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La santé des jeunes


Mal-être des jeunes
La drogue dans les beaux quartiers
cannabis et autres drogues
La santé des ados
Alcool, tabac, cannabis en Loire-Atlantique

Ecrit en avril 2002

 La santé des ados

Le CREDES, (centre de recherche, d’étude et de documentation en économie de la santé), vient de publier, en ce mois de mars 2002, une étude sur l’état de santé des adolescents et leurs recours aux soins.

Les 11-20 ans représentent 13 % de la population française. C’est à cet âge charnière que se forge une grande partie de leur personnalité, que s’accomplit la transformation physique qui les conduira de l’enfance à l’âge adulte. L’enquête du CREDES présente des résultats sur la santé de ces jeunes, au cours de cette période de transition comportant de nombreux bouleversements délicats à négocier.

Sous le rhume, l’appel à l’aide

Principalement suivis par des médecins généralistes, les adolescents déclarent peu d’affections et celles-ci sont le plus souvent bénignes : problèmes dentaires, troubles de la vue, maladies ORL, problèmes de peau. Le CREDES note que les troubles mentaux, sont peu déclarés alors que le suicide est la seconde cause de mortalité des jeunes : « Le faible nombre de recours relevé pour ce type de motif, et à l’inverse les nombreux recours pour des pathologies bénignes, laisse supposer que derrière cette symptomatologie banale, se cache probablement une demande d’aide des adolescents. Le symptôme n’est alors que prétexte et le médecin doit saisir cette opportunité pour tenter d’aider l’adolescent à résoudre son mal-être »

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Au jour de l’enquête les adolescents déclarent en moyenne 1,6 affection (0,8 sans compter les problèmes dentaires et les troubles de la vue). Le nombre d’affections déclarées est plus important chez les filles que chez les garçons. Plus l’âge augmente, plus le nombre d’affections déclarées augmente, notamment chez les filles. Mais globalement 8 jeunes sur 10 s’estiment en bonne ou excellente santé. Seul un adolescent sur 100 considère qu’il est en très mauvaise santé.

Caries et myopies

Les affections les plus citées sont les caries (46 % des adolescents) et la myopie (18 % des adolescents). Viennent ensuite les problèmes d’acné (8 % des garçons et 10 % des filles). Celles-ci présentent également beaucoup plus souvent des troubles du système nerveux : 10 % de filles se plaignent de maux de tête (moins de 4 % des garçons). L’asthme touche 7 % des adolescents. Viennent ensuite les eczémas et autres allergies cutanées, puis les rhumes-sinusites-angines (2 à 3 % des adolescents).

Les adolescents consultent les médecins essentiellement pour ces questions de rhumes-sinusites-angines. Les recours pour « motifs administratifs et sociaux » viennent ensuite (surveillance sportive, vaccinations). Les maladies de peau génèrent 11 % des recours au médecin. En revanche les troubles du sommeil, l’angoisse, l’anxiété, les états dépressifs entraînent peu de recours au médecin. Il en est de même pour les maux de tête alors qu’il s’agit d’une des affections les plus citées par les adolescents. A l’opposé, ces derniers se plaignent peu de fatigue.

Le milieu social

Problèmes dentaires et troubles de la vue sont déclarés différemment selon le milieu social. Les troubles de la vue sont plus fréquents dans les milieux de cadres que dans les milieux d’ouvriers. Inversement, les caries et autres mauvais états dentaires sont plus fréquents dans les milieux d’ouvriers et d’employés que dans ceux de cadres. Explication : le recours au dentiste est plus faible chez les adolescents vivant dans les milieux les moins favorisés, cela conduit à une moindre surveillance de l’état dentaire, qui favorise les caries dont se plaignent d’ailleurs beaucoup plus les adolescents des milieux ouvriers que ceux des milieux plus favorisés.

La fréquence du recours au médecin est, comme chez les adultes, influencée par le milieu social et le niveau de revenu du ménage. Cette influence est nette pour le recours au spécialiste, beaucoup moins pour le généraliste. De même, pour la pharmacie, les adultes et adolescents de milieux ouvriers sont les plus faibles consommateurs. L’absence d’une couverture complémentaire maladie explique cette situation.

