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Les grandes épidémies : poulets terroristes, moustiques

encéphalopathie spongiforme
La grippe du poulet
Hépatites - Le scadale du vaccin
Grippe aviaire
Le chikungunya
Qu’est-ce qu’on mange ?
Le moustique a goût de boudin
Vaccination au sommet
L’hygiène pour éviter les maladies nosocomiales

 Les grandes épidémies


Ecrit le 6 septembre 2000

Nous sommes désolés de vous inquiéter mais ....les vaches folles vacillant sur leurs pattes ne sont peut-être pas les seuls animaux vecteurs de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) : des moutons, des cochons ou des volailles pourraient être porteurs de cette maladie et la transmettre à l’homme sans être malades eux-mêmes.

Pas malades mais tueurs

Une équipe de chercheurs anglais, dirigée par John Collinge, a infecté des souris avec une maladie proche de l’ESB. Théoriquement, la souris a une réponse immunitaire face à cette maladie. En effet, les rongeurs n’ont pas développé les symptômes de la maladie mais les chercheurs ont quand même trouvé des niveaux élevés de prions dans leur cerveau. La maladie a donc franchi la barrière des espèces. Des cellules prélevées chez ces rongeurs et implantées chez d’autres souris ou d’autres hamsters se sont révélées mortelles. Ainsi des animaux non malades se sont révélés tueurs pour d’autres

Les chercheurs craignent donc que l’ESB puisse être transmise à d’autres animaux d’élevage qui risqueraient ensuite de contaminer l’homme. Ils se demandent même si certaines personnes ne sont pas des ’’porteurs sains’’ du nouveau virus « mutant » de la maladie de Creutzfeldt Jacob, qu’ils pourraient transmettre lors d’opération chirurgicale ou dentaire, par exemple. Les résultats de ces recherches, publiés dans les Proceedings of the National Academy of Sciences, pourraient modifier les mesures de sécurité prises en Grande-Bretagne pour limiter les risques d’épidémie. La France n’a pas encore pris ces précautions

La grippe du poulet

Le livre « Le transgénique » du Dr Bernard Herzog, s’inquiète : « le retour des grandes épidémies est-il pour demain ? » et rappelle que nous avons récemment connu, dans certaines villes d’Asie, une épidémie de grippe très particulière touchant la volaille. Nous en avons été aussitôt informés par la télévision qui a montré, par des images guère affriolantes, que des mesures énergiques étaient prises : quelques millions de volatiles ont été abattus.

Oui mais, on n’a pas abattu les gens qui ont été contaminés par cette grippe du poulet ! « Les gens qui ont mangé ces volatiles ont ingéré des germes qui ont infecté leur tube digestif. Et ils ont déféqué. Ils ont pris des antibiotiques sur les conseils de leur médecin, mais prendre des antibiotiques n’est pas anodin : l’antibiothérapie a fait muter ce virus, comme tous les autres germes, et cette agression grippale s’est retrouvée dans les déjections sous une forme cachée. Où vont les matières fécales ? Dans la terre pour l’engraisser, (dans certains pays encore) ou dans les égouts et systèmes d’épuration. Donc la bactérie, qui a été agressée, va se transporter dans un lieu différent, un milieu différent, et ensuite on va la remettre gentiment dans le monde végétal. Elle va donc se propager dans une nouvelle terre qui va nourrir les plantes semées. Qui mangera ensuite les végétaux ? Nos poules, nos ovins, notre bétail. Et l’homme en dernier ressort »

Ou bien les eaux infectées sont purifiées par le chlore ou ceci ou cela, et sont ensuite rejetées dans le monde aquatique ; elles vont transporter ces germes mutants (relire à ce sujet La Mée du 28 juin 2000, sur les tritons transexuels) et les poissons vont récupérer ces belles choses, les ingérer. C’est ainsi que le germe mutant renaîtra sous forme d’une nouvelle épidémie qu’on dénommera d’un nouveau nom de virus .

Dans le livre pré-cité, le Dr Bernard Herzog s’inquiète de la recrudescence de la tuberculose dans le monde et en particulier en Russie. La Russie c’est loin « mais savez-vous qu’une épidémie peut avancer de 1000 km par semaine ou effectuer des bonds de plusieurs milliers de kilomètres avec les voyageurs qui y vont et en reviennent ».

Retour en force

De même se développe l’hépatite C (170 millions de personnes infectées dans le monde) et l’hépatite B (15 millions). Contre celle-ci, il existe un vaccin qui a pour effet d’améliorer l’épidémie, ... en engendrant des séquelles importantes (sclérose en plaques, diabète, lupus), sur certains sujets sensibles.

