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Accueil > Thèmes généraux > Agriculture > OGM et bio-diversité > OGM : qui ça gène ?

OGM (04)

OGM : qui ça gène ?

OGM : les sénateurs s’amusent

Un site très complet sur les OGM (organismes génétiquement modifiés)en agriculture :
http://terresacree.org


Ecrit le 26 mai 2004 :

Concrétisons : bière aux OGM

Une bière au maïs transgénique vient de sortir. Selon Matthias Zetterstrand,représentant de Monsanto (Ouest-France du 18 avril), l’idée de base était seulement de « concrétiser le débat sur les OGM » c’est-à-dire de « trouver un produit commercial et y intégrer des OGM afin de familiariser les consommateurs et leur donner le choix ». A la bonne vôtre !


Ecrit le 11 août 2004 :

Non aux OGM

Le 3 août 2004 à l’audience en référé du Tribunal Administratif de Toulouse l’Etat a contesté la légalité de l’arrêté « préventif » pris le 18
mai dernier par Philippe Bedel, maire de Bax en Haute-Garonne pour s’opposer aux cultures d’OGM sur sa commune.

Dès le lendemain, le Président du tribunal a donné raison au maire de Bax reconnaissant ainsi la compétence du maire et insistant sur les dan-
gers que pouvait représenter la coexistence de cultures OGM et de cultures biologiques ou conventionnelle sur un territoire donné.

Cette décision reconnaît ainsi sur le fond le droit du maire à protéger sa population, améliorant les jurisprudences déjà existantes [Coings (36) et Mouchan (32)].

La Confédération paysanne se félicite de cette décision qui renforce et confirme l’intérêt de la campagne « pas d’OGM dans ma commune » lancée avec de nombreux partenaires depuis plus de deux ans. Monsanto veut étrangler la Confédération paysanne

Mobilisation

La Confédération Paysanne appelle tous les maires, même en l’absence d’OGM sur leur commune, à engager la discussion et l’action avec la population et leur Conseil Municipal pour prendre des arrêtés similaires et amplifier ainsi la réponse démocratique des élus communaux en rejoignant également l’association des maires opposés aux OGM en cours de constitution.

Cette forme de débat est nécessaire en raison de la surdité du gouvernement et des parlementaires face à l’opposition de la société.

Les maires peuvent, pour cela, trouver appui auprès de nombreux Conseils Généraux et des 13 Régions ayant déjà adopté des vœux contre les essais d’OGM en plein champ.

Après les premières convocations de G Onesta et N Mamère, le 16 septembre prochain devant le tribunal de Toulouse, pour arrachage de plants, la Confédération Paysanne réaffirme la nécessité de la mobilisation citoyenne

« Les opposants aux OGM continueront à affirmer leur profond attachement à faire respecter la biodiversité et le droit des paysans à utiliser leurs propres semences et à ne pas être sous dépendance de brevets qui s’approprient le vivant et le droit des populations à vivre dans un environnement sain »


ecrit le 11 août 2004

Chanson

Un arbre coupé m’a dit
Quand l’homme aura compris
Que le vert de ses dollars
Ne contient pas d’oxygène
Il saura ce qu’est la vie
Peut-être sera-t-il trop tard ?
Consommation pathogène
Changez vos meubles, vos tables
Et sans jamais vous soucier
De ces enfants du Sahel
Pleurant des larmes de sable
Face aux forêts dévastées

Richard Delaigue


Ecrit le 29 septembre 2004 :

Le pollen volant des green

Les États-Unis sont les champions du monde des plantes transgéniques. Ils sont aussi premiers en matière de golf, avec 16 324 parcours dénombrés en 2004 et 909 joueurs pour 10 000 habitants. Ces deux activités devaient fatalement se rencontrer : Agrostis stolonifera, une graminée utilisée comme plante fourragère, constitue aussi la matière première des green (terrains de golf).

Ce végétal a l’inconvénient d’être sensible aux mêmes herbicides que les mauvaises herbes qui lui font concurrence sur les greens.

Qu’importe, ont répondu les agrochimistes : mettons au point une Agrostis transgénique capable de tolérer le Round Up - le célèbre herbicide total de la firme Monsanto.

