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Chômage : Nous lutterons contre les chômeurs

Ecrit le 23 avril 2008

 Accepter tout emploi

Les nouvelles propositions du gouvernement en matière de lutte contre le chômage sont quelque peu inquiétantes. En effet, une personne au bout de six mois de chômage devra accepter tout emploi requérant moins de deux heures de transport par jour et rémunéré au moins 70% de son salaire antérieur.

Imaginons une femme seule avec 3 enfants, elle devra se lever à 5h30 pour se préparer et lever ses enfants, puis les déposer chez la nourrice à 6h45 parce qu’à cette heure la garderie de l’école n’est pas ouverte puis se taper l’heure de route s’il n’y a pas de bouchons pour être à 8 heures précises à son travail. Le soir, si cette personne termine à 17h30, elle peut espérer être de retour chez elle vers 19 heures si tout se passe bien, pour enchaîner sur les devoirs des enfants, le repas. Une fois les enfants couchés, il reste juste la vaisselle, le ménage, un peu de linge, le courrier et vite aller se coucher car le lendemain, cela recommence.

Il faut espérer que cette personne soit à temps complet et qu’elle ne soit pas payée au SMIC car avec l’augmentation du prix du carburant, c’est sûr qu’elle ne mangera pas de la viande tous les jours.

Ensuite il faudra être polyvalent, on devra accepter n’importe quelle proposition. Par exemple, un mécanicien avec de l’expérience et une bonne main pourra prendre un poste de chirurgien, peut être pas sur les opérations trop lourdes mais plutôt pour les petits trucs genre fracture.

Je ne sais pas si ces dispositions seront appliquées aux futurs ministres virés, ce serait marrant, on pourrait retrouver Mme Bachelot à la découpe au rayon boucherie, M. Hortefeux comme éducateur de rue dans un quartier difficile et Mme Boutin serveuse dans un bar de nuit.

M. Sarkozy va tenir au moins une promesse : dans 4 ans il n’y aura plus de chômeurs, certains se seront suicidés, d’autres seront en prison ou dans la rue, d’autres encore se seront recyclés dans la vente de produits illicites ou la prostitution, merci Nicolas, merci l’U.M.P.

 

Florent Chauveau

 


Ecrit le 23 avril 2008

 VediorBis : opération recrutement

L’agence Vediorbis de Châteaubriant a organisé, le 15 avril 2008, une journée Portes Ouvertes sur l’Emploi, consacrée aux métiers du Bâtiment, des Travaux publics et de l’Industrie. Objectif : analyser les profils des candidats, les aider dans leur orientation et leur faire découvrir les métiers du BTP et de l’Industrie.

Comme en Loire-Atlantique le recrutement est devenu plus difficile dans le bassin d’emploi de Châteaubriant, notamment pour les secteurs du BTP et de l’Industrie qui offrent pourtant de nombreuses opportunités. C’est pourquoi, avec le soutien de l’ANPE, la Mission Locale et la Maison de l’Emploi de Châteaubriant, l’agence Vediorbis a voulu réunir des candidats pour une information collective, et des entretiens individuels.

Le matin, au sujet du Bâtiment, ne se sont présentés que des hommes, mais l’après-midi, pour la métallurgie, il y avait surtout des femmes ce qui, automatiquement, conduit les entreprises à réfléchir à l’embauche de personnel féminin. D’ailleurs, sur les offres d’embauche à l’ANPE on voit de plus en plus : « chaudronniers/ chaudronnière, mécanicien/mécanicien-ne ». La question de l’embauche de personnel handicapé a été posée également, manifestant, de la part de l’employeur, une réponse négative. Il y a donc du travail à faire dans ce domaine .

Comme il y a des évolutions à faire pour proposer de meilleurs salaires.


Ecrit le 4 juin 2008

 Sanctionner les chômeurs ? Ils sont d’accord !

Voilà une idée qu’elle est bonne ! Et les Français ne s’y trompent pas. Selon le journal économique « Les Echos » du 28 mai 2008, 67 % des personnes interrogées jugent « mauvaise » la politique économique menée par le gouvernement, soit une progression de 7 points en un mois. C’est un niveau d’impopularité record. La politique économique n’est soutenue que par les seuls sympathisants UMP, la désaffection n’épargnant aucune classe d’âge ni aucune catégorie socioprofessionnelle.

Cependant, au sujet du chômage, les Français approuvent la position du gouvernement : 67 % d’entre eux sont prêts à accepter pour eux-mêmes, après six mois de chômage, un emploi rémunéré jusqu’à 15 % de moins que leur ancien salaire. Le « oui » est majoritaire dans toutes les catégories professionnelles, mais il reste plus fort parmi les cadres (76 %) que parmi les employés (64 %) et ouvriers (62 %), pour lesquels la baisse de salaire serait plus douloureuse.

Mieux : les intéressés, c’est-à-dire les sans-emploi eux-mêmes, s’y disent favorables à 67 %. Faut-il s’en étonner ? Cela signifie deux choses :

1.- Les chômeurs ont envie de travailler.

C’est une évidence quand on fréquente le monde des demandeurs d’emploi, contrairement à ce que veut laisser croire le gouvernement en parlant de quelques tire-au-flanc ! (et en oubliant de parler des directeurs de ceci et inspecteurs de cela dont les subordonnés connaissent bien la flemmardise !). Les chômeurs et RMIstes sont loin d’être des profiteurs.

Quel ministre, quel patron voudrait vivre avec moins de 400 euros par mois ?

2.- Les chômeurs ne se satisfont pas des indemnités qu’ils reçoivent :

Au maximum 75 % du salaire brut, elles vont en diminuant avec le temps. Un emploi payé au moins à 85 % du précédent salaire est donc pour eux une belle promesse.

Reste que le projet du gouvernement autour des « offres raisonnables d’emploi » comporte un grand danger : celui de multiplier les travailleurs pauvres.

 Travailleur pauvre

Imaginons : un salarié à 1400 € bruts. Première période de chômage. Il accepte un salaire inférieur de 15 %. Cela lui fait 1190 €/mois. Deuxième période de chômage : il baisse encore de 15 % : il lui reste 1011 €/mois. Troisième période de chômage : il accepte encore de baisser de 15 %, il lui reste 860 €. Et il peut descendre comme ça jusqu’au montant du RMI soit 390 € pour une personne seule (et 585 € pour un couple).

Par ailleurs ce système est un moyen, donné aux employeurs, pour faire accepter n’importe quel salaire, sous peine de voir supprimer toute allocation chômage.

Le gouvernement, qui envisage de sanctionner ceux qui refuseraient deux offres d’emploi, a-t-il envisagé de sanctionner les employeurs qui refuseraient deux candidats ?

 Pauvre travailleur

Le monde des (grands) patrons est sans honte. Selon Ouest-France on apprend que les dirigeants du CAC 40 ont connu une année faste en 2007 avec 58 % d’augmentation de leurs revenus.

Ont-ils travaillé plus ? Pas sûr. Les quarante dirigeants ont gagné en moyenne 4 millions d’euros en 2007, grâce notamment aux profits tirés par la levée de leurs stock-options c’est l’argent qui a travaillé pour eux).

En tête de peloton : Pierre Verluca, patron du leader mondial des tubes en acier Vallourex, qui a touché 18,12 millions d’euros en 2007 (soit 1 510 000 € par mois). En queue de peloton : le PDG de Gaz de France, Jean-François Cirelli, qui a touché 460 000 € soit 38 000 € par mois. Au moment où les Français constatent une baisse de leur pouvoir d’achat, ces revenus font scandale.

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