Nous rencontrons maintenant de nouvelles méningites qui se développent au travers de la France mais aussi en Europe, devenant de plus en plus virulentes. Dans le continent africain naissent des épidémies très importantes qui restent à l’état endémique, de type « Ebola » par exemple. Chaque fois elles tuent plusieurs milliers de sujets, voire quelques millions, mais on n’en parle guère car il ne faut surtout pas effrayer les populations.

Trop d’antibiotiques
annihilent les antibiotiques

Car les protections sanitaires se raréfient. Les médecins d’une trentaine de pays se sont réunis au Danemark en septembre 98 pour instaurer un système de surveillance des bactéries mutantes par résistance aux antibiotiques. « En 1942, la pénicilline était inefficace contre 15 % des souches de staphylocoques ; aujourd’hui elle est inefficace à 80 % voire 95 % dans les hôpitaux » dit le Dr Herzog qui affirme qu’il en est de même de la salmonellose,en raison de la distribution massive d’antibiotiques dans les aliments des animaux d’élevage.

« Depuis 1960, aucune nouvelle classe d’antibiotiques n’a été découverte. On s’aperçoit maintenant que le monde des antibiotiques n’a plus d’effets sur certaines souches mutantes et pour cause : on s’en sert comme un outil industriel de croissance dans le monde de la volaille, du bétail, comme un outil de croissance dans le monde aquatique, et chacun d’entre nous mange à son insu des doses d’antibiotiques très importantes de façon quotidienne. » Et le livre poursuit de façon inquiétante : « ces doses industrielles massives d’antibiotiques répandues ainsi dans la nourriture et dans les espèces animales comestibles, ont induit des foules de germes mutants que nous ne pourrons plus contrôler »

Dénonçant la nourriture aseptisée actuelle, les cultures artificielles sans saveur et sans vitamines, les aliments soumis aux radiations ionisantes ou bourrés de produits chimiques, les veaux clonés et en général toute l’alimentation industrielle, et notamment les OGM (organismes génétiquement modifiés) l’auteur plaide pour une nourriture saine : « On doit être capable de manger un peu de tout sans excès, de manger des choses saines issues du milieu qui nous entoure, c’est-à-dire d’un terroir qui a été cultivé avec amour, traité avec discernement et respecté comme il se doit » (...) « Si nous mangeons du n’importe quoi, et n’importe comment, avec des cuissons aberrantes, sans respecter les cycles physiologiques de notre organisme, nous allons affaiblir sans cesse le système immunitaire qui nous constitue ».

... Porte ouverte à la multiplication d’épidémies de toutes sortes qui sonneront peut-être, non pas la fin du monde, mais la fin de l’espèce humaine et peut-être l’avènement d’une espèce différente, ...mutante ....


Source : « Le transgénique », les premiers signes d’une catastrophe, par le Dr Bernard Herzog - Editions du CRAM

Vient de paraître :

Dans Sciences et avenir de septembre 2000 :

– Vache folle : le début de l’épidémie. Les prévisions sont de plus en plus inquiétantes
– Affaire Grégory : la preuve par l’ADN. Les nouvelles armes de la science contre le crime parfait. Sur les timbres, la salive des corbeaux
– Antennes-relais téléphone : 100 000 Français très exposés. La pollution électromagnétiques ne sont pas négligeables et produisent un échauffement des tissus à l’intérieur de la tête. Actuellement on ne peut pas garantir la sécurité des utilisateurs de téléphones mobiles.
– Ordinateur vivant : 10 neurones pour piloter une voiture. On peut combiner des neurones de sangsues ou d’escargot avec des transistors
– Sous-marin russe : le sauvetage impossible
– Groenland : les glaces fondent au rythme de 51 km2 par an


Ecrit le 3 novembre 2005 :

  Du calme !

Cessons de faire l’amalgame entre un problème de santé animale, bien réel, et la menace d’une future pandémie humaine. Pour le moment, le virus de la grippe aviaire ne s’est pas adapté à l’homme. Il y a des précautions à prendre, mais sans créer la panique ! Sur une période de deux ans, la grippe aviaire a causé moins de 70 décès parmi les 2 milliards d’habitants des zones touchées, tandis que l’encéphalite japonaise, appelée aussi « peste de l’Orient », transmise par un moustique, a fait plus de 1000 morts en Inde depuis la fin juillet. ... .... En même temps, 1750 enfants meurent, par jour, du virus du Sida.