Une étude de diffusion du pollen d’Agrostis, publiée le 21 septembre dans les comptes rendus de l’Académie des sciences américaine (PNAS), montre que le pollen de cette plante peut féconder des plantes situées jusqu’à 21 km des parcelles « sources ».

Les hybrides ainsi obtenus présentaient une résistance à l’herbicide.

Les chercheurs sont inquiets de la taille de la zone contaminée : 310 km2. La plante, en effet, produit énormément de pollen qui, très léger, est dispersé par le vent (alors que d’autres plantes ont un pollen transporté par les insectes).

C’est cette dissémination, inévitable, du pollen, qui pousse la Commission Européenne à accepter un taux de 0,3 % de transgénique, y compris dans les cultures bio. Et puis on passera à 0,5 % puis à 1 % puis à davantage.

Vous ne voulez pas de transgénique ?

Vous en aurez quand même !

D’après Le Monde du 21.09.04


Ecrit le 23 février 2005 :

 20 régions défient Bruxelles

Vingt régions européennes défient Bruxelles
en refusant les OGM

Dans une charte adoptée à Florence, le 4 février 2005, vingt exécutifs régionaux de l’Union européenne, dont cinq français, (l’Aquitaine, la Bretagne, l’Ile-de-France, le Limousin et le Poitou-Charentes)reven-diquent le droit de se protéger de la contamination transgénique. Ils demandent des sanctions contre les responsables de pollution génétique.

Cet événement constitue une évolution importante du conflit sur les OGM : la contestation n’est plus portée seulement par des associations écologistes, paysannes ou de consommateurs, mais par des autorités élues et disposant, à des degrés divers, de moyens d’exercer un pouvoir.

La Charte de Florence affirme que la directive 2001/18 - le texte central régissant la dissémination des OGM en Europe - « ne s’intéresse pas aux droits des agriculteurs ayant choisi l’agriculture traditionnelle à défendre leurs cultures de la pollution génétique ». En effet, les agriculteurs qui choisissent de ne pas cultiver d’OGM ne sont pas protégés de la pollution par le pollen des cultures OGM de leurs voisins. Les vingt régions ajoutent que les conséquences de la mise en culture des OGM ne concernent pas seulement la santé et l’environnement, mais aussi les « conditions de fonctionnement social et économique des collectivités ».

Les vingt régions veulent que les procédures d’autorisation des OGM « soient subordonnées, outre au respect des principes de précaution, de prévention et d’éthique, à la présence d’effets positifs pour les consommateurs ». Ceci est une nouveauté importante puisque, à l’exception du coton, aucun avantage particulier des OGM pour le consommateur ou pour l’environnement n’a jusqu’à présent été prouvé.

En revanche, les OGM ont des conséquences très favorables sur les profits des firmes productrices !

Les Etats membres de l’Union Européenne n’ont toujours pas réussi à se mettre d’accord pour autoriser la culture de nouvelles plantes transgéniques. La décision est donc prise par la Commission Européenne.
Début mars, celle-ci pourrait autoriser une variété particulière de colza, le GT 73 de Monsanto, qu’en décembre 2004 les ministres de l’environnement européens ont rejetée (la France avait voté pour son introduction).

L’innocuité environnementale et sanitaire de ce colza n’est pas pleinement établie.

Les régions contestataires devraient rencontrer la Commission début mars. Cette fronde des régions signifie que, sur des questions importantes, elles veulent pouvoir mener une politique plus déterminée que les Etats. « La place des régions en Europe est en train de grandir, estime Jean-Yves Le Drian, président (PS) du conseil régional de Bretagne, et nous pouvons acquérir un poids politique, notamment dans ce domaine de l’agriculture et des OGM. »
D’après des infos de Hervé Kempf
Le Monde

Et les Pays de Loire ?

Interrogée à ce sujet, Françoise Gentil, conseillère régionale, a déclaré que : « Les travaux sont en cours en intergroupe politique pour ce dossier, un dossier préparatoire est parvenu à J AUXIETTE avec l’objectif d’envisager un débat régional ou une autre forme de consultation ». Ca veut dire que ça n’avance pas ........


