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CCC - 25 novembre 2003

Page 112
Ecrit le 7 janvier 2004 :

Mais voyez-vous : je n’ose pas....

Le premier pas ...
J’voudrais qu’elle fasse le premier pas.
Car voyez-vous, je n’ose pas ....

(dit une chanson d’amour)

A la CCC  -Communauté de Communes du Castelbriantais (réunion du 18.12.2003), c’est pas de l’amour, c’est de la rage. Trente-trois ! Trente trois questions à l’ordre du jour. La réunion précédente, 25 novembre 2003, ne comportait il est vrai qu’un seul sujet.

Trente-trois points à examiner. Enfin, « examiner » : le mot est fort ! On n’examine pas : on lit. De quoi s’ennuyer, à en mourir, dans une salle froide, dans un silence de plomb. On dirait des élus punis, qui n’osent s’exprimer. S’exprimer pour dire quoi ? Pour n’avoir pas de réponse ?

Un exemple : « Vous faites le débat d’orientation budgétaire aujourd’hui 18 décembre. Normalement ce débat doit avoir lieu dans les deux mois précédant le vote du budget. Est-ce à dire que celui-ci sera avancé et que nous pourrons en tenir compte dans les délibérations de nos communes » a dit Yannick Massard, Maire de Fercé. Réponse : « je peux vous dire que le vote du budget aura lieu avant le 18 février 2004 ». Evidemment ! C’est ce qui s’appelle « répondre sans répondre ». Décourageant. Rageant même. Sans doute fait exprès. L’objectif du Président de la Communauté de Communes du Castelbriantais est d’empêcher l’expression des élus. Il y réussit !

Impossible de relater toutes les « décisions » prises (si vous les voulez, demandez le compte-rendu officiel) car certaines sont quasiment des redites de décisions déjà prises. Par exemple, l’avant-projet d’aménagement du pôle tertiaire situé rue des Vauzelles a été présenté le 13 octobre 2003, pour 3 087 293 €, conforme à la délibération du 14 octobre 2002. Et le 18 décembre 2003 on remet ça, pour un avant-projet inchangé et un prix inchangé ! On a le sentiment de perdre son temps.

Voici cependant quelques décisions nouvelles :

La buvette du foirail est affermée pour 2000 € par mois

Un chemin rural est vendu à la CCC   par la commune de Louisfert, pour le prix d’un euro, afin de permettre l’accès à la future ZAC (zone d’activité concertée) de la Bergerie. Cette ZAC, on en parle depuis le 16 décembre 2002 et ce n’est que maintenant qu’on décide d’approuver le dossier de réalisation. Mais attention, « approuver le dossier de réalisation » cela ne veut pas dire « réaliser ». La réalisation se déroulera en principe sur l’année 2004.

Rocade Ouest : la rocade Ouest de Châteaubriant est en projet. Pour cela la ville doit acquérir environ 5800 m2 qui appartiennent à la CCC  . Ces mètres-carrés seront ensuite rétrocédés au Conseil Général. Le Conseil Communautaire est d’accord, mais il ne sait ni la surface exacte ni le prix. Enfin bon, passons ...

Contrat de Pays : depuis le 16 décembre 2002, le conseil communautaire a décidé d’adhérer au « Pays de Châteaubriant   ». Celui-ci a décidé de privilégier quatre types d’action :
– Développement économique
– Tourisme  
– Culture
– Services aux personnes
sans pour autant s’interdire de travailler sur d’autres thèmes.

Un « comité de pilotage » a retenu une liste de projets qui font l’objet de « fiches actions » qui sont présentées aux élus de la CCC   mais qu’on reverra car « elles feront l’objet d’une nouvelle proposition avant engagement définitif ». Des élus courageux s’étonnent de ne rien voir en « réhabilitation de salles culturelles », en « développement de services de proximité pour personnes âgées », en « aménage-ment des centres bourgs », en « renfor-cement des moyens de déplacement dans le Pays ». Mais ils parlent dans le vide : « Ces projets ne sont pas définitifs, on en reparlera ». Bref, bouclez-la. Ca sert à quoi de présenter un projet qu’on ne peut pas discuter ?

