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Gaza : phosphore ou DIME

[->1184 ] [->1186 ] Ecrit le 21 janvier 2009 {{{Le phosphore blanc ou les DIME ?}}} Jérusalem, 10 Janvier : l’organisation HRW (Human Rights Watch) de défense des droits de l’homme, dénonce l’emploi, par Israël, de phosphore blanc dans les opérations militaires dans les zones densément peuplées de la bande de Gaza. Israël reconnaît l’utilisation de ce produit chimique, comme un écran, un rideau de "fumée" pour pour masquer les opérations militaires. Cet usage est autorisée en principe par le droit international humanitaire (les lois de la guerre). Cependant, le phosphore blanc a des effets incendiaires : il peut brûler gravement les personnes, les champs, les maisons. Le risque est amplifié par la forte densité de population dans ce territoire Human Rights Watch estime que l'utilisation du phosphore blanc dans les zones densément peuplées de la bande de Gaza viole l'obligation en droit international humanitaire de prendre toutes les précautions possibles pour éviter les blessures et les pertes civiles. La technique utilisée aggrave les choses : un obus explose et ravage une surface de 125 et 250 mètres de diamètre, en fonction de l'altitude de l'explosion, exposant ainsi davantage de civils Dans Le Monde, deux médecins norvégiens accusent : "Nous n'avons pas vu de brûlures au phosphore, ni de blessés par bombes à sous-munitions. Mais nous avons vu des victimes de ce que nous avons toutes les raisons de penser être le nouveau type d'armes, expérimenté par les militaires américains, connu sous l'acronyme DIME – pour "Dense Inert Metal Explosive". Cet explosif cause des dégâts très importants dans un rayon de 10 mètres, des hémorragies internes étranges. Une matière brûle leurs vaisseaux et provoque la mort ------------- Ecrit le 21 janvier 2009 {{{La paix des tanks}}} Cessez le feu : Israël impose un cessez le feu unilatéral, en maintenant ses soldats et ses chars dans Gaza. La paix des tanks en quelque sorte. La paix si vous acceptez l’occupation dans la perspective d’une disparition programmée du peuple palestinien. -------------- Note du 25 janvier 2009 {{{Crimes de guerre à Gaza }}} Lire ici : - http://www.humanite.fr/Ces-temoignages-qui-accusent-l-armee-israelienne-de-crimes-de-guerre Ces témoignages qui accusent l’armée israélienne de crimes de guerre Exécutions sommaires, tirs contre des civils, humiliations. L’armée israélienne est en accusation. Reportage. Bande de Gaza, Envoyé spécial. C’est à l’est de Jabaliya. Un grand hameau qui s’appelle Ezbet Abed Rabbo. Peut-être faut-il plutôt écrire « s’appelait ». On est à quelques kilomètres de la frontière avec Israël. On peut d’ailleurs distinguer la ville de Nahal Oz, en contre-bas. Au début de l’offensive terrestre, les chars israéliens ont déboulé. Il ne reste plus que des amas de béton de part et d’autre de la petite route. Et de la souffrance dans les cœurs des habitants. C’est à peine imaginable. C’est un tsunami humain a dit quelqu’un. Le mot est juste. Mais parce qu’il est humain, il est volontaire. Le pouvoir israélien, via son bras armé, a sciemment - c’est à dire politiquement - décidé de détruire et de tuer les Palestiniens. Il ne s’agit plus ni de bavures ni d’effets collatéraux ni de situation de guerre. Lorsque le jour commence à tomber, le décor est encore plus impressionnant. A la lueur des braseros que les Palestiniens allument pour s’éclairer et se chauffer on distingue des formes brutes, agressives. Des cubes renversés et aplatis. De la terre remuée, rendue meuble pour éviter toute nouvelle construction. La carcasse d’une ambulance, visiblement écrasée, raconte toute seule le mépris de la vie et des conventions internationales. Le vent qui souffle fait grelotter. Le froid n’explique pas tout. On se sent soudain seul, écrasé par ce qui vient d’arriver, désarmé devant ces familles décimées, anéanties. La barbarie est de retour. A moins qu’il ne faille avoir une lecture biblique : « Il (dieu, ndlr) détruisit ces villes, toute la plaine et tous les habitants des villes, et les plantes de la terre » (Genèse, chapitre XIX, verset 25). En mars dernier lors d’une énième incursion dans la bande de Gaza, l’armée israélienne avait fouillé les maisons puis avait continuer son chemin, vers Jabaliya. La famille Abed Rabbo (d’où le nom du lieu), occupait l’ensemble des petits immeubles qui se trouvaient là. Quand l’offensive a commencé, les Abed Rabbo étaient sur leurs gardes, mais pas plus inquiets que ça. Ce qui peut sembler étrange pour qui ne vit pas le quotidien de ces Palestiniens, soumis au bon vouloir des Israéliens. En mars dernier, par exemple, ils avaient fait une incursion dans la bande de Gaza en passant par le hameau. Ils s’étaient contentés d’une fouille des habitations et avaient passé leur chemin. « C’est pourquoi tout le monde pensait que ça allait être la même chose cette fois-ci », explique Khaled, 30 ans. Lui se trouvait avec sa famille au rez-de-chaussée d’un immeuble dans lequel vivaient 27 personnes. Le 7 janvier, en milieu de matinée, les Israéliens sont arrivés. Ils ont installés un poste militaire. Les chars se sont mis en position derrière des buttes de sable alors que par hauts-parleurs ils intimaient l’ordre aux gens de sortir. « Comme nous habitions au rez-de-chaussée, nous sommes sortis les premiers », raconte Khaled, la voix tremblante. « J’étais avec ma femme, nos trois filles et ma mère. J’avais un drapeau blanc. Sur le char, il y avait deux soldats. L’un mangeait des chips, l’autre du chocolat. On est resté comme ça pendant plus de 5 minutes, alignés. Personne ne nous disait rien. On ne savait pas quoi faire. Soudain un soldat est sorti du char. Il était roux et portait les papillotes des religieux. Il a tiré sur ma petite fille de 2 ans, Amal. Ses intestins sont sortis de son ventre. Puis il a visé en rafale celle de 7 ans, Sohad. Ma