10 % d’obèses

Le CREDES, à partir de son enquête, estime que 10 % des adolescents présentent un surpoids voire une obésité. La fréquence de ce problème est plus importante chez les garçons (11 %) que chez les filles (8,5 %) et chez les 11-13 ans (12 %). Ce facteur de risque est lié à certaines variables socio-économiques comme le niveau de revenu ou le milieu social.

Comme chez les adultes, le surpoids affecte souvent les adolescents issus d’un milieu d’artisans-commerçants, d’employés ou d’ouvriers. L’influence du milieu social apparaît très tôt dans la vie : 17 % des enfants de 6 ans scolarisés en ZEP (zone d’éducation prioritaire) ont un surpoids, contre 13 % de ceux scolarisés hors ZEP. L’explication est liée à l’alimentation : dans les ménages à revenus modestes, on mange davantage de féculents et produits sucrés que dans les milieux aisés qui privilégient les fruits et légumes.


Ecrit le 7 janvier 2004 :

 Fatigue, anxiété

Une étude menée en 2001 par La Mutuelle des Etudiants révèle que seuls 18 % d’entre eux déclarent n’avoir aucun problème de santé. Les principaux maux évoqués sont la fatigue (ressentie par 74 % d’entre eux) et l’anxiété (55,4 % en général, 65 % chez les filles). A noter que 8,6 % des étudiants prennent des calmants et 6,9 % prennent des stimulants. Mais seulement 1,9 % ont recours à un psychothérapeute.

En ce qui concerne les consultations de spécialistes, l’origine sociale crée des inégalités dans l’accès aux soins. « Seulement 52,4 % des étudiants dont les parents ont des revenus inférieurs à 1200 € par mois consultent un spécialiste alors qu’ils sont 66,4 % lorsque les parents disposent de plus de 2300 € par mois. ».

Le dentiste est le plus consulté : 26 % des étudiants mais l’étude juge ce taux « catastrophique » et demande « une vraie réflexion sur la prise en charge et la prévention dentaire » surtout lorsqu’on sait qu’un mauvais état dentaire peut avoir des répercussions importantes. Par exemple, avant une prothèse de la hanche, il est demandé la vérification, par un dentiste, de l’absence d’infection dentaire !

Le taux de couverture par une complémentaire santé dépend aussi du niveau social des familles : 92,6 % des étudiants déclarent en avoir une, mais seulement 84 % chez ceux issus de famille modeste. Or l’absence de mutuelle réduit l’accès aux médecins.

Les étudiants les moins aisés sont donc les moins bien soignés.


Ecrit le 17 mars 2004 :

 MST et chasteté

Les appels à la chasteté lancés aux adolescents américains, comme principal moyen de lutte contre les maladies sexuellement transmissibles (MST), semblent loin d’avoir l’efficacité voulue, selon une étude publiée le 10 mars 2004.

La plupart des adolescents qui s’engagent à ne pas avoir d’activité sexuelle avant le mariage non seulement ne respectent pas cet engagement, mais en plus ont un taux d’infection par MST sensiblement égal à celui des autres jeunes.

Sur les 12.000 adolescents étudiés sur huit ans, 88 % de ceux qui s’étaient engagés à la chasteté ont révélé qu’ils avaient eu des rapports sexuels avant le mariage, relève le principal auteur de l’étude, Peter Bearman, président de la faculté de sociologie à l’Université Columbia.

En revanche l’âge des premiers rapports sexuels, pour les adolescents ayant fait vœu de chasteté, est repoussé de 18 mois en moyenne par rapport aux autres, et leur nombre de partenaires est également inférieur.

Toutefois, parce que les adolescents ayant fait voeu de chasteté n’utilisent généralement pas de contraceptif lors des premiers rapports, le risque de MST ou de grossesse non désirée est équivalent à ce qu’il est pour les autres adolescents.« Dans le contexte américain, l’information exclusivement axée sur l’abstinence crée une situation où personne n’a d’information correcte sur la façon saine d’avoir des partenaires sexuels », commente M. Bearman

Quelque 20 millions de MST sont diagnostiquées chaque année aux Etats-Unis, dont 50 % chez des jeunes âgés de 15 à 24 ans, qui ne représentent pourtant que 25 % de la population sexuellement active.


