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Un étranger, comme c’est étrange !

Ecrit le 6 janvier 2010

Dans La Mée du 16 décembre 2009, j’ai lu attentivement les deux articles concernant le débat sur l’identité nationale. Celui de Fernando a très bien résumé tous les problèmes liés à l’immigration.

Le pourquoi ? Misère dans son pays en raison des conditions de travail (pénible et peu payé), des circonstances politiques (dictature, guerre, etc). La liste est longue de tous ces immigrés quittant leur pays pour espérer trouver un peu plus de bien-être.

Il existe souvent une incompréhension dans le pays d’accueil : « l’étranger vient manger notre pain ». Les humiliations, les brimades, les insultes de la part de certains individus sont nombreuses. Les Italiens (appelés ritals, ou macaronis), les Polonais (polaks), les Espagnols (espingouins), les Portugais (portos), les Chinois (chinetocs), les Nord-Africains (bougnoules), et ceux d’Afrique Noire (négros) … qui n’a pas entendu « Tu fermes ta gueule et si tu n’es pas content tu n’as qu’à retourner dans ton pays ». Comme dit Fernando : faut-il courber l’échine et même dire merci ? De quoi ?

L’intégration est très longue à se faire mais je crois que l’immigré honnête arrivera au fil du temps à se diluer dans son nouveau milieu. Evidemment il devra se plier à de nouveaux règlements et oublier certaines traditions de son ancien pays ou les faire adopter par son nouveau pays ! Il faut dire que les Italiens, Polonais, Espagnols et Portugais se sont assez bien habitués à notre genre de vie pour la bonne raison qu’ils pratiquent la même religion catholique que la majorité des Français. … et parce qu’ils sont à peau blanche. Pour les autres c’est plus délicat.

Que Fernando se rassure : entre provinces françaises l’entente n’est pas toujours cordiale. Entre un gars du Ch’Nord, de Marseille ou de Bretagne, du Pays Basque, d’Alsace et de Corse, c’est presque pareil.

Pour en revenir à cette identité nationale, agiter le spectre de l’étranger envahisseur est toujours un bon sujet de diversion lorsqu’un gouvernement ou un parti politique est en difficulté. L’exemple de certaines élections où le parti de M. Le Pen avait obtenu plus de 70 % dans certaines de nos communes environnantes en est une belle démonstration…. puisque dans ces communes il n’y a pratiquement aucun étranger. Racisme ? Xénophobie ?

Pour plus de compréhension, il faudrait en premier supprimer la barrière du langage en instituant une langue d’usage universel, genre espéranto (ndlr : sans pour autant supprimer les langues nationales !). Il faudrait sans doute aussi dévoiler les conditions de vie ignobles que ces immigrés subissent dans leur pays et qui les obligent à l’exil. Mais aussi dénoncer les dirigeants de ces pays « exportateurs », responsables en grande partie de la misère de leur population et complices des exploiteurs français.

Faudra-t-il suivre la déclaration de l’ex-star du football Eric Cantona qui dit : « Être français, est-ce que c’est parler français, chanter la Marseillaise et lire la lettre de Guy Môquet ? (Silence) Non, ça c’est être con. Être français, c’est être révolutionnaire. » (1). Sacré Canto, toujours aussi saignant !

Paul Chazé

 Ecric Cantona

Eric Can

Précisions qu’Eric Cantona est un homme engagé, il est un des parrains de la fondation Abbé Pierre.

Eric Cantona a publié un recueil de photographies intitulé Elle, lui et les autres dont les droits seront entièrement reversés à la fonda-
tion. « En initiant une telle démarche artistique, Eric Cantona démontre à la fois la qualité d’un engagement sans faille, dont l’origine provient de blessures historiques qui ont touché sa famille de réfugiés espagnols, et d’un regard sans concession sur une situation sociale difficile pour un très grand nombre de familles en France », conclut la fondation. L’ouvrage édité aux éditions Desclée de Brouwer, 28 euros.

 Le destin des enfants d’immigrés

Paru en décembre 2009, le livre « Le destin des enfants d’immigrés », 320 pages (21,5 €) devrait contribuer à changer les clichés sur les immigrés et enrichir le débat sur l’identité nationale. Ecrit par François-Charles Wolff économiste, et Claudine Attias-Donfut, directrice de recherche à la Caisse nationale d’assurance-vieillesse, il est le résultat d’une enquête menée en 2003 auprès de 6 200 immigrés de différentes nationalités, âgés de 45 à 70 ans . Il établit que « les enfants d’immigrés sont, dans leur très grande majorité, sur le chemin de la réussite sociale et, par conséquent, de l’intégration ».


Ecrit le 6 janvier 2010

 Etrangers

Dans ce monde pourri, ils crient à l’injustice
Dans ce monde de haine, ils crient à l’assassin
« Range-toi sale bicot » chantent en cœur les Français
Ils ne doivent rien dire, ils doivent accumuler
Ces misères humiliantes au fond d’eux, écœurés.
 
Ils ne savent quoi faire, ils vont dans les cafés,
Errent sur les boulevards les longs soirs d’été,
Parfois ils se retrouvent dans une piaule mal chauffée
Eclairée d’une bougie pour économiser…
 
Chaque jour ils s’en vont au boulot habituel
Dans l’usine puante d’où sort une fumée
Qui s’accroche à vous comme une toile d’araignée…
 
Ces pauvres étrangers qui n’ont pas le droit de vivre,
Même pas de respirer de tout petits moments dans un heureux foyer.
 
Les lendemains, les après, ils ne finissent pas
Mais ils espèrent et croient aux beautés promises
En vain…
Il vaut mieux ne plus croire mais vivre en amitié,
 
Voilà un triste sort, celui des émigrés.
Anne V. 15 ans

Texte écrit en 1979


 Le timbre de zizou

Zidane timbré !

Zi

La Poste s’associe à l’association ELA pour lutter contre les leucodystrophies en éditant un timbre à l’effigie de Zinédine Zidane, parrain de l’association…

La planche de 10 timbres est vendue au prix de 9,90 € dont 1 euro reversé à ELA. Disponible dans les bureaux de poste à compter du 11 janvier 2010.

Créée en 1992 par Guy Alba et reconnue d’utilité publique depuis 1996, l’Association Européenne contre les Leucodystrophies (ELA) regroupe des familles qui se mobilisent pour vaincre ces maladies génétiques détruisant la myéline (la gaine des nerfs) du système nerveux central (cerveau et moelle épinière).

Lorsque cette gaine est abîmée, le courant ne passe plus et les messages nerveux sont interrompus. Les leucodystrophies paralysent peu à peu toutes les fonctions vitales et conduisent au décès.

Info : http://www.ela-asso.com