femme s’est évanouie. Il a tiré sur ma mère ». Summum du vice chez ce soldat, il n’a pas tué Khaled. Une ambulance se trouvait à proximité. « Ils ont fait descendre le chauffeur puis ont écrasé le véhicule avec un char », soutient Khaled Abed Rabbo. Les deux petites filles, Amal et Sohad, sont mortes. La troisième est grièvement blessée. Avec son frère et sa femme, Khaled les emmène, ainsi que la mère. Ils prennent la route non sans essuyer les tirs de snipers embusqués dans les maisons qui jouaient à leur faire peur en visant à côté. « Au rond-point, un homme a voulu nous aider avec sa carriole. Il s’appelait Hadnan Mekbel. Les Israéliens l’ont tué ainsi que son cheval. » Khaled sort son portable et montre ses filles dans un linceul. La troisième est dans un hôpital en Belgique. Elle est tétraplégique. Sa femme est dans un état de choc psychologique permanent Khaled ne peut pas oublier. Il revient tous les jours devant sa maison détruite. « C’est toute ma vie, mes souvenirs. Je vois mes enfants jouer autour de moi », dit-il. « C’était la maison du bonheur ». Une maison disparue, brisée par la dynamite israélienne comme le raconte un voisin, Mohamed Abed Rabbo, membre de la famille, qui, lui aussi, a perdu son habitation, en face de celle de Khaled, de l’autre côté de la route. « Les Israéliens ont voulu nous faire évacuer », raconte-t-il. « J’ai tenté de parlementer pour rester mais ils n’ont pas voulu. Ils ont dit qu’ils avaient ordre de faire sauter la maison. » Les soldats ne les ont même pas laissés prendre des affaires. « Ils nous a dit : « Vous partez vers Jabaliya. Si quelque chose tombe, vous ne le ramassez même pas. Vous ne vous retournez même pas. » Encore une réminiscence de la Genèse et de la femme de Loth, transformée en statue de sel, parce qu’elle s’était retournée. Quand ils sont arrivés à l’intersection de la route, ils ont entendu une explosion : leur maison n’était plus qu’un souvenir. Khaled ne comprend plus rien. « Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter un tel sort ? », demande-t-il. « Les Israéliens ont détruit toute ma vie. Pourtant, il ne réclame pas vengeance. Il n’en appelle pas à la loi du Talion. « Je veux que le monde entier juge cet acte, pas moi », assure-t-il. « Je demande la paix pour tout le monde. J’espère que mes enfants seront les derniers morts. Nous sommes un peuple qui aime la vie ». Salah Abou Alima, 45 ans, aimait aussi la vie. Jusqu’à ce jour terrible où des obus de chars se sont abattus sur sa maison, à Bet Lahiya. Allongée sur son lit à l’hôpital Shifa de Gaza city, elle se souvient de l’apocalypse, de son mari et de son fils de 14 ans décapités, du phosphore blanc qui tombait en billes de feu et qui l’a touché elle aussi, comme nous avons pu le constater. « J’ai vu le corps de mon mari et ceux de mes trois enfants s’enflammer », dit-elle. « Il y avait de la fumée partout. L’odeur était terrible. On suffoquait ». Elle se souvient aussi de son fils Ali, 5 ans, le visage brûlé, qui tentait de s’échapper. « J’ai essayé de m’enfuir avec ma fille de un an qui criait « maman, maman ». Mes vêtements ont commencé à brûler ». Un autre de ses fils, Mahmoud, 21 ans, a tenté de leur venir en aide. Il a sorti les corps morts, les a placés dans une carriole. Il sont partis pour tenter de fuir l’enfer. « Les Israéliens nous ont arrêtés. Ils ont pris les corps, ont creusé un grand trou et les ont jetés dedans. Puis, avec un bulldozer ils les ont recouverts ». Un autre fils, Omar, 18 ans, portait sa petite sœur dans ses bras. « Elle était morte mais il ne le voyait pas. Les Israéliens ont voulu qu’il la laisse alors ils lui ont tiré dans le bras ». C’est ensuite le conducteur du tracteur qui les emmenait qui a été abattu par une autre patrouille israélienne. « Je veux les voir brûler car ils ont brûlé mon cœur », lance Salah Abou Alima à l’encontre des Israéliens. « Mes enfants n’étaient pas des combattants, mon mari non plus. Ma maison n’existe plus. Ils ont tout détruit ». Il était 6H du matin dans le quartier de Tal al Hawa, de Gaza city. L’offensive militaire était lancée. Les habitants entendent les chars israéliens s’approcher. Comme tout le monde, Tamer Al Khalede, 27 ans, ne dort pas. Il tente de se faire une idée de la situation en écoutant attentivement ce qui se passe dans la rue. « On a entendu crier « ne me tuez » pas. Il y a eu des tirs et puis plus rien ». le jeune homme n’en saura pas plus. Quelque minutes après les soldats entrent dans l’immeuble. « Ils sont venus avec un voisin qui parlait hébreu pour nous dire de descendre dans la rue », précise Tamer. « Les hommes ont du donner leur carte d’identité. Ils nous ensuite mis totalement nus devant les femmes et les enfants ? Ils avaient des chiens qui sont venus nous renifler ». Ils ont ensuite été enfermé dans une pièce pendant 24 heures. « Les Israéliens étaient cachés dans les immeubles et ils tiraient dans la rue. Les ambulances ne pouvaient même pas approcher ». C’est Abou Amir qui accompagnait les soldats, puisqu’il parlait hébreu, dans chaque appartement. « Ils cherchaient s’il y avait encore du monde et en profitaient pour détruire les appareils ménagers, voler les téléphones portables, les ordinateurs, l’argent qu’ils trouvaient, et même les bijoux des femmes ». Israël peut-il, va-t-il échapper à la justice internationale ? Plus les témoignages se multiplient plus les crimes de guerre apparaissent, monstrueux. Bernard-Henri Lévy, bien calé dans le char israélien qui le transportait - comme il l’a raconté si fièrement - n’a sans doute rien vu. La fenêtre de tir derrière laquelle il se trouvait était trop petite. Un des porte-paroles franco-israélien de l’armée israélienne, le colonel Olivier Rafowitz, qui se répandait complaisamment sur les plateaux de télévision français, va-t-il poursuivre ses activités en toute impunité ? Pour la première fois, les autorités israéliennes