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Agriculture et élections

Ecrit le 10 janvier 2007

 Confédération Paysanne : ensemble et nombreux

 pour une agriculture solidaire, diverse et performante.

Tel est l’objectif de la « FDSEA-Confédération paysanne » pour les élections qui se dérouleront du 21 au 31 janvier 2007. Les candidats locaux ont présenté leur programme le 28 décembre.

Ou plutôt, ils ont présenté leurs réalisations car la FDSEA-Confédération Paysanne dirige la Chambre d’Agriculture depuis 1976.

« Nous avons particulièrement travaillé sur le renouvellement des actifs agricoles : en 6 ans, le département a connu plus de 6000 installations de jeunes, fruit d’une politique coordonnée ». La Conf’ en effet a mis en place un répertoire « Départs-installations » et 35 commissions cantonales pour faire la liste des exploitants de plus de 50 ans, faire le bilan de chaque entreprise agricole et envisager les successions et reprises. « Nous y associons l’ensemble des structures syndicales agricoles, la Mutualité Sociale Agricole et les élus locaux car, pour nous, les enjeux agricoles concernent tout le territoire, au delà des paysans ».

« Nous avons aussi travaillé au sein de la CDOA, commission départementale d’orientation agricole, pour que tous les porteurs de projets soient considérés : installation, questions foncières, droits à produire. Pour que les exploitations les plus petites bénéficient des réserves de droits à produire. Nous avons ainsi redistribué du lait et des primes vaches allaitantes à plus de 4000 agriculteurs, leur permettant d’exister encore et de pouvoir assurer leur reprise ».

« Notre programme « ensemble et nombreux » est ainsi la continuité de ce que nous avons fait ».

« Ensemble » : c’est aussi la volonté affirmée de continuer à travailler avec tous les agriculteurs. « Nous ne sommes pas d’accord avec les Régions où la Chambre d’Agriculture n’apporte son aide qu’aux seuls syndiqués. Nous, nous avons prouvé notre désir de travailler avec tout le monde » dit Michel Loquet.

« Nombreux » : c’est la volonté d’installer des jeunes. « Ce n’est pas le volume de production qui compte, c’est le nombre de producteurs. La France a perdu des actifs agricole depuis quelques années (1). Plus le nombre baisse, et plus la production baisse et plus le revenu baisse » dit Patrick Baron.

Confédération pays

Photo : 1er rang : Réjane Durand (La Meilleraye), Marie Noëlle Orain (Châteaubriant), Dominique Lebreton (La Grigonnais.
2e rang : Bernard Gaboriau (Derval), Patrick Baron (Fercé), Michel Loquet (Fay de B.) Serge Bouteiller (La Chapelle sur Erdre)
Il manque : Cécile Chatellier (Moisdon)

« Si les agriculteurs sont peu nombreux, c’est le visage de l’agriculture qui change » dit Bernard Gaborieau. Les plus grandes exploitations s’orientent généralement vers la production de céréales, d’où la disparitions des haies qui bordaient les champs ... d’où, par exemple, les problèmes de raréfaction de l’eau.

 On va manquer de nourriture

Cela paraît incroyable mais c’est réel : « demain nous manquerons de produits alimentaires ... et de gens compétents pour en produire » dit Dominique Lebreton, d’autant plus que l‘agriculture concède actuellement 2000 hectares par an pour l’industrialisation et l’urbanisme. « D’où la nécessité, pour les agriculteurs, de travailler avec les autres catégories sociales et notamment avec les élus et décideurs locaux. ».

La France est déjà déficitaire en viande bovine : donc le prix du bœuf augmente et les con-sommateurs ne peuvent plus suivre.

Soyons sans illusion : la paix du monde est menacée par le manque d’eau et les déficits alimentaires qui s’annoncent.

La diversité agricole, la performance sont une nécessité de l’agriculture moderne : « Mais il ne faut pas faire n’importe quoi au nom de la modernité. La production énergétique, par exemple, est un leurre » dit Marie-Noëlle Orain. « S’il faut produire des céréales pour les transporter à Donges par camion et en faire du carburant vert, où est la logique ? Nous sommes pour les cultures énergétiques, mais en circuit court, à l’échelle d’une commune ou d’un canton ».

La performance agricole est soutenue par de nombreuses organisations collectives comme les CUMA, les GAB, les associations de remplacement, etc. « Nous souhaitons continuer à protéger le foncier, à défendre le revenu des agriculteurs, à développer l’autonomie des paysans grâce à une simplification administrative ».

La Confédération Paysanne va tenir 150 réunions de terrain du 8 au 18 janvier 2007 et espère bien être de nouveau majoritaire à la Chambre d’Agriculture.

10 janvier :
Treffieux - 11 h salle Temps libre
Villepôt - 11 h salle de la mairie
Noyal s/B - 14 h salle de la mairie
Derval - 20h30 salle Bon accueil
11 janvier :
Puceul - 11 h salle polyvalente
Soudan - 11 h salle du foyer
Ruffigné - 14 h salle de la mairie
Chapelle-Glain - 14 h à la mairie
11 janvier - Moisdon - 20h30 Salle polyv.
12 janvier :
St Aubin - 11 h salle de la Poste
Mouais - 11 h salle de la mairie
Sion-les-M. 14 h salle de la mairie
15 janvier :
La Meilleraye - 11 h à la mairie
Grand Auverné - 14 h salle mairie
St Julien de V. - 20h30 Foyer rural
16 janvier :
Saffré - 11 h salle verte
Issé - 11 h salle polyvalente
Lusanger - 11 h salle de la mairie
St Vincent des L - 14 h mairie
Louisfert -14 h salle mairie
Abbaretz - 14 h salle de la mairie
Rougé - 20h30 Arc en Ciel
17 janvier :
Jans - 11 h salle de la mairie
Erbray - 11 h salle du Gué
Petit-Auverné - 14 h à la mairie
Châteaubriant - 20h30 ville en bois
18 janvier : Nozay : 20h30 salle Jouvence
19 janvier : Sucé sur Erdre, salle de la Papinière à 20h30


Ecrit le 10 janvier 2007 :

 Les angoisses de l’avenir

Mariann Fischer Boel, commissaire européenne à l’Agriculture a évoqué l’après-2013, année où diminueront fortement les subventions agricoles. Pour elle, de plus en plus d’agriculteurs vont devoir chercher un travail d’appoint après la diminution des subventions.

On en arrivera alors au concept d’ouvrier-paysan. Et l’agriculteur, deviendra ouvrier tout court.... s’il y a des emplois ! Et nous mangerons des steacks de pétrole (s’il en reste), et des poulets synthétiques, des fruits en plastique et du lait de récupération... La belle vie, quoi !


NOTES:

(1) 1988 : 1 180 000 actifs agricoles
2000 : 840 000 actifs agricoles
La perte est donc de 29 % en 12 ans.

De 2001 à 2006 la France a perdu 9 % de ses actifs agricoles. La perte s’est limitée à 4 % en Loire-Atlantique grâce à l’action de la Confédération paysanne.