Ecrit le 23 juin 2004 :

 Jeunes : la précarité alimentaire

Les étudiants et les jeunes travailleurs disposent de ressources financières limitées, sont souvent « fauchés » et doivent faire appel à des aides (appui parental, bourses et allocations, « petits boulots »)

Les étudiants pauvres

La démocratisation des études supé-rieures s’accompagne d’un phénomène encore peu connu : la grande pauvreté dans le milieu étudiant. Un peu partout en France, les structures sociales universitaires réfléchissent à de nouveaux modes d’action, jusqu’à l’idée de créer des banques alimentaires dédiées aux étudiants. Une étude récente a fait le point sur les attitudes et comportements des étudiants et un état des lieux des situations de précarité.

_ Cette étude a été faite
sur une population étudiante.
Elle a de grandes analogies avec les attitudes et comportements
des jeunes travailleurs.
Il ne faudrait pas croire en effet
que les apprentis
et les jeunes SMICards s’alimentent mieux
(quand ils ont payé leur piaule) alors qu’ils ont un avenir ... radieux ... d’ouvriers spécialisés ... eux !

Selon Nicole Bordaberry, assistante sociale au CROUS (Centre Régional des œuvres universitaires sociales) le premier poste du budget d’un étudiant est ... le téléphone portable. Viennent ensuite le logement puis l’alimentation.

« L’alimentation des étudiants présente deux traits principaux », commente Claude Grignon, président du Comité Scientifique de l’Observatoire de la Vie Étudiante : « la prépondérance de l’alimentation domestique et, pour les repas pris à l’extérieur, le poids des contraintes liées aux études et au travail, qui l’emportent de beaucoup sur les loisirs. » A midi, la majorité des repas pris hors domicile le sont dans des restaurants liés aux études ou au travail.

Autre remarque de Claude Grignon : « l’alimentation des étudiants ne correspond nullement aux lieux communs sur l’alimentation de la jeunesse et de l’avenir ; [elle est] loin de rompre avec les habitudes alimentaires des générations précédentes ».

Si beaucoup d’étudiants prennent, le soir, leur repas chez eux, une constatation s’impose : la génération des 18-25 ans sait « assez mal cuisiner » alors qu’ils vivent parfois seuls pour la première fois. Équilibre alimentaire, variété des plats et des aliments, consommation de produits frais, gestion de l’approvisionnement... ne seraient pas le fort des étudiants.

Le grignotage joue également un rôle néfaste, précise l’étude sur le comportement alimentaire des 16-30 ans. Les aliments les plus consommés lors des grignotages sont les barres au chocolat, les chips, les gâteaux et viennoiseries et les boissons sucrées et sodas. En outre, de nombreux jeunes précaires déclarent fréquemment remplacer le repas du soir par du grignotage. Ces aliments de grignotage généralement peu coûteux mais presque toujours trop gras ou sucrés et pauvres en vitamines....

Les facteurs de perturbation ou de déséquilibre des régimes alimentaires sont en réalité nombreux chez les jeunes adultes. Selon une directrice de restaurant universitaire alsacien, le « danger » ne viendrait pas principalement des fast-foods mais des « discounters », grandes surfaces à prix très bas, où une grande part des étudiants achète des produits peu chers trop gras et sucrés. On y trouve en effet peu de fruits et légumes et les produits laitiers y sont rarement mis en valeur.

La solitude : facteur aggravant

La solitude est un élément clé du déséquilibre alimentaire. Rupture familiale, stress, problèmes liés à l’adolescence, aux choix à effectuer ou souci de rester minces chez certaines jeunes filles... autant de problèmes qui se répercutent sur les comportements alimentaires.

Pour la majorité des étudiants le problème ne serait pas d’ordre quantitatif mais qualitatif. Les étudiants, qui « sautent » le premier repas de la journée, ont en réalité tendance à manger gras et à négliger les produits frais, particulièrement les laitages.