La grippe aviaire, on n’entend plus parler que de cela. Sans doute à tort et de façon prématurée. Trois Réunionnais, disait-on, en étaient atteints.

Les médias ont largement véhiculé l’information ... mais n’ont plus rien dit quand les tests se sont révélés négatifs. En Allemagne, 22 canards et oies cendrés sont morts ... victimes d’un raticide et non du virus !!


Ecrit le 1er mars 2006 :

 Grippe aviaire : raison garder

La Confédération Paysanne a interpellé le Préfet de Loire-Atlantique pour lui demander :
– “d’organiser dans les plus brefs délais une rencontre de l’ensemble des représentants de la filière avicole, pour envisager dans la sérénité la conduite à tenir face aux conséquences pour les éleveurs du renforcement des mesures de protection vis à vis de l’influenza aviaire,
– de surseoir à la mise en œuvre de la vaccination préventive des oies et des canards d’élevage, et de tout mettre en œuvre pour trouver des solutions alternatives à cette vaccination, qui risque de pénaliser des éleveurs déjà fragilisés par une grave crise économique”.

En fait cette vaccination ne concerne en Loire-Atlantique que 112 communes (sur 221), et seulement cinq eélevages n’ayant pas encore trouvé de solution pour confiner leurs animaux.

Pour Patrick Baron, Président de la Confédération Paysanne, « le ministre a pris, en novembre 2005, la décision de confiner les oiseaux, alors même qu’il n’y avait aucun risque de grippe aviaire. Alors maintenant il est obligé de prendre une décision plus forte : la vaccination. Mais celle-ci est une aberration sanitaire et économique.
– Sanitaire car il ne sert à rien de faire une vaccination diffuse et morcelée.
– Economique car un seul oiseau vacciné suffira à jeter le discrédit sur toute la filière : les consommateurs n’en voudront plus, ni en France, ni à l’étranger.

 Questions sur un vaccin

Selon Euronews du 21 février 2006, le seul vaccin disponible est celui du virus H5N2, moins pathogène que le N1. Et, selon Francis Vercammen, vétérinaire :
« Sans analyse de sang, on ne peut pas déterminer si les animaux seront protégés ou pas. Par conséquent, on doit pratiquer une analyse de sang sur ces animaux, et encore une autre, après une seconde vaccination. Alors seulement on pourra dire dans quelle mesure ces animaux ont développé des anti-corps. »

L’UE a lancé le projet AVIFLU. Pour « évaluer l’efficacité et le niveau de protection des oiseaux vis-à-vis des maladies » et aussi pour « déterminer le degré de contamination véhiculée par les animaux vaccinés ».

En effet il est tout-à-fait possible que des oiseaux vaccinés soient encore porteurs du virus ! (de même que des humains, vaccinés contre la grippe, peuvent faire une grippe et contaminer leur famille !)

Rien qu’en France, premier exportateur de l’Union Européenne, on élève 700 millions de volailles par an. Y aura-t-il assez de doses pour vacciner tant d’animaux, sachant que chacun aura besoin de deux doses, autre question sans réponse.

En Loire-Atlantique les éleveurs ont décidé de ne pas vacciner les oies et canards.

Le 25 février, on a appris qu’un élevage de dindes de Versailleux était touché par la grippe aviaire : 400 bêtes sont mortes de maladie. Les autres ont été euthanasiées et « détruites » et les bâtiments désinfectés. L’élevage de Versailleux était pourtant un élevage industriel confiné, a priori sans contact avec l’extérieur.

Première conséquence internationale de la grippe aviaire en France, le Japon a suspendu toutes ses importations de volailles françaises, qu’elles soient sous forme de viande, de foie gras ou d’abats,

La grippe aviaire a entraîné la mort ou l’abattage de quelque 200 millions de volatiles dans le monde. Le virus se transmet parfois de l’animal à l’homme mais plus rarement : il a infecté 170 personnes dans sept pays d’Asie et du Moyen-Orient depuis sa réapparition en 2003, dont 92 sont mortes, selon les chiffres de l’Organisation mondiale de la Santé.

 Et alors ?

Une-Eliby-Grippe-aviaire

Qu’on prenne des précautions, c’est normal. Mais que « le poulet tourne au vinaigre », faut pas exagérer !

