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Accueil > Thèmes généraux > Condition ouvrière et/ou salariale > Contrats CNE, CPE, CESU etc

Situation sociale (07)

Contrats CNE, CPE, CESU etc

CNE : et que ça saute
CPE pour les jeunes
les vieux aussi
Les licenciements préventifs
Les CESU vont tuer les associations d’insertion
Villepin freine l’embauche
Le travail de nuit ...nuit
Un patron contre le CPE
Appels à manifester
La cote de M. de Villepin : en chute
Photos
Page suivante et photos locales
CPE : le trio infernal

Ecrit le 25 janvier 2006 :

 Sortez, y a rien à voir !

Selon l’INSEE des Pays de Loire, étude faite à partir des fichiers de l’ANPE au 30/09/2005

AU TROISIÈME TRIMESTRE 2005, plus de 75 000 demandeurs d’emploi sont sortis des effectifs de l’ANPE en Pays de la Loire.
Plus du quart des sortants ont retrouvé un emploi,
9 % ont intégré un stage,
44 % étaient absents au contrôle ou radiés, 11 % ont abandonné leur recherche.

Ce profil des sortants reste stable par rapport au même trimestre des années précédentes depuis 2002.

La reprise d’emploi déclarée augmente avec l’âge, mais chute après 50 ans : c’est donc chez les 40-49 ans que la proportion de retour à l’emploi est la plus forte

Les demandeurs d’emploi de 20 à 24 ans ou les plus récemment inscrits, ont le plus fréquemment recours à des formations

Les absences au contrôle et radiations concernent d’abord les plus jeunes (53 % des motifs de sortie des moins de 25 ans) et diminuent constamment avec l’âge.

Les chômeurs de plus de 50 ans sont proportionnellement plus nombreux à cesser leur recherche, et un abandon sur deux concerne un chômeur inscrit depuis plus de 8 mois.


Ecrit le 25 janvier 2006

Selon l’Expansion.com du 10 janvier 2006

  Si le CNE n’existait pas, faudrait-il l’inventer ?

Une étude s’est penchée sur la façon dont les patrons des très petites entreprises ont utilisé le contrat nouvelles embauches.

D’abord, le CNE contribue bien à créer des emplois : Un emploi sur cinq n’aurait pas existé sans ce contrat spécifique.

Les employeurs recourent au CNE d’abord : pour embaucher sans prendre de risque si le surplus d’activité se tasse. Mais la possibilité de pouvoir tester plus longtemps les compétences du salarié est loin d’être négligeable.

40% des entreprises qui ont embauché auraient signé un CDI si le CNE n’avait pas existé. Et 28% auraient signé un CDD.

Mais pourquoi une entreprise continue-t-elle à embaucher en CDI ? Pour sécuriser l’emploi, surtout dans un secteur comme le BTP, où il est difficile de trouver de la main d’œuvre. Le CDI reste le moyen de fidéliser un bon candidat.

Conclusion : le CNE ne crée pas l’emploi, mais il le facilite parfois quand l’activité est là.
Et que ça saute !

Jacques Chirac est en fin de règne, la gauche peine à trouver un candidat d’union, De Villepin et Sarkozy se déchirent. Tout s’en va à vau l’eau.

C’est le moment que choisit la Droite, tant qu’elle est au pouvoir, pour imposer sa loi. Et que ça saute ! Toutes les dernières protections des salariés sont en train de disparaître.

 Les jeunes

Villepin ressort une nouvelle forme de “CIP jeune”, un contrat discriminatoire pour tous les moins de 26 ans...

Le « contrat nouvelle embauche » va être étendu à tous les jeunes et pas seulement dans les entreprises de moins de 20 salariés. Ce sera le CPE : contrat premier emploi

L’employeur pourra ainsi licencier tous les jeunes SANS MOTIF pendant les deux premières années, et il se verra, en récompense, exonéré de cotisations sociales pendant trois ans !

Soyez jeunes, soyez jetables !
Soyez jeunes soyez corvéables !
Ne vous syndiquez surtout plus ! Plus de délégué du personnel, plus moyen de défendre vos droits, de protester contre les heures supplémentaires imposées et non payés, sinon dehors !
Jeunes femmes ne tombez pas enceintes avant 26 ans...Ne refusez pas de rester le soir si votre patron vous le demande... Ne refusez plus de lui servir le café.
Jeunes, apprenez à ne pas défendre votre droit du travail, il n’est plus pour vous, avant 26 ans...

Quand vous serez domptés et éduqués, Villepin étendra cela à tous les salariés, ce sera plus sûr

Gérard Filoche (“Démocratie & socialisme” 0607481167)

voir plus loin : un CPE c’est moins qu’un CDD

CPE : chronologie


Ecrit le 25 janvier 2006

 Les vieux aussi !

