Accès rapide : Aller au contenu de l'article |  Aller au menu |  Liste complète des articles  |  Aide  |  Contact |
bandeau

Accueil > Intercommunalité et diverses communes > Conseil de Développement (ex CBE) > Conseil de développement - juin 2003

Conseil de développement - juin 2003

écrit le 11 juin 2003

Un nouveau Président

C’était la foule des grands jours, ce jeudi 5 juin 2003, pour l’assemblée générale du Conseil de Développement. Le Président Marcel PLANTARD a fait un bref résumé de l’année passée, relevant la forte motivation qui s’est manifestée. Il a remercié le personnel, « une équipe dynamique, une équipe soudée » ... « pour coordonner et faire fonctionner tout ce qui vit dans notre territoire ».

Deux avancées importantes

1) le Pays de Châteaubriant   bénéficiera des fonds européens « Leader + » : soit 1 264 657 euros de subventions à dépenser d’ici 2008. Ces fonds sont obligatoirement gérés par un GAL (groupe d’action locale) (c’est-à-dire le Conseil de Développement, structure d’animation et de suivi du programme) 2) « Le Pays de Châteaubriant   » est enfin sur les rails depuis janvier 2003. (Président : Christian de GRANDMAISON). Reste à le faire fonctionner, ce qui a été l’objet de nombreuses inquiétudes exprimées au cours de la réunion.

Cinq commissions

Bilan des commissions : La Commission économique a défini 7 enjeux prioritaires, autour de la transmission des entreprises, du développement des activités existantes, de l’implantation d’activités nouvelles, du développement des moyens de communication (routes, réseau électronique à haut débit) et de renforcement de l’identité du territoire.

La commission « emploi-formation-Insertion-Santé-Action sociale » s’est investie sur l’aide à domicile et a un projet portant sur la mobilité.

La commission environnement-cadre de vie a un projet de « Maison de l’environnement » mais est bloquée dans l’attente d’une décision du « Pays de Châteaubriant   ». En matière d’habitat elle réfléchit à un projet d’observatoire du logement, avec un large partenariat local (agences immobilières, foyer du jeune travailleur, et divers organismes)

La commission aménagement du territoire a relancé un projet de SCOT   : schéma de cohérence territoriale, qui est bloqué dans l’attente d’une décision du « Pays de Châteaubriant   ».

Seule la commission Sports-loisirs-culture ne s’est pas réunie cette année en l’absence d’un animateur et d’un présidentchoisi parmi les élus. (Les élus n’ont désigné aucun des leurs à cette commission). Il s’est cependant fait beaucoup de choses

Le rapport d’activité a été adopté à l’unanimité. Le rapport financier aussi. A noter que le Conseil de Développement a diverses ressources, dont une participation des Communes sur la base de 0,914 € par habitant. Pour Châteaubriant cette somme représente moins de 1/1000e de sa dette communale (qui est de 932 € / hab.). Compte-tenu de l’importance du développement du territoire, la participation des communes n’est pas élevée.

Le pays s’appauvrit si ...

La réunion s’est poursuivie par le rapport d’orientation qui a révélé des surprises : D’entrée de jeu, c’est le collège des entrepreneurs qui a attaqué durement par la voix de Dominique LEBRETON (agri-culteur) : « Les commissions fonctionnent, mais il n’y a pas d’actions concrètes. Nous ne sommes pas là pour décider à la place des élus. Nous avons besoin d’un Syndicat du Pays de Châteaubriant   qui passe à la vitesse supérieure » a-t-il reproché aux élus, ce qui a vivement fait réagir Christian de GRANDMAISON. Cependant ce n’est pas celui-ci qui était attaqué personnellement, mais l’ensemble de ceux qui freinent le mouvement, qui voudraient gouverner seuls sans aucun droit de regard des autres et surtout pas de non-élus. Et là tout le monde regarde vers la ville de Châteaubriant.

