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Crimes de guerre à Gaza, 27 déc 2008

Ecrit le 4 janvier 2009

Comme la période est bien choisie ! Noël, paix sur la Terre aux hommes de bonne volonté, disent les chrétiens (évangile selon St Marc). Et l’armée d’Israël a commencé, le 27 décembre, une période d’intenses bombardements sur la Bande de Gaza.

 Prison à ciel ouvert

La Bande de Gaza est une petite prison à ciel ouvert : un territoire faisant au maximum 10 km de large et 45 km de long où sont parqués 1,4 million de Palestiniens soit 3800 habitants au km2 (la région parisienne en France fait 1000 hab/km2, la ville de Châteaubriant fait 380 hab/km2) avec interdiction d’en sortir.

Rappelons le contexte, encore et toujours : après la Shoah, les nations occidentales ont accepté que les Juifs retournent sur la terre de leurs ancêtres. Mais cette terre est aussi celle des Palestiniens qui, comme les Juifs, sont des sémites. Ils ont des ancêtres communs ! Fallait-il donc, pour créer l’Etat d’Israël, empêcher les Palestiniens d’avoir leur pays ?

La bagarre politique et militaire dure depuis 60 ans. A armes inégales. Les Palestiniens ont été chassés de leurs terres dès 1948, ils sont parqués dans deux territoires séparés, la Bande de Gaza et la Cisjordanie, ils dépendent totalement des Israéliens qui contrôlent leurs déplacements et même leur eau. Les Palestiniens chassés de leurs terres en 1948 n’ont aucun droit au retour. Les quelques terres qui leur restent sont sans cesse grignotées par de nouvelles colonies israéliennes, illégales certes, mais bien réelles.

 La révolte

Contre cette invasion, il n’y avait que deux solutions : la résignation ou la révolte.

La résignation : c’était accepter l’élimination de tout Etat palestinien et l’éjection de ses habitants hors des frontières de leur terre.

Les Palestiniens ont choisi la révolte. Ils mènent des actions de guérilla, lancent des roquettes de temps en temps et commettent des attentats meurtriers … comme le faisaient les Résistants en France face à l’Occupation nazie. Ces actes de résistance des Palestiniens servent de prétexte aux actions israéliennes. Et toujours à armes inégales. Par exemple, le 2 janvier 2009 on comptait : 430 tués et 1900 blessés du côté palestinien, et 4 tués du côté israélien. Horrible arithmétique !

 Le blocus depuis juin 2007

L’action violente fait toujours des victimes innocentes. Il vaut mieux négocier. Mais toutes les négociations entre Israéliens et Palestiniens ont échoué, les premiers refusant un Etat pour les Palestiniens, refusant de leur accorder le droit au retour et continuant de grignoter leurs terres. Las de ces échecs répétés, les Gazaouis ont porté au pouvoir le Hamas, plus radical et plus extrémiste que le Fatah. Israël a alors décrété le blocus de Gaza ! Et celui-ci dure depuis juin 2007. Une vraie punition collective.

Selon « La République des Lettres » de novembre 2008 : « la population palestinienne, maintenue sous haute surveillance satellitaire, est encerclée sur son territoire de 360 km2 par des clôtures de grillages et de barbelés. Tous les points de passages et toutes les sources régulières d’approvisionnement sont verrouillés par Tsahal, l’armée israélienne. L’administration locale est placée sous un strict embargo financier et les banques paralysées.

Les habitants ne reçoivent presque aucun produit de première nécessité. Les médicaments, les carburants, les aliments, plus rien ne passe. Les stations de pompage d’eau ou de production d’électricité, les hôpitaux, les maternités, les écoles, et d’une façon générale tous les services les plus indispensables à la vie quotidienne sont bloqués.

La ville de Gaza, où vivent près de 500.000 personnes, est régulièrement plongée dans le noir suite à l’arrêt forcé de la centrale électrique. L’agriculture, secteur vital de l’économie locale, est réduite à néant par les interdictions d’exporter et par les pénuries de matières premières nécessaires aux exploitations agricoles. Le secteur de la pêche est aussi paralysé.

Dans l’immobilier, tous les programmes, y compris ceux des Nations unies (amé-nagement du réseau routier et de la voirie, constructions d’hôpitaux et d’établissements scolaires, etc) sont stoppés.