Après le CPE junior, voici le CDD senior : Enfin, le plan d’action du gouvernement pour l’emploi des seniors va mettre en œuvre le CDD senior. Il s’agit d’un contrat conclu à partir de 57 ans, pour une durée de 18 mois renouvelable une fois (soit 36 mois, le double de la durée normale). Il se veut particulièrement adapté à des personnes qui sont souvent exclues du marché de l’emploi, faute de contrat adapté. Contre cette discrimination inacceptable, le CDD senior espère apporter une vraie réponse et permettre aux salariés plus âgés d’avoir une activité jusqu’à leur retraite.

 Tous les salariés, bientôt

La présidente du Medef a demandé une « réflexion pour supprimer le concept de durée légale du travail », toujours officiellement fixée à 35 heures en France.

Lors d’une conférence de presse, Laurence Parisot a par la suite demandé que la durée du travail soit fixée « dans les branches professionnelles et les entreprises, au plus près des spécificités du secteur et de l’entreprise concernés ».

Le Premier ministre, lui, a annoncé la possibilité de cumuler un emploi, même à plein temps, avec des missions d’intérim.

Cet accès au deuxième emploi est présenté comme un moyen d’assurer « un complément de pouvoir d’achat » aux salariés « qui ne peuvent pas faire d’heures supplémentaires dans leur entreprise ».

Laurence Parisot demande l’extension du CNE « à toutes les entreprises »

 Attention Danger !!!
L’avenir en noir
Les licenciements de prévention

Les entreprises vont-elles pouvoir procéder à des licenciements économiques sans avoir à invoquer des difficultés financières immédiates ? L’un des derniers verrous de la protection des salariés a sauté avec l’arrêt rendu, mercredi 11 janvier 2006, par la chambre sociale de la Cour de cassation.

Dans son interprétation de la « sauvegarde de la compétitivité de l’entreprise » - l’un des critères invoqués pour justifier les procédures collectives de suppressions d’emplois -, la Cour de cassation a considéré que les réorganisations pouvaient désormais intervenir « pour prévenir des difficultés économiques à venir liées à des évolutions technologiques et leurs conséquences pour l’emploi, sans être subordonnées à l’existence de difficultés économiques à la date du licenciement ». C’est là un revirement d’importance de la jurisprudence qui pourrait s’appliquer désormais à l’ensemble des procédures en cours.

 Rétablissons le marché du travail !

Tu es jeune ou vieux,
tu veux avoir trois boulots payés à peine au prix d’un seul,
tu ne te syndiqueras pas, c’est mal,
tu fermeras ta gueule même si ça te fait mal
A la maison de retraite, tu te torcheras tout seul,
Tu apprendras sagement à te faire une petite boîte en sapin ...

Alors bienvenue sur le nouveau MARCHE du travail

Lulu Topie


Ecrit le 8 février 2006 :

 Un CPE décevant

Selon Le Figaro du 3 février 2006, un sondage réalisé après l’annonce du contrat première embauche (CPE), met Villepin en difficultés.

Sa cote de popularité baisse chez les jeunes (- 14 %) et chez les retraités (- 7 %) traditionnellement modérés, qui craignent sans doute qu’on ne favorise les cadets à leur détriment ; et chez les 35-49 ans (-10 %) que la perspective de précarisation effraie sans doute, pour leurs enfants ou pour eux-mêmes.

Une mesure libérale-de-droite, qui hérisse la gauche, et qui laisse la droite sceptique : l’opinion publique se demande comment le chômage peut baisser alors qu’il n’y a pas de création d’emplois....


Ecrit le 8 février 2006 (1)

 CESU !
Ou comment être sauvé par les nouveaux services
et notre cher Borloo ?

“Deux heures par foyer et par semaine, c’est 2 millions d’emplois" c’est ce que déclare le ministre Jean-Louis Borloo. C’est peut-être pas vrai car : 60 mlllions de Français, cela peut faire 15 millions de ménages. Si l’on compte 2 h par semaine (soit 9 h par mois), cela fait : 135 millions d’heures par mois, soit 895 000 emplois à temps complet et non pas deux millions. Mais le problème n’est pas là !

Depuis le 1er février 2006, le lancement du plan « emploi bis » du gouvernement s’appuie sur une arme secrète : « les nouveaux services à la personne » dont une liste est parue le 29 décembre 2005 : femmes de ménage, jardiniers, baby-sitters, aide à domicile des personnes âgées, bricolage, maintenance infor-matique, soutien scolaire, collecte et livraison de linge, arrosage des fleurs, promenade des chiens... pour 8 à 10 euros net de l’heure.

