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La santé dans le monde (01)

juin 2000

 La santé dans le monde

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a procédé à la première analyse des systèmes de santé effectuée dans le monde. Cinq indicateurs de performance ont été utilisés pour mesurer les systèmes de santé des 191 Etats Membres.

Le système d’évaluation de l’OMS a reposé sur cinq indicateurs :

– niveau de santé général de la population ;

– inégalités (ou disparités) de santé dans la population ;

– degré général de réactivité du système de santé. La réactivité comprend deux grands volets : a) respect de la personne (dignité, confidentialité et autonomie des personnes et des familles concernant les décisions relatives à leur propre santé) ; b) attention accordée au client (rapidité de la prise en charge, accès aux réseaux d’aide sociale pendant les soins, qualité de l’environnement et choix du prestataire).

– distribution de la réactivité dans la population (satisfaction des personnes de niveaux économiques divers vis-à-vis des services fournis par le système de santé) ;

– répartition de la charge du financement du système de santé au sein de la population (qui assume les coûts).

Les résultats ont été publiés le 21 juin 2000.

Pour le Directeur général de l’OMS, le Dr Gro Harlem Brundtland : « Le principal message qui émane de ce rapport est que la santé et le bien-être des populations dans le monde dépendent étroitement de la performance de leurs systèmes de santé. Or la performance fluctue sensiblement, même entre des pays qui ont des niveaux comparables de revenu et de dépenses de santé. Il est essentiel que les décideurs comprennent les raisons sous-jacentes à cela pour pouvoir améliorer la performance de leurs systèmes, et la santé des populations. »

Le Docteur Christopher Murray, Directeur du Programme mondial OMS, dit : « malgré les progrès importants accomplis ces dernières décennies, la quasi-totalité des pays exploitent incomplètement les ressources dont ils disposent. Il en résulte de très nombreux décès et incapacités évitables, des souffrances inutiles, des injustices, des inégalités et le non-respect du droit fondamental de l’être humain à la santé. »

Partout ce sont les pauvres qui pâtissent

Partout, ce sont les pauvres qui pâtissent le plus des insuffisances des systèmes de santé et, en l’absence de protection financière contre la maladie, indique le rapport, ils s’appauvrissent davantage.

« Les pauvres sont traités avec moins de respect que les autres, ils sont moins à même de choisir les prestataires de services et ils sont soignés dans des conditions moins satisfaisantes, » dit le Dr Brundtland. « En payant de leur poche pour améliorer leur santé, ils deviennent seulement plus pauvres. »

Marché Noir

Les principales lacunes de nombreux systèmes de santé, citées par le « Rapport sur la santé dans le monde » sont les suivantes :

Dans de nombreux pays, certains médecins, sinon la totalité, travaillent simultanément pour l’Etat et à titre privé. Cela revient finalement à faire subventionner une médecine libérale non officielle par le secteur public

De nombreux gouvernements laissent subsister un « marché noir » de la santé, où la corruption généralisée, les paiements illicites, le cumul d’emplois et autres pratiques illégales sévissent. Ce marché noir, qui est lui-même le produit du dysfonctionnement des systèmes de santé et du faible revenu des agents de santé, fragilise davantage les systèmes.

La France en tête

L’organisation mondiale de la santé (OMS) estime que la France fournit les meilleurs soins de santé généraux, suivie notamment de l’Italie, de l’Espagne, d’Oman, de l’Autriche et du Japon.

Le Dr Philip Musgrove, rédacteur en chef du rapport, déclare : « L’étude de l’OMS montre qu’il ne s’agit pas simplement de savoir combien vous investissez au total ni où vous situez vos installations. L’important est le dosage des apports - par exemple si vous avez le nombre voulu d’infirmières pour un médecin. »

Aux Etats-Unis, le système de santé absorbe une part plus importante du produit intérieur brut que dans tout autre pays, mais sa performance le place en 37e rang. Le Royaume Uni, qui consacre seulement 6 % de son Produit Intérieur Brut aux services de santé, se place au 18e rang. Plusieurs petits pays - Saint Marin, Andorre, Malte et Singapour - se situent immédiatement derrière l’Italie, qui occupe la deuxième place.

En Europe, les systèmes de santé de pays méditerranéens tels que la France, l’Italie et l’Espagne sont mieux classés que les autres pays du continent. La Norvège, au 11e rang, est le premier parmi les pays scandinaves.

