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Téléphone, France Telecom ; ADS ; numéros surtaxés

Téléphone mobile
téléphone mobile : moins compliqué
La fin du 12

(publié le 27 décembre 2000)

 Le prix des communications

En un grand coup de pub, France Télécom a annoncé la baisse des prix des communications locales, pour compenser l’augmentation de l’abonnement. Pour tous les clients « résidentiels », (c’est-à-dire autres que les portables) , le prix des communications locales, depuis le 5 décembre, est le suivant :

– Le crédit temps est de 0,60 F TTC pour les 60 premières secondes contre 0,74 F pour 180 secondes précédemment (1)
– 0,22 F TTC au lieu de 0,28 F, la minute, en heures pleines, au delà du crédit temps
– 0,12 F TTC au lieu de 0,14 F la minute en heures creuses au delà du crédit-temps.

Voici donc un comparatif en heures pleines
(voir tableau)

Durée de communication Prix ancien Prix actuel Différence
1 minute 0,74 0,60 - 19 %
2 minutes 0,74 0,82 + 11 %
3 minutes 0,74 1,04 + 40 %
4 minutes 1,02 1,26 + 20 %
5 minutes 1,30 1,48 + 14 %
6 minutes 1,56 1,70 + 8 %
7 minutes 1,86 1,92 + 3 %
8 minutes 2,14 2,14 0 %
9 minutes 2,42 2,36 - 3 %
10 minutes 2,70 2,58 - 4 %

Ainsi, si vous téléphonez, comme 30 % des gens, entre 2 et 7 minutes, vous êtes bons pour profiter d’une hausse des tarifs en parallèle à une hausse de votre abonnement. Celui-ci est passé de 78 F à 84 F le 14 octobre dernier.

Mais si vous, vous y perdez, la société France Télécom y gagne sur le total.
– Elle perd 1,2 milliards de chiffre d’affaires en « baissant » ses tarifs
– Elle gagne 1,7 milliards en augmentant l’abonnement.

Cela lui fait donc un bonus de 0,5 milliards de francs en année pleine.

Paliers

De plus, autre astuce, la durée des appels est facturée par paliers de 15 secondes et bientôt (à partir du 15 janvier prochain) par paliers de 30 secondes et tout palier entamé est facturé. Cela permet d’augmenter la redevance demandée au client.

Autre chose : France Télécom vous propose le « 31 31 » qui permet de rappeler automatiquement la personne qui vous a appelée en votre absence. Pratique, n’est-ce pas ? Mais c’est de la consommation téléphonique forcée car, si vous ne rappelez pas cette personne, (par exemple parce que vous l’avez eue au téléphone depuis) le système se bloque et, pendant plusieurs jours, vous ne pouvez effacer ce message et bénéficier à nouveau du service.

Le libéralisme, c’est bien ça : la liberté pour les opérateurs de faire ce qu’ils veulent. Les clients n’ont que la liberté du choix : payer, ou se passer de téléphone

(1) Mais ne vous faîtes aucune illusion, les autres opérateurs de téléphone ont des pratiques analogues. Cégétel vient de passer son crédit-temps de une minute à trente secondes, et 9 Télécom vient de le passer de une minute à 20 secondes.


écrit le 24 avril 2002 :

 Alerte Orange

Une autre entreprise-phare connaît actuellement des difficultés : France-Telecom.