Plusieurs centaines de médicaments de base manquent dans les dispensaires. Les services d’hygiène (adductions d’eau, égouts, traitement des déchets, ramassage des ordures, etc) sont hors service faute d’électricité, de carburant et de pièces de rechange. Même les convois d’aide humanitaire de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies sont empêchés de livrer leurs cargaisons d’aliments pourtant indispensables à cette population affamée réduite à l’état de sous-existence humaine.

Quant aux journalistes ou parlementaires étrangers souhaitant se rendre compte de la situation dans la Bande de Gaza, ils sont tout simplement refoulés par Israël aux postes frontières »

 L’attaque du 27 décembre 2008

Depuis le 27 décembre, l’armée israélienne a lancé son opération « Plomb durci ». On en a parlé un peu au début mais les médias changent vite de sujet et l’opinion publique mondiale se désintéresse de ce conflit qui dure depuis trop longtemps.

Les responsables politiques ne manifestent que froide indifférence et rares ma-nœuvres diplomatiques (bureau-cratiques ?) sans réelle volonté de régler le problème au Proche-Orient.

Selon Tom Segev, dans le journal israélien Ha’Aretz : « Israël aurait décidé de frapper les Palestiniens dans le but de « leur donner une leçon ». C’est là une considération qui accompagne l’œuvre sioniste depuis sa genèse : nous sommes les représentants du Progrès et des Lumières, de la raison complexe et de la moralité, tandis que les Arabes sont une racaille primitive et violente, des gamins qui doivent être éduqués et remis dans le droit chemin en utilisant – bien entendu – la méthode de la carotte et du bâton, comme le fait le charretier avec son âne ».

« Le bombardement de Gaza est aussi censé « liquider le régime du Hamas ». Israël croit encore et toujours qu’en infligeant souffrance et désolation aux civils palestiniens, on les poussera à se révolter contre leurs dirigeants nationaux. L’histoire devrait pourtant nous démontrer que rien n’est plus faux » (…) « Depuis l’aube de la présence sioniste en terre d’Israël, aucune opération militaire n’est jamais parvenue à faire progresser un quelconque dialogue avec les Palestiniens ».

Le dialogue avec les Palestiniens est possible s’il conduit vraiment à redonner à ceux-ci un Etat viable, avec des frontières raisonnables et une réelle souveraineté. On n’en est toujours pas lਠ! Et tout le monde s’en fout. Ces Palestiniens peuvent bien crever

Ils crèvent en effet. Il y a une frappe aérienne toutes les 20 min en moyenne, et ça s’intensifie la nuit. La population terrorisée sous les bombardements incessants, manque de tout. La plupart des maisons ne disposent d’eau courante qu’une heure ou deux tous les cinq jours. L’électricité est encore plus rare, la seule centrale de Gaza ne disposant plus de carburant. Selon les agences de l’ONU, il n’y a plus de nourriture sur les marchés. Il n’y a plus de grain pour faire du pain.

4 janvier : les chars israéliens ont pénétré dans la Bande de Gaza...
Ah, à propos : Bonne année 2009 !


Note du 6 janvier 2009

 Pas de plomb dans la tête

Article cité par le Courrier International : http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=93115

GAZA • Les dirigeants israéliens n’ont pas de plomb dans la tête

Pour le poète israélien Jonathan Geffen, qui fait paraître ce texte dans la presse conservatrice, l’offensive de l’armée israélienne est insensée. Et le prix à payer risque d’être très lourd.

De retour de New York le 26 décembre, je ne savais pas quel Israël j’allais retrouver. Sur la route de Lod à Tel-Aviv, alors que mes yeux fixaient le ciel, j’avais bien remarqué des hélicoptères Apache qui s’envolaient pour le Sud. Malgré cela, je ne me rendais pas encore compte dans quel pays j’étais revenu. Et, comme lors de chaque retour, j’ai à peine déposé ma valise que je me suis effondré dans mon lit. Lorsque je me suis réveillé le lendemain à 17 heures, j’ai entendu sur mon répondeur trois messages qui me demandaient de participer à une manifestation de protestation à Tel-Aviv et de signer une pétition contre la guerre. Quelle guerre ? Pourquoi ne m’avait-on rien dit ? Lorsqu’on subit le décalage horaire, il y a quelque chose qui va bien au-delà de la simple fatigue, quelque chose de mystérieux qui vient inexorablement brouiller l’espace et le temps. Mais j’ai été profondément heurté de me rendre compte que, pendant que je dormais, la guerre contre laquelle je suis censé me mobiliser venait précisément d’éclater.