semblent s’inquiéter des suites possibles. Des directives ont été données à des officiers de haut-rang pour qu’ils évitent de voyager en Europe où ils pourraient être inculpés. Quant au premier ministre, Ehud Olmert, qui a osé prétendre qu’il pleurait lorsqu’il voyait des enfants morts, il a donné le signal : « Les commandants et les soldats envoyés à Gaza doivent savoir qu’ils seront totalement protégés face à tous les tribunaux et qu’Israël les aidera ». Khaled Abed Rabbo, Salah Abou Alima et Tamer al Khalede, eux, ne veulent que la justice mais toute la justice. Article de Pierre Barbancey pour l'Humanité ---------------- Ecrit le 21 janvier 2009 {{{Le même sang coule dans leurs veines}}} Ces derniers jours, partout dans le monde démocratique, des centaines de milliers de personnes ont manifesté leur soutien aux victimes de Gaza. De Londres à Paris, de Djakarta à Washington, de Montréal à Oslo, ou de Milan à Berne … Un lecteur observe que, dans le passé, de nombreux massacres ont eu lieu en Irak au Congo, au Soudan, en Birmanie, en Tchétchénie, au Zimbabwe, mais aussi au Chili, en Argentine et ailleurs, tant il est vrai que l’homme est le plus méchant des êtres du règne animal ! Ces massacres n’ont pas suscité des protestations mondiales à chaque fois. {{{Darfour, Congo}}} Revenons au présent. {{Le Darfour,}} région de l'ouest du Soudan, dans le désert du Sahara, est ravagé depuis février 2003 par la guerre civile : les rebelles se sont soulevés contre le pouvoir central à Khartoum pour réclamer un partage des ressources et du pouvoir. Cinq à six millions de personnes vivent dans cette région. Le conflit a largement été décrit en termes ethniques, politiques et religieux. Il s'agit aussi d'une lutte pour les ressources pétrolières ! Une cinquantaine d'organisations basées en Afrique ou consacrées à ce continent, affirment détenir pour la première fois des preuves que des hommes et des garçons ont été enlevés et forcés à travailler dans les champs par les forces soudanaises et leurs milices alliées. La plupart des personnes enlevées sont des femmes et des filles, victimes de viols et contraintes au mariage, esclaves sexuelles ou domestiques. D'après l'ONU, près de 300.000 personnes sont mortes dans le conflit au Darfour et 2,7 millions ont fui leur domicile depuis février 2003. {{Au Congo}}, selon le commissaire européen Louis Michel, des massacres ont été commis en décembre par les rebelles ou-gandais de l'Armée de Résistance du Seigneur (LRA), dans le district du Haut Uélé. Les actions de la LRA contre la population civile auraient déjà fait des centaines de morts. On parle de tuerie de plus de 400 civils pendant les fêtes de Noël ! "Les agissements du groupe rebelle ougandais risquent également de représenter de graves menaces pour la stabilité de toute la région, y compris le Sud-Soudan et la République centrafricaine", a poursuivi M. Michel. Ces massacres n’émeuvent pas les opinions publiques mondiales … Ils suscitent moins de reportages que dans d’autres régions du monde. Parce qu’ils se situent en Afrique ? Parce qu’ils résultent de conflits internes aux différents pays ? Pourtant le même sang coule dans les veines des hommes. Les peuples sont injustes : ils se soucient des uns et oublient les autres. Ils laissent les uns crever de faim quand les autres souffrent de maladies d’abondance. L’émotion est souvent ponctuelle voire sélective. Une gouvernance mondiale, soucieuse des hommes, n’est pas pour demain. {{{Puzzle au Niger}}} Tel un puzzle il faut savoir rassembler les pièces ... Dans le Nouvel Observateur du 8 janvier 2009, un article présente Anne Lauvergeon, encore appelée « Atomic Anne » , « Présidente du numéro un mondial du nucléaire civil AREVA », une exceptionnelle battante devenue « la plus puissante du monde… Une turbine dont le souffle vous colle au mur…Silhouette de star et caractère bien trempé, la madone de l’atome décoiffe etc. » Et sachant rester une maman comme les autres puisqu’elle accompagne « ses deux jeunes enfants dans leur école privée très élitiste… » . En résumé une jeune femme, française, moderne (habillée en Prada !), dynamique, « joignant qui elle veut, quand elle veut, à tu et à toi avec des chefs d’Etat et disposant de puissants alliés… ». Tout sur elle… et rien sur ses responsabilités professionnelles et activités de son groupe Ouest-France du 7 janvier 2009 présente « La voix et le visage de la tragédie touareg » à travers le vécu d’un ancien berger, Issouf Maha. « Au nom des Touaregs du Niger, il parcourt aujourd’hui la France pour sauver son peuple écrasé par l’armée et sa terre détruite par des producteurs d’uranium français et chinois ». Et on apprend que le producteur français est AREVA donc Anne Lauvergeon ! Les Touaregs demandent qu’une part des revenus de l’uranium revienne à la population, le pouvoir du président Tandja répond par les armes. France 5 télévision a présenté le 13 janvier 2009 « du côté du réel, vivre dans le pays le plus pauvre du monde » Et ce pays c’est le Niger ! où pour la plupart des familles l’unique objectif est de survivre : manque d’eau, de nourriture, de soins, pas d’argent. Ces trois informations complètement différentes, parues dans différents journaux ont en commun un pays, le Niger, et son peuple. Pour son malheur ce peuple a une richesse l’uranium, convoité par les défenseurs du nucléaire et leurs puissants alliés, peu soucieux des conditions, destructions et pollutions de son exploitation. Lorsqu’on veut rapprocher ou confronter deux informations qui s’opposent, on nous répond : « oui mais c’est pas la même chose, faut pas tout mélanger…. » Eh bien si…. Il faut tout mélanger ! Rien n’est séparé ! tout influe sur tout. AREVA, les Touaregs, le Niger pays le plus pauvre, sont embarqués ensemble et l’uranium est leur dénominateur commun. Et comme toujours les uns en profitent et les autres pas ! à force de ne rien mélanger !

