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Libertés d’expression 2007 ... en danger

Ecrit le 21 février 2007

Rappelons qu’un « blog » c’est un journal sur internet . Le mot est fait avec WEB (qui désigne internet) et LOG ( du grec logos, qui veut dire : discours)

 Changeons

C’est dur la démocratie. Voici ce qu’on peut lire sur le blog « Changeons de candidat » en date du 12 février : « Suite à l’article du Figaro de ce matin nous concernant et aux nombreuses pressions et insultes dont nous faisons l’objet, nous avons décidé de fermer ce blog. Et afin de ne pas accréditer la thèse de nombreux paranoïaques selon laquelle nous ferions partie d’un complot planétaire contre Ségolène, nous appelons à voter pour elle, « avec une pince à linge sur le nez ». »
On peut encore lire ce blog ici :
http://changeonsdecandidat.blogspot.com/

 Expression : le salarié et les actionnaires

C’est dur la liberté d’expression. Laurent Bazin, journaliste à i-Tele (et ancien de LCI et de TF1) avait fait le projet « de tout raconter, des repas aux coulisses et des plateaux au maquillage ». Mais il a fermé son blog le 24 janvier 2007 parce que : « en vérité on ne peut pas « tout publier ». (...) Tant que l’on est salarié, que l’on travaille avec une équipe, toute vérité n’est pas bonne à dire (...)Mon entreprise a des actionnaires et des intérêts et - sauf à vouloir jouer les chevaliers blancs - je ne peux continuer à mener parallèlement ces deux vies éditoriales »

Il précise : Nicolas, Segolène et les autres n’y sont pour rien.
Mais et ce n’est sans doute qu’un hasard, l’article incriminé racontait un repas avec Nicolas Sarkozy, intitulé « Nicolas Sarkozy dans son assiette ».
On peut le retrouver ici : http://www.davduf.net/article.php3?id_article=299

 La liberté d’expression, c’est pas pour les petits.

Une enquête préliminaire a été ouverte pour « recel de documents d’instruction » à l’encontre de Quentin Guillemain, auteur d’un blog intitulé « Vie militante et vie d’un militant », qui avait repris sur son site des documents liés à l’affaire Clearstream et déjà publiés par Le Nouvel Observateur, Le Monde et le quotidien nouvelobs.com,

Mais ni le Monde , ni le NouvelObs n’ont été inquiétés

« Lors de ma présentation à la Brigade le 12 février 2007, on me demande l’origine des documents publiés sur mon blog, et les raisons de leurs publications. J’explique alors que ces documents étaient en libre accès sur les sites d’infos en ligne (Le Monde, le Nouvel Obs...) et que je considérais donc que je pouvais les faire connaître. ».

Eh bien non, il se trompe le monsieur ! « on m’indique que comme je ne suis pas journaliste ou avocat..., je n’ai pas le droit de publier ces documents ».

« Je ne comprends pas pourquoi on veut me poursuivre moi. C’est d’autant plus bizarre que mon blog est peu fréquenté, il y a environ 80 visiteurs par jour, » a précisé Quentin Guillemain au journal Le Nouvel-Obs (qui, à titre de comparaison, reçoit entre 250.000 et 300.000 visiteurs par jour).

Le site de Quentin :
http://viemilitante.canalblog.com/

 Bellaciao

Le site internet Bellaciao doit répondre de diffamation pour avoir repris un communiqué de la CGT, intitulé (1) « Flibusterie des temps modernes », dénonçant l’exploitation des ouvriers polonais travaillant au chantier naval de St Nazaire et l’esclavage moderne des métallos étrangers.

Le jugement, prévu pour le 13 mars, a été repoussé à la demande des Chantiers. Pour ne pas faire de vague en période électorale ?

Retrouvez le site Bellaciao ici :
http://bellaciao.org/fr/

Comme dit un militant : « Sommes-nous encore en démocratie ? Que sera-ce si Iznogoud est élu ? « 

Ce communiqué a été publié sur le site de La Mée en page 1989.

Bellaciao relaxé : voir le site

 Oh Charlie !

Charlie Hebdo : Dans Libé du 13 février 2007, Jean-Pierre Dubois président de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) demande de garder la tête froide. « Aucune religion, aucune pensée ne peuvent exiger de bénéficier d’un régime particulier qui imposerait d’autres limites que celles reconnues dans le cadre d’une société démocratique [...]. La liberté de la presse, en l’espèce la liberté du dessinateur de presse, ne peut dépendre de tel interdit religieux. »

La LDH estime donc que le procès fait à Charlie Hebdo est un mauvais procès.

Mais « on ne saurait dénier dans son principe le droit de personnes s’estimant injuriées à saisir un juge indépendant : sauf à proclamer une totale impunité, il est non seulement licite mais normal que l’accès à la justice soit ouvert à tous, qu’il s’agisse de partis, de syndicats, d’instances religieuses ou d’associations ». La LDH, qui désapprouve les poursuites intentées à Charlie Hebdo, ne saurait quant à elle dénier aux plaignants le droit d’avoir déposé plainte.

Faut-il pour autant s’autoriser à publier n’importe quoi ? Non, répond la LDH.

Défendre la liberté d’expression n’implique nullement de censurer ses désaccords

« Or certaines des caricatures en cause étaient non seulement blessantes mais de nature à alimenter des amalgames injustes et discriminatoires. Et le journal danois qui les a publiées l’a fait intentionnellement, dans un contexte national de campagne ouvertement xénophobe » (...)

« Blesser, provoquer sciemment, c’est prendre la responsabilité de contribuer au choc des aveuglements, alors que le combat pour les Lumières passe au contraire par la distinction entre la critique, toujours libre, et l’injure ou l’amalgame, toujours méprisables ».


Ecrit le 24 décembre 2008

 Je cogne : ne me filmez pas

Deux photographes de l’AFP ont été victimes, le 16 déc 2008, lors d’une manifestation étudiante d’un nouveau concept « le droit à l’image des policiers » pour empêcher les deux journalistes de couvrir le rassemblement, place Bellecour à Lyon.

Quand les deux agenciers ont voulu faire leur métier, ils ont aussitôt été victimes de brutalités policières, une clef de bras pour l’un et matraque sur le cou pour l’autre, avant que les disquettes photos ne leur soient arrachées des mains. Voilà donc la véritable conception de la liberté de la presse du chef de l’Etat qui a beau se gargariser des Etats Généraux et de la presse libre....
Ces méthodes ressemblent comme deux gouttes d’eau aux pratiques de la police anglaise pour empêcher nos collègues photographes britanniques de travailler, notamment lors des manifestations que Londres ne veut pas voir couvrir par la presse.