Ainsi, à l’occasion des fêtes de Hanouka, nous avons inventé un nouveau spectacle pour le plus grand plaisir des enfants, spécialement pour ceux de Gaza : le Festigaza, un spectacle de pyrotechnie qui a l’avantage de bénéficier du concours extraordinaire de l’aviation israélienne, le tout diffusé vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Et notre peuple tout entier s’est à nouveau mis à communier dans la violence festive, en scandant des incantations telles que « Opération justifiée » et « Tsahal a lavé l’affront ». Mais de quelle justice et de quel honneur parle-t-on ? Certes, l’Etat a le devoir de protéger ses citoyens. Mais cette guerre insensée n’éliminera jamais le Hamas. Au contraire, elle rendra la population de Gaza davantage sensible aux extrémistes. Une fois de plus, nous faisons la seule chose que nous semblons savoir faire : un massacre de masse qui finit toujours par être perçu comme une sorte de génocide (pardonnez-moi l’expression), une opération de destruction et de dévastation qui nous amène, encore et toujours, plus de dévastation et de destruction. Dès lors que nos dirigeants n’ont ni programme politique ni plan militaire, et qu’ils n’ont même pas la finesse d’envisager des incursions ponctuelles de commandos, ils préfèrent envoyer nos « hurleurs d’acier » [les avions de chasse] rayer de la carte toute une ville sans se soucier ni des morts innocents, ni des mères prostrées dans les tunnels mitraillés, ni de leurs enfants qui ne savent plus trop de qui ils doivent avoir le plus peur – du Hamas ou de nos forces armées.

« Comme nous avions cette bombe, il fallait bien que nous l’utilisions », avait déclaré le président Truman après le largage de la bombe atomique sur Hiroshima. Puisque nous ne manquons pas de munitions, nous utiliserons toute notre puissance de feu contre un adversaire qui ne nous arrive pas à la cheville. « A Gaza, il n’y a plus assez de place pour les cimetières », a expliqué un commentateur israélien. Mais comme il nous reste encore des tonnes de missiles et qu’il faut bien en faire quelque chose, bombardons les cimetières ! Et gardons-nous de diffuser la moindre image du massacre, vu que les spectateurs sont de grands sensibles. Et envoyons des médicaments aux Palestiniens avant de bombarder leurs stocks de médicaments. En attendant, ceux qui osent s’exprimer contre le crime sont à nouveau considérés comme des traîtres. Je suis curieux de savoir si Amos Oz et A.B. Yehoshua [deux consciences de gauche qui soutiennent l’offensive israélienne] ont déjà publié un énième manifeste humaniste dans les pages du Ha’Aretz ou s’ils sont seulement en train d’y travailler. Cela dit, depuis quand un écrivain est-il écouté dans ce pays ?

A cet égard, quoi de plus troublant que de découvrir que le nom du pogrom que nous sommes en train de commettre est tiré d’un poème de Bialik* [Plomb durci], le « poète des pogroms » ? Honte sur vous, militaires, si, après ma mort, vous décidiez de baptiser l’une de vos opérations en vous inspirant d’un de mes poèmes. En toute modestie, je viens de modifier mon testament pour que mes ayants droit (ma compagne, mes parents et mes enfants) puissent légalement intervenir contre quiconque aurait l’idée saugrenue de baptiser la prochaine opération israélienne « Jardin fermé » ou « Violettes ». Cela dit – qui sait ? –, peut-être que d’ici là, vous aurez été cités à comparaître devant un tribunal international pour crimes de guerre et contre l’humanité.

* Lancée lors de la fête juive de Hanouka, l’offensive israélienne a été baptisée d’après une comptine enfantine du poète Haïm Nahman Bialik (1873-1934), En l’honneur de Hanoukka, où il est question d’une toupie en plomb durci. Bialik doit sa notoriété à son poème La Ville du massacre, composé après un pogrom qui avait entraîné la mort de quarante-neuf Juifs en 1903, en Russie.

Jonathan Geffen, Maariv


Ecrit le 21 janvier 2009

 Honte à l’humanité !