La grippe « ordinaire » touche 2 à 7 millions de personnes chaque hiver en France. La grippe de 1968 a provoqué 18 000 décès en France.... Et la canicule de 2003 a fait 15 000 morts en France. La grippe aviaire, risque potentiel mais non avéré, est très très loin de ces chiffres.

 Il existe en revanche des risques bien réels contre lesquels il est fait très peu de choses :

Chiffres qui concernent la France, par an :

– L’alcool : 45 à 50 000 décès directs
– Le tabac : 66 000 décès directs
et 3000 décès par tabagisme passif
– L’amiante : 3000 actuellement avec
100 000 prévus d’ici 2020.
– L’hypertension artérielle (due à une sur-consommation de sel) : 25 000 décès, oui, par an. Mais les industries agro-alimentaires ne veulent pas réduire la proportion dans les aliments.
– Les maladies nosocomiales : 7 à 10 000
– L’obésité : 55 000 décès, par an
– Le cancer : 150 000 décès par an
– Les accidents domestiques : 12 000

Tout ceci permet de relativiser le risque de mortalité humaine par grippe aviaire. Le SIDA, la tuberculose et la malnutrition tuent beaucoup plus massivement dans le monde !

Quant au « moustique » de l’Ile de la Réunion, il a touché 130 000 personnes et fait 77 morts directs ou indirects et il prolifère en France ... entre Nice et Menton !

Info sur le virus Chikungunya


Ecrit le 8 mars 2006 :

 De la myxomatose à la grippe aviaire

Autrefois vous avez délaissé le lapin parce que ... myxomatose.

Et puis vous avez cessé de manger de la viande bovine. Parce que ... la vache folle ... et le prix.

Pour le porc, il a été question de peste porcine.

Le poulet maintenant ... grippe aviaire.

Que reste-t-il ? ah oui, le mouton ! sauf que, le 26 février, le ministre de l’agriculture a saisi le laboratoire de référence de l’Union européenne, pour faire analyser des prélèvements obtenus sur deux moutons atteints en France d’une encéphalopathie spongiforme transmissible (EST).

Transmissible et bizarre, différente de ce qu’on appelle communément « la tremblante ». Les premières analyses nécessiteront un délai de plusieurs jours et des résultats définitifs pourront être obtenus au bout ... d’une année ... de tests biologiques".

Qu’est-ce qu’on mange, demain ?

Du poisson peut-être ? Des scientifiques s’inquiètent de ce qu’ils trouvent dans les eaux du fleuve Potomac (USA, région de Philadelphie) : les mâles du « smallbouth bass » (achigan à petite bouche) portent du sperme (c’est normal) et des œufs !

Sont-ils victimes d’une forme nouvellement identifiée de pollution : traces de produits pharmaceutiques et d’autres produits chimiques véhiculés par l’eau d’évacuation des toilettes ou par les déjections animales ?

Jusque récemment, ces polluants avaient été pratiquement indétectables parce que les concentrations en sont faibles. Mais de nouveaux instruments peuvent maintenant les repérer.

Faut-il s’inquiéter ? Quand on sait que la terre va manquer des femmes, on peut penser que les hommes, un jour, feront eux-mêmes la fécondation et les enfants. Reste à savoir s’il s’agira des mêmes hommes que maintenant ....

Pas un chat dehors

Un chat est mort de la grippe du poulet, dans une île allemande, on l’a appris le 28 février. Et hop, les autorités françaises, au nom du principe de précaution, ont demandé le lendemain aux propriétaires de chats de la région de la Dombes, [où des volailles et des oiseaux sauvages sont morts du virus H5N1 de la grippe aviaire], de ne pas laisser leurs félins domestiques se promener à l’extérieur.

La peste soit des porcs

Une maladie qui tue des centaines de porcs se manifeste au Québec et aussi en Ontario inquiète les ministres canadien et québécois de l’Agriculture. Le syndrome de dépérissement post-sevrage (Sdps) connu en France sous l’appellation Map (maladie d’amaigrissement du porcelet) a provoqué la baisse de 6 % de la production de porcs au Canada : 200 000 porcs en 2005.

30% des 4.000 producteurs au Québec sont radicalement touchés par la crise et risquent de ne pas passer au travers

Début février 2006, l’Allemagne a abattu des cochons provenant de cinq fermes pour pratiquer des examens sur leur viande et des centaines d’élevages, aux Pays-Bas et en Belgique, ont été mis en quarantaine après la découverte de niveaux alarmants de dioxine dans des aliments pour animaux.

