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France-telecom : il n’y a plus personne au 10.13 ?

Ecrit le 14 mars 2007

 Allo le 1013 ... il n’y a plus personne ?

Région de Châteaubriant : un bassin d’emploi de 56 300 habitants, 35 communes, où travaillent 18000 salariés

Au 1er janvier 2004 France-Télécom comptait, à Châteaubriant, 33 salariés (6 en boutique, 27 dans les services techniques)

Syndicat

En mars 2005, la direction annonce sa volonté de faire passer les effectifs à 24 en supprimant 2 postes en boutique et 6 dans les services techniques.

A la fin 2005, la direction annonce une stabilisation des effectifs à la boutique, une stabilisation de l’intervention technique, une diminution de l’intervention réseau et une croissance de l’Assistance Technique Home.

Mais au Comité d’entreprise du 22 février 2007, la direction annonce sa décision de fermer le plateau centre d’appel de Châteaubriant et de transférer les salariés soit sur Rennes (1 heure de route) soit sur Angers (1h10 de route).

Le classement régional des boutiques situe en effet Châteaubriant dans les flux marchands moindres. Ce qui peut conduire à la suppression de la boutique de la place de la Motte (qui pourtant ne désemplit pas ... on y attend longtemps !). Sera-t-elle reprise par une structure franchisée. Pour les clients, ce ne sera plus du tout le même service.

Les locaux sont propriété de France Telecom, quatre jeunes de Châteaubriant travaillent déjà en CDD à Angers, Veut-on jeter les salariés sur des durées de trajet démentes ? N’y aurait-il pas à réfléchir à un maintien du travail sur site, voire à un télétravail ? C’est ce que disent les salariés cgt, fo, cfdt, sud qui réclament le soutien des élus locaux et de l’opinion publique.

... sans se faire trop d’illusions car la disparition programmée de France Telecom sur Châteaubriant s’inscrit dans une politique de suppressions massives d’emplois pour stricte convenance boursière : 22 000 suppressions d’emplois en 3 ans dont 1320 emplois dans l’Ouest en 3 ans.
C’est très concrètement 1 salarié sur 7.

Les salarié/e/s ont tout à y perdre. Les clients aussi : plus de proximité commerciale, dégradation de la qualité de service (attentes, pannes multiples, mauvais renseignements, etc...) et long temps d’attente en cas de dérangement ....

Friture sur la ligne

France Telecom a présenté ses résultats pour l’année 2006. Le chiffre d’affaires consolidé est de 51.702 milliards d’euros en 2006 contre 48.082 M€ en 2005, soit une augmentation de 7,5%. Le chiffre a été tiré par les services qui progressent de 17,9%.

En revanche, le résultat net du Groupe s’établit à 4,139 M€ contre 5,709 M€ en 2005. Cette baisse s’explique par l’acquisition de l’opérateur mobile espagnol Amena et le passage vers la marque Orange dans plusieurs pays.

Chiffre d’affaires en hausse, résultat net en baisse : les citoyens de base s’y perdent . C’est étudié pour ! Car cela permet de faire passer n’importe quoi dans l’opinion publique.

On peut noter cependant que le cash-flow (c’est-à-dire la réserve d’argent de la société) a été maintenu à 6,8 milliards d’euros. L’opérateur va en réserver 44 % pour verser des dividendes à ses actionnaires, soit 1,2 € par action,

Le maintien du cash-flow s’explique par la suppression de 7900 emplois en 2006 (soit 10300 suppressions et 2400 créations)

La direction projette de réduire encore les coûts, notamment les coûts de personnel, pour augmenter son cash-flow, c’est-à-dire la somme à verser aux actionnaires.

Une manifestation France-Telecom est prévue à Châteaubriant,
samedi 24 mars 2007 à 11 h sur le site de la rue des Fougerays


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