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Banques et assurances

Prêt hypothécaire rechargeable

Ecrit le 24 février 2004 :

Assurances tout fric

Les compagnies d’assurance ne manquent pas d’aplomb : malgré la baisse du nombre des tués et des blessés sur la route, elles se refusent à baisser les tarifs et n’hésitent pas à dire que leurs tarifs 2004 sont « une récompense ». Oui, vous avez bien lu : une récompense, puisque, après la hausse de 3 % en 2003, la tendance 2004 est à la stabilité.

Explication : les compagnies d’assurances ont placé en Bourse les primes versées par les adhérents et estiment n’avoir pas assez gagné d’argent sur ces placements

« Question sans réponse, hélas ! : existe-t-il une assurance pour se protéger contre les abus des assurances ?(...). Les assurances ne se livrent-elles pas à une forme d’escroquerie quand elles ne répercutent pas sur leurs tarifs le recul du danger dont elles protègent, en principe, le consommateur ? » dit E. Fottorino (Le Monde)

Quelle assurance ?

A propos d’assurance, voici une petite histoire vraie. Depuis son existence La Mée a assuré son local et ses membres actifs (responsabilité civile) auprès d’une assurance ayant un agent sur Châteaubriant : les Mutuelles du Poitou. L’agent ayant pris sa retraite, le portefeuille a été transféré à St Etienne de Montluc. Voulant rester sur Châteaubriant, La Mée a donc cherché une autre assurance ! Eh bien vous parlez d’un sport !

La première assurance, la MACIF n’a pas répondu aux trois premiers appels

La deuxième assurance Groupama, a refusé parce que « notre contrat exclut toutes associations à caractère politique ».

La troisième assurance, le Crédit Mutuel, (agence locale) était prête à faire cette assurance mais son siège départemental a refusé : « Puisque vous vous appelez La Mée Socialiste, c’est donc que vous êtes revendicatifs ? ».

La quatrième assurance, le GAN, rue Joseph Hervouët, acceptait l’assurance du local mais pas la responsabilité civile des membres actifs. L’agent d’assurance a cependant donné de bons conseils sur le type de responsabilité civile existante, et pris contact lui-même avec un courtier .... qui n’a jamais appelé.

La cinquième assurance, rue du Château, malgré deux appels, n’avait pas le temps de faire un devis.

C’est finalement la MACIF qui, au quatrième appel, a accepté sans difficultés et à un prix trois fois moins élevé qu’au Crédit Mutuel .... Merci !

Une information importante
pour les chômeurs

La MACIF, qui est une des rares mutuelles qui restent, assure une « prestation chômage » à ceux qui sont titulaires d’un contrat MACIF depuis plus de 5 ans. Il y a cependant des conditions à respecter. Prendre contact avec l’agent d’assurances MACIF à Châteaubriant .


Ecrit le 21 avril 2004 :

Problème des dates de valeur
Les banquiers partis en week-end de Pâques
Les retraites perçues avec retard

Ce week-end de Pâques, ce n’était pas la fête pour tout de monde. Des petits retraités se sont retrouvés démunis.

Versée jeudi 8 avril 2004 par la caisse de retraite, leur pension ne figurait toujours pas sur leur compte cinq jours après.

« Une voisine est venue me demander 20 € pour ce week-end. Sa retraite n’apparaissait toujours pas sur son compte. En situation de surendettement, elle n’avait plus rien pour vivre ».

Cinq jours pour toucher son dû !

Pourtant, les caisses de retraite avaient pris leurs dispositions. « Les retraites d’avril seront versées un jour plus tôt, soit !e 8 du mois, au lieu du 9 habituellement, pour cause de week-end de Pâques », avait annoncé, par voie de presse, la Caisse nationale d’assurance vieillesse.

Le 8, c’était jeudi. Or, mardi 13, les comptes de petits retraités bretons n’avaient toujours pas été crédités, notamment à La Poste, à la Caisse d’épargne et au Crédit agricole.

Solange, aide-soignante dans la région rennaise, s’en est émue. « Sur les dix personnes âgées dont je m’occupe, huit se sont retrouvées désemparées et sans le sou pour le week-end ». Une mamie de 92 ans a été alertée par le directeur de la maison de retraite où elle est hébergée. Une autre a vu son prélèvement mutuelle rejeté trois fois. « A 18 € le rejet, il y a de quoi paniquer quand on a 70 ans », rapporte Solange.

