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Libertés en danger

16 mars 2006 : Liberté d’expression : un blogueur en justice A découvrir : http://www.monputeaux.com/

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Autres articles, plus anciens :

(écrit le 23 octobre 2002)

Nos libertés en danger

Ils disent « Libertés ». Mais le 23 octobre 2002 le Conseil des Ministres doit discuter du projet de Loi « Sarkozy » « sur la sécurité intérieure ». Ce projet, lié à ceux déjà adoptés au mois d’août (Loi « Perben ») ou l’année dernière (Loi dite « de sécurité quotidienne »), est terrifiant. Il dessine les contours d’une société où les policiers font le travail des juges et peuvent violer en toute impunité les libertés de tous les citoyens.

Avec ce projet être pauvre redevient un délit. Au lieu de répondre à la montée de la misère et des inégalités sociales, le gouvernement choisit de punir les populations les plus précarisées, les mendiants, les sans-logis, les prostituées, les gens du voyage, premières victimes de la fracture sociale. Pourtant, la véritable insécurité c’est le chômage et la précarité.

Ce projet de loi criminalise aussi le mouvement social. Il prévoit que les personnes s’installant dans un lieu public ou privé risqueront 6 mois de prison. Ainsi, tout à la fois, sont visés un sans-logis occupant un logement vide ou un syndicaliste occupant un lieu dans le cadre d’un mouvement social.

Le 5 mai 2002, le peuple français a rejeté l’idéologie de Jean-Marie LE PEN. Et c’est pourtant aujourd’hui des pans entiers du programme de ce dernier que le gouvernement veut mettre en place. Nous ne l’acceptons pas. Nous refusons ce projet qui précipite notre pays vers une République autoritaire.

Ils disent « Libertés ». Mais ce qu’ils veulent faire, c’est démanteler les Services publics, réduire le nombre de fonctionnaires et donner au privé les secteurs les plus rentables.

Ce n’est pas plus de proximité et plus d’attention pour les usagers que cette « régionalisation » veut porter. Bien au contraire, et le gouvernement ne s’en cache pas en préparant de nouvelles vagues de privatisation des Services publics qui casseraient encore un peu plus l’accès égal pour tous à la santé, à l’Éducation...

Les salariés du secteur privé comme du public sont victimes des conséquences de la politique économique libérale : remise en cause des retraites et des 35 heures, des droits des chômeurs et des exclus (refus d’augmenter les minima sociaux, pourtant inférieurs au seuil de pauvreté, annonce de la suppression de 100 000 postes de CES et des 250 000 emplois jeunes).

Cela se traduit aussi par une extension galopante de la précarité et une répartition des richesses toujours plus inégale.

Ils disent « Libertés ». Mais en France et en Europe, le droit d’asile et la liberté de circulation sont bafoués. On refuse la régularisation à des milliers de sans-papiers aujourd’hui dans une situation inextricable, exploités et vivant dans la plus extrême précarité.

Ils disent « Libertés ». Mais ils laissent l’OMC, le FMI et la Banque mondiale décider de notre avenir en imposant toujours la même logique économique : délocalisations, faillites spectaculaires, destructions de l’environnement...

Pour lutter contre l’aggravation des inégalités et de la misère, l’insécurité sociale et la précarité, le gouvernement devrait prendre des mesures et faire des choix tendant à ce que les valeurs fondamentales d’Égalité et de Liberté soient développées. A l’opposé, on assiste à la mise en place d’une société où un ordre social autoritaire rejoint un ordre économique libéral présenté comme inéluctable, basé sur la compétition et la loi du marché dans toutes les sphères de la société.

C’est cette politique que tentent de maquiller les « raffarinades » : « restaurer l’autorité de l’État », « récompenser le travail » et « favoriser les libertés locales ».

C’est cette politique que nous refusons

Ligue des Droits de l’Homme


(écrit le 23 octobre 2002) :

 Prisons

Lu dans l’Humanité sous la signature de Patrick Appel-Muller : « Ouvrez une école, et vous fermerez une prison » proclamait Victor Hugo. Le gouvernement a décidé d’ouvrir des prisons (...). Tandis qu’on s’inquiète de la montée des violences et de l’absentéisme, le ministre [de l’éducation] a décrété la suppression de 5600 postes de surveillants et la disparition de 26 000 aides-éducateurs.

La sécurité des écoles serait mieux assurée, selon Jean-Pierre Raffarin, à coups de condamnation d’enfants à la prison que d’efforts


(écrit le 15 janvier 2003) :

Défendre les libertés
(communiqué)

« L’Assemblée nationale se prépare à adopter le projet de Nicolas Sarkozy. La Commission des lois propose d’en aggraver les dispositions. En même temps, Dominique Perben a mis en chantier une réforme inspirée par le ministère de l’Intérieur qui conduit, là encore, à restreindre les libertés et à s’attaquer aux plus démunis d’entre nous.

Lutter contre l’insécurité, ce n’est pas cela, ce n’est pas désigner les pauvres comme boucs émissaires et faire de chacun de nous des citoyens soumis au pouvoir discrétionnaire de l’État. Lutter contre l’insécurité, c’est bien sûr réprimer quand c’est nécessaire, mais c’est aussi prévenir, éduquer, rétablir partout tous les services publics, reconstruire la vie là où elle n’existe plus et rétablir les solidarités qui ont disparu. Il faut sortir de la précarité et du chômage les quelques millions de personnes qui s’y trouvent, lutter contre toutes les discriminations qui divisent les habitants de notre pays et offrir un autre cadre de vie que des quartiers devenus des ghettos où l’on survit sans espoir. Ce ne sont pas les pauvres qu’il faut combattre, c’est la pauvreté !

Ce n’est pas en accroissant sans cesse les pouvoirs de police, au point que le domicile de chacun ne sera plus inviolable, que nous ne pourrons plus nous déplacer librement ou en transformant la justice en chambre d’enregistrement des enquêtes policières que la sécurité de chacun sera assurée. Ce sont, en revanche, nos libertés qui seront dangereusement affaiblies au bénéfice d’un État de plus en plus autoritaire.

En présentant ce projet, le gouvernement touche à la nature même de la République et porte atteinte à la cohésion sociale. »

« De cela nous (1) ne voulons pas. Nous savons qu’aujourd’hui le gouvernement détient tous les pouvoirs, mais il n’a pas reçu mandat de faire de l’inégalité et de l’arbitraire des règles de la République. Nous appelons tous les citoyens à le dire à leurs députés » disent les signataires de ce texte (1) qui ont appelé à manifester publiquement, dans toutes les villes de France, le samedi 11 janvier 2003.

(1) AC, Les Alternatifs, FCPE  , GASPROM, LDH, LCR, MRAP, PS, etc


Ecrit le 18 mars 2005

 Un blogueur en justice

A découvrir : http://www.monputeaux.com/

Lire :
http://www.liberation.fr/page.php?Article=356314

http://www.liberation.fr/page.php?Article=367933

http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39331618,00.htm

http://permanent.nouvelobs.com/multimedia/20060317.OBS0886.html

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-651865,36-751998@51-741121,0.html

http://www.foruminternet.org/texte/actualites/lire.phtml?id=1029

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Lettre ouverte à Nicolas Sarkozy, ministre des libertés policières