Accès rapide : Aller au contenu de l'article |  Aller au menu |  Liste complète des articles  |  Aide  |  Contact |
bandeau

Accueil > Intercommunalité et diverses communes > Diverses communes > Soudan : une station d’épuration

Soudan : une station d’épuration

Ecrit le 28 novembre 2007

 Soudan et les gentilles bactéries gloutonnes

Beaucoup de petites communes ont une simple station de lagunage. La commune de Soudan a une station d’épuration dont elle a inauguré l’extension le 17
novembre 2007.

Coût global : 917 988 € HT   avec
84 % de subventions venant de
l’agence de l’Eau ( 41 %),
du Conseil Général (38 %)
et de l’Etat (5 %).
Cette station recueille seulement les
eaux urbaines : 90 à 100 m3 par jour, soit
la moitié de la capacité de traitement de la station.

JPEG - 6.8 ko
station-Soudan

Les eaux usées passent d’abord par un tamis (pour récupérer les gros morceaux, par exemple une serpillière partie malencontreusement à l’égout) puis par un bassin biologique où travaillent des bactéries gloutonnes.

En effet les eaux usées sont constituées à 95 % de matières biodégradables. Pour éliminer cette pollution organique, la station d’épuration utilise des micro-organismes (bactéries) qui s’en nourrissent. Ces bactéries initialement présentes dans les eaux usées, sont maintenues en très grand nombre dans un bassin. L’apparence de la mixture lui a valu le nom de boues activées.

 Azote

Les boues activées, en quelques heures, peuvent éliminer 90 % de la pollution carbonée. Une partie est transformée en gaz carbonique(CO2) et en eau. Le reste permet de reformer de nouveaux micro-organismes.

En même temps, les braves bactéries enlèvent la pollution azotée. Dans l’eau l’azote organique se transforme en azote ammoniacal. Les bactéries du bassin, quand celui-ci est brassé, transforment l’azote ammoniacal en nitrates. Puis, quand le bassin est à l’arrêt, d’autres bactéries prennent le relais pour transformer les nitrates en azote atmosphérique non polluant (N2) qui part dans l’atmosphère. Au bout du compte, 90 % de l’azote est éliminé des eaux usées.

 Phosphore

Les eaux passent ensuite dans un petit bassin dégazeur, puis dans un clarificateur où les boues se décantent. L’eau claire est alors envoyée dans un ruisseau qui part vers la rivière de Chère. Les boues sont récupérées en partie pour réalimenter le bassin biologique et, pour l’excédent, dans une cuve de stockage où elle sèchent peu à peu en attendant leur élimination par épandage sur des terres agricoles.

La station de Soudan, performante, permet aussi d’éliminer une partie du phosphore. C’est ce qu’on appelle « la déphosphatation ». Il faut d’abord priver d’oxygène les bactéries afin qu’elles larguent leurs propres phosphates intracellulaires. Et du coup elles sont prêtes à consommer des phosphates en plus grandes quantités : dès qu’elles sont à nouveau aérées, les bactéries réabsorbent non seulement leurs phosphates mais aussi 50 à 60 % de ceux apportés par les eaux usées.

Et voilà pourquoi la qualité des eaux
s’améliore. C’est pas beau, la vie ?

Eoliennes à Soudan