Pour s’offrir ces services, les Français auront à leur disposition, d’ici à quelques jours, un nouveau titre de paiement, le chèque emploi-service universel (CESU) qui pourra être financé, en tout ou partie, par les entreprises, comme les chèques-déjeuners. Cette subvention sera complètement exonérée de charges sociales pour l’entreprise et de l’impôt sur le revenu pour le salarié qui en bénéficie, dans la limite annuelle de 1 830 euros par salarié.

En face, l’offre de services devrait exploser. Alors que, jusqu’à présent, les particuliers devaient souvent trouver eux-mêmes leurs employés, de grandes sociétés de services vont mettre à leur disposition toute une gamme de prestations accessibles sur un simple coup de fil : il suffira d’appeler des plates-formes téléphoniques pour commander, par exemple, deux heures de ménage par semaine ou une heure de dépannage informatique.

Ces sociétés de services bénéficieront, une fois homologuées, d’un avantage de taille : elles seront totalement exonérées de charges patronales, alors que le particulier qui embauchera directement sa femme de ménage ne bénéficiera que d’un allégement de 15 points de ses charges patronales.

 Aubaine

Les grands groupes de services ou de l’économie sociale ont flairé l’aubaine : Accor, les caisses d’épargne, la Macif préparent leur offensive marketing. Mais aussi la FNAC, Darty, la Sodexho, le Crédit Mutuel. AXA rachèterait actuellement 40 à 50 petites sociétés par semaine.

Toutes ces sociétés sélectionneront à tour de bras les salariés qu’elles souhaiteront. Elles pourront investir dans du matériel et mettre leurs « services » à la disposition des particuliers, en triant soigneusement parmi les chômeurs. Pour les salariés ce sera la précarité maximum, les horaires atypiques, la soumission aux desiderata des sociétés. Ce sera la mort des associations intermédiaires comme ACPM  , ESPOIR, AIRE et d’autres qui, jusqu’à maintenant, sont les seules à pouvoir accompagner les chômeurs.

Ainsi, une nouvelle fois, tout est fait pour éliminer une catégorie de personnes : celles-ci seront condamnées à vivoter avec de très faibles revenus et la culpabilisation en plus.

  Petit jeu sur Internet :

Vous voulez avoir plus d’infos sur le CESU. Comme tout bon citoyen à la mode, vous allez sur internet et tapez dans votre moteur de recherche préféré (qui commence par un G et termine par un e et qui est composé de 6 lettres, c’est ..., c’est ...Non, pas Glaise mais Google ?!!!).

Bon, d’accord, Google est devenu avant tout une superbe machine à faire de l’argent, mais ce n’est pas le sujet du jour.

Les résultats sont :

Tout d’abord deux liens commerciaux dont un vers un grand groupe cité ci-dessus qui a bien compris les avantages des nouveaux services à la personne. Puis diverses choses dont un portail qui ne marche pas.

Vive l’argent, vive le net, vive Borloo !

L’ACPM rappelle qu’elle est habilitée à recevoir les CESU

CESU : un chéquier de 200 euros


Ecrit le 15 février 2006 :

 Villepin freine l’embauche

Pourquoi Villepin a t il tout misé, dés le début de son gouvernement sur la « baisse du chômage » ? Parce qu’il était certain qu’elle se produirait mécaniquement ! Le départ à la retraite de la génération baby-boom de l’après-guerre devait pousser, sans créer d’emploi, simplement pour les remplacer, à des embauches massives.

A tel point que Villepin s’était donné « cent jours »... et que, fin 2005, courant 2006, il pouvait être sûr et certain de son coup !

Normalement, le phénomène aurait dû être tellement important que le chômage pouvait diminuer drastiquement, vers 9 puis 8 % de la population active.

85 000 fonctionnaires étaient donnés “partants” fin 2005, 120 000 en 2006, et en proportion dans le privé, on pouvait compter trois fois plus

Des dizaines de milliers de postes auraient dû être ouverts aux concours, et 300 à 400 000 jeunes pouvaient espérer rentrer tête haute sur le “marché du travail” à temps plein et en demandant donc de bons salaires !

Mais une telle baisse, si importante, ni Villepin ni le Medef n’en veulent ! Pas plus qu’ils ne veulent des exigences salariales qui seraient liées à une arrivée massive de jeunes !

Alors Villepin a pris des mesures non pas pour diminuer le chômage mais pour freiner son recul et aussi des mesures pour contenir les exigences que les jeunes, arrivant à l’emploi massivement, auraient été en situation d’obtenir !