Que s’est-il donc passé ? Malgré les dispositions prises par tes organismes de retraite, les banquiers n’auraient pas suivi. L’ Association des usagers des banques a égaiement enregistré plusieurs plaintes. Congés, inertie... Plusieurs établissements bancaires n’ont pas joué le jeu. L’ Association française des banques ne semblait pas au courant. La Poste affirmait « ne pas avoir constaté de retard particulier », !e Crédit agricole « n’avait pas non plus enregistré de réclamation », et à la Caisse d’Épargne, la communication « n’était pas rentrée de vacances ».

Ouest-France du 15/04/2004


Ecrit le 28 avril 2004 :

Banco, c’est gagné !

Les banques françaises vont bien, merci , mis à part le Crédit Agricole qui a encore un peu de mal à digérer le Crédit Lyonnais

Alors que la croissance de la zone euro est faible, alors que les taux d’intérêt sont historiquement bas, les banques ont réalisé des profits spectaculaires.

BNP Paribas affiche un résultat net (= bénéfice) de 3,761 milliards d’euros en 2003, en progression de 14,1 %

Banques bénéfice En un an
BNP Paribas 3,761Md€ + 14,1%
Soc. Générale 2,492 +78,4%
Dexia 1,431 +10,2%
Créd. Mutuel 1,300 +32,7%
Créd.Agricole 1,140 - 8,5 %
Caiss. Epargne 1,116 +17,0 %
Banq. Populaires 0,853 +60,0%

Naguère, le produit net bancaire était composé à plus de 60 % par des marges financières réalisées sur les dépôts et les crédits. Désormais ce sont les « commissions » qui rapportent le plus, les banques ayant la possibilité de facturer, sans l’avis des clients, un certains nombre de prestations qualifiées de « services ».

C’est ainsi, par exemple, qu’une personne âgée, sociétaire d’une banque mutualiste, a constaté le prélèvement autoritaire, sur son compte, d’une somme de 23 € pour une « autorisation de découvert » qu’elle n’a jamais sollicitée. 23 € multipliés par le nombre de clients de la banque ...

Ajoutez-y les diverses taxes de tenue de compte, le paiement des retraits par carte de crédit auprès des automates des réseaux concurrents.... Bientôt peut-être le paiement des chèques ....

A quelle banque se fier ?

Le numéro spécial de « Que choisir » d’avril 2004, s’intitule « A quelle banque se fier ? » et n’y va pas de main morte : « Tarifs en folie, conventions désavantageuses, facturations abusives, ... décidément les banques exagèrent ! »

Depuis le 28 février 2003, tout nouveau client d’une banque se voit proposer une convention à l’ouverture de son compte, une sorte de passeport vers la transparence tarifaire, en 23 pages en moyenne et jusqu’à 50 pages pour certaines banques.

Reste à savoir si vous y comprenez quelque chose ... Le compte que vous avez dans une banque est-il un « compte de chèques (ou compte de dépôt) » ou un « compte courant » ? Ne croyez pas que c’est pareil ! Le compte courant s’adresse habituellement aux professionnels et aux commerçants, il obéit à des règles élaborées par les tribunaux et ... peu protectrices des particuliers. Il y a des banques très malignes qui font signer une convention de compte de dépôt en stipulant que ce compte fonctionne comme un compte courant. Et comme vous ne savez pas comment ça fonctionne .

Il y a des conventions de compte qui comportent une clause autorisant la banque à utiliser les données personnelles, recueillies auprès de vous, pour les divulguer à des courtiers, assureurs et autres « partenaires ».

Il y a des conventions de compte qui comportent l’interdiction totale de contester une erreur passé un certain délai (tant pis si vous avez été hospitalisé en longue maladie ou envoyé en mission de longue durée à l’étranger)

(il y a bien d’autres horreurs bancaires à découvrir dans le numéro 94 de Que Choisir, d’avril 2004, 4,40 €).


Ecrit le 28 avril 2004 :

Les sociétés d’assurance assurent

Malgré l’année 2003 présentée comme difficile, les compagnies d’assurances ont fait une bonne année :

Résultat net en 2003 (= bénéfice)
(en milliards d’euros) :

Société 2003 Evolution /2002
Axa 1,0 + 6 %
CNP 0,582 + 2 %
AGF 0,763 +1,85 %

Les mutuelles, qui publient plus tardivement leurs résultats, devraient confirmer cette tendance


Coût exorbitant

Selon le Monde du 21 juin 2004 : « l’utilisation d’un compte bancaire pour un particulier coûte, en 2004, en moyenne 3,2 % de plus qu’en 2003, soit 74,65 € (calcul de l’institut national de la consommation) ». Le bas de laine de nos grand-mères est interdit. Il avait l’avantage d’être moins cher.