 

Michèle Hersant

 

--------------- Ecrit le 1er avril 2009 {{{Crimes de guerre à Gaza}}} L’Humanité.fr du 24/03 : Le journal Haaretz publie des récits accablants pour l’armée israélienne. Des témoignages de soldats israéliens évoquent des meurtres de civils de sang-froid et des actes de vandalisme durant les 22 jours de l’offensive israélienne à Gaza, en décembre et janvier derniers. Ces soldats, qui sortaient de l’académie militaire « Yitzhak Rabin », ont publié leurs récits dans la lettre d’information de cette institution. Parmi les témoignages […] figure le cas d’une vieille femme palestinienne tuée alors qu’elle marchait à 100 mètres de sa maison. D’autres militaires font également état d’exactions, d’actes de vandalisme et de destructions dans des maisons. Un des témoignages, émanant d’un chef de section d’infanterie, évoque un tireur d’élite de l’armée ayant abattu une mère et ses deux enfants pour avoir pris la mauvaise direction quand les militaires leur avaient ordonné de sortir de chez eux. […] Selon le directeur de l’école militaire, Danny Zamir, il régnait au sein de l’armée un climat de « mépris débridé » et un « sentiment de supériorité » envers les Palestiniens. Il affirme avoir transmis à l’état-major les témoignages des anciens de son école ayant servi à Gaza, qui n’auraient pas eux-mêmes commis de crimes de guerre mais « sont mal à l’aise de n’avoir pu en empêcher ». L’offensive de l’armée israélienne contre le Hamas dans la bande de Gaza a fait plus de 1.300 morts et 5.000 blessés palestiniens, selon un bilan des services médicaux palestiniens. Parmi les morts figurent 437 enfants âgés de moins de 16 ans, 110 femmes et 123 personnes âgées, ainsi que 14 médecins et quatre journalistes. […] L’opération militaire a été lancée par Israël avec pour objectif déclaré de réduire les tirs de roquettes des groupes armés palestiniens, notamment du Hamas, contre son territoire. Côté israélien, dix militaires et trois civils ont été tués, selon les chiffres officiels. Les pays occidentaux, qui avaient balayé d’un revers de main les témoignages accablants des Palestiniens eux-mêmes vont-ils enfin saisir la justice internationale pour qu’une commission d’enquête indépendante puisse établir les faits et que, le cas échéant, des poursuites soient entreprises à l’encontre d’Israël ? Ndlr : serait-ce une question de shoah ? [->1184 ] [->1186 ]

Ecrit le 21 janvier 2009

Le phosphore blanc ou les DIME ?

