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Accueil > Thèmes généraux > Agriculture > Les agriculteurs > Les agriculteurs : ferme fruitière à Lusanger

Les agriculteurs : ferme fruitière à Lusanger

Ecrit le 30 mai 2007

 Fraises et amélanches à la Florençais

La Florençais ? Au vieux bourg de Lusanger, sur la route de Sion-les-Mines. Une petite route à droite mène à une ferme fruitière, un verger en construction.

Il y pousse des fraises
et bien d’autres fruits
à cueillir ... si le cœur vous en dit

La Florençais ... depuis un an Cécile Lechat a acheté 6 hectares de terres. Pour l’instant, elle en cultive le tiers. « J’ai fait faire une analyse des sols et j’ai beaucoup observé, je plante peu à peu » dit-elle. Ainsi naît une ferme fruitière bio : fraises, cassis, groseilles, framboises, myrtilles, cornouilles, amélanches, nèfles, aronias, figues, pêches, prunes....

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Cécile Lechat, éducatrice à l’environnement, a beaucoup bourlingué avant de s’installer à Lusanger. Venue de l’Est de la France, elle a élu domicile dans la région nantaise, « j’ai toujours été attirée par les métiers paysans notamment la forêt, cultiver le végétal, découvrir les espèces comestibles, rencontrer des personnes qui cultivent fruits et légumes ».

 Discrimination par l’âge

Il y a 20 ans, les métiers de la terre n’étaient pas très accessibles pour les jeunes qui, comme elle, n’étaient pas issus du milieu agricole. « Maintenant j’ai pu sauter le pas, mais non sans difficultés. En effet, il a fallu que je m’installe sans aucun soutien ou subvention car il existe encore, pour les projets agricoles, le critère discriminatoire de l’âge : au delà de 40 ans, on ne rentre plus dans les clous et comme il s’agit, précisément, d’une entreprise agricole, je n’ai pas pu bénéficier des aides à la création d’entreprise ».

« Ainsi, les personnes qui, comme moi, sont en reconversion professionnellle, ou qui après plusieurs années de salariat agricole, souhaitent s’installer, peuvent voir leur initiative   partiellement ou totalement entravée (car les banques n’octroient les prêts que s’il y a un capital personnel ou des subventions à l’appui du projet d’installation) »

Cécile a eu énormément de travail tout l’hiver et encore ce printemps compte tenu des plantations et de l’installation des équipements. « Avec des subventions, j’aurai pu faire le choix d’embaucher une personne environ 6 mois et la situation de l’exploitation et des cultures serait moins sur le fil du rasoir. Car dans ce métier, il est vital d’anticiper, de prévoir, de s’organiser, ne pas se laisser déborder. Mon compagnon a donné énormément de son temps libre et s’investit encore en dehors de son propre travail, quelques amis aussi ont contribué à la mise à flots et je leur rends ici hommage car sans eux je ne pourrais sans doute pas écrire ces quelques lignes » .

Cette discrimination par l’âge n’est pas sans conséquence sur l’évolution des espaces ruraux et de la vie en milieu rural qui se trouvent privés de nombreux projets concrets et bien mûris. Il y aurait fort à dire et aussi à faire, notamment pour démocratiser l’accès aux terres agricoles.

 Savoir faire, Sans laisser faire

L’envie de cultiver, cela ne suffit pas. Il faut aussi savoir faire sans laisser faire. « La production de beaux fruits, c’est une question de métier, et je l’apprends chaque jour : choisir le sol, arroser quand il faut. Ne pas aller contre la nature, ne pas non plus laisser faire la nature, mais travailler avec elle. »

Cécile Le

Cécile Lechat a choisi une agriculture en bonne intelligence avec la nature. « Il m’a fallu une bonne année d’observation du terrain. J’ai planté en fonction de la charge en eau l’hiver, en tenant compte de l’ensoleillement et de la teneur en argile du sol ».

« Je suis paysanne puisque je modèle le paysage et le paysage est à l’image des paysans qui le façonnent. La terre et la nature aussi nous transforment et nous font devenir, au fil des années.... »

 Fruits bio

« Je n’apporte, bien entendu, pas d’engrais artificiel. Et autant que possible je n’apporte pas d’engrais naturel non plus, je me contente du fumier pailleux des moutons du voisin et j’utilise le bois déchiqueté et la technique du bois raméal fragmenté pour couvrir le sol, empêcher l’envahissement de mauvaises herbes et entretenir l’humidité. En six mois j’ai déjà vu une amélioration sur les parcelles de fraisiers : la terre est plus meuble, les mauvaises herbes sont plus faciles à arracher et surtout l’humus est entretenu par la matière végétale du bois que l’on apporte ».

Cécile Lechat a investi dans l’indispensable : les plants et l’irrigation. « Pour les gros travaux, je travaille avec mon voisin qui est éleveur de moutons bio et en contrepartie, je laisse à disposition près de 4 hectares en pature et en foin. Ce qui compte pour pouvoir vivre en étant petit paysan c’est, à mon sens, de développer la coopération humaine et économique ».

Pour l’eau, Cécile a recreusé une ancienne mare, en respectant la forme naturelle du bassin. « Des sources l’alimentent, il y a toujours de l’eau, en principe cela doit suffire pour mes plantes. J’ai mis en place une pompe, et des canalisations enterrées avec des lignes de goutteurs le long des plantations car il faut éviter de mouiller les fruits si on ne veut pas avoir de pourritures ».

