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USA : l’ouragan Katrina

Ecrit le 9 novembre 2004

Histoire : 8 novembre 1755

Dans la colonie du Massachusetts, le gouverneur Joseph Dudley souhaite « nettoyer le pays de la vermine indigène, sauvage et cruelle, impossible à convertir à nos mœurs cultivées et chrétiennes, obstacle à l’industrie humaine ». Inspiré par les mesures prises en Angleterre contre les chiens errants, il promulgue, le 8 novembre 1755, un décret instaurant une prime pour toute personne tuant un Indien. Le scalp fera office de preuve. Les « guerriers mâles de plus de 14 ans » rapportent le plus : une semaine de salaire d’un journalier. Le barème prévoit aussi des récompenses pour les femmes tuées et pour les enfants de moins de 12 ans. Pour les bébés la main gauche est à fournir à la place du scalp...

Au nom de mœurs cultivées et chrétiennes


Ecrit le 9 novembre 2004 :

 Bush ou les suffrages de la peur

George W. Bush (prononcez Djeorge deubeuliou ...) a finalement été réélu, confortablement, le 2 novembre 2004, contre son adversaire John Kerry (présenté comme d’extrême-gauche ! Laissez-nous rire ! La gauche à l’américaine ne dépasse pas le centre-droit !).

Beaucoup d’Américains se sont déplacés pour aller voter, sous le regard des observateurs internationaux (un comble !) : c’est un point positif pour un pays qui se dit démocratique mais où les électeurs n’ont même pas le droit au suffrage direct.

L’élection de Bush, c’est le suffrage de la peur et le doigt de Dieu

Suffrage de la peur ? Jusqu’au bout ont été agitées les menaces d’attentats terroristes. Ben Laden est sorti providentiellement 4 jours avant le scrutin mais de sa longue intervention n’ont été retenues que deux idées : « Ben Laden menace l’Amérique de nouveaux attentats semblables à ceux du 11 septembre. Il a également affirmé que la sécurité des Américains ne dépend « ni de Kerry ni de Bush. » ». Mais qui a lu son intervention ? [on peut la trouver à l’adresse suivante : http://www.oulala.net/Portail/article.php3?id_article=1470] (*)

Le message de Ben Laden parle de la guerre, de ses causes et de ses conséquences : « comme vous nuisez à notre sécurité, nous en faisons de même ; celui qui badine avec la sécurité des autres puis s’illusionne garder sa sécurité n’est qu’un stupide voleur. Face aux calamités, les sages cherchent en priorité les causes de leurs malheurs pour les éviter. » .

Il fait référence au bombardement contre le Beyrouth (Liban 1982) : « Je me souviens encore de ces images insoutenables de sang, de membres déchiquetés, d’enfants et de femmes massacrés ; partout des maisons détruites, des immeubles ensevelissant leurs habitants, des obus qui pleuvaient sur nos foyers, sans pitié, comme un crocodile avalant un enfant ne possédant que ses cris comme unique moyen de défense. Le monde entier assistait passivement à cette tragédie ; ces moments terribles m’ont fait ressentir beaucoup de choses difficiles à expliquer mais ils ont donné naissance à un fort sentiment de refus de l’injustice et ont engendré une volonté inébranlable de punir les bourreaux ».

Ben Laden rappelle aussi que la guerre contre le terrorisme coûte très cher à l’Amérique, sans succès, sauf que ... « l’administration Bush a gagné au vu des contrats fabuleux signés par les sociétés qui lui sont liées comme Halliburton ; les vrais perdants dans l’affaire c’est vous, peuple américain, et votre économie. »

Mais ça, le peuple n’en a pas eu connaissance.

Quel Dieu ?

Le peuple américain, aux croyances encore très primaires, s’est laissé embobiner par les différentes églises dont la campagne a compté sans doute plus que celle des partis politiques. Au nom du refus de l’avortement, du refus de l’homosexualité, au nom de Dieu (quel Dieu ?) les Américains bien-pensant ont choisi de poursuivre un régime qui, sous couvert de lutte anti-terroriste, n’a pas respecté les garanties fondamentales relatives aux droits humains, favorisant ainsi le recours à la torture et aux mauvais traitements (lire à ce sujet le dernier rapport d’Amnesty International : http://web.amnesty.org/library/index/fraamr511462004).

La réélection de GW Bush laisse craindre le pire. Les conséquences seront mondiales.


(*) La Mée sait bien que beaucoup de ses lecteurs n’ont pas internet. Mais ils ont peut-être des amis ou des voisins « branchés ». Qu’ils leur demandent !