« Le trou financier de France Télécom sera-t-il de 300, 400 ou 530 milliards de francs, soit 3 millions de francs par salarié ? « interroge Jean-Pierre Chevènement

« La dette totale du groupe atteindra-t-elle deux fois le trou du Crédit lyonnais, soit 35 000 francs par ménage ? Combien de filiales « non-stratégiques » et d’actifs immobiliers devront encore être bradés pour combler un tel gouffre ? » demande-t-il publiquement en commentant :

« La logique financière à court terme et ses aléas tient lieu de politique. Les fusions et restructurations brutales d’entités se succèdent. Des pans entiers d’activités sont filialisés : l’internet, les mobiles, l’achat de terminaux... Les acquisitions de sociétés ont été très nombreuses, notamment à l’étranger, et achetées hors de prix. Les frais financiers sont de plus en plus lourds. »

« Tout cela provoque de nombreuses suppressions d’emplois. Le seul objectif est de comprimer toujours plus les coûts, c’est-à-dire les salariés, pour faire un maximum de gains de productivité. »

« France Télécom se moque totalement des conséquences pour le personnel : redéploiements, stress, désarroi, pertes de compétence, démotivation.

Ce qui compte ?

Seules comptent la satisfaction des actionnaires et l’image en bourse.

Pendant ce temps France Télécom se désengage massivement du social ».

« Au cœur du no man’s land social : France Télécom a inventé de toutes pièces un statut maison pour s’exonérer de l’application du droit du travail pour les contractuels et des textes fonction publique. La direction multiplie les décisions unilatérales dans tous les domaines en utilisant un management de pressions et d’intimidations. »

« Ils jouent en bourse avec nos salaires ! France Télécom joue la carte de l’individualisation à marche forcée. Les augmentations indiciaires des fonctionnaires sont remises en cause par le principe de la rémunération globale. La part fixe de la rémunération diminue de plus en plus au profit des parts variables. Les augmentations de salaires sont dérisoires pour les contractuels. Il n’y a pas eu d’accord salarial fonction publique. Par contre, la direction a mis en place l’intéressement et la participation en misant sur l’achat d’actions de France Télécom, de Wanadoo, d’Orange ou d’Equant. Aujourd’hui, les cours s’effondrent ! combien d’argent perdu ! »

Jean Pierre Chevènement, 16 avril 2002


Ecrit le 15 septembre 2004 :

 France Telecom : privatisée

Selon l’Humanité du 2 septembre : En cédant 10,85 % du capital de France Télécom, l’Etat, qui voit sa participation descendre à 42,2 %, a récupéré 5,1 milliards d’euros. Les titres ont été vendus à 19,05 euros. L’opération est un franc succès : en moins de vingt-quatre heures, les banques (Société générale, BNP Paribas, JP Morgan et Morgan Stanley) ont réussi à placer 267,7 millions de titres que l’Etat voulait vendre, parmi lesquels 31 millions de plus que prévu, car la demande était forte. Le placement a _été réalisé majoritairement en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis.

La décision historique d’ouvrir le capital de l’entreprise publique a été prise dès 1991.Cette année-là la loi Quilès, rédigée sous le gouvernement Rocard, organise la séparation des établissements de La Poste et de France Télécom (baptisé ainsi dès 1988) : deux entités, désormais autonomes et régies par le droit commercial et non plus le droit administratif. En 1996, avec le gouvernement Juppé, la loi Fillon donne la possibilité à des investisseurs privés d’entrer dans le capital de France Télécom, à hauteur de 49 %. La loi impose alors que l’État garde la majorité soit 51 % du capital.

Le gouvernement Jospin donne son accord à l’introduction en Bourse du quart du capital de l’opérateur quelques mois plus tard.
En 1998, une autre tranche de capital est cédée. En 2000, le rachat d’Orange par France Télécom fait encore baisser la part du capital détenue par l’État. Après une recapitalisation en 2003 où l’Etat met la main à la poche, la loi Mer fait tomber le dernier obstacle au désengagement majoritaire de l’État. C’est aujourd’hui chose faite, avec la vente de plus de 10 % du capital détenu encore par les pouvoirs publics.

Châteaubriant

Il y a une dizaine d’années, il y avait environ 80 salariés de France Télécom à Châteaubriant. En ce début d’année 2004 il n’en reste plus que 10, d’âges compris entre 48 et 53 ans.