On peut douter de cela, on peut ne pas imaginer un tel « complot » : Villepin voulant être élu et voulant être jugé sur la baisse du chômage ne pourrait jouer un tel « double jeu », croit-on. Mais il ne faut pas être naïf : car tout prouve qu’il en est ainsi ! Le fait que le chômage n’ait baissé que de 5 % en 2005 est le fruit d’une politique, en dépit de son affichage, qui vise un autre but : fragiliser, sous le chantage à l’emploi, les droits des salariés et leurs revendications salariales - d’où le CNE, le CPE, la mise en cause du CDI, et du Code du travail. ]

 Toutes les mesures de Villepin freinent la baisse du chômage :

– Allongement des durées du travail sur la journée (forfaits jours pour tous) sur la semaine, et sur l’année : déblocage du nombre des heures supplémentaires, baisse de leur majoration. Tous les salariés qui sont ainsi poussés à travailler deux fois plus pour améliorer leurs salaires bloqués, travaillent à la place d’autres qui ne sont pas recrutés. Le blocage de la réduction du temps de travail et sa ré-augmentation massive contribuent au chômage.

– Allongement des durées du travail sur la vie en repoussant l’âge de la retraite. C’est l’application de la loi Fillon sur les 40 annuités, des mesures Balladur calculant cette année les retraites sur les 23 meilleures années, des « décotes » imposées dans la Fonction publique aux fonctionnaires qui n’ont évidemment pas les annuités exigées. On marche vers les 41 et 42 annuités de cotisations. La limite d’âge des fonctionnaires a été portée de 65 à 67 ans.

– Villepin met en place des mesures pour maintenir les « seniors » au travail. Il met en place des doubles « CDD vieux » de 18 mois chacun, entre 57 et 60 ans.

– Villepin propose de rendre possibles les cumuls emploi-retraite, les cumuls demi-retraite et intérim, les cumul temps partiels retraites et autre emploi.

– Obligation de chercher un emploi entre 57 et 60 ans
 : la filière « D » des Assedic était ouverte aux demandeurs d’emploi de plus de 57 ans et ayant cotisé 100 trimestres. Elle permettait une indemnisation de 42 mois. Elle vient d’être supprimée. Toutes ces pressions visent à retarder les départs massifs en retraite !

- Suppression achevée des 300 000 emplois-jeunes, emplois aidés de remplacement en nombre limité, pré-retraites supprimées, facilitation des licenciements, facilitation des plans sociaux.

- Réduction drastique des postes des services et de la Fonction publique. les fonctionnaires partants ne sont pas remplacés, les jeunes qui pouvaient s’attendre à des centaines de milliers de postes ouverts aux concours, doivent déchanter. Villepin serre la vis partout : il manque des postes dans les hôpitaux, les écoles, l’équipement, tout cela accroît l’embauche des jeunes.

– Villepin pousse à ce qu’il y ait un « suivi » des chômeurs : les absences au contrôle et les radiations administratives représentent (Le Monde du 28 nov 2005) respectivement 36,2 % et 8,2 % des motifs de sortie et concernaient 163 717 personnes dans un cas, et 37 172 dans l’autre. Les nouveaux « contrats de reclassement personnalisés » (CRP) ne comptent pas dans les chiffres des demandeurs d’emploi.

Villepin ne crée pas d’emploi, il supprime de façon comptable des chômeurs, assez pour paraître faire reculer a minima le chômage, pas trop pour continuer le chantage à l’emploi et imposer précarité et bas salaires.

L’essentiel des chômeurs officiellement comptabilisés en « moins » ces derniers mois provient de ces radiations, et non pas des emplois créés, tandis que les effets des départs en retraite sont neutralisés au maximum.

Donc, Villepin peut faire plaisir au patronat en accentuant le chantage à l’emploi sur les jeunes : avec comme slogan central, « Un CPE c’est mieux que rien ».

Alors que les jeunes pouvaient espérer profiter du tournant démographique pour accéder enfin, massivement à de vrais boulots, Villepin les force à accepter des « emplois soumis » à droits dégradés, et donc à bas salaires !

C’est ça le fond de la politique de Villepin et non pas la lutte contre un chômage qui doit de toute façon doit diminuer !

Gérard Filoche

 Le CPE est moins bien qu’un CDD lequel est moins bien qu’un CDI... !

On nous vend n’importe quoi pour défendre le CPE (contrat première embauche), ce contrat sans-droit imposé de façon discriminatoire à tous les jeunes de moins de 26 ans...