Maïye, le deurnieu des ploucs du pays de la Mée, je ne décoleureu pu deupé trois sm’ain-nes ! Comment un peuple qui a reçu, il y a 3000 ans, la loi de Moïse avec ses commandements : « tu ne tueras point, tu ne voleras point, tu aideras les plus faibles… » ; un peuple qui a subi au long des siècles des pogromes, des ghettos, un holocauste, y a pas si longtemps ; qui a reuçu de l’ONU le dreut de s’installeu sur des terres voleux et deupé n’a jamais écouteu « ce machin », s’est moqueu de toutes ses deucisions…Comment peut-y espeureu qu’on le respecteu, qu’on applaudisseu ses colonies, ses murs, ses rapines, son reufus de faire la paix, de reuconnaitre un Etat palestinien ?

Et aneu qui bombardeu les installations de l’ONU pour la reumercieu, les zhopitaux, les journalisses, qui expérimenteu les bombes au phosphore, reutardeu le moment de la trève et des discussions qu’il faudra ben faire. C’est pu la loi du talion mais du 100 pour 1, du 1000 pour 10.

J’ai des zamis juifs, certains que j’ai aideu pendant la deurnière guerre et que je vaïye encore, j’ai des zamis palestiniens et je défileu avec yeux pour la paix, pour pas rallumeu la guerre des reuligions, des civilisations que veulent les extrémisses de tous poils.

Tout ça, c’est à hurleu, à désespeureu de l’humaniteu, du respect des dreuts de l’hon-me bafoueu dans tous les conflits où on tue les civils, les fon-mes et les zenfants. Honteu à nous !

 

Le Herveu Deulouard de Conqu’reu

 


Ecrit le 21 janvier 2009

 Le phosphore blanc ou les DIME ?

Jérusalem, 10 Janvier : l’organisation HRW (Human Rights Watch) de défense des droits de l’homme, dénonce l’emploi, par Israël, de phosphore blanc dans les opérations militaires dans les zones densément peuplées de la bande de Gaza.

Israël reconnaît l’utilisation de ce produit chimique, comme un écran, un rideau de « fumée » pour pour masquer les opérations militaires. Cet usage est autorisée en principe par le droit international humanitaire (les lois de la guerre).

Cependant, le phosphore blanc a des effets incendiaires : il peut brûler gravement les personnes, les champs, les maisons. Le risque est amplifié par la forte densité de population dans ce territoire

Human Rights Watch estime que l’utilisation du phosphore blanc dans les zones densément peuplées de la bande de Gaza viole l’obligation en droit international humanitaire de prendre toutes les précautions possibles pour éviter les blessures et les pertes civiles. La technique utilisée aggrave les choses : un obus explose et

ravage une surface de 125 et 250 mètres de diamètre, en fonction de l’altitude de l’explosion, exposant ainsi davantage de civils

Dans Le Monde, deux médecins norvégiens accusent : « Nous n’avons pas vu de brûlures au phosphore, ni de blessés par bombes à sous-munitions. Mais nous avons vu des victimes de ce que nous avons toutes les raisons de penser être le nouveau type d’armes, expérimenté par les militaires américains, connu sous l’acronyme DIME – pour »Dense Inert Metal Explosive". Cet explosif cause des dégâts très importants dans un rayon de 10 mètres, des hémorragies internes étranges. Une matière brûle leurs vaisseaux et provoque la mort


Ecrit le 18 janvier 2009

 La paix des tanks

Cessez le feu : Israël impose un cessez le feu unilatéral, en maintenant ses soldats et ses chars dans Gaza. La paix des tanks en quelque sorte. La paix si vous acceptez l’occupation dans la perspective d’une disparition programmée du peuple palestinien.


Note du 21 janvier 2009

A Gaza, Ban Ki-moon demande des comptes à Israël

GAZA (AFP) — Le chef de l’ONU Ban Ki-moon a demandé des comptes à Israël lors d’une visite faite le 20 janvier à Gaza où il a inspecté un complexe onusien bombardé, avec d’autres locaux des Nations unies, par l’armée israélienne lors de son offensive qui a dévasté le territoire palestinien.

« Il doit y avoir une enquête approfondie, une explication complète pour s’assurer que cela ne se reproduira plus jamais. (Les responsables) devront rendre des comptes devant des instances judiciaires », a déclaré le secrétaire général des Nations unies.

Il a qualifié ces bombardements d’« attaques scandaleuses et totalement inacceptables ».

Cette visite est la première à Gaza d’un responsable international de ce rang depuis le coup de force du Hamas en juin 2007 contre le Fatah du président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.

« Je ne peux décrire ce que je ressens après avoir vu ce site du bombardement du complexe des Nations unies », a-t-il encore ajouté devant les ruines encore fumantes d’un des entrepôts touché le 15 janvier par un bombardement, qui avait fait trois blessés.