Phospho

Jérusalem, 10 Janvier : l’organisation HRW (Human Rights Watch) de défense des droits de l’homme, dénonce l’emploi, par Israël, de phosphore blanc dans les opérations militaires dans les zones densément peuplées de la bande de Gaza.

Israël reconnaît l’utilisation de ce produit chimique, comme un écran, un rideau de « fumée » pour pour masquer les opérations militaires. Cet usage est autorisée en principe par le droit international humanitaire (les lois de la guerre).

Cependant, le phosphore blanc a des effets incendiaires : il peut brûler gravement les personnes, les champs, les maisons. Le risque est amplifié par la forte densité de population dans ce territoire

Human Rights Watch estime que l’utilisation du phosphore blanc dans les zones densément peuplées de la bande de Gaza viole l’obligation en droit international humanitaire de prendre toutes les précautions possibles pour éviter les blessures et les pertes civiles. La technique utilisée aggrave les choses : un obus explose et

ravage une surface de 125 et 250 mètres de diamètre, en fonction de l’altitude de l’explosion, exposant ainsi davantage de civils

Dans Le Monde, deux médecins norvégiens accusent : « Nous n’avons pas vu de brûlures au phosphore, ni de blessés par bombes à sous-munitions. Mais nous avons vu des victimes de ce que nous avons toutes les raisons de penser être le nouveau type d’armes, expérimenté par les militaires américains, connu sous l’acronyme DIME – pour »Dense Inert Metal Explosive". Cet explosif cause des dégâts très importants dans un rayon de 10 mètres, des hémorragies internes étranges. Une matière brûle leurs vaisseaux et provoque la mort


Ecrit le 21 janvier 2009

La paix des tanks

Cessez le feu : Israël impose un cessez le feu unilatéral, en maintenant ses soldats et ses chars dans Gaza. La paix des tanks en quelque sorte. La paix si vous acceptez l’occupation dans la perspective d’une disparition programmée du peuple palestinien.


Note du 25 janvier 2009

Crimes de guerre à Gaza

Lire ici :
– http://www.humanite.fr/Ces-temoignages-qui-accusent-l-armee-israelienne-de-crimes-de-guerre

Ces témoignages qui accusent l’armée israélienne de crimes de guerre
Exécutions sommaires, tirs contre des civils, humiliations. L’armée israélienne est en accusation. Reportage.

Bande de Gaza, Envoyé spécial.

C’est à l’est de Jabaliya. Un grand hameau qui s’appelle Ezbet Abed Rabbo. Peut-être faut-il plutôt écrire « s’appelait ». On est à quelques kilomètres de la frontière avec Israël. On peut d’ailleurs distinguer la ville de Nahal Oz, en contre-bas. Au début de l’offensive terrestre, les chars israéliens ont déboulé. Il ne reste plus que des amas de béton de part et d’autre de la petite route. Et de la souffrance dans les cœurs des habitants. C’est à peine imaginable. C’est un tsunami humain a dit quelqu’un. Le mot est juste. Mais parce qu’il est humain, il est volontaire. Le pouvoir israélien, via son bras armé, a sciemment - c’est à dire politiquement - décidé de détruire et de tuer les Palestiniens. Il ne s’agit plus ni de bavures ni d’effets collatéraux ni de situation de guerre. Lorsque le jour commence à tomber, le décor est encore plus impressionnant. A la lueur des braseros que les Palestiniens allument pour s’éclairer et se chauffer on distingue des formes brutes, agressives. Des cubes renversés et aplatis. De la terre remuée, rendue meuble pour éviter toute nouvelle construction. La carcasse d’une ambulance, visiblement écrasée, raconte toute seule le mépris de la vie et des conventions internationales. Le vent qui souffle fait grelotter. Le froid n’explique pas tout. On se sent soudain seul, écrasé par ce qui vient d’arriver, désarmé devant ces familles décimées, anéanties. La barbarie est de retour. A moins qu’il ne faille avoir une lecture biblique : « Il (dieu, ndlr) détruisit ces villes, toute la plaine et tous les habitants des villes, et les plantes de la terre » (Genèse, chapitre XIX, verset 25).

En mars dernier lors d’une énième incursion dans la bande de Gaza, l’armée israélienne avait fouillé les maisons puis avait continuer son chemin, vers Jabaliya. La famille Abed Rabbo (d’où le nom du lieu), occupait l’ensemble des petits immeubles qui se trouvaient là. Quand l’offensive a commencé, les Abed Rabbo étaient sur leurs gardes, mais pas plus inquiets que ça. Ce qui peut sembler étrange pour qui ne vit pas le quotidien de ces Palestiniens, soumis au bon vouloir des Israéliens. En mars dernier, par exemple, ils avaient fait une incursion dans la bande de Gaza en passant par le hameau. Ils s’étaient contentés d’une fouille des habitations et avaient passé leur chemin. « C’est pourquoi tout le monde pensait que ça allait être la même chose cette fois-ci », explique Khaled, 30 ans. Lui se trouvait avec sa famille au rez-de-chaussée d’un immeuble dans lequel vivaient 27 personnes. Le 7 janvier, en milieu de matinée, les Israéliens sont arrivés. Ils ont installés un poste militaire. Les chars se sont mis en position derrière des buttes de sable alors que par hauts-parleurs ils intimaient l’ordre aux gens de sortir.