En même temps qu’on apprenait la privatisation de France Télécom, les 10 techniciens de Châteaubriant apprenaient que 5 d’entre eux devraient quitter la ville d’ici le deux novembre.
« Adieu service public, adieu aménagement du territoire. Les petites villes perdent les derniers agents qui assuraient la maintenance et la construction du réseau : ceci impliquera pour les entreprises et les particuliers une augmentation du temps de relève des dérangements, donc un service un peu plus dégradé » dit le syndicat Sud-PTT.


Ecrit le 12 octobre 2004 :

 ADSL   : vrai ou faux espoir ?

ADSL   ou Asymetric Digital Suscriber Line : cette technologie permet de doper les capacités de transmission des lignes téléphoniques actuelles afin que la voix et les données numériques internet puissent transiter rapidement. L’internaute peut alors surfer à haut débit, tout en ayant la possibilité d’utiliser son téléphone. Pour les entreprises il existe des liaisons Très Haut Débit. Pour en bénéficier, il est nécessaire d’habiter dans une zone géographique couverte par cette technologie.

Ordinateur

Cela fait quelques années que l’ADIC, association des industriels du Castelbriantais, réclame l’équipement de la région de Châteaubriant en « haut débit » c’est-à-dire en communications ADSL   (internet rapide).

Et voilà que France Télécom vient de décider d’accélérer ses équipements et annonce que, d’ici la fin de l’année, 94,6 % des lignes seront équipées en ADSL  . France Télécom souhaite raccorder le maximum de foyers, notamment à la campagne. En même temps France Télécom investit en direction des entreprises et a prévu d’équiper en « très haut débit » un certain nombre de zones d’activité.

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Carte ADSL - octobre
Châteaubriant est en haut, dans le grand Nord vide

C’est là que ça se gâte : au vu de la carte ci-contre tout se passe sur Nantes et St Nazaire. Le Nord du département fait encore figure de « grand vide ». Il est vrai que, avant d’avoir le Haut débit il faut pouvoir déjà accéder à l’ADSL  .

Une petite enquête montre que, sur les 33 communes du Pays de Châteaubriant   :
– 6 communes peuvent disposer de l’ADSL   : Châteaubriant, Issé, Moisdon, Erbray, la Chapelle Glain et Mouais
– 12 communes n’y ont pas accès : Marsac, Puceul, Saffré, La Meilleraye, Grand Auverné, Lusanger, St Vincent, Treffieux, Rufffigné, Soulvache, Fercé et Villepôt
– Les 15 autres communes ont un accès partiel sur leur territoire.

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Distribution ADSL, octobre

On annonce que, d’ici la fin de l’année 2006, chaque entreprise, située en dehors des zones d’activités, aura également accès à un réseau haut débit. La région de Châteaubriant devra-t-elle attendre la fin 2006 ?

Dans la Lettre du Conseil Général, numéro 5, d’octobre 2004, il est indiqué : « Patrick
Mareschal [Président du Conseil Général] a exprimé le souhait de permettre au Pays de Châteaubriant   de
disposer prochainement d’un avantage compétitif déterminant dans le domaine des infrastructures de télécommunication
à très haut débit »

Acceptons-en l’augure.


 Téléphone : Allo ... hausse !

10 janvier 2005, le PDG de France télécom annonce :
– ►Hausse de 23 % sur les abonnements
– ►Baisse de 26 % sur les consommations

Selon Que Choisir, le nouveau calcul va pénaliser les plus petits consommateurs, c’est-à-dire les plus faibles revenus. En revanche ceux qui téléphoneront plus de 7 heures par mois économiseraient 3 € par mois.

17 janvier 2005, France Telecom annonce une baisse de 15 % de son tarif, mais oublie de dire que la prise en charge forfaitaire va passer de 10,5 à 17,5 centimes

Que Choisir calcule que :
– ► Les petites communications (de 15 à 75 secondes) vont coûter plus cher jusqu’à 19,5 %
Exemple : Pour un appel de 40 secondes (juste le temps de laisser un message au répondeur) le coût va augmenter de 14 %
Or 70 % des appels font moins d’une minute.
– ►Pour les appels entre 75 et 130 secondes, la baisse sera inférieure à 5 %.

