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Denis Gautier-Sauvagnac, excès...de direction à l’UIMM

Ecrit le 24 octobre 2007

Dessin de Eliby - 06 23 789

 Un suspense suspicionneux

26 septembre 2007 : on apprend que la brigade financière est chargée d’investigations sur 5,6 millions d’euros volatilisés des caisses de l’UIMM (union des industries et métiers de la métallurgie). Non, ce n’est pas l’UIMM qui a porté plainte : elle n’est pas à 5 millions près. C’est seulement la banque qui s’est étonnée de tant de retraits, en espèces, entre 1999 et 2006.

Mais le temps passe ... et la somme grimpe. On a parlé de 10 millions, puis de 15 millions. Peut-être de 17 millions. Retirés en espèce par Denis Gautier-Sauvagnac.

Denis Gautier-Sauvagnac, c’est pas n’importe qui.

il s’agit du chef du patronat, du n° 2 de Mme Parisot, du ponte de l’UIMM qui veut supprimer le Smic, les 35 h, la retraite à 60 ans, la sécurité sociale,

Oui, il s’agit bien du donneur d’ordre libéral intégriste, du pontifiant orateur sur tous les plateaux, de « la Reine de France » à la fête de l’Humanité, du provocateur cynique du Medef, son idole, son mentor, son leader, son penseur, son financeur...

Et c’est celui-là qui « négocie » avec les syndicats, pour essayer de les rouler,

C’est celui-là qui aurait détourné 10, ou 15 ou 20 millions d’euros en liquide...

... il n’est même pas mis en préventive, ce qui serait arrivé à un petit braqueur de bureau de poste pour deux sous...

Et les grands médias couvrent, attendent, ne portent pas de jugement, respectent la présomption d’innocence comme ils ne le font jamais !

Pourtant jour après jour les faits sont établis, des retraits en liquide pendant six ans de 2000 à 2007, 10 millions d’euros, soit 100 000 Smic, voire 15 ou 17 millions.. De la part d’un homme qui trouve qu’il n’y a pas assez de rigueur dans l’économie, qu’on ne travaille pas assez, qu’on gagne trop, qu’on ne devrait pas avoir de solidarité sociale, qu’il faut produire plus, baisser les impôts sur les riches, sur les sociétés, sur les avoirs financiers, qui donne les leçons à la société entière.

De la part d’un homme qui est pour la Banque Européenne, un homme intransigeant pour les autres, pour les employés et ouvriers, ceux qui travaillent tôt et se couchent tard et ne gagnent pas beaucoup.

De la part d’un homme dur aux salariés, mais faible avec sa comptabilité !

10-15-17 millions d’euros de l’UIMM partis en liquide, en sept ans... Partis où ?

« Le parquet de Paris, qui a ouvert l’enquête préliminaire pour « abus de confiance », devrait décider de l’ouverture d’une information judiciaire après qu’un rapport précis ait été remis par les policiers »

Quelle lenteur !
Sans doute, si on ne le sait pas au bout d’un mois que se développe cette affaire, c’est que les enquêteurs ne doivent sûrement pas brutaliser M Gautier-Sauvagnac, on ne doit pas lui souffler de la fumée dans la figure ni lui mettre un spot de lumière dans les yeux

On doit le ménager, respecter qu’il ne veuille rien dire, lui laisser le temps, en liberté, de se concerter, d’effacer les traces, les preuves, il est bien traité M. Gautier-Sauvagnac, décidément la justice de Mme Dati et de M. Sarkozy est dure aux faibles et faibles aux puissants..

L’UIMM, ce sont les maîtres des forges, les héritiers du patronat de combat le plus dur, les patrons de l’aéronautique aussi, EADS, qui coulent leur propre entreprise entre initiés...

(D’après Gérard Filoche)

 Silence gêné

Après les phénoménales rémunérations des dirigeants de grosses entreprises (et du directeur du Fonds monétaire international !), cette histoire de millions de l’UIMM, ça fait mauvais effet. Vite, il faut allumer un contrefeu.

Daniel Dewavrin, ancien président de l’IUMM, explique dans Le Monde daté du 16.10 que les retraits en liquide ont toujours existé et n’ont rien d’occulte. A hauteur de 15 à 17 millions d’euros, c’est tout de même étrange.