Dominique LEBRETON a poursuivi son réquisitoire : « Le pays s’appauvrit par la non-utilisation des fonds européens. Le pays s’appauvrit par la non-utilisation des fonds régionaux. Nous courons le risque d’un manque de compétitivité. Nous avons fait des propositions d’action. Nous attendons les décisions des élus pour retrouver le dynamisme qui nous permettra d’attirer et de faire rester dans ce pays ». Les propos étaient sévères. Ils ont « soufflé » les membres des autres collèges (salariés et associations) qui, en la circonstance, avaient prévu de dire quasiment la même chose.

Blocages

Le collège des salariés a regretté que les élus aient « beaucoup bloqué les choses, traîné trop longtemps. Le Pays de Châteaubriant   est sur les rails. Il faut qu’on y aille » a dit Bernard GAUDIN. Il faut savoir que les élus, du moins ceux de Châteaubriant, par une sorte de désir de confiscation du pouvoir, renâclent à l’idée de travailler avec des non-élus. Pourtant, a dit Bernard GAUDIN : « Il faut que les élus considèrent que c’est une chance de pouvoir s’appuyer sur des citoyens ordinaires ». Par ailleurs, le collège des salariés a souhaité des échanges plus importants avec le collège des entrepreneurs, la mise en place d’un forum sur la formation continue, et une réflexion sur l’aide à domicile (avec formation qualifiante à la clé).

Le collège des associations, avec Gilles PHILIPPOT, a rappelé que c’est une richesse pour un territoire de s’appuyer sur les associations : « proximité, lien social, bénévolat, animation, fondent une communauté, un pays ». Le collège des élus, par la voix de Christian de GRANDMAISON, a défendu l’action des élus « les fonds européens seront utilisés, ceux de la Région aussi » mais il a dû reconnaître « On aurait sans doute dû aller plus vite » - « beaucoup de chemin a été fait depuis 10 ans » (c’était du temps de Martine Buron, ndlr), « mais tout le monde n’a pas la même approche. Il faut arriver à mettre tout le monde sur la même ligne. Il y a des difficultés, nous aurions pu gagner quelques mois, mais ça avance ».

Pas mort

L’assemblée est alors passée à l’élection d’un nouveau Président qui, de par les statuts, devait être pris dans le collège des associations. Après plusieurs réunions, c’est Jean FRANCO, remis sur pieds après une grave opération, qui a accepté cette tâche. C’est un partisan du Conseil de Développement depuis des années. Il a participé à la réalisation de la Charte de Territoire et croit beaucoup à la participation active et critique des citoyens aux côtés des élus. Il saura tenir tête aux élus. « La structure du Pays est en place, os projets devront aboutir. Nous allons montrer que le Conseil de développement va faire se développer le Pays » a-t-il dit. Rendez-vous est déjà pris avec le Président du Pays de Châteaubriant   et avec le Sous-Préfet.

Marcel PLANTARD, qui a porté le Conseil de Développement dans les deux dernières années (difficiles) passe donc la main avec soulagement à Jean FRANCO. Les tentatives de mise à mort du Conseil de Développement, de cette structure associant les forces vives du Pays, ont échoué. BP  

Histoire

Le Conseil de Développement du Pays de Châteaubriant   a été créé le 7 novembre 2000. Il est l’héritier du Comité de Bassin d’Emploi (C.B.E) créé le 18 juin 1990.

Dans le cadre de la Loi d’Orientation sur l’Aménagement et le Développement des Territoires, les trois communautés de communes de Châteaubriant, Derval et Nozay ont confié au Conseil de Développement une triple mission :

1) Lieu de réflexion, d’échanges, de diagnostic partagé autour de l’Observatoire Économique et Social.

2) Instance de concertation entre quatre collèges ayant mêmes statuts et compétences.(Elus, Entrepreneurs, Salariés, Associations).

3) Force de proposition et de gestion de projets concernant le Pays de Châteaubriant  .

De plus, sous forme de GAL (groupe d’action locale), il gère les fonds européens Leader +

Suite internet : http://www.paysdechateaubriant.com