Ecrit le 24 novembre 2004 :

 Les trois bombes démographiques

Une gaffe en politique, c’est lorsqu’un homme politique dit la vérité. L’influent éditorialiste américain Thomas L. Friedman a rappelé cet adage dans les colonnes du New York Times. Dans le cas des élections américaines, dit-il, il n’y pas une gaffe mais... trois. Sous la forme de trois bombes démographiques qui risquent d’exploser à la figure des Américains. Inutile de dire que ni Kerry ni Bush ne les ont évoquées.

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Dessin de Eliby, journaliste parlementaire, journaliste Unesco, écrivain. Membre de la société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques. 06 23 789 305

Le Boum des « vieux » !

La première concerne les baby-boomers. Ces Américains nés après la Seconde Guerre mondiale et qui viendront demander d’ici huit ans - soit dans deux élections présidentielles - leur écot. En clair, l’État américain devra débourser la bagatelle de $ 74.000 milliards pour tous ces retraités. Le drame : cette dette à l’égard des baby-boomers n’est pas financée. Pire encore : il faudrait doubler la totalité des impôts des Américains pour remettre à flot la Sécu US.

Chinoiseries

Ce n’est là que la première bombe. La deuxième n’est pas triste non plus. La jeunesse chinoise (et plus généralement asiatique) aspire à ne plus être le simple sous-traitant de l’Occident : elle veut inventer ses propres produits et services. Et elle y arrive. Car elle dispose pour cela d’une curiosité et d’un appétit intellectuel hors du commun. Il suffit, pour s’en convaincre, d’observer l’accueil réservé en Chine à Bill Gates, président de Microsoft. Des milliers de jeunes font la file et se battent pour acheter des tickets d’entrée... juste pour le voir et l’écouter.

Aux États-Unis, les mêmes étudiants se battent avec une identique ferveur, mais pour assister à un concert de Britney Spears !

Et c’est d’ailleurs bien le sens de cette métaphore : si les emplois américains sont délocalisés en Chine ou en Inde, ce n’est pas uniquement parce que les salaires sont plus faibles, mais aussi parce que les jeunes Chinois et Indiens sont mieux éduqués en math et en sciences.

Un seul révélateur de ce changement : le magazine scientifique Physical Review, l’un des plus prestigieux au monde. Son rédacteur en chef a découvert que, si les articles scientifiques américains représentaient 61 % de son magazine en 1983, ils n’en assurent plus aujourd’hui que... 29 %.

Et ce, parce que la Chine a proposé, depuis lors, mille articles scientifiques par an. Sauf à accepter de jeter leurs jeux vidéo et d’éteindre leurs téléviseurs, les jeunes kids américains ont des soucis à se faire pour leur avenir.

Démographie arabe

Une dernière bombe s’annonce à l’horizon : la bombe démographique arabe. Cette région du monde enregistre la plus forte croissance démographique. Environ 60 millions d’Arabes vivent avec moins de $ 2 par jour, et un tiers de la population y est âgée de moins de 15 ans. Pour corser le tout, c’est hélas aussi la région qui affiche l’un des plus forts taux de chômage. Bref, comme le faisait remarquer Youssef el-Khalil, directeur financier à la Banque centrale du Liban, les jeunes Arabes ont aujourd’hui le choix entre la corruption et l’intégrisme.

On l’aura compris, ces trois bombes concernent tout autant les Américains que les Européens. Il faudra pourtant éviter de les voir exploser.

Dans le cas contraire, nous devrons nous rappeler la boutade du très frustré président de la Banque mondiale : « Si un Martien devait débarquer sur Terre et regarder la manière dont nous gérons notre planète, il retournerait dans sa soucoupe volante et, une fois arrivé sur Mars, dirait à ses congénères : n’ayez pas peur d’eux, ils sont trop occupés à s’entretuer ! ».

Par Amid Faljaoui
Rédacteur en chef de Trends-Tendances


Ecrit le 7 septembre 2005 :

 Ouragan Katrina aux USA

George W. Bush a demandé aux Américains de limiter leurs achats en carburant ... c’est pas à cause du réchauffement : c’est à cause du cyclone Katrina qui, le 29 août 2005, a ravagé 10 % des raffineries du pays. Les Etats-Unis possèdent de vastes réserves de pétrole brut mais pas d’essence !

 Restrictions budgétaires

Les réductions budgétaires pratiquées par l’administration Bush ont contraint les ingénieurs fédéraux à retarder des travaux de renforcement de digues, de vannes et de stations de pompage, lesquelles n’ont pas été en mesure de protéger La Nouvelle-Orléans des inondations provoquées par le passage de l’ouragan Katrina, peut-on lire dans des documents de l’agence chargée des infrastructures des voies navigables américaines.

