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Novembre 2009 : ouf, la crise est finie

Ecrit le 11 novembre 2009

 L’alarme du Secours Catholique

L’express.fr, du 05/11 : Dans son rapport annuel, Le Secours catholique tire la sonnette d’alarm : la crise frappe particulièrement les jeunes mères seules à emploi précaire, prises en tenailles entre un renchérissement de la vie quotidienne et des revenus irréguliers.

« Leur structure de consommation a été touchée de plein fouet par les augmentations », notamment des prix de l’alimentation de base, du logement et de l’énergie, souligne François Soulage, président national du Secours catholique.

« En même temps, elles sont en difficulté avec des discontinuités dans leur parcours d’emploi », en raison de la précarité de leur contrat, explique-t-il. « Elles avaient beaucoup de travaux intérimaires ou de contrat à durée déterminée », précise M. Soulage : « elles ont maintenant des périodes dans lesquelles elles n’ont pas de ressources à cause de la crise ».

Le travail en intérim enregistre depuis le début de la crise, et particulièrement depuis janvier, un « décrochage historique » du nombre d’emplois « frôlant les -40% », selon sa fédération patronale, le Prisme.

Au-delà des femmes, le rapport insiste sur « toutes les personnes qui sont à la limite du seuil de pauvreté (...) et dont la situation s’aggrave ». En 2008, le nombre de « situations de pauvreté » rencontrées par l’association est reparti à la hausse (+2,3%), après deux années de baisse. 54,4% des adultes rencontrés sont des femmes (+3,4% en vingt ans). […]

Le Secours catholique prône des mesures d’accompagnement, notamment une amélioration des gardes d’enfants permettant aux femmes de postuler à des emplois de service. L’association demande également « une revalorisation forte de l’allocation pour parent isolé », la poursuite des emplois aidés (360000 emplois non marchands sont déjà inscrits au budget 2010) et une aide aux jeunes de moins de 25 ans sans emploi.


Ecrit le 18 novembre 2009

 La crise est finie

C’est du moins ce qu’on veut nous faire croire. La ministre Christine Lagarde dit même : « Au 3e trimestre, l’économie est positive, donc on réédite le même exploit qu’au 2e trimestre ». Et elle annonce 0.3 % pour le 4e trimestre. Exploit ?? Pas évident ! Au-delà des Alpes et outre-Rhin, la croissance est deux fois plus forte. L’Italie a enregistré une croissance de 0,6 % au 2e trimestre, sortant de la récession. De son côté, l’Allemagne a affiché une hausse de 0,7 % de son PIB au 3e trimestre, selon les chiffres de l’Office fédéral des statistiques.

Et même si la crise était finie, c’est pas sûr que ça irait mieux pour les salariés. Par exemple, le groupe PSA indique que sa production du 4e trimestre 2009 sera supérieure de 30 % à celle du 4e trimestre 2008 et de 17 % par rapport au troisième trimestre 2009. Mais il annonce 6000 suppressions de postes d’ici 2012.

Le Crédit Agricole vise 1 000 suppressions de postes dans ses services informatique (annonce du 6 nov.) - Electronic Arts a annoncé le 10 nov la suppression de 1500 postes au sein de sa société. Nokia Siemens (téléphone) a annoncé le 3 nov la suppression de 4.500 à 5.800 emplois dans le cadre de son plan d’économies d’ici 2011.

À Ancenis, Toyota souhaite supprimer 120 postes. Et Manuli Otim : 25 postes. L’usine nantaise Goss, performante, licencie 165 salariés malgré l’opposition de son directeur local.

Il y a même un député UMP, Yves Censi, qui s’inquiète des 16.000 postes qui seront supprimés en 2010 dans l’Education Nationale. Ah , à propos, le Recteur d’académie de Nantes annonce une modification des seuils d’ouverture et fermeture de classes. Pour pouvoir mettre davantage d’enfants dans les classes. Quel hasard !


Ecrit le 18 novembre 2009

 44 milliards, c’est rien

C’est pas grand-chose en effet. C’est juste le quart de ce que coûte la construction de murs, dans le monde, pour éviter l’immigration de gens qui ont faim ! Selon le directeur général de l’Organisation de l’Onu pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), il suffirait de 44 milliards par an, pour aider les pays les plus démunis à devenir autosuffisants en matière alimentaire. Un milliard de personnes souffrent de la faim dans le monde. Une nouvelle crise alimentaire mondiale ne peut pas être exclue. 31 pays sont en situation de grave insécurité alimentaire, 20 en Afrique et 11 en Asie. Toutes les 6 secondes, un enfant meurt de faim. « Malgré tous nos appels, nous avons vu plus de disponibilité à réagir aux crises, conflits, sécheresses, etc. qu’à affronter les problèmes des producteurs de nourriture » dit le directeur de la FAO.

Une pétition mondiale est lancée par l’intermédiaire du site : http://www.1billionhungry.org/. « Chaque clic   sera un aiguillon pour que les dirigeants du monde passent de la parole aux actes »

Note du 21 nov. 2009 : La fin d’la faim

Un milliard de personnes ont faim, et aucun dirigeant du G8 (groupe des 8 pays les plus riches du monde) ne s’est déplacé au sommet de la FAO. Même pas N.Sarkozy ! Une seule explication : la peur panique de se faire manger.


Ecrit le 25 novembre 2009

 Impôts et bouclier fiscal

Mais keskidi ?

Jean Arthuis, sénateur centriste, est Président de la Commission des Finances. Dans Ouest-France du 19 novembre, le journaliste lui demande : « Vous demandez l’abandon du bouclier fiscal... que vous aviez voté en son temps ? »

Il répond : « Oui, mais sans mesurer, et je reconnais que c’était une erreur. (…) Le bouclier nous revient dans la figure comme un boomerang : à chaque fois que vous augmentez les impôts, et on l’a vu avec le RSA  , seuls paient le supplément d’impôt ceux qui n’ont pas le bouclier fiscal. C’est politiquement ingérable ».

La commission Juppé-Rocard exprime « sa préoccupation quant aux perspectives alarmantes de dérive des finances publiques » de la France . Comme dit J Arthuis : « Augmenter les impôts ? Je pense qu‘il faut s’y préparer ».


Ecrit le 3 mars 2010

 10 à 20 ans de sacrifices

Olivier Blanchard, chef économiste du FMI, vient d’annoncer, dans une interview accordée au quotidien italien La Repubblica que « l’assainissement (des finances publiques) sera extrêmement douloureux », « des efforts devront être accomplis pendant 10 à 20 ans, faits de sacrifices sur les salaires, de réduction des dépenses sociales et d’augmentation des impôts ».

Autrement dit, la crise provoquée par l’impudence des grandes institutions financières, va retomber pour très longtemps sur ceux qui n’en sont nullement responsables. B.R.A.V.O !

Air-Sarko