Enfin, la multiplication des cours entre 12h et 14h (pour compresser la journée et quitter l’université plus tôt) conduit de nombreux étudiants à négliger le déjeuner, « expédié » avec un sandwich ou un snack. Malheureusement « le repas du soir ne compense pas toujours les déséquilibres de la journée car si les étudiants se nourrissent volontiers de pâtes et de riz pour le dîner, fruits et laitages sont trop rarement au menu. »

La précarité étudiante : état des lieux.
Des situations de détresse peu connues

« Même s’il est difficile d’établir des statistiques, nous savons que de plus en plus d’étudiants vivent dans des conditions de vie précaires, » estime Christophe Pulci, de l’association toulousaine « Solidarité étudiante ».

Selon Nicole Bordaberry, assistante sociale à Bordeaux, la grande pauvreté en milieu étudiant est un phénomène encore ignoré. « neuf étudiants sur dix vivent dans des conditions financières bonnes ou acceptables, généralement grâce à l’appui de leurs parents. Mais pour les autres, les conditions de vie sont terriblement précaires. On peut même affirmer que certains vivent sous le seuil vital ! »

La détresse sociale d’un certain nombre d’étudiants et leur sous-alimentation chronique peuvent avoir, à terme des conséquences pour leur santé : carences en certains nutriments (vitamines, calcium...) apports énergétiques insuffisants, déséquilibres...

Épicerie solidaire

Pour faire face à cette situation, les services sociaux du rectorat de Bordeaux travaillent à la création d’une « épicerie solidaire » dédiée aux étudiants - une première en France -. L’objectif est d’ouvrir une banque alimentaire avec une démarche pédagogique pour « contourner la honte des étudiants nécessiteux. Nous leur vendrons à des coûts dérisoires des aliments de base, ce qui sera beaucoup moins humiliant pour eux. »

Et maintenant, faisons preuve de pédagogie !

Exemple de menu équilibré et peu cher

– 1 sachet individuel de soupe aux champignons
– 200 g d’haricots vert (en conserve)
– 2 œufs durs
– 1 part de fromage
– 1 morceau de pain
– 1 poire
Durée de préparation : 10 mn
Coût : 2 euros

Exemple de journée équilibrée

Petit-déjeuner :

– 1/2 pamplemousse ou 1 autre fruit
– 1 bol de céréales
ou 1 tartine de pain beurré
– 1 bol de café, thé ou tisane ou du lait

Déjeuner :

– 100 g d’endives en salade
– 100 g de steak haché
– 200 g de petits pois carottes
– 1 morceau de pain
– 1 part de fromage
– 1 fruit

Dîner :

– 125 g de carottes
– Omelette : 2 œufs
– 200 g de salsifis
– 1 morceau de pain
– 1 yaourt
– 1 fruit

eau à volonté

(1) « Les étudiants en difficultés - précarité, pauvreté » Rapport au Ministre de la Jeunesse, de l’Éducation Nationale et de la Recherche, 2003, disponible sur le site www.ove-national.education.fr.

(2) « Grignotage et surpoids : quels liens avec la précarité ? », enquête menée dans les centres d’examens de santé


Ecrit le 1er février 2006 :

 Drogues : Les ados des beaux quartiers

D’après LE FIGARO « A Paris, les ados chics boivent et fument en grande quantité ». Le journal revient sur le constat de l’OFDT (Observatoire français des drogues et des toxicomanies) selon lequel « les adolescents des quartiers chics seraient de plus grands consommateurs d’alcool et de drogues que leurs copains des quartiers populaires », et précise que « cette analyse semble aller à l’encontre d’un certain nombre d’idées reçues ».

Evoquant le fort clivage entre les quartiers populaires de Paris, et les quartiers « chics » le journal relève que « contre toute attente les usages réguliers de substances psychoactives (...) sont plus répandus dans les beaux quartiers ».

Pour François Beck de l’OFDT, les ados moins favorisés « veulent échapper au cliché de la drogue qui leur colle à la peau ». Le Figaro cite par ailleurs le point de vue de William, père d’un élève du lycée Victor Duruy « dans le très huppé VIIe », qui assure « tous ces enfants de la rive gauche (...) sont tous des enfants de divorcés dont les parents souvent absents, sont de surcroît pétés de tunes. Total : ils les laissent sans surveillance. Moi le premier » et il explique ces comportements par « la volonté de mimétisme avec les adultes ». « Je les vois faire » dit-il « « Ils vont aux Bains, alignent les bouteilles de champagne, font défiler les pétards et le reste... ».