Construction d’un chenil et d’une fourrière : le projet a été validé le 14 octobre 2002. Quatorze mois plus tard, il n’a pas avancé car « les offres reçues font apparaître des montants largement supérieurs au coût de l’opération », du moins tel qu’il était prévu. Il a été évoqué un dépassement de 50 %. L’opération était-elle donc mal évaluée ? Le Conseil Communautaire en reparlera. A force de parler d’un projet, on finit par le faire exister dans la tête des citoyens, même s’il n’est encore que virtuel. Bon, passons ...

Alors, de quoi qu’on cause ? Des orientations budgétaires ? Dix-sept pages de tableaux chiffrés, des images en couleur qui défilent sur un grand écran. Ca bouge, c’est beau. Le citoyen de base n’y comprend rien, les journalistes s’ennuient, manifestement les élus aussi. Ces histoires financières sont affaire de spécialistes....

Taxe professionnelle
Taux en baisse, produit en hausse

A retenir seulement : le taux moyen pondéré de la taxe professionnelle baisse (13,85 % en 2004, au lieu de 14,05 % en 2003). Pour autant le montant total de la taxe professionnelle augmente de 1,7 %, en passant
– de 3 375 093 € en 2003
– à 3 433 376 € en 2004

Déchets de soins

Les DASRI, vous connaissez ? Ce sont les Déchets d’Activités de Soins à Risques Infectieux. Pour en assurer la collecte et l’élimination en toute sécurité, la CCC   a décidé de signer des conventions notamment avec l’hôpital de Châteaubriant, les pharmaciens, l’association des diabétiques, etc, L’opération expérimentale coûtera 10 658 € pour acheter des récipients homologués (conteneurs à aiguilles et seringues par exemple), qui seront mis à disposition des clients concernés, récupérés en pharmacies puis regroupés à l’hôpital avant d’être transférés pour destruction.

Un tirant à la ludothèque

Afin de consolider la solidité et la sécurité de l’espace mezzanine dans la Maison de l’Enfance, en cours de construction, il est nécessaire d’ajouter un tirant et des barrières (pour un total de 1223 € HT  ).

L’espace Ludothèque sera mis à disposition de l’association « Planète-Jeux ». Une éducatrice de jeunes enfants a été recrutée et organisera une « ludothèque itinérante » qui tiendra des permanences dans les communes intéressées les mercredis, jeudis et vendredis de 9h30 à 11h30.

La Halte-garderie « Le petit Castel », située dans le quartier de la Ville aux Roses à Châteaubriant va être réhabilitée pour un coût total de 55 000 € HT  

M. Philippe Marchand , serrurier, qui occupe l’atelier-relais n°4 depuis le 15 juillet 1998, n’en finit pas de partir. Il a obtenu une nouvelle prolongation de son bail.

Un cas .... life

Directeur Général : à notre connaissance, le grand Vizir André RIBERA, directeur Général de la CCC   de Châteaubriant, qui est parti le 15 octobre 2003, n’a toujours pas été remplacé. Certains sont venus, ils ont vu et se sont enfuis à toutes jambes, effrayés par l’importance des dossiers, les risques encourus et la personnalité du Calife. (Iznogoud est le nom d’une série de bandes dessinées de René Goscinny) Il n’y a plus de réunions des responsables de services.... Le sous-calife joue au petit dictateur et se réfugie derrière des rapports et des notes de services. Demande, redemande et encore des notes inutiles qui alourdissent le fonctionnement. Le personnel de la CCC   en a raz le bol ! Tous se plaignent, les élus en sont apparemment conscients mais vont-ils oser poser la question ouvertement ? Sûrement pas !

Dans la région d’Arras (Pas de Calais), les maires vont porter plainte contre X par suite d’une épidémie de légionellose qui touche 54 personnes. A la Communauté de Communes de Châteaubriant, les maires se taisent : ce n’est pas la légionellose qui menace, mais la « je n’ose ! ». On n’en meurt pas. Enfin pas encore


Ecrit le 28 janvier 2004 :

CCC   : C’est Complètement Crouillé

Crouiller : fermer à double tour ! C’est ainsi que l’on ressent la Communauté de Communes du Castelbriantais. Peu d’informations détaillées, pas de débats ....

Vœux tout à fait « convenus » (traditionnels) à la CCC   le 19 janvier 2004. On se serre la main, on se dit « meilleurs vœux », on boit un verre, on s’en va. Rien de plus. Plus le temps passe et plus les discours se font flous. Un discours, c’est fait pour discourir, pas pour informer.

