi les sectes.

(D’après le Monde du 11.10.2001)


Note du 11 septembre 2006 :

  Et si ce n’était qu’une horrible machination ?

Il y a des éléments troublants

Une autre vidéo pose des questions

Si vous préfèrez la version originale en anglais, c’est ici :

http://video.google.fr/videoplay?docid=1336167662031629480&q=Painful+Deception