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Conseil de développement, février 2002

écrit le 26 février 2002

LEADER + .... ouf !

Leader ça veut dire : Liaisons Entre Actions de Développement Rural. Ca fait partie des sigles européens que les technocrates de Bruxelles adorent.

A part ça, Leader, c’est un moyen de percevoir des subventions pour des actions qui n’auraient pas pu être faites autrement. Il y a des sites touristiques, par exemple, qui ont obtenu, de cette façon, une subvention pour s’équiper d’un vidéo-projecteur. Ce n’est qu’un exemple. Globalement il s’agit de faire émerger des projets novateurs et de qualité pour développer les territoires ruraux. Ce n’est pas un programme imposé « d’en haut » mais un ensemble de projets élaborés « à la base ».

Le programme « Leader + » , préparé par le Conseil de Développement de Châteaubriant et les 9 commissions qui tournent autour, a été proposé aux communautés de communes de Nozay et Derval. Il vise à inciter et aider les acteurs locaux à réfléchir sur le potentiel de leur territoire dans une perspective de développement à plus long terme. Et à encourager des démarches de partenariats actifs à l’échelle locale.

Six axes

Il s’appuie sur 6 axes qui ont été expliqués aux Communautés de Communes de Nozay et Derval :

AXE 1 : Apporter une meilleure connaissance de l’offre et de la demande de services

AXE 2 : Renforcer les compétences des acteurs locaux pour offrir un accueil et un accompagnement de qualité

AXE 3 : Développer et renforcer les services existants par la mutualisation des connaissances et des compétences locales

AXE 4 : Développer des outils facilitant les recherches et les démarches des usagers

AXE 5 : Développer et renforcer l’accessibilité physique aux services

AXE 6 : Développer une offre de services de manière cohérente à l’échelle du Pays

Nous sommes en effet, mis à part Châteaubriant, dans un territoire rural, avec des bourgs éloignés les uns des autres. Il faut que les habitants de ce territoire puissent bénéficier des mêmes services qu’en ville sinon la désertification s’accentuera. C’est pour cela que le Conseil de Développement a choisi de développer les services : existence, qualité, connaissance, accès.

1,4 millions d’euros ou 9 000 000,00 F

Les projets collectifs à monter sur ces six thèmes peuvent représenter un coût de 2,82 millions d’euros (= 18 498 000,00 F). La Communauté Européenne peut attribuer 1,41 millions d’euros de subvention (soit 9 249 000,00 F). Le reste sera apporté par les communes du pays de Châteaubriant   pour 0,705 millions d’euros (soit 4 624 000 F) et autant par le Conseil Régional et le Conseil Général. Les commerçants-artisans locaux en espèrent des retombées positives.

Les dernières

Ce seront sans doute les dernières subventions européennes sur lesquelles on pourra compter car, lorsque l’Europe des 15 sera passée à 27, la plupart des fonds européens seront consacrés à « monter » les 12 nouveaux membres au niveau des 15 premiers. Il est donc important de ne pas louper cette possibilité de subvention européenne.

Or c’est bien ce qui a failli arriver.

En effet, et malgré ses demandes répétées, le Conseil de Développement de la Région de Châteaubriant ne parvenait pas à obtenir une réunion avec la communauté de Communes du Castelbriantais.

Celle-ci ne se réunira que le 27 février, ce qui est la dernière limite puisque la demande de subventions « Leader + » doit être signée le 28 février au plus tard. La réunion a lieu ce 27 février à 18 h à la Halle de Béré  , il importe qu’il y ait beaucoup de présents.

Quel est le rôle du Sous-Préfet ?

Dans cette histoire il y a quatre joueurs :
les trois présidents des Communautés de Communes
et le Sous-Préfet.

Celui-ci a dit et répété qu’il était favorable à la mise en place du Pays de Châteaubriant   dont le périmètre a été officiellement reconnu par le Conseil Régional. Le Sous-Préfet a-t-il donc su faire comprendre au Président de la Communauté de Communes du Castelbriantais (qui est aussi maire de Châteaubriant) où est l’intérêt bien compris du Pays de la Mée ? Lui faire comprendre qu’on ne refuse pas des subventions à cette hauteur, surtout quand les projets mis en place représentent la volonté des gens à la base. ? Il faut l’espérer.

3,5 euros/habitant

En tout cas ; on ne peut qu’être surpris de la réticence du maire de Châteaubriant, lui qui dit et répète partout qu’il cherche d’abord des subventions. Peut-être qu’en regardant le total qui sera à verser par les communes du pays de Châteaubriant  , c’est-à-dire 4 624 000 F, peut-être qu’il s’effraie !

Mais cette somme est à verser sur 4 ans et pour 50 405 habitants, en réalité cela ne représente que 3,5 € par habitant et par an, juste un peu plus que la visite du Château de Châteaubriant (qui fait 3 €) et moins qu’une place de cinéma par habitant et par an !

Le fond des choses c’est que la gestion des fonds apportés par « Leader + », exige l’existence du Conseil de Développement pendant 4 ans, alors que le maire de Châteaubriant, (mal) conseillé par son Directeur Président Général André Ribéra, souhaite sans doute le supprimer puisqu’il ne le contrôle pas (pas encore ?).

Voilà pourquoi, pendant longtemps on a cru que la communauté de communes de Châteaubriant refuserait de signer la demande « Leader + ». Initialement aucune réunion globale n’était prévue au calendrier des élus avant le 14 mars.

Finalement une réunion est programmée en dernière limite pour le 27 février 2002. Ouf !


Directeur Président Général

Une fois de plus se pose le problème du fonctionnement démocratique des instances de décision de la région de Châteaubriant.

Il semble que tout dépende de l’opinion d’un homme, et d’un seul, André Ribéra, mis en place par Alain Hunault pour contrôler tout : la ville, la communauté de communes et bientôt peut-être le Syndicat Mixte (au risque de « prendre la grosse tête »).

Les élus vont-ils longtemps se laisser embobiner par un fonctionnaire qui fait la pluie et le beau temps sans se soucier de la légitimité des élus, qui, eux, doivent leur pouvoir au choix populaire ?