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Crise : les mauvaises actions de l’assureur et de la banque

Dessin : la Bourse, par l’Assiette au Beurre
http://www.assietteaubeurre.org/bourse/bourse_f1.htm

Ecrit le 22 mars 2009

 Primes

450 millions de dollars : montant des bonus versés par l’assureur américain AIG. 298 cadres de la division des produits financiers ont eu droit à un bonus de plus de 100 000 dollars, chacun. 73 d’entre eux ont perçu plus d’un million chacun (dont 11 ont déjà pris la poudre d’escampette). L’un des plus hauts dirigeants a reçu une prime de 3 millions de dollars ! AIG a subi l’an dernier une perte nette de 99,3 milliards de dollars, la plus importante jamais enregistrée par une société américaine. L’Etat fédéral américain a mobilisé plus de 170 milliards de dollars pour l’empêcher de s’effondrer.

La colère populaire monte, Barack Obama a annoncé que la présidence emploierait tous les moyens légaux pour récupérer ces primes. La Chambre des représentants prépare un projet de loi imposant un impôt de 90 % sur ces bonus dans les entreprises qui ont reçu plus de 5 milliards de fonds publics.

 Primes et défilés

En France on a appris le 18 mars que la Société Générale a attribué 70.000 stock-options à son président Daniel Bouton et 150.000 au directeur général, Frédéric Oudéa. Deux autres directeurs ont reçu 50.000 stock-options chacun. Comme dit le Ministre Hortefeux : « C’est pas les défilés syndicaux qui vont résoudre la crise ». C’est peut-être l’attribution de primes aux directeurs ? L’appât du gain n’a pas de limite, tant que ce sont les « petits » qui trinquent !

Finalement on a appris dimanche 22 mars au soir que ces dirigeants renoncent complètement à leurs stock-options : http://wwws.lemonde.fr/economie/article/2009/03/22/les-dirigeants-de-la-societe-generale-renoncent-a-leurs-stock-options_1171250_3234.html

 Récession, pas déflation

En France l’INSEE s’attend à une récession largement plus importante qu’évoqué jusqu’à présent. Des mois difficiles s’annoncent. Au premier trimestre 2009, la croissance devrait s’effondrer de 1,5% - du jamais vu depuis 1975 - et atteindre
– 2.9 % en juin.

.Après avoir détruit 159 000 postes durant la seconde moitié de 2008, l’emploi marchand devrait de nouveau en perdre 387 000 au cours des six premiers mois de 2009

Mais récession n’est pas déflation : il n’est pas question encore d’une déflation, c’est-à-dire d’une baisse durable et généralisée des prix paralysant l’activité en freinant la consommation et l’investissement.

 Bouclier

Selon les chiffres donnés à l’assemblée nationale, en France (voir séance du 19 mars au matin), le coût budgétaire du bouclier fiscal « version 2008 » s’élève à 458,34 millions d’euros,

13.998 contribuables en ont bénéficié, la moyenne des restitutions s’élève à 32.743 euros mais cette moyenne cache d’importantes disparités.

– 8.338 bénéficiaires du bouclier qui ne sont pas imposables à l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) ont perçu en moyenne 580 Euros. Il s’agit la plupart du temps de de personnes, propriétaires de leur logement et qui, victimes d’un revers de situation, obtiennent un dégrèvement de leurs impôts et cotisations sociales.

– 834 bénéficiaires, disposant d’un patrimoine supérieur à 15,5 millions d’euros (ce qui correspond à la dernière tranche de l’Impôt sur la fortune), ont perçu en moyenne 368.261 euros, chacun.

Entre ces deux extrêmes, la moyenne des remboursements croît au fur et à mesure que la valeur du patrimoine s’élève.

 Niches

Au cours de la même séance du 19 mars, il a été question des niches fiscales : « un rapport de juin 2008 a permis d’établir le coût budgétaire faramineux des niches fiscales – 73 milliards d’euros en 2008, soit une augmentation de 46 % en cinq ans.

Le rapport établit que chacun des 100 000 contribuables concernés a réduit son impôt de 15 240 euros en moyenne et que, pour 100 d’entre eux, la réduction atteint 1 132 000 euros en moyenne !

On trouve le compte rendu des débats ici :
http://www.assemblee-nationale.fr/13/cri/2008-2009/

 Plan en faveur de l’emploi … au Japon

Au Japon (deux fois plus d’habitants qu’en France), le gouvernement prépare un plan de 1.500 mds de ¥ (12 milliards d’€) pour préserver les emplois dans les entreprises et aider les chômeurs, alors que le pays traverse sa pire récession depuis 1945.

Le taux de chômage au Japon a atteint 4,1 % en janvier, encore loin de son record de 5,5 % atteint en 2002, mais la plupart des analystes prédisent qu’il dépassera les 5 % dans le courant de l’année. … soit deux fois moins qu’en France.


Devinette

 Qu’est-ce qu’une mauvaise action ?

Réponse

M. Sarkozy n’est pas content : les stock-options accordées aux hauts dirigeants de la Société Générale font provocation. La ministre de l’Économie, Christine Lagarde, a demandé dès le 19 mars, aux dirigeants de la banque de ne pas exercer (vendre) leurs stock-options tant que l’État la « soutiendra ». Une exigence à laquelle la Société Générale s’est pliée sans sourciller ! Sauf que VENDRE n’est pas rendre !

Car ….les hauts dirigeants de la « SG » pourront conserver leurs stock-options et les revendre plus tard … en engrangeant des gains importants si le cours de Bourse de leur société a grimpé et sans perdre d’argent s’il a reculé.

Sachant que le cours de l’action avoisine 28 €, combien a gagné celui qui a reçu 150 000 actions ?? Vous, les gens de base, taisez-vous !

Finalement on a appris dimanche 22 mars au soir que ces dirigeants renoncent complètement à leurs stock-options : http://wwws.lemonde.fr/economie/article/2009/03/22/les-dirigeants-de-la-societe-generale-renoncent-a-leurs-stock-options_1171250_3234.html

Les mots de la finance : http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/10/03/les-mots-de-la-finance_1580330_3234.html