La Colombie arrive en tête des pays d’Amérique latine parce qu’une personne dont le revenu est faible pourra payer l’équivalent d’un dollar par an pour se soigner, tandis qu’une personne qui a un revenu élevé paie 7,6 dollars.

Le SIDA

La plupart des pays les plus mal classés sont en Afrique sub-saharienne où l’espérance de vie est faible. Le SIDA est une importante cause de maladie. Dans un grand nombre de ces pays, l’épidémie de SIDA ramène à 40 ans, ou moins, l’espérance de vie des nourrissons nés, ou qui naîtront, en l’an 2000. voir Sida

Assurance-maladie

L’une des principales mesures recommandées aux pays c’est l’instauration d’un système d’assurance-maladie couvrant un maximum de population. L’OMS estime préférable, dans la mesure du possible, le prépaiement des soins de santé, (ce que nous appelons en France le Tiers-payant) que ce soit sous la forme d’impôts ou de cotisations à un régime d’assurance ou de sécurité sociale.

Tandis que les dépenses de santé, restant à la charge des familles, ne représentent actuellement que 25 % en moyenne dans les pays industrialisés grâce à la couverture de santé universelle (sauf aux Etats-Unis où elles sont de 56 %), en Inde, les familles paient généralement 80 % de leurs dépenses de santé de leur poche lorsqu’elles se font soigner.

« Tous les pays auront particulièrement avantage à faire en sorte que le plus grand pourcentage possible de leurs habitants les plus pauvres soient assurés, » dit le Dr Frenk. « L’assurance protège les gens contre les effets catastrophiques de la maladie. Dans un grand nombre de pays, nous constatons que les pauvres dépensent une part plus importante de leur revenu pour se soigner que les riches. » « Il y a même des pays où de nombreuses familles doivent débourser plus de 100 pour cent de leur revenu pour se faire soigner en cas d’urgence. En d’autres termes, la maladie les contraint à s’endetter. » donc à s’appauvrir davantage


(écrit le 13 déc. 2000)

 Les 12 salopards

POP, ce n’est pas seulement une forme de musique populaire, ce sont aussi les Polluants Organiques Persistants qui persistent si bien que, selon Ouest-France du 6 décembre, 120 pays participent à une négociation internationale visant à interdire la production et l’utilisation de ces produits très toxiques, qui se dégradent lentement et voyagent très loin de leur lieu d’émission. Certains d’entre eux sont stockés dans la graisse des poissons, la viande et les produits laitiers, puis ils s’accumulent dans les tissus humains, provoquant cancers, diabètes, baisse de fertilité. Saletés !

Il y a un nombre considérable de POP mais, selon Politis du 7 décembre 2000, les 12 plus dangereux sont 8 pesticides (aldrine, chlordane, heptachlore, dieldrine, endrine, mirex, toxaphène, DDT) et le pyralène, l’hexachlorobenzène, les dioxines et les furannes. Ils ont une longue vie devant eux : presque personne, en France, ne s’intéresse à leur nécessaire disparition.


(écrit le 3 juillet 2002)

 Maladies

 Creutzfeldt-Jakob

L’enquête judiciaire sur la contamination du nouveau variant humain de la maladie de Creutzfeldt-Jakob, ouverte en décembre 2000, se concentre désormais sur les équarrisseurs et fabricants de produits pour animaux, aux activités très peu contrôlées pendant de nombreuses années. Mercredi 26 juin 2002, quelque 200 gendarmes ont perquisitionné dans ces entreprises (dont la SARIA).

Quatre personnes sont décédées à ce jour de la forme humaine de la maladie de la vache folle en France et, « au pire » quelque 300 cas pourraient être diagnostiqués dans les décennies à venir, selon un rapport sénatorial récent.

C’est très bien d’enquêter ainsi. Mais il ne faudrait pas, en même temps, fermer les yeux sur d’autres causes de mortalité. Par exemple, près de 3.000 décès surviennent chaque année en raison de la pollution atmosphérique dans neuf grandes villes de France totalisant plus de 11 millions d’habitants, selon une étude de l’Institut de veille sanitaire (Invs) rendue publique mardi 25 juin 2002

Au contraire des « décès prématurés » - ceux qui interviennent avant 65 ans - les « décès anticipés » sont ceux qui sont en relation avec la pollution : une bonne part d’entre eux - 1.834 exactement - auraient pu être évités si les niveaux de pollution avaient été réduits de moitié.

 La santé des jeunes en France

Plutôt bonne, mais ...