Mais v’la aut’chose : Denis Gautier Sauvagnac, qui, dans un premier temps, déclarait que ces sommes servaient aux œuvres sociales de l’UIMM, déclare maintenant qu’elles étaient destinées « à fluidifier les relations sociales ».

Yvon Gattaz, ancien dirigeant patronal (du temps du CNPF), déclare ce même 16 octobre, sur France-Inter : « Cet argent était essentiellement fait pour le financement des syndicats français » . Tout en ajoutant « Personne ne se mettait dans la poche, ni les responsables patronaux je pense, ni les responsables syndicaux non plus ». Mais dans les entreprises les responsables syndicaux savent bien la dure répression qu’ils ont endurée !

Et toute la presse emboîte le pas. A la veille d’une grande grève il importe de discréditer les syndicats. Pourtant les principaux d’entre eux nient avoir bénéficié des largesses financières du patronat. « Les syndicats ont un peu vite ouvert le parapluie » dit Ouest-France du 17 octobre. Mais si les syndicats avaient tardé à réagir on aurait dit « ils observent un silence gêné ». Tout cela fait partie d’une stratégie coordonnée de destruction de toute organisation collective des salariés, afin de laisser les mains libres au patronat.

Les Echos du 16 octobre rapportent par ailleurs que l’UIMM disposerait d’un « trésor de guerre » de plusieurs centaines de millions d’euros alimenté notamment par une caisse de solidarité antigrève (« Epim ») constituée à la suite des événements de mai 1968 et évaluée aujourd’hui à 160 millions d’euros. Des sommes provenant de surcotisations volontaires, déductibles des impôts....

Libération du 17 octobre évoque une autre cible potentielle : « certains parlementaires auprès desquels la fédération patronale exerce un lobbying efficace pour qu’ils défendent des amendements favorables à leurs adhérents. Les députés et les sénateurs connaissent bien les amendements de nuit de l’UIMM ».

5 % à gagner

Nous proposons un grand jeu concours gratuit et sans obligation d’achat : combien de millions d’euros détournés va-t-on découvrir ?

Envoyez vos réponses à
J’aime le Medef et il me le rend bien,

à l’attention de Mme Parisot,
55 avenue Bosquet
75330 Paris Cedex 07

L’heureux gagnant touchera 5% des fonds trouvés !!!


Ecrit le 24 octobre 2007

 360 000 euros

Le contrat de travail de Dominique Strauss-Kahn, Président du Fonds Monétaire international, prévoira sans doute une rémunération proche de 30 000 € par mois.

M. Robert Zoellick, directeur de la Banque Mondiale touche, lui, 23 000 € par mois. Et François Fillon, premier ministre de Sarkozy touche 20 000 €.

Par comparaison, il faut savoir que M. Régis de la Croix Vauban, Directeur des Ressources humaines au Front National, perçoit 18 250 €/mois ! A part ça, ce parti est en difficultés financières .......


Ecrit le 31 octobre 2007

Au moment où beaucoup de familles tirent le diable par la queue, il est toujours réconfortant de voir que d’autres s’en sortent bien.

 Sacré Denis

Tenez, notre ami Denis Gautier Sauvagnac par exemple. Figurez vous qu’il a démissionné de son poste de Président de l’UIMM (Union des Industries et Métiers de la métallurgie). Le pôvre ! Il n’a conservé que le poste de délégué général. Le pôvre !

Sauf que le poste de Président était bénévole. Donc non rémunéré. Mais le poste de Délégué Général se paie à raison de 240 000 € nets par an. Bof ! 20 000 € par mois, comme le Premier Ministre, c’est pas grand chose, il n’y a presque que des zéros !

 Sacré eux

En 2006, les revenus des 50 patrons français les mieux payés ont encore progressé, selon le magazine « Capital » du 25 octobre. Le revenu moyen (de chacun) s’établit à 3,8 millions d’euros sur l’année, soit 316 années de Smic, et prend en compte les salaires, avantages en nature et plus-values réalisées sur stock-options.