Bise-bise

Le Président a parlé de l’implantation de Thermicentre sur la zone d’Hochepie. Un simple déplacement d’une entreprise (à qui la CCC   a donné une aide de 34 000 € sans qu’il y ait création d’emploi).

Il a parlé d’Arma-Loire (14 salariés) « qui devrait doubler en quelques mois » . Ca fait quoi « quelques mois » ?

Rien sur des projets d’avenir en matière d’emplois ! Rien non plus sur la liquidation de la CIC (confection industrielle castelbriantaise), sur les licenciements chez Atlas, Focast, Novembal. Rien sur la situation chez Edwimode, et chez RBL. Quand on se serre la main ou qu’on se fait la bise, on évite les sujets qui défrisent !

8 sur 2176

Le Président a parlé de l’école de musique « dont les effectifs sont en augmentation » et du Centre de Loisirs « en progression ». Termes vagues à souhait. Il s’est félicité de l’échange « Tri-national » de l’été passé (France-Allemagne-Pologne) alors que celui-ci n’a concerné que 8 jeunes sur les 2176 jeunes de 11 ans à 17 ans qu’a recensés la Caisse d’allocations familiales sur le territoire de la Communauté de Communes du Castelbriantais.

Le Président a annoncé la réalisation des équipements petite enfance de Châteaubriant, Moisdon, St Julien de Vouvantes. Il a évoqué l’accueil péri-scolaire dans toutes les communes et la mise en place d’une charte de développement de la lecture. La médiathèque   devrait commencer en 2004. La « voie verte » (goudronnée) sera faite pour l’été prochain. On n’entend plus parler de son coût ... astronomique.

Voilà, vous savez tout, sans savoir rien de précis. Surtout, évitons les sujets qui fâchent.

Déceptions

Il y a pourtant des insatisfactions, comme l’a évoqué le maire de Soulvache, Michel Neveu, lors de sa cérémonie des vœux le 11 janvier 2004. Après un tour d’horizon sur la situation dans le monde (il est le seul maire à avoir ainsi une vision dépassant le cadre étroit de la commune), il a donné son point de vue sur « un mot à la mode : décentralisation. C’est le transfert de compétences de l’Etat vers les collectivités. (...). Il y a 36 000 communes en France : les parlementaires n’ont pas le courage de dire qu’il y en a trop (...). Alors ils utilisent des moyens biaisés pour arriver à leurs fins. S’en suit la multiplication des structures pour le grand bonheur des élus majoritaires qui collectionnent les indemnités. La Communauté de Communes en est une parfaite illustration. On ne peut pas accuser les hommes, mais le système »

Le maire de Soulvache donne quelques exemples : « Appartenir à la Communauté de Communes du Castelbriantais nous rapporte des retombées positives mineures. Les secrétaires de mairie sont unanimes pour dire qu’il s’en est suivi un surplus de travail administratif. »

Le diable est dans les détails

Michel Neveu, un des rares élus qui osent parler lors des Conseils Communautaires, a expliqué : « Lors que nous demandons des poubelles individuelles, la réponse est : c’est trop cher. En revanche, pour mettre en place des enrobés à chaud coûteux sur des pistes ouvertes à l’activité pédestre, pas de souci ! ».

« Grâce à la sueur des mineurs, nous avons une eau potable de bonne qualité qui est distribuée à des dizaines de communes. Nous n’avons en retour que les contraintes draconiennes qui touchent les agriculteurs et les riverains situés dans les périmètres de protection des captages et alourdissent considérablement le budget communal. Lors du Congrès de l’association des maires, j’ai évoqué ces difficultés qui viennent se rajouter à la programmation de fermeture des bureaux de poste, de perception. D’un côté nous entendons : il faut maintenir un tissu rural fort et cohérent. De l’autre les actions engagées vont plutôt dans le sens contraire ».

Du sable dans les oreilles

C’est au niveau des petites communes que se ressentent le plus les injustices. Michel Neveu explique encore « Notre terrain de football est fatigué. Les aides pour construction de terrains neufs existent, malheureusement pas pour les rénovations. Nous n’avons pas besoin des centaines de milliers de tonnes de sable généreusement accordées à la Baule. Un petit coup de pouce ce serait bien » dit-il faisant allusion aux 320 000 tonnes de sable qui sont déversées sur la plus belle plage d’Europe, pour un coût de 5 000 000 € subventionné à 34 %
par le Conseil Général et le Conseil Régional (1 700 000 €, soit 11 millions de francs).