En 1994, la France participait, pour la première fois, à l’étude sur les comportements de santé dans vingt quatre pays ou régions sous l’égide de l’organisation mondiale de la santé (O.M.S.). L’enquête a été continuée en 1998, sous la direction du Comité français d’éducation pour la santé (C.F.E.S.), à partir des mêmes bases : un échantillon de plus de 4000 élèves de 11 ans à 15 ans des académies de Toulouse et Nancy.

Comme en 1994, les jeunes français ont le moral :
– près de neuf adolescents sur dix se sentent heureux (87,4 % ),
– ils ne s’estiment pas délaissés (73,9 %),
– ni souvent seuls (83,2 %).

Bien que beaucoup souffrent des « symptômes flous de l’adolescence », fatigue matinale, vertige, mal de dos, mal à la tête, mal au ventre, tristesse, 44,2 % se considèrent en assez bonne santé et 53 % en très bonne santé.

Et puis ça se dégrade

Mais entre 11 et 15 ans, les enfants évoluent considérablement et leur perception de leur état de santé va dans le sens d’une dégradation : de 1,9 % à se trouver en mauvaise santé à 11 ans, ils passent à 4,2 % à 15 ans.

S’agissant des études, même constat de dégradation. Les collégiens sont moins nombreux (30 %) que les écoliers (53 %) à aimer l’école et la tendance se poursuit au lycée. Plus ils avancent en âge, plus ils s’ennuient et sont stressés.

29,3 % des jeunes déclarent avoir une activité sportive et physique très soutenue et 34,5 % une activité moyenne. Ils disent peu regarder la télévision (au maximum une heure par jour pour la moitié d’entre eux) et peu pratiquer de jeux vidéo (une heure par semaine pour 9,4 %, jamais pour 25,3 %). On peut, à ce sujet douter de la sincérité de leurs réponses ....

Alcool, hasch et tabac

Dès 11 ans près de la moitié des enfants avoue avoir déjà goûté à l’alcool et, à 15 ans, seuls 14 % déclarent n’en avoir jamais consommé. Parmi les élèves les plus jeunes, 16,6 % ont déjà fumé une cigarette, alors que seul un adolescent de 15 ans sur trois n’a pas encore fait l’essai du tabac.

Le haschisch est le psychotrope le plus consommé, un tiers des élèves de 13 ans en a déjà fumé.

Pour d’autres détails voir l’étude du CFES., 2 rue Auguste-Comte, BP   51, 92174 Vanves-Cedex - Tél 01 41 33 33 33. Sous le titre « Les années collège 2000 », 114 pages, prix 75 F .


Ecrit le 30 juin 2004 :

 La santé aux USA

« Chaque année, de nombreuses personnes sont privées d’assurance-maladie sur une partie de l’année. Elles sont profondément affectées par cette situation, dans leur mode de vie physique et économique » dit le rapport de l’association « Families USA » paru en juin 2004 et qui concerne la période 2002-2003. L’association estime que 81,8 millions d’Américains (32,2 % des moins de 65 ans) sont dans cette situation et que 65 % d’entre eux sont sans assurance pendant plus de 6 mois de l’année.

« Ce problème touche même les classes moyennes américaines », explique Ron Pollack, directeur de Families USA. Un quart des familles dont les revenus sont compris entre 56 000 et 75 000 dollars (46 500 et 62 000 euros) par an en ont été victimes.

Les minorités ethniques sont les plus touchées. 59,5 % des Hispaniques et 42,9 % des Africains-Américains n’ont pas de protection médicale contre 23,5 % des Blancs-non Hispaniques.

Sur les 81,8 millions de non-assurés, les jeunes de moins de 18 ans représentent 27 millions, soit 36,7 % de tous les enfants américains

L’étude montre aussi de grandes disparités régionales au détriment du sud et de l’ouest des Etats-Unis. Le Texas, la Californie, la Floride et New-York font partie des 14 Etats qui ont le plus d’habitants non-assurés.

Il n’y a pas de CMU (couverture maladie universelle) aux Etats-Unis ! Et c’est ce pays que le gouvernement français ne cesse de nous donner en exemple ?

Ron Pollack attribue l’augmentation rapide du nombre de personnes sans assurance à la hausse du coût des soins et à la faiblesse du marché du travail. Plusieurs études médicales montrent le lien entre l’absence d’assurance-santé et la faiblesse de l’espérance de vie.


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