La directrice du « prestigieux lycée Notre-Dame-des- Oiseaux » dans le 16e , affirme pour sa part que « relevant du domaine privé, ces usages ne peuvent être réprimés qu’en cas d’absentéisme, de comportements violents en classe ou d’incidence sur les notes » et elle souligne « si cela arrive, cela reste marginal et cela se règle en tête à tête avec les parents ».

Ainsi il est évident qu’un jeune « huppé » qui fume un joint est seulement en situation d’expérimentation sans conséquence, tandis qu’un jeune défavorisé, dans la même situation, est sûrement de la graine de délinquance. Deux poids, deux mesures


Ecrit le 24 mai 2006

 Alcool, tabac, cannabis en Loire-Atlantique

Une enquête vient d’être rendue publique en Loire-Atlantique, portant sur 1045 jeunes de 12 à 25 ans, et concernant uniquement tabac, alcool et drogues illicites. Source : http://www.sante-pays-de-la-loire.com/OBSERVATION/BSJ/2005BSJlacondadic.pdf

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Raisons de cette étude :

  • 1) étude des comportements car « - ces conduites constituent parfois des signes d’alerte voire des symptômes qu’il importe de prendre en compte »
  • 2) influence sur l’avenir « car les habitudes de consommation prises à cet âge sont susceptibles d’entraîner une dépendance et donc une con-sommation durable de produits, pour certains fortement cancérigènes »

Alcool

Comme on peut s’y attendre la consommation d’alcool croît avec l’âge. La consommation d’alcool, dans les 7 jours précédant l’enquête, concerne :

	 8 % des 12-14 ans
	28 % des 15-17 ans
	54 % des 18-25 ans
Les garçons plus fréquemment que les filles

Les 15-19 ans consomment de la bière et des alcools forts mais peu de vin.

Les 20-25 ans consomment, à peu près à égalité, du vin, de la bière et des alcools.

Les nouvelles boissons alcoolisées, aromatisées et sucrées (prémix, alcopop) sont consommées par 22 % des 15-17 ans et 26 % des 18-25 ans).

Chez les jeunes la consommation d’alcool se concentre les vendredis-samedis-dimanche, et surtout le samedi :

30 % des garçons 
et 17 % des filles déclarent avoir bu 
six verres d’alcool ou plus. 
Il y en a même 13 % qui ont dépassé les 9 verres.

36 % des 15-25 ans, qui ont connu l’ivresse au cours des douze derniers mois, déclarent qu’il leur arrive de boire et de ne plus se souvenir de ce qu’ils ont pu dire ou faire.

Jusqu’à l’ivresse

Le sentiment d’ivresse est une notion assez vague, variable selon les personnes. A 17 ans, 54 % des garçons et des filles déclarent avoir déjà été ivres.

18 % des 17-25 ans déclarent au moins 10 ivresses dans l’année passée.

Avertissement

« L’abus d’alcool est dangereux pour la santé » : 97 % des jeunes 12-25 ans le savent mais la notion reste floue. On considère généralement que 3 verres par jour est le maximum pour un homme, s’il ne veut pas mettre sa santé en danger. Eh bien il y a encore le tiers des jeunes qui pensent qu’on peut aller sans danger jusqu’à 4, 5 ou davantage de verres par jour.

Globalement les jeunes de Loire-Atlantique consomment plus que la moyenne française, et connaissent plus d’ivresses : 35 % des garçons du département connaissent des ivresses répétées (contre 21 % en France).

Tabac

A 14 ans, 42 % des garçons et 39 % des filles déclarent avoir déjà fumé. Entre 18 et 25 ans, un jeune sur trois fume quotidiennement, là encore plus les garçons que les filles.

Vers 23-25 ans, il y a 41 % de fumeurs quotidiens qui fument entre 11 et 20 cigarettes par jour. La dépendance tabagique est liée à la précocité de l’âge de la première cigarette. Les jeunes fumeurs reconnaissent qu’ils sont dépen-dants du tabac comme d’une drogue et 59 % d’entre eux souhaitent arrêter de fumer : le prix des cigarettes et la peur pour la santé sont les principales motivations.