« En comparaison de la hausse du pouvoir d’achat des ménages (+2,3%), ils se sont accordés l’an dernier des augmentations (allant) jusqu’à 25% pour les mieux lotis » dit le magazine Capital (mais on pourrait s’interroger sur ces 2,3 % que tout le monde n’a pas eus !)

Dans son palmarès des plus hautes rémunérations, le mensuel économique explique que cette « envolée va de pair avec une explosion des résultats des entreprises », avec notamment des bénéfices de près 100 milliards d’euros et des cours de Bourse en hausse de 17% pour les sociétés du CAC 40. On n’a pas entendu dire que les salariés de base ont connu eux aussi une explosion de leur salaire.

Parmi les patrons qui partent à la retraite, grâce aux retraites-chapeau qui offrent aux PDG un pourcentage de leurs salaires par année d’anncienneté, Bertrand Collomb, ancien PDG des cimenteries Lafarge, touchera 60% de sa dernière fiche de paie, soit 1 million d’euros par an jusqu’à la fin de ses jours, écrit Capital. Cela ne fait que 83 000 € par mois.
Source : http://www.leblogfinance.com/2007/10/pouvoir-dachat-.html

 Sacré toubib

Le Conseil de l’Ordre des médecins, à Paris, a fait l’objet d’une enquête de l’Inspection générale des affaires sociales(IGAS) qui révèle que les membres (bénévoles !) du Conseil de l’Ordre des médecins de Paris reçoivent de confortables indemnités « Pour le président, cela tourne autour de 5 000 euros par mois. » alors qu’il est toujours en exercice ! Et ce n’est pas tout : « En cas de perte de mandat électif, il y a une indemnité mensuelle, versée pendant six mois en ce qui concerne le président et le secrétaire général », qui peut atteindre 100 000 euros

La ministre Roselyne Bachelot a demandé la dissolution du Conseil départemental de Paris. Le Conseil National présidé aujourd’hui par un maire-adjoint de Neuilly, proche de Nicolas Sarkozy, a fini par s’y résoudre (difficilement) « pour perte de sérénité et de confraternité ».
Source : http://www.liberation.fr/actualite/societe/286698.FR.php

Croco ....

Mais c’est vrai que les vrais riches ont de vrais besoins qu’on n’a pas, nous. Tenez, dans Le Monde du 22 octobre, il est question d’un magasin-chic, boutique de luxe de prêt-à-porter pour homme, où, par exemple, « Hermès propose un blouson mat bleu tempête composé de sept peaux » de crocodile, un vêtement « d’une souplesse inouïe » qui « a nécessité quarante heures de labeur ». Et qui est vendu à 57 000 € pièce. Ouaf ! Mais c’est rien ! Il y a aussi des blousons, vestes et trois-quarts sont vendus autour de 90 000 €.

L’ami du pauvre et du salarié

Chronologie sur l’affaire Denis Gautier-Sauvagnac

Résumé de l’affaire

Note du 5 novembre 2007

PARIS (Reuters) - Le décompte par la police de l’argent retiré en espèces entre 2000 et 2007 sur les comptes
bancaires de l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) est passé de 17 à 22 millions d’euros,
après de nouvelles découvertes, a déclaré lundi à des journalistes le procureur de Paris Jean-Claude Marin.

Pour l’instant, les policiers n’ont découvert qu’un seul usage des espèces, relativement limité par rapport au
total des retraits, les « primes » en espèces pour des dirigeants de l’UIMM non déclarées au fisc, les « prêts » en
espèces déclarés ou non déclarés aux mêmes personnes.

Sur la piste du financement de syndicats de salariés, de l’éventuelle corruption de représentants syndicaux ou
de dirigeants politiques, il n’existe aucun élément permettant de les étayer à l’heure actuelle, a-t-il dit.


Note du 6 décembre 2007

 20 millions, 26 millions ?

Denis Gautier-Sauvagnac mis en examen le 4 décembre 2007.
Voir article du Monde :

Nous avons l’immense plaisir de vous annoncer une bonne nouvelle : Denis Gautier-Sauvagnac, ex-président de l’organisation patronale de la métallurgie, UIMM, a été libéré après deux jours de garde à vue. Il était accusé d’avoir fait des retraits présumés frauduleux de près de 26 000 000 €, entre 2000 et 2007.