Stop Bolk

Différentes commissions du Parlement Européen étudient le texte du projet de directive Bolkestein. Ce projet sera au menu du Conseil Compétitivité des 7 et 8 mars prochains. On peut encore signer la pétition : http:// www.stopbolkestein.org

Dans ce contexte, la mobilisation Stop Bolkestein reste, plus que jamais, d’actualité !


Ecrit le 1er juin 2005 :

 OGM : procès

Après Orléans et Toulouse (13 et 14 avril derniers), la Cour d’Appel, le jeudi 19 mai 2005 à Riom, examinant la demande du Procureur, a rejeté la possibilité d’accès à un procès équitable aux faucheurs volontaires de Marsat, en refusant la comparution volontaire de nombreuses et nombreux citoyen-nes (167) qui, ayant participé à l’action du 14 août 2004, revendiquaient la même responsabilité que les 6 prévenus initialement cités devant le tribunal le 14 décembre 2004.

En outre, en se saisissant directement du dossier au fond le 14 septembre prochain, la Cour d’Appel fait perdre un degré de juridiction aux 6 prévenus - cinq pour « destruction en réunion » et un sixième pour des violences sur un gendarme, empêchant ainsi un appel éventuel, ce qui fait passer le principe d’égalité de procédure au second plan. Appel sera fait de cette décision en Cassation.

La Confédération paysanne proteste contre l’arrêt de la Cour de Riom et continue d’affirmer que la Justice doit juger tout le monde ou personne !

Pour elle, Il faut y voir, là comme précédemment, la traduction de la pression du garde des Sceaux sur la magistrature, pression inacceptable, fait du prince contraire au principe de la séparation des pouvoirs.

Après l’autorisation pour la campagne 2005 de 11 nouveaux essais le 27 avril, la Confédération paysanne poursuivra, dans les mois prochains, la lutte contre les OGM comme les semeurs volontaires du 14 mai à Valdivienne et aux côtés de toutes celles et ceux qui pensent que le gouvernement ne peut pas mépriser les 75 % de Français, les 70 % de maires ruraux, la quasi totalité des régions françaises avec 162 régions d’Europe qui sont opposés aux OGM.


Ecrit le 5 octobre 2005 :

 Cachez ces études que je ne saurais voir

OGM ....... Qui ça gène ?

Le gouvernement français a effectué une démarche à Bruxelles pour restreindre la communication au public des études portant sur les risques sanitaires des (OGM) Organismes génétiquement modifiés. C’est Corinne Lepage, ancienne ministre de l’environnement qui révèle que la France a demandé que les « études de toxicité », soient expressément exclues du domaine public.

La note a été discutée le 19 septembre 2005 dans une commission de suivi sur la législation des OGM, où chaque pays-membre est représenté par des hauts fonctionnaires.

Les autorités françaises estiment que la communication des études de toxicité peut « nuire à la position concurrentielle de l’entreprise ». Et « entacher la confiance de l’opinion publique » . Elle ne s’inquiète pas de savoir si ça peut nuire à la santé


Ecrit le 24 mai 2006

 OGM : ils s’en foutent

continue, sporadiquement. On a parfois l’impres-sion que les citoyens s’en désintéressent.

Les députés aussi ... à en croire le témoignage d’un chercheur de Paris, enseignant en biologie moléculaire. Il écrit ceci :

 Les sénateurs s’amusent

Je faisais partie, le 22 mars dernier, de la délégation de militants anti-OGM qui est allée au Sénat écouter les « débats » sur le projet de loi.

Je crois que je n’aurais pas dû. Alors que j’avais passé une bonne journée militante qui, comme à chaque fois, regonfle les batteries et redonne plein d’espoir, je suis rentré chez moi complètement abattu, désabusé, avec un étrange mélange de sentiment de révolte et d’envie de pleurer.