 Le banquier ne changera rien à son comportement

On vous dit que le gouvernement va intervenir auprès des banques pour qu’elles ne refusent pas un prêt à un jeune en CPE

Qui croit cela ? Les banques font et feront ce qu’elles veulent ! On l’a bien vu pour « l’ordinateur à un euro » et « le permis de conduire à un euro » : un banquier n’est pas un philanthrope. Il prête à ceux qui ont les moyens !
En général un banquier vous fait un prêt si vous arrivez à lui démontrer que vous n’en avez pas besoin...
Le banquier, c’est quelqu’un qui vous prête un parapluie quand il fait beau mais qui vous le reprend dés qu’il pleut !
Tout jeune à la merci du licenciement du jour au lendemain, n’a pas seulement peur du refus d’un prêt par un banquier, il a surtout peur de ne pas pouvoir le rembourser !

 Locapass ? Ne pas pouvoir payer son loyer du jour au lendemain

Tout jeune qui risque d’être mis à la porte sans motif, du jour au lendemain, n’a pas seulement peur de ne pas avoir un logement, il a peur de ne pas pouvoir le payer.
Si le gouvernement fait mine de garantir un « prêt » et un « locapass », c’est qu’il sent la faiblesse de son « CPE » !

 La peur de chaque jour qui vient

Un « CDD de six mois » a un terme précis , c’est garanti six mois...

Mais un « CPE de deux ans » c’est pas garanti du tout : chaque jour on se couche sans savoir si on travaille encore le lendemain...

Même les entreprises multinationales du Cac 40 vont pouvoir « faire du CPE » car le CPE est ouvert à toutes les entreprises : ainsi Axa, le Gan, Vivendi, Thales, le Credit Lyonnais, les 100 premiers entreprises du Cac 40, (qui ont gagné 57 milliards d’euros en 2004, et davantage en 2005) pourront prendre des « CPE » : mais en quoi ces entreprises qui font des bénéfices extraordinaires ont-elles besoin de cela pour embaucher ?

 Des sous en plus

Pour les entreprises, y compris les grosses entreprises qui font déjà d’énormes bénéfices, Villepin prévoit une exonération totale de charges patronales pendant trois ans pour tous les contrats (CDI, CNE, CPE) signés au profit de jeunes de moins de 26 ans au chômage depuis plus de six mois.

Les 1000 entreprises de plus de 1000 salariés qui emploient déjà 3,5 millions de salariés et produisent 45 % du Pib vont donc engranger encore plus de bénéfices (pour leurs actionnaires !) avec cet argent donné généreusement par l’Etat avec les impôts... des salariés...

 Aumône Unedic pour le CPE viré

Dans le cadre du CPE, s’il a travaillé au moins quatre mois, chaque jeune n’aura droit qu’à une allocation forfaitaire de 16,40 euros par jour soit 460 euros pendant seulement 2 mois... .

 Précarité à répétition

Actuellement, si le jeune est soumis à plusieurs CDD consécutifs, ils sont « requalifiables » en un CDI...

Mais avec le « CPE », en cas de rupture du contrat durant les deux premières années, un nouveau CNE entre l’employeur et salarié pourra être conclu après trois mois.

Actuellement un syndicat peut ester en justice à la place du salarié pour faire qualifier des CDD successifs en CDI (L 122-3-16) : mais dans le CPE pas de recours !

Actuellement lorsqu’un CDD prend fin, l’employeur ne peut pas avoir recours sur le même poste à un nouveau CDD avant l’expiration d’un « délai de carence », égal au tiers de la durée du contrat précédent.

Avec le CPE il le pourra

Les CPE peuvent se succéder sans motif, sans recours, sans contrôle : un jeune pourra en faire trois de suite, et être viré chaque fois au bout de deux ans, puis passé 26 ans, il pourra encore faire un contrat CNE de deux ans... Cela fait des années de précarité, toute la jeunesse.

 CDD-CPE : différences

– Un CDD, doit être payé jusqu’au terme. Si l’employeur rompt un CDD sans motif, il doit payer le jeune salarié jusqu’au terme prévu pour son CDD...

Virer un salarié et le remplacer par un CPE sera possible, par un CDD non

– Un CDD ne peut être conclu pour accroissement temporaire d’activité là où l’entreprise a procédé à un licenciement économique.. ;

Un CPE pourra remplacer un salarié licencié

– Un CDD ne peut pas servir à occuper un poste permanent de l’entreprise sinon c’est un CDI...

Une succession de CPE sur des postes en CDI sera possible...

– Pour signer un CDD, il faut un motif exceptionnel :

    • soit « surcroît exceptionnel de travail »
    • soit « remplacement d’un salarié absent »

Pour signer un CPE, c’est le seul choix de l’employeur : qu’est-ce qui le guidera sinon la possibilité de pouvoir le mettre dehors sans motif...

– Préavis ? rien de nouveau
Le gouvernement nous assure que le jeune CPE, présent depuis au moins un mois, bénéficiera d’un préavis de deux semaines pour un contrat de moins de six mois et d’un mois pour un contrat plus long.
C’était déjà le cas pour le CDI, (art L122-5 et 6).