70 % des jeunes de 15-25 ans se déclarent gênés par la fumée des autres.

Pour eux, les bars, cafés et lieux publics couverts (gares, Poste) sont les lieux où les non-fumeurs sont les moins respectés.
Cannabis

La pratique de la drogue est très largement répandue : 11 % des 12-14 ans déclarent qu’on leur a déjà proposé du cannabis (haschisch, marijuana, herbe, joint ou shit) .

La proportion atteint 69 % à 17 ans et 83 % à 20 ans.....

62 % des garçons de 18-25 ans et
48 % des filles l’ont déjà expérimenté. La proportion d’usagers répétés est de 18 % dans cette tranche d’âge, les garçons étant deux fois plus nombreux que les filles à déclarer une consommation régulière.

 Mais pourquoi ?

Chez les usagers réguliers la dimension festive est dominante (détente, envie de rigoler, convivialité) sans qu’on sache très bien si l’aspect « détente » ne recouvre pas une composante anxio-lytique (oublier les problèmes, soulager l’angoisse, dormir).

La conduite d’un véhicule, après consommation de cannabis, est une pratique courante.

D’où vient ce cannabis ? Majoritairement les jeunes en achètent, mais certains déclarent qu’on leur en offre ... ou qu’ils le cultivent eux-mêmes !

... et autres

Chez les 18-25 ans, 41 % des jeunes se sont vu proposer une autre drogue (ecsta-sy, poppers, champignons hallucinogènes, cocaïne, etc) et 15 % les ont essayées.

La polyconsommation est fréquente : chez les 18-25 ans, 26 % des jeunes consomment, de façon régulière, au moins deux substances psychoactives.

Famille

La fréquence des conduites addictives varie avec le contexte familial.

Les 15-19 ans qui vivent avec leurs deux parents déclarent le tabagisme et l’usage du cannabis moins souvent que ceux qui sont issus d’une famille monoparentale.

Lorsque le chef de famille est ouvrier, employé ou agriculteur, les 15-19 ans déclarent une consom-mation d’alcool et des ivresses répétées, moins souvent que lorsqu’il est cadre, ou de profession intellectuelle supérieure.

Les élèves des lycées généraux ou techniques déclarent moins souvent que ceux des lycées professionnels

Et alors ?

Cette étude statistique étant connue, il reste à savoir ce que l’on peut faire pour résoudre ce mal-être des jeunes qui les pousse vers les drogues et tous les produits qui leur permettent de se dépasser, d’expérimenter une vie autre, une vie d’aventure...

Et à Châteaubriant ?

Selon l’étude parue en avril 2005, sur la santé dans la région de Châteaubriant, les pathologies directement liées à l’alcool, ou à l’association alcool-tabac, constituent une cause de mortalité importante.

Dans le territoire de santé de Châteaubriant, elles sont responsables de 14 % des décès survenus entre 25 et 44 ans, et de 21 % des décès entre 45 et 64 ans.

Globalement, tous âges confondus, la mortalité par cirrhose du foie est 59 % supérieure à la moyenne nationale, mettant Châteaubriant en tête des territoires de santé des pays de Loire.

Il y a des « premières places » dont on se passerait bien.

Source

Quelques références :

Santé des jeunes :

http://www.craes-crips.org

et plus particulièrement :

http://www.craes-crips.org/frame.asp?page=publications/2004/publications-04.htm

fil santé jeunes

Cannabis et autres drogues

Accès santé jeunes, complémentaire santé

Parents s’abstenir : tasante.com est un site qui s’adresse exclusivement aux adolescents. On s’y préoccupe de leur santé, dans un langage direct et sans tabous au travers de sujets de santé qui les préoccupent : puberté, sexe, drogues, bien-être... Le contenu de ce site de Skyrock est rédigé par des professionnels, en partenariat avec Sida Info Service.


 Contraception : info-jeunes

Les moyens de contraception

Développé par les fédérations belges de centres de planning familial, le site internet Loveattitude propose aux jeunes une vidéo et une fiche d’information sur les différents moyens de contraception existants.

http://www.loveattitude.be/cms/dossiercontraception.php