Evoquant « le triste spectacle » auquel il a assisté dans l’Hémicycle de la rue de Vaugirard, il regrette « le nombre de sièges vides. Sur 331 sénateurs, seulement 49 étaient présents en ouverture de séance, et il n’en restait plus que 35 après une demi-heure ! ». Le déroulement des « débats » : « à pleurer (ou hurler mais on ne pouvait pas) ! Un brouhaha incroyable ! Personne ou presque n’écoute l’intervenant qui fait (ou plutôt qui lit) son discours. Chacun parle dans son coin avec ses voisins ou y va de ses petites activités personnelles ». « L’intervenant pourrait s’adresser à la porte de ses chiottes, ça ferait le même effet. »

Dans le groupe des sénateurs UMP, « pas un seul n’avait le projet de loi sous les yeux ! Raffarin et ses potes ont passé leur temps de présence (environ 30 minutes) à causer entre eux et se marrer, certains tournant carrément le dos à l’intervenant. D’autres remplissaient des dossiers, regardaient leur agenda. Deux sénatrices au fond de l’hémicycle (et donc juste en dessous de nous), après avoir regardé ensemble un album photo, s’échangeaient leur permis de conduire, leur pièce d’identité, sans doute pour mieux constater les dégâts provoqués au cours du temps par les crèmes à l’ADN végétal de chez Dior. Un autre montrait à son voisin des photos d’une maison imprimées en couleur sur du papier A4, probablement la résidence secondaire qu’il vient de s’acheter avec les 120 000 euros annuels qu’il perçoit pour venir se gratter les couilles au Sénat, une autre encore réorganisait ses papiers et ses billets de 20 euros dans son portefeuille... Et le plus drôle (enfin, façon de parler), c’est qu’à la fin d’une intervention, et uniquement s’il s’agissait bien sûr d’un intervenant de leur groupe, ils applaudissaient comme des automates ».

« En ce qui concerne les interventions elle-mêmes, les âneries de ceux qui défendaient le texte étaient à la hauteur de leur méconnaissance du dossier. Quand à ceux qui étaient censés intervenir dans notre sens, il est clair que je ne les choisirais pas comme avocats, à moins que je ne souhaite être assuré de faire de la prison à vie : mous du genoux sur le fond, monocordes et sans aucune conviction sur la forme. Eux non plus n’avaient probablement pas lu le projet de loi, ... à moins qu’ils n’aient tout simplement pas vraiment envie de s’y opposer. Bref, à pleurer vous dis-je ... »
Christian Velot
(transmis par Hélène de Châteaubriant)

Il s’agissait (ci-dessus) du débat au Sénat du projet de loi qui a ouvert grande la porte aux OGM, sans s’embarrasser d’une quelconque référence au principe de précaution. La méthode d’évaluation du risque n’est pas définie, l’information du public n’est pas garantie, la responsabilité du producteur d’OGM est protégée .... Mais pas le producteur de cultures bio !

Le projet de loi devrait revenir devant les députés au mois de juin 2006. Sans doute, une nouvelle fois, la Droite imposera-t-elle ses vues. Le ministre de l’Agriculture Dominique Bussereau a autorisé, le 19 mai, dix-sept nouveaux programmes de recherche et de développement portant sur des maïs et du tabac génétiquement modifiés (OGM), sans indiquer la localisation des essais.

  Mais en attendant, on a le droit de rire !

Rire parce que la Confédération Paysanne (qui a vu ses comptes saisis par la société transgénique Monsanto-France) a réussi à faire reconnaître que la société « Monsanto-France » n’a pas d’existence légale !!

Rire parce qu’on vient d’apprendre que le 28 avril dernier le Conseil d’Etat a cassé une décision ministérielle de juin 2004 autorisant la dissémination de maîs transgénique.

Rire parce que, le 4 mai dernier, le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand a annulé les deux autorisations délivrées par le Ministre de l’agriculture à la société Meristem Therapeutics qui veut expérimenter des OGM à usage médicamenteux dans le Puy de Dôme.

Rire parce que le Mali, le Burkina-Faso, le Sénégal, le Cameroun, produisent du coton « Commerce équitable » sans OGM.

Mais RIEN n’est gagné.

C’est pourquoi il faut se dépêcher de rire, au cas où, demain, on devrait pleurer

Voir : Le site des faucheurs

http://www.monde-solidaire.org/spip/rubrique.php3?id_rubrique=131

OGM voir Délinquance ou résistance

Mnsanto