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Palestine : la paix, une affaire de rencontres

Ecrit le 15 avril 2009

« La paix, une affaire de rencontre… »

Vendredi 27 mars 2009, le Comité Palestine-Israël tenait sa dixième Assemblée Générale. Puis sur le thème « dialogue pour un avenir commun » Tagrid Sénouar de la Délégation palestinienne à Paris, diplomate, et Yael Lerer militante israélienne pour la paix ont ouvert le débat.

Taghrid Senouar plante le décor : « qu’attend-on des Palestiniens ? peuvent-ils endurer plus que ce qu’ils endurent ?. Depuis les accords d’Oslo la situation est pire ». En effet, celle-ci s’apparente à l’apartheid avec un mur séparant villes et villages, des routes spécifiques pour les Israéliens, des colonies israéliennes toujours en augmentation, des checks-points qui empêchent toute vie économique et sociale. Des discours de paix pièges, délégitimant l’Autorité palestinienne. Le droit internationnal bafoué, les résolutions de l’ONU non appliquées.

Pour Yael Lerer « le mot paix perd sa signification quand il contient plus de mur et de violence ». Dans ces conditions « le processus de paix devient illusion complète ». Il n’y a paix que dans le respect du droit, justice et égalité ; pas cette paix galvaudée qui assujettit un peuple à un autre peuple. « Qu’arrive-t-il à la société israélienne ? ». Comme malade de sa dérive autiste, coupée de la réalité, s’acharnant à ne se voir qu’en agressée, pas en agresseur . Pour sortir de ce cycle infernal, il faut l’aide extérieure, l’aide de la communauté internationale, celle de l’Europe si proche qui a une responsabilité historique. Quoi d’autre ?

C’est aussi l’avis du Maire de St Aubin des Châteaux, Michel Rétif , qui a reçu les intervenants avant que débute la conférence. Il avoue avoir été choqué, lors d’un voyage en Palestine en 2003, de l’humiliation subie par la population palestinienne.

Participant au débat, Patricia Céreijo, Conseillère régionale qui revient d’une mission d’observation à Gaza, juge que la neutralité est impossible. Elle évoque le traumatisme de la population après l’opération « Plomb durci », une population qui aura besoin d’un soutien psychologique important.

La situation actuelle en territoire palestinien n’incite pas à l’optimisme et pourtant les Palestiniens souffrent d’un mal incurable qui est l’espoir. Barak Obama aura-t-il la volonté d’imposer la justice envers les Palestiniens ? Ce que reconnaissent Tagrid Sénouar et Yael Lerer, ce sont les actions de solidarité active, comme celle que met en place le Comité Palestine Israël en venant en aide à la Commune rurale de Beit-Ommar en Cisjordanie. Dans cette perspective, le soutien des Collectivités locales est primordial.

Louis David, à l’occasion de cette assemblée a cité Avraham Burgh , ancien président de la Knesset « Je suis un utopiste optimiste pour un avenir commun »