Ces entrepôts de l’agence d’aide aux réfugiés palestiniens (UNRWA) renfermant des dizaines de tonnes d’aide humanitaire avaient ensuite pris feu.

Outre le complexe de l’UNRWA, plusieurs écoles gérées par l’ONU ont été touchées par des bombardements israéliens, dont le plus meurtrier a fait plus de 40 morts le 6 janvier à Jabaliya (nord).

M. Ban a accusé Israël d’avoir employé une « force excessive » durant son offensive de 22 jours, tout en condamnant les tirs de roquettes palestiniennes contre le sud d’Israël, les qualifiant de « totalement inacceptables ».

« Je condamne ces roquettes qui ont été tirées sur vos maisons et villes pendant toutes ces années depuis Gaza », a-t-il déclaré à Sderot, dans la foulée de sa visite à Gaza. Cette ville du sud d’Israël a été la principale cible des roquettes tirées par les groupes armés palestiniens.

« J’attend que les lois humanitaires internationales protégeant les civils soient restaurées et respectées (...) pas violées de manière répétée comme le Hamas l’a fait. J’attend que des comptes soient rendus », a-t-il ajouté.

« Si ces dernières semaines de conflit ne sont pas suivies d’une rapide action politique (...) cela va renforcer le désespoir et la radicalisation parmi les Palestiniens et le désespoir renforce toujours le Hamas », a encore estimé le chef de l’ONU.

Huit organisations israéliennes de défense des droits de l’Homme ont par ailleurs réclamé au procureur général de l’Etat l’ouverture d’une enquête sur la conduite de l’armée durant la guerre de Gaza.

L’offensive de l’armée israélienne, qui a pris fin dimanche 18 janvier 2009, a fait en trois semaines au moins 1.315 morts palestiniens et plus de 5.300 blessés, selon les services d’urgence de Gaza.

Côté israélien, 10 militaires et trois civils sont morts.

Sur le terrain, l’armée israélienne poursuivait son retrait graduel du territoire palestinien au troisième jour d’un cessez-le-feu qu’Israël et le Hamas ont proclamé chacun de son côté.

Une porte-parole de l’armée a en outre affirmé que le calme avait régné pour une deuxième nuit consécutive et qu’aucun incident n’avait été signalé depuis le cessez-le-feu.

Un civil palestinien a toutefois été tué en début d’après-midi par des tirs de l’armée israélienne dans le nord du territoire, selon des sources médicales palestiniennes. L’armée a affirmé ne pas être au courant d’un tel incident.

Des témoins palestiniens ont également affirmé que des navires de guerre israéliens avaient tiré des obus dans la matinée sur la zone littorale dans le nord de la bande de Gaza. Un Palestinien a été blessé par ces tirs, selon des sources médicales. Ces sources ont aussi indiqué que deux enfants avaient été tués dans un quartier de Gaza-ville en jouant avec un obus israélien non explosé.

Alors que se pose désormais la question de la reconstruction du territoire palestinien, le Premier ministre israélien Ehud Olmert a affirmé qu’il était « impossible que le Hamas dirige le processus (...) et obtienne de ce fait la moindre légitimité », lors d’une rencontre avec le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini.

La ministre israélienne des Affaires étrangères Tzipi Livni a pour sa part lié la réouverture des points de passage de la bande de Gaza, exigée par le Hamas, au sort de Gilad Shalit, un soldat détenu par le mouvement islamiste depuis juin 2006.

A Bruxelles, le commissaire européen à l’Aide humanitaire Louis Michel a annoncé qu’il se rendrait dimanche et lundi à Gaza et dans le sud d’Israël pour évaluer les besoins humanitaires de la population.

A Koweït, les pays arabes ont conclu un sommet de deux jours sans parvenir à se mettre d’accord ni sur le texte d’un communiqué final consacré au récent conflit de Gaza, ni même sur la création d’un fonds de reconstruction de ce territoire dévasté.

A Genève, le responsable de la santé au sein de l’UNRWA, Guido Sabatinelli, a affirmé que la bande de Gaza ressemblait à une zone frappée par un « tremblement de terre ».

Vidéo Palestine/Israël : histoire d’une terre
– http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=21537

L’opinion de Stéphane Hessel : http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2470

Des photos : http://www.boston.com/bigpicture/2008/12/israel_and_gaza.html

Vidéo Palestine/Israël : histoire d’une terre
– http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=21537