Les dégâts à La Nouvelle-Orléans auraient probablement été bien moins étendus si les efforts de prévention des inondations avaient reçu les financements nécessaires ces dernières années, a déclaré Mike Parker, qui a dirigé cette agence, le « Corps du génie militaire », en 2001 et 2002.

Une note datant de mai 2005, émanant du Corps du génie militaire, indique que les financements pour les années fiscales 2005 et 2006 ne suffiront pas à payer les nouveaux travaux prévus sur les digues. .... Résultat : Quatre-vingts pour cent de la superficie de La Nouvelle-Orléans sont sous les eaux, l’ouragan ayant entraîné la rupture de deux digues et des inondations. Les dégâts vont se chiffrer à 100 milliards de dollars. De plus Georges Bush a été obligé de reconnaître l’incapacité de la plus grande puissance du monde à faire face aux besoins de sa population sinistrée.

 La honte renversera-t-elle le PRésident des USA ?

La honte pèse sur le gouvernement des Etats-Unis qui se trouve incapable de faire face aux conséquences de l’ouragan Katrina qui a dévasté quelque 235 000 kilomètres carrés soit l’équivalent de la moitié de la France. La Maison Blanche ne parvient pas à gérer le sinistre que ce soit en terme de logistique humaine ou matérielle. Des milliers de morts, des milliers de sans abris, des milliers d’enfants esseulés et à la dérive et un gangstérisme dévastateur . Les rescapés disent « vivre comme des animaux » tout en se demandant où est leur chef d’Etat.

Deux tiers des habitants de la Nouvelle Orléans vivaient en marge du « paradis touristique », sans voiture ni argent. Ils n’ont pas pu quitter la ville lorsque l’ordre d’évacuation a été donné en Louisiane, avant l’arrivée de l’ouragan. Ce sont donc les plus pauvres qui sont restés. Et les Américains commencent à s’indigner du temps que mettent les secours dans ce pays qui est le plus puissant du monde.

Entre autres erreurs stratégiques : des véhicules amphibies et autres matériels d’intervention rapide ont été envoyés en Irak sans que soit écoutée la mise en garde du lieutenant colonel Pete Schneider qui, selon un entretien accordé au journal Libération, avait fait savoir, dès le 1er août dernier : « Nous avons besoin de cet équipement aux Etats-Unis pour faire face à d’éventuels problèmes chez nous ».

Note du 5 octobre 2005 :

LA NOUVELLE-ORLÉANS - Le cyclone Katrina, qui a frappé le sud des Etats-Unis fin août, a fait 1209 morts, selon un nouveau bilan provisoire. Il y a eu 972 victimes en Louisiane, 221 au Mississipi, 14 en Floride et deux dans l’Alabama.

Les causes de décès varient grandement : des cas de noyade, mais aussi de personnes emportées par des maladies chroniques, d’autres privées de leur aide respiratoire, et des crises cardiaques liées au stress, ont ainsi été répertoriés.

A La Nouvelle-Orléans, des cadavres pourraient encore être trouvés dans des quartiers très pauvres situés sous le niveau de la mer, comme celui du Ninth Ward, a estimé Tara Lachney, du ministère de la Santé.


Ecrit le 13 juin 2007

 Etats-Unis : le coût de la faim

35 millions de personnes n’ont pas assez à manger. La faim coûte plus de 90 milliards de dollars par an (baisse de productivité, frais médicaux, dons aux banques alimentaires), selon une étude aux USA.

http://www.helpstophunger.org/pdfs/economic_cost_of_domestic_hunger.pdf


 East St Louis, le miracle américain

Note du 21 mai 2008 :le miracle américain


Note du 18 février 2009

 Les souliers de Bush

De quoi semelle le président américain ?

L’incident autour du président américain George W. Bush, cible d’un lancer de chaussures par un journaliste irakien, a été commenté à travers le monde, du célèbre David Letterman Show aux Etats-Unis jusqu’au Japon. Irrémédiablement, la Toile s’est vite emparée du buzz en proposant différents jeux satiriques en ligne. Sur le plus connu d’entre eux, Sock and Awe (Chaussette et Effroi), la règle consiste à lancer des chaussures à la tête du président en mouvement, le tout en moins de trente secondes. Selon le compteur du jeu, plus d’1,4 million de projectiles ont déjà atteint leur cible. Dans la même veine, un autre jeu n’oublie pas de replacer le président irakien aux côtés de M. Bush. Enfin, à l’inverse, il est aussi possible de défendre le président, via un garde du corps armé, chargé de détruire les souliers volants.

Source : Lemonde.fr