De qui se moque-t-on ?


Ecrit le 9 février 2005 :

France Télecom Châteaubriant :
Le service comporte 10 techniciens qui s’occupent de la mise en place des installations, notamment de celles qui sont nécessaires pour l’ADSL  . « Nous n’avons jamais eu autant de travail, dit un syndicaliste, mais ils veulent quand même supprimer 5 postes pour pouvoir basculer une partie de nos activités vers le privé. Ce qui les gêne c’est que nous soyons fonctionnaires »

Les 5 personnes (dont les noms seront connus d’ici le 21 février) seront affectées au 10-13 (plateforme de dérangement, à Châteaubriant) au moins pour un an, sans garantie pour l’avenir. « Nous avons tous plus de 50 ans, ce n’est pas évident de passer du technique à l’accueil téléphonique et à la gestion de plannings » dit encore Gilles Barracand qui craint que tout disparaisse de Châteaubriant : « ils veulent faire des plateformes de 150 personnes regroupant les services 10-13, 10-14,10-15, quitte à délocaliser ».


Ecrit le 9 mars 2005 :

 Sale temps sur France Telecom

Mercredi 2 mars 2005, sous une neige insistante, les premiers salariés arrivés allument un feu pour se réchauffer, à la porte du bâtiment France Télécom de Châteaubriant .

Pour eux, c’est jour de colère. Avec leur syndicat Sud-PTT ils estiment que « la charge de travail est suffisante, en particulier pour le câblage de la zone rurale en ADSL   »

Malgré cela « la Direction casse l’équipe réseau de Châteaubriant . Mépris pour les clients ! Mépris pour les salariés ! Le profit pour les gens d’en haut, les Breton, Raffarin et consorts ».

Le personnel du site de Châteaubriant (10 salariés) refuse toutes les perspectives de mutation et entend rester sur place pour faire vivre et prospérer l’intervention au plus près du client.

Note
France Telecom affiche pour 2004 un résultat d’exploitation de 18,3 Milliards d’Euros avant amortissement, soit 7,4% de mieux qu’en 2003. Un dividende de 0,48 € par action sera proposé aux actionnaires, contre 0,25 euro un an avant.


Ecrit le 18 mai 2005 :

 France-Telecom, Publicité mensongère

Baisse du prix de la minute de téléphone ? Ca dépend de la place de la minute...

France Telecom a été condamnée par le tribunal de grande instance (TGI) de Paris à payer 20.000 euros à l’association UFC-Que Choisir.

L’association de consommateurs avait saisi le tribunal le 15 février 2005 pour faire constater que la publicité de France-Télécom annonçant une baisse des tarifs des communications passées d’un téléphone fixe à un portable était trompeuse.

Dans cette campagne diffusée dans la presse courant janvier 2005, France Telecom annonçait une « baisse de plus de 20% du prix minute du fixe vers tous les mobiles France Telecom ».

En réalité, selon l’UFC, la ladite baisse ne s’applique qu’à un nombre limité d’appels atteignant 335 secondes (soit plus de cinq minutes), ce qui n’est pas fréquent puisque le tribunal souligne que la durée moyenne de ce type d’appel est de 100 secondes. (une minute et demi) « La publicité faite par France Telecom présente un caractère trompeur de nature à induire en erreur le consommateur », poursuit le Tribunal.

La publicité est donc interdite sous astreinte de 10.000 euros par infraction constatée. France Telecom est par ailleurs condamné à verser 20.000 euros de dommages-intérêts à l’UFC-Que choisir.


Ecrit le 25 mai 2005 :

 Tumeurs et téléphone portable

Les téléphones portables occasionnent-ils des cancers du cerveau ? C’est l’inquiétude de la revue britannique Occupational and Environmental Medicine .