On ne sait pas ce qu’il a fait de cet argent : il a refusé de le dire. Denis Gautier-Sauvagnac affirme qu’il n’y a là rien de répréhensible. Et puisqu’il le dit, on le croit.

Une information judiciaire, confiée à un juge d’instruction indépendant, sera ouverte « prochainement » … prochainement. En effet le procureur souhaite « prendre le temps de lire toute la procédure afin d’appliquer les qualifications juridiques exactes ». Prudence, Prudence !

Un usage frauduleux a cependant été relevé par la police : des « primes » en espèces pour des dirigeants de l’UIMM non déclarées au fisc, ainsi que des « prêts » en espèces déclarés ou non déclarés aux mêmes personnes. Mais, paraît-il, le montant est « relativement limité par rapport au total des retraits » : 10 000 euros en moyenne par an. Voilà un homme qui avait trouvé le moyen d’augmenter le pouvoir d’achat. Oh d’un rien ! Juste le salaire annuel d’un Smicard !

L’hypothèse de corruptions ponctuelles de délégués syndicaux n’a pas été confirmée. La piste politique est prise en compte, d’autant que d’importants montants ont été retirés au moment des élections présidentielles de 2002 et 2007.

Ah, une petite précision : il se dit que l’ex-dirigeant de l’UIMM, aurait suivi une formation à la garde à vue. Un ex-dirigeant patronal, de 64 ans, qui suit encore un stage de formation … c’est beau, non ?


Ecrit le 2 mars 2008

 Le silence pour 1 500 000 €

Près de 20 millions d’euros ont été retirés en liquide des comptes de l’UIMM (syndicat patronal métallurgie) entre 2000 et 2007. La justice a retrouvé la trace de près de trois millions, mais celle des 17 restant reste inconnue. Saura-t-on le fin mot de l’histoire ? Sûrement non : le fric adore le secret !

L’Union des industries des métiers de la métallurgie (UIMM) a confirmé par avance, le 28 février, l’article à paraître dans Marianne du 1er mars : elle a bien versé 1,5 million d’euros à son ancien président, Denis Gautier-Sauvagnac (DGS), pour « mettre fin à un différend existant entre les parties ».

« DGS » est mis en examen pour « abus de confiance », « recel d’abus de confiance » et « travail dissimulé »
Mais l’UIMM prendra financièrement en charge les éventuelles condamnations pécuniaires pénales et fiscales en échange du silence de DGS sur l’identité des bénéficiaires des retraits d’espèces des comptes de l’organisation patronale.

Le bureau de l’UIMM avait également décidé à l’unanimité, fin octobre 2007, de « renoncer à toute action de quelque nature qu’elle soit, comme à toute réclamation » à l’encontre de Denis Gautier-Sauvagnac et de ses collaborateurs.

Ça c’est une belle saloperie ! 20 millions d’euros ont disparu, on ne sait pas qui en a bénéficié, on a propagé des rumeurs laissant entendre que des syndicats en auraient bénéficié. Et l’UIMM paie pour que tout le monde se taise, pour que nul ne puisse se disculper. Ahurissant !
C’est le principe de la mafia et du parrain trop voyant qu’on range de côté après qu’il ait servi... On le couvre et il ne dit rien !


Ecrit le 23 avril 2008

Pas d’indemnité à 60 ans

Dominique de Calan, n°2 de l’UIMM, mis en examen dans l’affaire des retraits suspects des caisses de la fédération patronale de la métallurgie, va être mis en pré-retraite, sans bénéficier d’indemnité de départ. Agé de 60 ans, il perçoit actuellement 27 000 € nets par mois. Il demandait une indemnité de 5 ans de salaire soit 1 600 000 €. Il devra se contenter d’une partie de son salaire jusqu’en 2012. Le pauvre !

Parachute doré : http://www.liberation.fr/actualite/politiques/313017.FR.php

Sarkozy informé dès 2004 ? http://www.liberation.fr/actualite/politiques/293380.FR.php

Laurence Parisot, patronne des patrons, savait-elle depuis l’été 2007 ? http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/societe/20080308.FAP1225/uimm_parisot_va_porter_plainte_en_diffamation_contre_dg.html