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Animations : Denis-lefilm

Ecrit le 24 janvier 2007

 Denis

Denis a la trentaine, très introverti, il vit dans son monde. Monde qui semble d’ailleurs bien difficile à comprendre.

Il a peur, peur des filles, peur du changement, peur des gens et entretient donc, une existence particulière, une sorte de mutisme. Complètement fermé au monde extérieur, seul son père peut le faire un peu réagir. Son père est d’ailleurs le seul lien social que Denis possède. Et ce n’est pas pour autant que Denis entretient ce lien social. Même avec son père, il reste très fermé. Alors Denis vit seul, rêve seul, pleure seul. Son téléphone et sa télévision sont les seules fenêtres sur le monde extérieur.

Cette peur des autres, du monde extérieur, cache en fait le réel problème. Le problème n’est pas les autres, mais Denis et les autres. Sans vraiment beaucoup d’échanges, Denis ne sait jamais trop se placer dans une discussion. Il sait encore moins écouter vraiment les autres, et encore moins lui-même. Il se réfugie dans des rêves, ou des vagues pensées, voire même dans un certain idéal, qu’il ne fait qu’imaginer. Dès qu’il peut décrocher de la réalité, il le fait. C’est très souvent à ce moment que Denis est confronté à ce qu’il est.

Ses confrontations à la réalité sont donc assez extrêmes. Soit il se laisse complètement avoir, soit, dans un excès de paranoïa, il ferme toutes les portes.

D

C’est là le thème de long-métrage que propose Matthieu Boivineau, un jeune réalisateur castelbriantais . La première projection aura lieu à Atlantic-Ciné   (Châteaubriant) dimanche 28 janvier à 15 heures .

Le segment de vie que raconte le film met Denis à l’épreuve. Et la mort de son père, au-delà d’être la disparition d’un être cher, est surtout la disparition de son unique lien social.

D

Sans être vraiment décidé à changer, il va évoluer peu à peu.

Le site internet du film

Une nouvelle projection est prévue le 4 février à 17 h à Châteaubriant

 Commentaire

150 personnes le samedi soir 27 janvier, et 250 le dimanche : les spectateurs sont venus nombreux pour la première projection de « Denis », le premier long-métrage d’un jeune réalisateur castelbriantais, Matthieu Boivineau. « Ce film, je le portais en moi depuis deux ou trois ans, depuis ce jour où j’ai croisé un jeune homme, manifestement paumé, à la porte d’une boulangerie. Il traînait un vieux vélo et n’avait rien d’un baroudeur. Un personnage peu sûr de lui, en marge de la société, émouvant. C’est lui qui a guidé mon film ».

Matthieu Boivi

Matthieu Boivineau a un diplôme de Technicien Supérieur audiovisuel. Faire un film n’était pas sa priorité : « J’ai d’abord eu envie d’écrire, cela me manquait depuis longtemps. Et puis « Denis » s’est imposé à moi. C’est pour lui que j’ai écrit... ».

C’est alors, tout naturellement que Matthieu a songé à en tirer un film. « J’ai faiu passer des annonces sur des sites de casting, par internet. Jacques Philippe, comédien à Paris depuis 10 ans, m’a envoyé son CV et une photo. La rencontre entre nous a été décisive ».

Ce film est une double aventure humaine : celle du réalisateur et celle du personnage. Le réalisateur a su réunir une équipe de comédiens, et une équipe technique, de qualité. Non sans innocence : « J’avais besoin d’un étalonnage. Je suis monté à Paris ; La société Sylicone m’a aidé, gratuitement. C’est une chance extraordinaire ».

Le personnage : une enfance solitaire, marquée par les silences ou les reproches du père. Un jeune homme gauche, le brave gars à qui l’on emprunte quelques sous pour un café, mais que l’on n’invite pas. Les longues soirées solitaires, dans un logement sans caractère. Le père hospitalisé à qui Denis ne sait que dire. Le monde froid du silence. Et puis un coup de tête : la découverte d’un vieux solex au grenier. Le départ vers l’aventure, vers le lieu mythique qui a accompagné les rares lectures de son enfance ...

Rennes, Châteaubriant, St Malo, Nantes, Angoulême, les Pyrénées. Denis voyage, rencontre quelques personnes qui ne parviennent pas à le faire sortir de sa carapace.

Le film est une longue errance avec de forts contrastes entre la beauté des paysages et l’étrangeté du héros. Le spectateur trouvera-t-il ce qu’il cherche ?

Jacques Philippe a très bien su entrer dans la peau du personnage. La musique d’Antoine Jannault et Jean-Noël Toubon souligne les différentes étapes du voyage intérieur. Orfeo Production a aidé à l’obtention des subventions et du matériel. Le film est l’œuvre d’une équipe de copains, tout en étant un travail de professionnels.

Bonne chance à « Denis ». Le réalisateur recherche un distributeur qui veuille bien assurer la projection dans de nombreuses salles.


Ecrit le 10 octobre 2009

 Critique très positive dans Télérama

Télé

Visiblement, le réalisateur aime son personnage : il cadre au plus près, comme s’il ne pouvait s’en détacher, ce Denis terne et doux, qui, sur son Solex fragile, part pour les Hautes-Pyrénées à la recherche des granges de Vétisir : ce nom le faisait rêver, jadis, quand son père lui lisait des histoires romanesques et mystérieuses... Est-ce un courant du jeune cinéma français ? L’intrigue n’existe pas ou presque. A peine les rencontres   sont-­elles ébauchées, entre Denis et un vieux monsieur solitaire, un VRP malhonnête, une femme pas très heureuse et un berger amateur de casse-croûte... Ce qui émeut, un peu, c’est cet être craintif, entouré par une nature dans laquelle il se perd, mais qui le sauve.

Pierre Murat

Télérama, Samedi 10 octobre 2009

Sortie nationale le 7 octobre 2009

Contact : 06 62 70 24 43
Denis-lefilm@hotmail.fr
http://www.denis-lefilm.fr