« Comme nous habitions au rez-de-chaussée, nous sommes sortis les premiers », raconte Khaled, la voix tremblante. « J’étais avec ma femme, nos trois filles et ma mère. J’avais un drapeau blanc. Sur le char, il y avait deux soldats. L’un mangeait des chips, l’autre du chocolat. On est resté comme ça pendant plus de 5 minutes, alignés. Personne ne nous disait rien. On ne savait pas quoi faire. Soudain un soldat est sorti du char. Il était roux et portait les papillotes des religieux. Il a tiré sur ma petite fille de 2 ans, Amal. Ses intestins sont sortis de son ventre. Puis il a visé en rafale celle de 7 ans, Sohad. Ma femme s’est évanouie. Il a tiré sur ma mère ». Summum du vice chez ce soldat, il n’a pas tué Khaled. Une ambulance se trouvait à proximité. « Ils ont fait descendre le chauffeur puis ont écrasé le véhicule avec un char », soutient Khaled Abed Rabbo. Les deux petites filles, Amal et Sohad, sont mortes. La troisième est grièvement blessée. Avec son frère et sa femme, Khaled les emmène, ainsi que la mère. Ils prennent la route non sans essuyer les tirs de snipers embusqués dans les maisons qui jouaient à leur faire peur en visant à côté. « Au rond-point, un homme a voulu nous aider avec sa carriole. Il s’appelait Hadnan Mekbel. Les Israéliens l’ont tué ainsi que son cheval. » Khaled sort son portable et montre ses filles dans un linceul. La troisième est dans un hôpital en Belgique. Elle est tétraplégique. Sa femme est dans un état de choc psychologique permanent Khaled ne peut pas oublier. Il revient tous les jours devant sa maison détruite. « C’est toute ma vie, mes souvenirs. Je vois mes enfants jouer autour de moi », dit-il. « C’était la maison du bonheur ».

Une maison disparue, brisée par la dynamite israélienne comme le raconte un voisin, Mohamed Abed Rabbo, membre de la famille, qui, lui aussi, a perdu son habitation, en face de celle de Khaled, de l’autre côté de la route. « Les Israéliens ont voulu nous faire évacuer », raconte-t-il. « J’ai tenté de parlementer pour rester mais ils n’ont pas voulu. Ils ont dit qu’ils avaient ordre de faire sauter la maison. » Les soldats ne les ont même pas laissés prendre des affaires. « Ils nous a dit : « Vous partez vers Jabaliya. Si quelque chose tombe, vous ne le ramassez même pas. Vous ne vous retournez même pas. » Encore une réminiscence de la Genèse et de la femme de Loth, transformée en statue de sel, parce qu’elle s’était retournée. Quand ils sont arrivés à l’intersection de la route, ils ont entendu une explosion : leur maison n’était plus qu’un souvenir.

Khaled ne comprend plus rien. « Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter un tel sort ? », demande-t-il. « Les Israéliens ont détruit toute ma vie. Pourtant, il ne réclame pas vengeance. Il n’en appelle pas à la loi du Talion. « Je veux que le monde entier juge cet acte, pas moi », assure-t-il. « Je demande la paix pour tout le monde. J’espère que mes enfants seront les derniers morts. Nous sommes un peuple qui aime la vie ».

Salah Abou Alima, 45 ans, aimait aussi la vie. Jusqu’à ce jour terrible où des obus de chars se sont abattus sur sa maison, à Bet Lahiya. Allongée sur son lit à l’hôpital Shifa de Gaza city, elle se souvient de l’apocalypse, de son mari et de son fils de 14 ans décapités, du phosphore blanc qui tombait en billes de feu et qui l’a touché elle aussi, comme nous avons pu le constater. « J’ai vu le corps de mon mari et ceux de mes trois enfants s’enflammer », dit-elle. « Il y avait de la fumée partout. L’odeur était terrible. On suffoquait ». Elle se souvient aussi de son fils Ali, 5 ans, le visage brûlé, qui tentait de s’échapper. « J’ai essayé de m’enfuir avec ma fille de un an qui criait « maman, maman ». Mes vêtements ont commencé à brûler ». Un autre de ses fils, Mahmoud, 21 ans, a tenté de leur venir en aide. Il a sorti les corps morts, les a placés dans une carriole. Il sont partis pour tenter de fuir l’enfer. « Les Israéliens nous ont arrêtés. Ils ont pris les corps, ont creusé un grand trou et les ont jetés dedans. Puis, avec un bulldozer ils les ont recouverts ». Un autre fils, Omar, 18 ans, portait sa petite sœur dans ses bras. « Elle était morte mais il ne le voyait pas. Les Israéliens ont voulu qu’il la laisse alors ils lui ont tiré dans le bras ». C’est ensuite le conducteur du tracteur qui les emmenait qui a été abattu par une autre patrouille israélienne. « Je veux les voir brûler car ils ont brûlé mon cœur », lance Salah Abou Alima à l’encontre des Israéliens. « Mes enfants n’étaient pas des combattants, mon mari non plus. Ma maison n’existe plus. Ils ont tout détruit ».