Selon une étude réalisée en Suède par l’équipe du Pr. Lennart Hardell, de l’hôpital universitaire d’Oerebro, les tumeurs au cerveau dans les campagnes de Suède sont nettement plus importantes chez les utilisateurs de portables que chez ceux qui n’en ont pas, ou qui vivent en ville.

Ainsi, les résidents des zones rurales s’étant servi d’un portable pendant plus de trois ans ont au moins trois fois plus de risques d’avoir une tumeur que ceux des villes. Le risque est quadruplé pour ceux qui ont utilisé un portable pendant quatre ans, précise l’étude.

Ces différences proviennent peut-être, seloin l’étude, du fait qu’à la campagne les relais sont plus éloignés les uns des autres et que les rayonnements nécessaires à la transmission sont donc plus forts. Les auteurs soulignent que les résultats sont troublants mais doivent être confirmés dans des enquêtes portant sur des échantillons plus importants.

L’étude a porté sur une région centrale de la Suède où quelque 1.400 adultes de 20 à 80 ans ont été diagnostiqués avec une tumeur au cerveau entre janvier 1997 et juin 2000. Leur profil a été comparé avec le même nombre d’adultes vivant dans les mêmes zones et n’ayant pas été malades.

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 Téléphonie mobile

Cartelmobile

L’UFC-Que Choisir invite chaque abonné au téléphone mobile à estimer son préjudice personnel, à lui apporter des témoignages et à soutenir son action. Objectif : tirer les conséquences de la décision du Conseil de la concurrence du 30 novembre 2005 qui a condamné Orange, SFR et Bouygues Télécom pour leurs agissements illicites. Il a été reconnu que ces trois opérateurs se sont entendus pour se répartir le marché de la téléphonie mobile, ce qui a eu pour effet de fixer les prix de détail à un niveau artificiellement élevé durant la période 2000/2002. Au vu de la gravité de ces pratiques, le Conseil de la concurrence a infligé à ces entreprises des sanctions pécuniaires, pour un montant cumulé de 534 millions d’euros.

Mais l’amende prononcée par le Conseil de la concurrence n’a pas vocation à indemniser les abonnés. L’UFC-Que Choisir se mobilise afin que le préjudice de chaque abonné soit réparé par les opérateurs condamnés. En s’inscrivant sur le site internet www.cartelmobile.org , un calculateur vous permettra d’évaluer la somme que votre opérateur de téléphonie mobile a indûment perçue. Vous aurez également accès à d’autres informations permettant de réclamer une indemnisation.


Ecrit le 8 mars 2006 :

 Un simple coup de fil

Une société de téléphone annonce le lancement de « Simply » : des téléphones faits pour téléphoner ! Et pas pour prendre des photos, regarder les cours de Bourse ou la télévision !

« Il existe en France dix millions d’adultes non équipés d’un téléphone mobile, dont trois millions sont réfractaires à la complexité. ’Simply’ vise cette clientèle ainsi que les personnes déjà équipées qui ont un usage pratique de leur téléphone et veulent juste téléphoner », dit-on.

Si ces téléphones, en plus, étaient bon marché, ils ouvriraient peut-être la voie à des produits plus simples dans beaucoup d’autres domaines.

Mais le problème est qu’ils sont au même prix que les autres ! Bref, on vous en donne moins pour le même prix.

De quoi vous plaignez-vous ?


Ecrit le 29 mars 2006 :

Domicile

Une personne change de domicile. Coût d’installation d’une nouvelle ligne téléphonique : 55 €. En fait il n’y a rien à faire car la ligne existe, il faut seulement établir la connexion. « Voulez-vous garder votre ancien numéro ? » - « Oui, c’est combien ? « - « Vingt-cinq € ! ».

« Et pour le branchement de l’ADSL   ? » - « Oh ce sera rapide » . En fait cela a demandé plus de huit jours.