Sans demander l’aumône, Michel Neveu souhaiterait que l’effort soit rééquilibré en faveur des petites communes

C’est ce genre de discours qu’on souhaiterait entendre lors des « cérémonies des vœux » sinon en endort les citoyens en leur faisant croire que tout va bien, et on les dissuade ainsi de prendre part aux décisions qui les concernent .... C’est fait exprès.

Echos de la Com’ Com’- écrits le 11 février 2004

Réunion : la prochaine réunion de la Communauté de Communes du Castelbriantais aura lieu le 18 janvier 2004. Lieu à préciser. A l’ordre du jour : le budget.

Directeur Général : André Ribéra, directeur général des Services, qui a quitté ses fonctions le 15 octobre 2003, n’est toujours pas remplacé (on arrive à 4 mois de vacance). Il se dit avec insistance, de plusieurs sources, que ce serait un ancien secrétaire général de la Sous-Préfecture de Châteaubriant qui aurait accepté ce poste. Ce qui est assez étonnant : passer de la fonction préfectorale à la fonction territoriale, ce n’est pas si fréquent (d’au-tant plus qu’un secrétaire général de sous-préfecture peut espérer un jour obtenir un poste de Sous-Préfet). Faudra-t-il lui payer le voyage de retour de son île lointaine ?

Rémunération : il sera intéressant de savoir quel sera le salaire attaché à cette fonction. Pour le précédent, les maires ne l’ont pas su exactement (logement de fonction, eau, gaz, électricité, téléphone, voiture, indemnités etc). Cacher cela aux membres du bureau .... c’est un peu gros.

Crier avant d’avoir plus mal : si le futur Directeur Général est bien celui dont le nom est avancé avec insistance, cela n’arrangera pas les relations au sein de la Communauté de Communes car les secrétaires de mairie ont gardé le souvenir de relations difficiles et commencent à s’inquiéter. C’est pourquoi diverses personnes en ont déjà parlé à ... La Mée ... en vertu du principe qui dit que : « il vaut mieux prévenir que guérir »

Trop plein : la CCC   se rend compte de plus en plus qu’elle a eu les yeux plus grands que le ventre et que certains dossiers seraient mieux traités directement par les communes. Vers une nouvelle réforme des statuts ?

Quatre voies

La quatre voies Rennes-Angers, qui doit passer par Retiers et Martigné, est intéressante pour le désenclavement du Pays de Châteaubriant  . Trois communes sont concernées comme « riveraines » : Villepôt, Noyal, Fercé. Etrangement la Communauté de Communes du Castelbriantais, en tant que telle, n’est pas associée à cette réflexion.

Autoroutes : les tarifs autoroutiers, obligatoirement avalisés par l’Etat, augmenteront de 1,61 % à 3,45 %, selon un arrêté publié au journal officiel du 5 février. Application : 7 février. Et qu’ca saute


Ecrit le 18 février 2004 :

Echos : Communauté de Communes

La Communauté de Communes du Castelbriantais se réunira le mercredi 18 février 2004 à 18h15 à la salle polyvalente de La Meilleraye (route de Riaillé). A l’ordre du jour la cession de terrains à deux artisans : M. Bouju, couvreur (actuellement à St Aubin des Châteaux), et à M. Diais (machines d’irrigation et d’arrosage), actuellement à Louisfert. Ces deux artisans s’installeront sur la zone artisanale de La Bergerie à Louisfert. On n’a pas entendu parler de création d’emplois.

L’hôtel d’entreprises (deux ateliers avec bureaux, vestiaires et sanitaires), sera loué à la société Castel Carrelage pour 23 mois, avec promesse de vente.

Le Conseil Communautaire devra aussi approuver les travaux à réaliser pour la voie « verte » (goudronnée !). La délibération précise que le coût prévisionnel sera 1 200 000 € hors taxes, soit, pour 13,863 km, un coût de 86 561 € du km (568 000,00 F du km), ressemelage des souliers non compris. Un km à pied, ça coûte, ça coûte !