La ferme fruitière n’en est encore qu’à ses débuts car Cécile continue à observer son environnement. Et peu à peu, elle plante. Des arbres fruitiers classiques, mais aussi des arbres devenus rares (les fameux pommiers de Chailleux) et des fruits peu connus dans nos régions :
– L’amélanche du Canada dont on fait gelées et confitures
– Les cornouilles qui remplacent si bien les olives
– L’aronia dont le jus est agréablement indiqué pour les diabétiques,
– Les néfles qui se consomment après les premières gelées
– Les figues qui sont succulentes quand on les cueille mûres.

Cueillez, si m’en croyez
Les fruits de la vie ...

Produire c’est bien, mais il faut vendre aussi. « Je ne peux pas et je ne veux pas passer mon temps à cueillir les fruits, à les mettre en barquettes, à les livrer. J’ai choisi un mode de commercialisation qui privilégie le partage : la cueillette sur le verger » dit Cécile. « Je suis pour le dévelopement d’une agriculture participative, d’un lieu de vie et d’échanges où les gens qui le souhaitent accèdent à l’espace rural et redeviennent acteurs du maintien des cultures vivrières locales ».

 AMAP

Par exemple, une AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne, constituée de consommateurs citoyens) de Nantes vient cueillir des fruits à Lusanger. Cécile propose aussi de compléter les paniers de légumes bio de ses collègues maraîchers et espère pouvoir travailler avec une exploitation maraîchère qui se développera bientôt dans la région.

Et puis surtout, Cécile Lechat
propose la cueillette en direct,
ouverte à tous.

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Dessin de Eliby 06 23 789 305

« Lors de mes portes ouvertes du jeudi de l’ascension j’ai eu le bonheur de recevoir les habitants de Lusanger, Sion-les-mines, Mouais, Jans, Derval, Saint-Aubin des Châteaux et cela me va droit au cœur qu’ils se soient déplaçés pour faire connaissance, goûter mes fraises et m’encourager. Alors même si ce beau métier est parfois difficile et ardu, c’est une passion et il est formidable de se savoir véritablement utile ».

 Démocratiser les fruits

Outre la démocratisation du travail de paysan, Cécile Lechat vise aussi la démocratisation des fruits : l’accès à des fruits frais et de maturation naturelle, cueillis pour un prix modique.

« La cueillette permet aux familles de mieux connaître le milieu naturel des plantes, la biodiversité de l’écosystème que je tente de préserver et d’entretenir, la biodiversité des plantes que l’on peut cultiver et replanter chez soi, sur son jardin, son potager, dans ses haies.... ».

Cécile propose enfin des plantes aromatiques (basilic, coriandre, romarin, aneth) et, entre autres, de nombreuses variétés de fraisiers, framboisiers, tomates et courges cultivées bio.

Elle peut fournir des plants, accompagnés de bons conseils et de son sourire.

Cécile Lechat,
Ferme fruitière, La Florençais
44590 Lusanger

Ouvert les Mercredi Vendredi et Samedi de 14h à 19h.
Tél. 02 40 28 68 12


A découvrir aussi :

 La ferme des Gayeulles, à Rennes

http://margotcesson.blogspot.com/2009/01/allez-hop-tout-le-monde-la-campagne.html


Vote du 24 février 2009

 Biodiversité

Alors que certains spécialistes de la biodiversité considèrent que nous vivons aujourd’hui la sixième grande crise d’extinction - due essentiellement à l’action de l’espèce humaine sur son environnement -, le CNRS propose un dossier interactif en ligne. Sagascience tente de répondre à quelques questions fondamentales : Quelles sont les origines et les conséquences de l’érosion de la biodiversité ? Quels liens entre alimentation et biodiversité ? Comment la préserver et la restaurer ? Plus de 700 photos, une centaine de documents filmés et une frise chronologique multimédia illustrent et étayent les différents chapitres de cet imposant dossier. En outre, d’autres rubriques mêlent approches pédagogique et ludique, comme ce menu gourmand qui entraîne l’internaute au cœur du régime culinaire des anciens Romains. Enfin, un petit quiz propose un tour du monde de la biodiversité en huit questions.


Ecrit le 20 janvier 2016

 Jardiniers

Plantations de petits fruitiers (terrain à préparer, boutures et fraisiers à commander) c’est le moment à la Ferme Fruitière de la Florençais, à Lusanger - Tel : 02-40-28-68-12

Taille du verger (deux dates en février), avec Manuel Aubron, spécialisé dans la taille de
verger,

– samedi 6 février 2016, de 13.30 à 17.30
Initiation à la taille douce, explication botanique de la taille, permettant une meilleure production fruitière. Participation à la taille douce dans un verger de pommiers.

Samedi 20 février 2016, de 13.30 à 17.30
Perfectionnement à la taille des arbres fruitiers. Application des principes de la taille, avec les spécificités de tous les arbres fruitiers ; pommier, prunier, cerisier,
pêcher, poirier, cognassier.

Prévoir vêtements chauds et de pluie, bottes et bloc-notes. Participation : 25 euros par stage.

Merci de prendre votre réservation en contactant Manuel Aubron par téléphone au 02.40.87.46.07 (répondeur).

Antoinette Philippot

Alexandra et le don de Dâna