SAPE : Service accompli à prix élevé


Ecrit le 5 avril 2006

 La fin du 12. Qui y gagnera ?

Enquête : la CLCV teste les 118

Depuis le 3 avril 2006, le « 12 » a disparu définitivement. Numéro historique des renseignements téléphoniques, il est remplacé par une vingtaine de numéros à six chiffres commençant par 118 parmi lesquels le consommateur peut choisir.

Avec le 12, jugé trop célèbre pour laisser une chance à la concurrence, six services similaires (222, 612, 712, 3200, 3211 et 3912) sont désactivés.

Les campagnes publicitaires se sont montées jusqu’à maintenant à 77,6 millions d’euros bruts dont 25,7 M € pour le Numéro (118 218), 18,9 M€ pour PagesJaunes (118 008) et 17,3 M€ pour Telegate France (118 000). Preuve qu’il y a quelque chose à gagner dans ce secteur. Il y a peu de chances pour que le consommateur y gagne.

Après avoir fait connaître son numéro, l’enjeu pour chaque opérateur sera ensuite de garder ses clients : au Royaume-Uni, la fin du monopole des renseignements téléphoniques, en août 2003, a entraîné en quelques mois une chute de 45% du nombre total d’appels vers ces services, en raison de problèmes de qualité : par exemple, motivés par une prime à la rapidité, les employés de l’entreprise The Number, présente en France avec le 118 218, ne prenaient pas la peine de rechercher le numéro demandé et fournissaient de faux numéros de téléphone, presque toujours celui d’un restaurant Pizza Hut....

 Une révolution positive ?

Ce changement est en tout cas une véritable révolution pour les consommateurs, auxquels on annonce qu’ils vont maintenant pouvoir choisir leur prestataire de renseignements en toute liberté, et ainsi bénéficier d’une meilleure qualité de service et de prix plus intéressants. C’est toujours ce qu’on nous raconte et les consommateurs voient au contraire monter les prix.

Qu’en est-il réellement ? A la veille du grand saut, la CLCV* a examiné les offres faites aux consommateurs, en termes de prix, de services proposés, mais également de qualité des prestations

« Les conclusions que nous en tirons ne sont malheureusement pas très positives : les différences de tarifs, qui font la concurrence, existent bien, mais souvent à la hausse par rapport à ce qui existait jusque là (le 12), et pour une qualité d’informations qui laisse à désirer dès que l’on demande plus que le numéro de téléphone d’un particulier ». dit la CLCV Les constructions tarifaires sont complexes (coût d’appel + éventuellement coût à la minute, sans compter le coût après mise en relation, tout cela variant en fonction du réseau téléphonique depuis lequel on appelle), et l’information sur ces tarifs très difficilement accessible.

Bref, il reste beaucoup à faire pour que les consommateurs bénéficient vraiment de cette ouverture à la concurrence.

Et pour que cela soit le cas, il est urgent et impératif que soient mis en place des moyens autres que des campagnes publicitaires pour comparer ces offres : les consommateurs ne peuvent passer des heures à chercher les tarifs des services, qui de plus ne cesseront d’évoluer au gré des offres commerciales, et se livrer à des calculs apocalyptiques pour savoir ce qui leur en coûtera. La CLCV appelle les opérateurs, mais aussi les pouvoirs publics et l’autorité de régulation à se saisir très rapidement de cette question.

 Deux sur 11

En termes de qualité, des progrès sont également à faire. Si pour une recherche simple, c’est-à-dire le numéro de téléphone d’un particulier, la très grande majorité des opérateurs ont des taux de réponse exacte de 100%, cette fiabilité chute dramatiquement dès que la recherche est plus complexe (professionnel, association, ...) et encore plus lorsqu’il s’agit de recherche de proximité. Au total, sur les 11 opérateurs testés, seuls 2 obtiennent 100% de réponses exactes, aucun parmi eux ne fournissant d’informations de proximité.