Il était 6H du matin dans le quartier de Tal al Hawa, de Gaza city. L’offensive militaire était lancée. Les habitants entendent les chars israéliens s’approcher. Comme tout le monde, Tamer Al Khalede, 27 ans, ne dort pas. Il tente de se faire une idée de la situation en écoutant attentivement ce qui se passe dans la rue. « On a entendu crier « ne me tuez » pas. Il y a eu des tirs et puis plus rien ». le jeune homme n’en saura pas plus. Quelque minutes après les soldats entrent dans l’immeuble. « Ils sont venus avec un voisin qui parlait hébreu pour nous dire de descendre dans la rue », précise Tamer. « Les hommes ont du donner leur carte d’identité. Ils nous ensuite mis totalement nus devant les femmes et les enfants ? Ils avaient des chiens qui sont venus nous renifler ». Ils ont ensuite été enfermé dans une pièce pendant 24 heures. « Les Israéliens étaient cachés dans les immeubles et ils tiraient dans la rue. Les ambulances ne pouvaient même pas approcher ». C’est Abou Amir qui accompagnait les soldats, puisqu’il parlait hébreu, dans chaque appartement. « Ils cherchaient s’il y avait encore du monde et en profitaient pour détruire les appareils ménagers, voler les téléphones portables, les ordinateurs, l’argent qu’ils trouvaient, et même les bijoux des femmes ».

Israël peut-il, va-t-il échapper à la justice internationale ? Plus les témoignages se multiplient plus les crimes de guerre apparaissent, monstrueux. Bernard-Henri Lévy, bien calé dans le char israélien qui le transportait - comme il l’a raconté si fièrement - n’a sans doute rien vu. La fenêtre de tir derrière laquelle il se trouvait était trop petite. Un des porte-paroles franco-israélien de l’armée israélienne, le colonel Olivier Rafowitz, qui se répandait complaisamment sur les plateaux de télévision français, va-t-il poursuivre ses activités en toute impunité ? Pour la première fois, les autorités israéliennes semblent s’inquiéter des suites possibles. Des directives ont été données à des officiers de haut-rang pour qu’ils évitent de voyager en Europe où ils pourraient être inculpés. Quant au premier ministre, Ehud Olmert, qui a osé prétendre qu’il pleurait lorsqu’il voyait des enfants morts, il a donné le signal : « Les commandants et les soldats envoyés à Gaza doivent savoir qu’ils seront totalement protégés face à tous les tribunaux et qu’Israël les aidera ». Khaled Abed Rabbo, Salah Abou Alima et Tamer al Khalede, eux, ne veulent que la justice mais toute la justice.

Article de Pierre Barbancey pour l’Humanité


Ecrit le 21 janvier 2009

Le même sang coule dans leurs veines

Ces derniers jours, partout dans le monde démocratique, des centaines de milliers de personnes ont manifesté leur soutien aux victimes de Gaza. De Londres à Paris, de Djakarta à Washington, de Montréal à Oslo, ou de Milan à Berne …

Un lecteur observe que, dans le passé, de nombreux massacres ont eu lieu en Irak au Congo, au Soudan, en Birmanie, en Tchétchénie, au Zimbabwe, mais aussi au Chili, en Argentine et ailleurs, tant il est vrai que l’homme est le plus méchant des êtres du règne animal ! Ces massacres n’ont pas suscité des protestations mondiales à chaque fois.

Darfour, Congo

Revenons au présent.

Le Darfour, région de l’ouest du Soudan, dans le désert du Sahara, est ravagé depuis février 2003 par la guerre civile : les rebelles se sont soulevés contre le pouvoir central à Khartoum pour réclamer un partage des ressources et du pouvoir. Cinq à six millions de personnes vivent dans cette région. Le conflit a largement été décrit en termes ethniques, politiques et religieux. Il s’agit aussi d’une lutte pour les ressources pétrolières !

Une cinquantaine d’organisations basées en Afrique ou consacrées à ce continent, affirment détenir pour la première fois des preuves que des hommes et des garçons ont été enlevés et forcés à travailler dans les champs par les forces soudanaises et leurs milices alliées. La plupart des personnes enlevées sont des femmes et des filles, victimes de viols et contraintes au mariage, esclaves sexuelles ou domestiques.

D’après l’ONU, près de 300.000 personnes sont mortes dans le conflit au Darfour et 2,7 millions ont fui leur domicile depuis février 2003.

Au Congo, selon le commissaire européen Louis Michel, des massacres ont été commis en décembre par les rebelles ou-gandais de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA), dans le district du Haut Uélé. Les actions de la LRA contre la population civile auraient déjà fait des centaines de morts. On parle de tuerie de plus de 400 civils pendant les fêtes de Noël !

« Les agissements du groupe rebelle ougandais risquent également de représenter de graves menaces pour la stabilité de toute la région, y compris le Sud-Soudan et la République centrafricaine », a poursuivi M. Michel.

Ces massacres n’émeuvent pas les opinions publiques mondiales … Ils suscitent moins de reportages que dans d’autres régions du monde. Parce qu’ils se situent en Afrique ? Parce qu’ils résultent de conflits internes aux différents pays ?