– Le gouvernement précise que le jeune en CPE recevra 8 % de son salaire brut en guise d’indemnités à la fin de son contrat...
Pour un CDD, c’était 10 % d’indemnité de précarité d’emploi sur le salaire brut

Mais le pire :
La rupture d’un CDD doit être motivée pas celle du CPE !
L’absence de motif, c’est la soumission totale à l’arbitraire, c’est une forme de barbarie juridique,
c’est l’absence de recours, c’est le déni de droit, un recul d’un siècle de droit !

Gérard Filoche, 1er février 2006
http://www.democratie-socialisme.org


Ecrit le 15 février 2006

  Le travail de nuit ... nuit ... à 15 ans

L’hémicycle du Palais-Bourbon est inhabituellement garni, dans la soirée du jeudi 2 février 2006, lorsque commence la discussion de l’article 1er du projet de loi sur « l’égalité des chances ». depuis un décret paru le 14 janvier, le travail de nuit peut être imposé, de façon dérogatoire, aux jeunes de moins de 18 ans travaillant dans : boulangerie, pâtisserie, restauration, hôtellerie, spectacles et courses hippiques.

Il est minuit passé lorsqu’Alain Vidalies (PS) propose un amendement précisant que ces ne s’appliqueront pas aux moins de 16 ans. La réponse du gouvernement est alambiquée et floue.

« La question est simple, intervient Henri Emmanuelli (PS). Est-ce que, oui ou non, le travail de nuit sera possible pour les jeunes de 15 ans ? » « La réponse est oui, O-U-I », concède M. Hénart (UMP).

Et voilà, le travail de nuit sera possible pour les jeunes qui, ayant quitté prématurément le circuit scolaire, se trouveront en apprentissage.

Pas de gros titre dans les journaux, Les communiqués du PS et du PCF sont repris de façon très discrète.

« Alors que l’article 221-3 du code du travail interdit le travail de nuit aux mineurs, alors que le droit international se bat pour faire respecter cette pratique, le gouvernement français, lui, élargit les domaines dans lesquels le travail, la nuit, le dimanche et les jours fériés, serait autorisé aux mineurs, à partir de 15 ans. C’est un bond de 85 ans en arrière » dit le Parti Communiste.

« Le Parti socialiste dénonce ce recul social inacceptable, qui, ajouté au CPE et à l’ensemble des mesures que la majorité cherche à faire passer en force, confirme la volonté du gouvernement de mettre la jeunesse au pas ». dit le Parti Socialiste.


Ecrit le 1er mars 2006

 Un patron contre le CPE

A la demande de Jacques Chirac, un de ses amis, M. Henri PROGLIO, PDG de Veolia Environnement, s’est intéressé à l’insertion des jeunes sortis de l’enseignement supérieur.

Le rapport qu’il a fait a été remis au gouvernement mais il est resté soigneusement caché, au point que les députés PS ont dû poser des questions insistantes pour qu’on finisse par en entendre parler.

Que dit-il donc, ce cher homme ?
Oh des choses in-con-ve-nan-tes.

 Vive le CDI

« Dans un contexte de vieillissement de la population active et de réduction du nombre de jeunes arrivant sur le marché du travail, les entreprises doivent prendre conscience de leur rôle primordial dans le processus de professionnalisation des jeunes. »

« Cela passe par une volonté de nouer avec les jeunes que l’on recrute un engagement durable, notamment en revalorisant le contrat à durée indéterminée comme forme normale d’embauche. La confiance réciproque entre un jeune et l’entreprise qui le recrute est une condition préalable à la construction des compétences et à la réussite professionnelle. »

Le voilà donc qui prône l’utilisation des CDI (contrats à durée indéterminée).

De plus, il critique la mise en place de dispositifs « spécial-jeunes » : « Il n’est pas certain que, face à des jeunes ne disposant pour la plupart d’un solide bagage de connaissances, les employeurs soient très sensibles à des incitations de nature financières ou à des assouplissements dans les conditions d’embauche. On risquerait d’ailleurs de jouer une catégorie contre l’autre, les jeunes contre les moins jeunes, voire certains jeunes contre d’autres. »

« Près de trente ans de « mesures jeunes » adoptées par les gouvernements successifs ont fini par ancrer dans les esprits, du côté des employeurs comme chez les jeunes, la conviction que l’on ne peut, sauf exception, débuter sa vie professionnelle sans bénéficier d’une mesure incitative.