Au regard des informations tarifaires publiées par les opérateurs, et des tests de qualité que nous avons réalisé, voici aujourd’hui les quelques conseils que nous pouvons donner sur le choix d’un service de renseignements téléphoniques (pour des appels à partir d’un réseau fixe, à l’exception de Free) :

Pour une recherche de renseignements simple

La qualité de réponse et la rapidité de traitement sont sensiblement les mêmes d’un numéro à l’autre ; c’est donc en termes de prix que le choix peut se faire. De ce point de vue, le 118 218 apparaît comme l’un des plus intéressants, avec le 118 008 et le 118 711 (en particulier pour ce dernier si l’on ne souhaite pas de mise en relation (pour les appels à partir d’un poste France Télécom ou autre opérateur fixe à l’exception de Free).

Le 118 710, nettement moins cher, semble malheureusement plus difficile d’usage compte tenu de son caractère entièrement automatisé.

Pour des recherches plus complexes (professionnels, administrations, ...)

La fiabilité diffère d’un numéro à l’autre et est donc un critère important à prendre en compte. Les numéros 118 712, 118 810 et 118 001 apparaissent de ce point de vue comme les numéros les plus intéressants en rapport qualité/prix, sachant cependant que le 118 810 ne permet pas la mise en relation avec le correspondant, et que le 118 001, pour le même prix que les deux autres, ne permet de demander que deux renseignements. A noter enfin, parmi ces trois numéros, seul le 118 712 est disponible à partir d’un poste Free.

En ce qui concerne la recherche d’informations de proximité

La médiocrité des résultats obtenus lors des appels test ne nous permet malheureusement pas de recommander un service plutôt qu’un autre

Communiqué CLCV

Conclusion : va falloir faire de savants calculs pour savoir quel serait le bon opérateur, en fonction des circonstances et en fonction des conditions tarifaires qui ne manqueront pas de changer. La seule chose sûre : le consommateur ne va pas pouvoir s’y retrouver et va se faire « avoir » un jour ou l’autre. C’est d’ailleurs bien le but de l’opération ! La concurrence exacerbée est destinée à augmenter les profits des opérateurs sur le dos des consommateurs !

Ecrit le 20 février 2008

Comment les Français se sont-ils vengés de la suppression du 12 ?

Réponse

Du temps du 12 il y avait 270 millions d’appels par an, générant 300 millions de chiffre d’affaires. Avec la « liberté économique » : 24 sociétés se sont partagé le marché des numéros 118, en augmentant au passage les tarifs de 25 %. Eh bien, deux ans plus tard, il n’y a plus que 140 millions d’appels (160 millions d’euros) et c’est le site internet gratuit, pagesjaunes.fr, qui a progressé, recevant, l’an dernier, 820 millions de visite. Pas fous les consommateurs !

 ARPU d’Orange

Orange, la filiale mobile de France Télécom repense tous ses espaces de distribution autour d’un nouveau concept pour inciter ses clients à dépenser davantage.

Sur un marché où la pénétration du mobile arrive à saturation, « le but, maintenant, ce n’est pas de faire du chiffre d’affaires avec les ventes de mobiles et de forfaits mais avec les usages » explique Didier Quillot, directeur général d’Orange. « Il faut arriver à faire en sorte que les 10 % de fonctionnalités utilisées en moyenne deviennent 20 %, 30%, 40 %... » L’augmentation du chiffre d’affaires par utilisateur, le fameux « ARPU », est plus que jamais devenu le but à atteindre ! ARPU : Average Revenue Per User, chiffre d’affaires par utilisateur


Ecrit le 1er novembre 2006

118 : les consommateurs boudent

En avril 2006 les renseignements téléphoniques ont été complètement « libérés » : le « 12 » a été remplacé par divers numéros commençant par 118 et on a assisté à une débauche de publicité. Cinquante-sept opérateurs se sont positionnés pour profiter d’un marché annoncé comme prometteur.