En 2004 déjà, en Europe, de la dioxine, substance chimique cancérigène souvent utilisée dans la production industrielle, avait été retrouvée dans de la nourriture pour animaux à base de patates, aux Pays-Bas.

C’est vache !

Un premier cas de la maladie de Creutzfeldt-Jacob a été révéké le 2 mars à l’Hôpital Sainte-Croix de Drummondville (Québec). La personne atteinte est actuellement en phase terminale. Il s’agit de la forme humaine de l’encéphalite spongiforme bovine (ESB) appelée encore « maladie de la vache folle »

L’Union Européenne a annoncé, vendredi 3 mars 2006, un premier cas de vache folle en Suède (maladie ESB)

Un cas d’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB, maladie de la vache folle) a été découvert dans l’est des Pays-Bas, sur une vache de 8 ans, a annoncé le ministère de l’Agriculture, le 3 mars. Il s’agit du 2e cas enregistré aux Pays-Bas en 2006

Au Maroc la tuberculose frappe les bovins et cette maladie est transmissible à l’homme.

Il serait temps de construire une arche de Noë.


8 mars 2006 : Lu dans « Brave Patrie »

 Villepin : on peut manger du moustique sans risque à la Réunion

En visite dans l’île de la Réunion où sévit depuis plusieurs mois une épidémie au nom imprononçable, notre premier ministre a tenu à faire cesser la psychose actuelle concernant l’éventualité d’une contamination massive des braves patriotes insulaires par cette maladie inconnue.
Participant à un barbecue campagnard dans le Cirque de Mataf, Dominique de Villepin a profité de la présence de nombreux journalistes pour déguster ostensiblement quelques morceaux de moustiques proposés par les autochtones, avant de déclarer : « La consommation de moustiques peut se faire sans danger, dès lors que leur viande est bien cuite, à plus de 70°C ».

Une manière habile de faire taire les inquiétudes qui ont eu pour effet direct une baisse de près de 35 % de l’achat de moustiques dans l’île, et de réconforter les petits producteurs victimes depuis plusieurs mois d’une désaffection des consommateurs pour toute la filière « insectes » de manière générale.

Interrogé par les journalistes, notre premier ministre aurait par ailleurs avoué avoir une préférence pour les moustiques gorgés de sang ce « qui, à la cuisson, leur donne un petit goût de boudin que les amateurs peuvent éventuellement accompagner de pommes cuites à la poêle, et d’une bonne purée à l’ancienne ». De biens judicieux conseils, que ne manqueront pas de mettre en œuvre les Réunionnais désormais rassurés.

Source : http://bravepatrie.com/


Ecrit le 8 mars 2006 :

 Prévention de haut niveau

Eglise St Nic
Vaccination au sommet

C’est en pleine crise de la grippe aviaire, et pour prévenir toute contamination, que la mairie de Châteaubriant a entrepris en urgence sur le nettoyage du Clocher de l’église St Nicolas : une grue s’est élevée jusqu’au sommet, là on stationne un poulet, à 70 mètres de haut. La désinfection de l’animal, et sa vaccination ont été entrepris de toute urgence, en raison des risques que présente sa fréquentation des oiseaux migrateurs qui, en cette saison, nichent à l’étang de Deil ou à la Courbetière.

Tant qu’ils y étaient les salariés ont passé le clocher au karcher : sur la photo ci-contre on voit d’ailleurs la nacelle de travail et les différences de couleur de piere, avant et après nettoyage. Comme indiqué lors du dernier Conseil Municipal, cette opération de nettoyage a été attribuée à l’entreprise Hory-Chauvelin qui va également effectuer le nettoyage de la façade Est de l’église.

Le montant des travaux s’élève à 60 857,50 euros HT  .

 °°°

Prévention et lutte contre l’influenza aviaire
obligation de déclaration à la mairie
de la détention d’oiseaux

Si vous avez des oiseaux, faut les déclarer ! En effet un communiqué de la Préfecture, en date du 3 mars, dit ceci :

La préfecture de la Loire-Atlantique vient de faire parvenir un courrier à tous les maires du département afin de les informer qu’un arrêté ministériel du 24 février 2006, relatif au recensement des oiseaux détenus par toute personne physique ou morale en vue de la prévention et de la lutte contre l’influenza aviaire, prévoit désormais que « tout détenteur d’oiseaux est tenu d’en faire la déclaration auprès du maire du lieu de détention des oiseaux en renseignant la fiche figurant à l’annexe 1 du présent arrêté ».