Ecrit le 11 août 2004 :

 Les banques fauchent le logement des retraités

Retraités : à la porte !

Vous avez une faible retraite ? Quelle importance ? Le gouvernement a une idée : un rapport, demandé par le ministère des Finances, voit avec les banques et compagnies d’assurances s’il est possible de proposer aux petits retraités un « prêt hypothécaire inversé ».

Prêt hypothécaire inversé

Concrètement une personne à la retraite, propriétaire de son appartement ou de sa maison, pourrait l’hypothéquer auprès d’une banque ou d’une société de gestion et obtenir « en échange » un complément de revenus pour sa retraite. Ainsi les personnes qui auront acquis leur logement au risque d’un endettement sur 20 ou 25 ans, pourront le monnayer à un prix que l’on estime peu élevé (qui sera fixé par la banque) si l’on connaît le montant des ventes en viager.

Ainsi la banque se sucrera deux fois : la première en vendant au retraité son produit d’épargne retraite, la deuxième en lui prenant son logement : le terrain récupéré par la banque, surtout s’il est bien situé en ville, pourra être revendu plus tard avec une confortable plus-value.

« C’est à se demander ce que feront banques et gouvernement quand il n’y aura plus personnes à plumer » dit Sébastien Ganet dans l’Humanité.


Ecrit le 12 octobre 2004 :

 Hold-Up bancaire

L’Union Fédérale des Consommateurs (UFC-Que Choisir) dans son n°419, révèle les bénéfices réalisés par les banques sur trois moyens de paiement, parmi les plus uti- lisés par des millions de Français : 35 %, 65 % et même jusqu’à 100 % de marge respectivement sur les retraits aux distributeurs de billets des concurrents, les prélèvements ou les virements. « Ces niveaux exorbitants de marge sur un marché pourtant dit concurrentiel sont inacceptables. »

L’UFC-Que Choisir accuse aussi les banques d’avoir, de manière concertée, multiplié les frais parfois sans aucune justification à des prix totalement déconnectés des coûts : frais de retrait au guichet (7,50 euros au Crédit Lyonnais pour retrait au distributeur d’une banque concurrente), frais de photocopie d’extrait de relevés (6,10 euros à la Banque Populaire), frais de réclamation non justifiée pour la carte bleue (35 euros à la BNP)... « Il ne fait plus de doute que les banques de détail ont conclu entre elles un pacte de non agressivité commerciale pour se garder la liberté de fixer des prix excessifs sans craindre la concurrence, liberté dont les consommateurs font lourdement les frais ! »

Cette stratégie de « l’inflation permanente » a eu comme autre conséquence de contribuer à l’exclusion bancaire de plus de 4 millions de personnes.

Après des années de négociations infructueuses, le temps de l’action est venu. Pour commencer, l’UFC-Que Choisir lance un ultimatum de 45 jours aux banques pour :
– cesser la facturation des retraits aux distributeurs de billets et aux guichets ;
– diviser par 2 le prix des virements ;
– restaurer la gratuité des prélèvements.

Que va faire le ministère des Finances ?

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Ecrit le 4 janvier 2006 :

  Le Gouvernement sort le « prêt hypothécaire rechargeable »

Une triste nouvelle pour l’endettement des ménages. Vous êtes propriétaire de votre logement. Vous avez besoin d’argent : vous pouvez hypothéquer votre logement pour obtenir un crédit.

Jusqu’à maintenant il fallait rembourser totalement ce crédit pour pouvoir à nouveau gager le logement et obtenir un autre crédit.

Eh bien, en mars 2006 il y aura du nouveau : à mesure que le prêt sera remboursé, le souscripteur retrouvera une nouvelle capacité d’emprunt.

Est-ce raisonnable quand on sait que le Gouvernement prévoit d’étendre ce prêt à tous les types de crédit. On pourra ainsi hypothéquer sa maison pour acheter une voiture, financer les études des enfants, ou tout simplement boucler les fins de mois difficiles. Les sociétés de crédit (Cetelem, Finaref) se frottent déjà les mains !

voir micro-crédits

voir : crédits hypothécaires, danger