Comme si l’essentiel pour les deux parties n’était pas d’accepter de prendre en commun le risque d’un parcours durable dans l’entreprise.
Comme si la moindre productivité d’un jeune au cours des premiers mois de sa vie professionnelle devait nécessairement être compensée par une aide publique et non par l’engagement du jeune dans le développement de ses compétences et dans la réussite de l’entreprise.
Comme si les incertitudes du jeune lors de ses premiers pas dans la vie de travail et celles de l’entreprise lorsqu’elle n’a pas encore découvert toutes les potentialités d’un jeune ne pouvaient trouver d’autre solution que la conclusion d’un contrat particulier, de préférence à durée limitée. ». Oui, il dit tout ça M. Proglio !

Et il enfonce le clou, le salopard, en critiquant le « contrat nouvelle embauche » :

« L’instauration des contrats « nouvelle embauche » par le gouvernement de Dominique de Villepin vise à inciter les petites entreprises à engager durablement des salariés en simplifiant les conditions d’une rupture éventuelle du contrat. Pour les entreprises de plus grande taille la question n’est pas de modifier la nature des contrats mais avant tout de les convaincre d’adopter une nouvelle posture à l’égard des jeunes en favorisant un engagement réciproque dans la durée, gage d’intégration et facteur de développement de l’autonomie dans l’accomplissement des missions. »

 A la poooorte !

Ah Monsieur Proglio
Que vous avez raison
Et qu’il importe de vous faire taire.
Comme le font Dominique (de Villepin),
Gérard (Larcher) et jean-Louis (Borloo).
Et tandis que vous causez (bien)
Les premiers CNE arrivent devant les tribunaux ou dans les « papiers » des journaux.

 CNE ... condamné

Dans Le Parisien (du 15 février) un salarié de supermarché a été licencié parce qu’il est allé faire des courses, dans ce supermarché, en tenue de jogging, un jour de congé - un employé a été viré pour 10 minutes de retard - un salarié, embauché en CDD, à qui était promis un CDI, a été embauché en CNE et viré une fois finie la période des vacances.

Tenez, plus rigolo, un jeune qui préparait des études d’informatique, et qui travaillait habituellement pendant 18 heures/semaine chez un patron, s’est vu proposer un CNE, puis le remplacement partiel d’un salarié absent.. Ses 27 heures/semaine ne lui laissaient plus la possibilité de suivre les cours régulièrement.... Et ne lui étaient pas payées non plus. Il a réclamé un complément de rémunération ... et a été viré. (cf Libération du 23 février).

Ca promet de belles bagarres juridiques : le Conseil des prud’hommes de Longjumeau a donné raison à un salarié au motif que « d’après le rapport présenté au président de la République (...), le CNE est destiné à favoriser de nouvelles embauches et ne peut être utilisé dans le seul but de précariser la situation d’un salarié et d’éluder le droit du licenciement ». (voir Le Parisien du 22 février 2006)

Mamadoué
A peine né le CNE est déjà dévoyé, déjà condamné.


Ecrit le 8 mars 2006

  Appels à manifester

Au moment où vous lirez ces lignes, la manifestation du 7 mars (prévue à 10h30 au Théâtre de Verre   à Châteaubriant) sera passée. La Mée a reçu ces communiqués trop tard pour les passer la semaine dernière.

Déclaration des organisations
étudiantes et lycéennes
et des organisations syndicales
de salariés : UNEF, UNL, CFDT, CFTC, CGT, CGT-FO, FSU,
CFE-CGC, UNSA, US SOLIDAIRES

Les organisations syndicales affirment leur volonté commune de mobiliser pour obtenir le retrait du CPE (contrat première embauche). Ce contrat constitue une discrimination forte à l’égard de la jeunesse qu’il condamne à la précarité.

Se rajoutant au Contrat Nouvelles Embauches à destination des salariés de toutes générations dans les entreprises de moins de 20 salariés, il annonce une fragilisation du contrat de travail de tous les salariés.

Le gouvernement est passé en force. Il donne des raisons supplémentaires pour assurer le succès du 7 mars
pour :
–  le retrait du CPE et du CNE,
–  la défense du CDI,
–  le maintien du code du travail.

Partis politiques

Le gouvernement de droite vient de faire passer en force le Contrat Première Embauche (CPE) dans la loi dite « pour l’égalité des chances ».

En réalité, le CPE instaure pour tous les jeunes de moins de 26 ans une période d’essai de deux ans sans que l’employeur ait à justifier le motif de licenciement. Avec l’apprentissage dès 14 ans et le travail de nuit dès 15 ans, le CPE vise à faire de la jeunesse une main d’œuvre docile et corvéable à merci, pour laquelle la précarité risque de devenir une règle.