Les mairies tiendront donc à la disposition de toutes les personnes concernées le modèle de fiche de recensement des oiseaux, afin de pouvoir satisfaire cette obligation de déclaration, qui est d’application immédiate.

Ce recensement doit permettre de faciliter la mise en œuvre des mesures d’information, de prévention et de surveillance.

NDLR : Il est précisé que, par dérogation, les détenteurs d’oiseaux vivant en permanence à l’intérieur des domiciles ne sont pas tenus de faire la déclaration imposée ci-contre.

Mais ceci est un coup dur pour la municipalité castelbriantaise qui, avec l’arrivée du printemps, souhaitait redonner vie et cui  -cui   aux volières du Parc de Radevormwald !


Ecrit le 16 mars 2006 :

 La sérénité des aviculteurs

Dans un communiqué du 1er mars 2006, la Confédération Paysanne-44 se félicite de la sérénité démontrée dans les différents secteurs de l’activité agricole du département. Elle demande que les annuités des emprunts 2006, liés à la production de volailles, soient reportées en fin de prêt et que, plus généralement, la crise actuelle ne soit pas mise à profit pour mettre en œuvre une restructuration qui ampute à jamais cette production. Instruite par l’expérience acquise lors de la crise de l’ESB, la Confédération-Paysanne-44 affirme : « Tout doit être fait pour conserver l’ensemble des sites de production et d’abat-tage, seul moyen de répondre rapidement et durablement à l’éclaircie qui suivra cette crise ». Pour aider à franchir le cap difficile, le syndicat paysan propose la mise en place d’une cellule d’écoute pour répondre à toutes les questions des éleveurs.
La Confédération rappelle que la profession a toujours su mettre en œuvre, à temps, un système de veille sanitaire. « Mais les éleveurs attendent toujours l’accompagnement financier de l’Etat ». Elle demande à la Chambre d’Agriculture de réactiver le comité « cala-mités » « pour capter toutes les aides nationales, régionales et départementales, et mettre ces aides rapidement à la disposition des éleveurs et de la filière »
Contact : 06 85 55 17 90


Des chats, des cygnes, des poulets et un putois : la grippe aviaire a touché des animaux et tué une centaine de personnes. Pour autant le virus ne se transmet pas (pas encore ?) d’homme à homme.

La maladie touche largement les volailles dans 4 pays d’Afrique, Niger, Nigéria, Egypte et Cameroun. C’est pas ça qui va améliorer leur situation économique !


Ecrit le 14 février 2007

 Poulets terroristes

La grippe aviaire est de retour. Tremblez bonnes gens et ne soyez pas les dindons de la farce ! La fameuse grippe n’a tué personne en France en 2006 alors que, chaque année, 15 personnes meurent du paludisme ...et 650 personnes meurent d’accident du travail, oui en France !

En 2004 il y a eu, en France, 581 décès par suite de maladie professionnelle - De 2000 à 2004 la moyenne est de 409 par an, alors qu’elle était de 72 entre 1984 et 1999. Mais les maladies du travail c’est pas important. Mieux vaut occuper l’opinion publique avec des poulets ... terroristes !

 Le moustique et le chikungunya

http://permanent.nouvelobs.com/societe/20060227.OBS8608.html

http://www.invs.sante.fr/presse/2006/le_point_sur/chikungunya_030306/

http://tf1.lci.fr/infos/sciences/0,,3285786,00.html?trk=100

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3230,36-743925,0.html

http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/064000213/0000.pdf

Info sur le virus Chikungunya


Ecrit le 5 mars 2008

 Le moustique adore le climat tempéré

Selon le Figaro, le moustique vecteur du chikungunya, déjà bien implanté en Espagne et en Italie, est en train de prendre la place des espèces autochtones dans une douzaine de pays européens avec risque, évidemment, de transmettre la maladie.

Celle-ci a affecté 70 000 personnes sur l’Ile de la Réunion, en février 2006 (fièvres, fortes douleurs des articulatons, voire grabatisation) mais aucun mort ne serait scientifiquement attribuable au seul virus du chikungunya.

Le moustique « Albopictus » est en Europe strictement un moustique urbain : pots de fleur, bidons, vases à fleurs des cimetières sont ses niches préférées. Il adore les climats tempérés.

Le SRAS, syndrôme respiratoire

Vache folle

MST, maladies sexuellement trsnmissibles

Sida

Choisir sa façon de se soigner

Santé

Vers une pandémie de grippe aviaire ?

La grippe porcine, devenue grippe mexicaine, puis grippe A