Pourtant le même sang coule dans les veines des hommes. Les peuples sont injustes : ils se soucient des uns et oublient les autres. Ils laissent les uns crever de faim quand les autres souffrent de maladies d’abondance. L’émotion est souvent ponctuelle voire sélective. Une gouvernance mondiale, soucieuse des hommes, n’est pas pour demain.

Puzzle au Niger

Tel un puzzle il faut savoir rassembler les pièces ...

Dans le Nouvel Observateur du 8 janvier 2009, un article présente Anne Lauvergeon, encore appelée « Atomic Anne » , « Présidente du numéro un mondial du nucléaire civil AREVA », une exceptionnelle battante devenue « la plus puissante du monde… Une turbine dont le souffle vous colle au mur…Silhouette de star et caractère bien trempé, la madone de l’atome décoiffe etc. » Et sachant rester une maman comme les autres puisqu’elle accompagne « ses deux jeunes enfants dans leur école privée très élitiste… » . En résumé une jeune femme, française, moderne (habillée en Prada !), dynamique, « joignant qui elle veut, quand elle veut, à tu et à toi avec des chefs d’Etat et disposant de puissants alliés… ». Tout sur elle… et rien sur ses responsabilités professionnelles et activités de son groupe

Ouest-France du 7 janvier 2009 présente « La voix et le visage de la tragédie touareg » à travers le vécu d’un ancien berger, Issouf Maha. « Au nom des Touaregs du Niger, il parcourt aujourd’hui la France pour sauver son peuple écrasé par l’armée et sa terre détruite par des producteurs d’uranium français et chinois ». Et on apprend que le producteur français est AREVA donc Anne Lauvergeon ! Les Touaregs demandent qu’une part des revenus de l’uranium revienne à la population, le pouvoir du président Tandja répond par les armes.

France 5 télévision a présenté le 13 janvier 2009 « du côté du réel, vivre dans le pays le plus pauvre du monde » Et ce pays c’est le Niger ! où pour la plupart des familles l’unique objectif est de survivre : manque d’eau, de nourriture, de soins, pas d’argent.

Ces trois informations complètement différentes, parues dans différents journaux ont en commun un pays, le Niger, et son peuple. Pour son malheur ce peuple a une richesse l’uranium, convoité par les défenseurs du nucléaire et leurs puissants alliés, peu soucieux des conditions, destructions et pollutions de son exploitation.

Lorsqu’on veut rapprocher ou confronter deux informations qui s’opposent, on nous répond : « oui mais c’est pas la même chose, faut pas tout mélanger…. » Eh bien si…. Il faut tout mélanger ! Rien n’est séparé ! tout influe sur tout. AREVA, les Touaregs, le Niger pays le plus pauvre, sont embarqués ensemble et l’uranium est leur dénominateur commun.

Et comme toujours les uns en profitent et les autres pas ! à force de ne rien mélanger !

 

Michèle Hersant

 


Ecrit le 1er avril 2009

Crimes de guerre à Gaza

L’Humanité.fr du 24/03 : Le journal Haaretz publie des récits accablants pour l’armée israélienne. Des témoignages de soldats israéliens évoquent des meurtres de civils de sang-froid et des actes de vandalisme durant les 22 jours de l’offensive israélienne à Gaza, en décembre et janvier derniers. Ces soldats, qui sortaient de l’académie militaire « Yitzhak Rabin », ont publié leurs récits dans la lettre d’information de cette institution.

Parmi les témoignages […] figure le cas d’une vieille femme palestinienne tuée alors qu’elle marchait à 100 mètres de sa maison. D’autres militaires font également état d’exactions, d’actes de vandalisme et de destructions dans des maisons. Un des témoignages, émanant d’un chef de section d’infanterie, évoque un tireur d’élite de l’armée ayant abattu une mère et ses deux enfants pour avoir pris la mauvaise direction quand les militaires leur avaient ordonné de sortir de chez eux. […]

Selon le directeur de l’école militaire, Danny Zamir, il régnait au sein de l’armée un climat de « mépris débridé » et un « sentiment de supériorité » envers les Palestiniens. Il affirme avoir transmis à l’état-major les témoignages des anciens de son école ayant servi à Gaza, qui n’auraient pas eux-mêmes commis de crimes de guerre mais « sont mal à l’aise de n’avoir pu en empêcher ».

L’offensive de l’armée israélienne contre le Hamas dans la bande de Gaza a fait plus de 1.300 morts et 5.000 blessés palestiniens, selon un bilan des services médicaux palestiniens. Parmi les morts figurent 437 enfants âgés de moins de 16 ans, 110 femmes et 123 personnes âgées, ainsi que 14 médecins et quatre journalistes. […] L’opération militaire a été lancée par Israël avec pour objectif déclaré de réduire les tirs de roquettes des groupes armés palestiniens, notamment du Hamas, contre son territoire. Côté israélien, dix militaires et trois civils ont été tués, selon les chiffres officiels.

Les pays occidentaux, qui avaient balayé d’un revers de main les témoignages accablants des Palestiniens eux-mêmes vont-ils enfin saisir la justice internationale pour qu’une commission d’enquête indépendante puisse établir les faits et que, le cas échéant, des poursuites soient entreprises à l’encontre d’Israël ?

Ndlr : serait-ce une question de shoah ?