Après le Contrat Nouvelle Embauche, l’assouplissement des règles de licenciement, la remise en cause des principes de la négociation collective, le CPE constitue une nouvelle étape dans le démantèlement du droit du travail.
D’ailleurs, la majorité ne cache même pas sa volonté d’étendre le dispositif à l’ensemble des salariés.

Parti
Socialiste, Mouvement Républicain et Citoyen et Verts de
Châteaubriant

De son côté le Parti Communiste Français appelle au rassemblement le plus large :

« Face à la véritable déferlante ultralibérale qu’il nous faut affronter, le CPE n’est qu’un outil supplémentaire de dévastation du Code du Travail. Sous prétexte de sortir les jeunes de la trappe à précarité, le gouvernement les traite comme des travailleurs de seconde zone, dont les savoirs, les compétences et les capacités ne sont pas reconnus à leur juste valeur »

Corvéable,Précaire,Exploitable

L’UDB explique que, avec le CPE, les jeunes seront corvéables, précaires, exploitables.

Le CPE est inacceptable, il est contraire au droit du travail de l’Union Européenne qui, comme une convention de l’OIT (Organisation Internationale du Travail) signée par plus de 140 pays, stipule que tout licenciement doit être motivé.

Le code du travail a été créé pour équilibrer les relations employeurs/employés : ne laissons pas détruire ce que les générations précédentes ont su construire, ne bradons pas notre jeunesse sur l’autel du libéralisme sans limite. Le CPE ne créera pas d’emploi, il servira uniquement les intérêts d’entreprises peu vertueuses.

Il serait en outre inadmissible que des entreprises du TOP du CAC 40 et engrangeant des profits faramineux puissent embaucher des jeunes en Contrat Première Embauche.

Union démocratique Bretonne


Ecrit le 8 mars 2006 :

 Cote en chute

La cote chute

La cote de popularité du Premier ministre, Dominique de Villepin, fait une chute de onze points en un mois, selon un sondage CSA pour La Vie et France Info paru le jeudi 23 février.

Les opinions négatives deviennent majoritaires (56%). Avec 37% de confiance, en baisse de trois points par rapport à janvier, le président Jacques Chirac devance même, pour la première fois, son Premier ministre.
Le sondage intervient après l’affaire du Clémenceau et en plein débat sur le Contrat première embauche.

Déjà affecté par l’usure du pouvoir, le Premier ministre accumule les mauvaises nouvelles : gestion désastreuse du Clémenceau, polémique sur le chikungunya à la Réunion, colère des jeunes contre le contrat première embauche (CPE) et des syndicats contre la fusion Suez-GDF, hausse du chômage en janvier 2006, etc.


Ecrit le 16 mars 2006 :

 Non au CPE

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Marion
Marion

Une importante manifestation a rassemblé de nombreuses organisations, le 7 mars 2006 à Châteaubriant, contre le CPE, le CNE et la précarité. C’est une jeune fille, Marion, qui a été porte-parole de ses camarades des lycées Etienne-Lenoir et Guy Môquet.
Depuis le 31 janvier les manifestations anti-CPE continuent en France. Les recteurs d’Académie de Nantes, Toulouse et Nanterre ont demandé le retrait du texte. La Sorbonne a été occupée le 8 mars et « libérée » vers 4 h du matin par les CRS.

De nouvelles manifestations sont prévues les 16 et 18 mars. Le gouvernement, tandis que sa majorité s’alarme, cherche à sortir du piège du CPE.....

Les jeunes n’ont pas le moral


Ecrit le 16 mars 2006 :

CPE : inquiétude grandissante des députés UMP face à la contestation

Le CPE (contrat première embauche) est à peine voté définitivement (il l’a été le 9 mars), qu’il est déjà contesté dans les rangs de la majorité !

Hervé de Charette, UMP-Sarkozyste a demandé la suspension de ce texte, pour tenir compte des "tensions et incom-préhensions qui s’expriment dans toute la société ».

Le cher homme s’en fout pas mal de la précarité des jeunes, il craint seulement que le CPE puisse « coûter l’élection présidentielle » à la majorité.

Conscient de ces inquiétudes, Bernard Accoyer, Président du groupe UMP, a laissé entrevoir une solution. Pour lui, les décrets d’application, qui seront élaborés « avec les partenaires sociaux » pour la mise en œuvre du CPE, peuvent à cet égard donner « une marge de manœuvre » au gouvernement. Sauf que ... dans le cadre du CPE, il n’es pas prévu des décrets d’application ! Cafouillage !

Un très bon dessin :
http://www.leplacide.com/archive-La-cote-de-popularit%E9-de-Villepin-attrape-la-grippe-aviaire-6360-1-.html

Et beaucoup d’autres : http://www.leplacide.com/

CPE : chronologie



NOTES:

(1) CESU = chèque emploi service universel