En réalité, devant la complexité de la facturation des appels, qui diffère d’un opérateur de téléphonie à un autre, les consommateurs ont ressenti une grande confusion et n’ont pas été enclins à faire confiance aux opérateurs !

Résultat : au lieu de 270 millions d’appels en 2005, on estime qu’il y en aura 40 % de moins en 2006. La perte est importante ! La quasi totalité des appels s’est concentrée sur quatre numéros. Cela fait donc 53 sociétés qui ont vu fondre leurs espérances : ! Seules une quinzaine sont toujours vivantes. Les salariés paient le prix de cette « liberté »

France Télécom par exemple, vient d’annoncer un plan de réorganisation de son activité de renseignements. Sur 1456 emplois actuels, 680 pourraient être supprimés, d’après les syndicats.

 Une tonne de plaintes !

L’UFC-Que Choisir annonce avoir déposé plus de 12 521 dossiers devant le Tribunal de commerce de Paris, le 13 octobre 2006. Sur ces 12.521 demandes, 4.728 concernent Orange, 4.187 SFR et 3.606 Bouygues Telecom, pour un préjudice moyen de 65 euros.

Cette action fait suite à la condamnation des trois opérateurs par le Conseil de la concurrence pour entente illicite, ce qui a eu pour effet de maintenir des prix artificiellement élevés. Orange, SFR et Bouygues Telecom avaient été condamnés, le 30 novembre 2005, à une amende record de 534 millions d’euros.... payable à l’Etat mais rien pour les consommateurs lésés.

L’UFC-Que Choisir se bat pour que les clients soient indemnisés car, selon elle, ils sont les premières « victimes » de cette entente, ayant payé trop cher pour téléphoner : « 99,94% des victimes de l’entente entre les opérateurs mobiles ne seront pas indemnisées ! » précise l’UFC dans un communiqué.

Le jugement de ces 12.521 demandes ne devrait être rendu qu’en 2007.


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FranceTelecom

Ecrit le 28 mars 2007

Lors de la manifestation du 24 mars 2007 les trois syndicats Sud, CGT et CFDT ont rappelé que France Telecom dispose de vastes locaux à Châteaubriant et que, si l’on peut délocaliser le service vers Rennes ou Angers on peut aussi bien relocaliser vers Châteaubriant d’autant plus qu’il y a des Castelbriantais qui travaillent à France Télécom et qui ne demandent qu’à revenir en notre ville, plutôt que de faire 2 heures de route par jour.

Les grévistes ont demandé aussi que la boutique de la Place de la Motte demeure à Châteaubriant et reste France Telecom (donc ne soit pas franchisée à un opérateur privé).

Selon les syndicats, les dividendes versés aux actionnaires représentent le salaire de 60 000 personnes en France et l’entreprise prévoit de supprimer 300 postes en Loire-Atlantique.


Ecrit le 6 juin 2007

 La chasse aux numéros surtaxés

Vous connaissez tous les numéros surtaxés en 0800, 0820, etc...qui permettent de joindre votre banque, assurance, etc...

Eh bien chacun de ces numéros possède son équivalent en numéro de téléphone « normal », c’est à dire non surtaxé.

En plus pour ceux qui ont une livebox, freebox, etc. le numéro « normal » appelé est carrément gratuit !

Rendez-vous sur ce site :
http://www.geonumbers.com/fr/search.php
et entrez un numéro surtaxé puis cliquez sur « envoyer » et vous obtiendrez le numéro normal.

Tous les numéros ne sont pas encore connus, ça démarre ! Voilà, vous pourrez dorénavant parler des heures à votre banquier ou votre assureur sans que ça vous coûte un centime.


Conflit commercial avec une société de téléphone

Voir aussi le 39-49, ANPE, Pôle-emploi


NOTES:

(*) (CLCV : confédération logement et
cadre de vie, association de défense
des consommateurs)