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Santé : zizanie, canicule

Ecrit le 9 juillet 2003

L’assurance maladie sème la zizanie entre salariés

Aux Etats-Unis, chaque entreprise a sa couverture maladie. Un homme montre du doigt un collègue qui conduit un chariot élévateur jaune vif. « Regardez ce type, il a le ventre qui touche presque le volant, s’exclame l’opérateur, c’est répugnant. » Le conducteur, Monsieur A. reconnaît qu’il est trop gros. « Je sais, cela va m’attirer des ennuis », avoue-t-il. Il est à la limite du diabète et prend cinq médicaments sur ordonnance, dont un contre le cholestérol. Résultat, une assurance maladie qui revient plus cher à son entreprise et aux 540 autres salariés cotisant au régime. Ce qui explique pourquoi certains voient d’un mauvais oeil l’obésité de Monsieur A.

Les entreprises et leur personnel s’opposaient depuis longtemps sur la question du renchérissement des frais de santé. Maintenant, alors que de nombreuses sociétés réduisent la couverture médicale qu’elles proposent, le conflit oppose les salariés entre eux, et pas seulement les maigres contre les gros, ou les non-fumeurs contre les fumeurs. Les jeunes se demandent pourquoi ils doivent payer pour les diabétiques plus âgés. Ce qui autrefois ne regardait personne - comme ce qu’on mange au déjeuner - regarde désormais tout le monde.

Certains restent attachés au principe de solidarité

Monsieur B. qui est végétarien convaincu, raille parfois les en-cas que ses collègues apportent pour grignoter à l’usine. Il leur conseille de lire la liste des ingrédients et de réfléchir aux « poisons » qu’ils avalent. « Je ne vois pas pourquoi je dois payer pour eux s’ils ne font pas attention à leur santé », s’indigne-t-il. De leur côté, Monsieur C et d’autres salariés sans enfants se plaignent des familles nombreuses qui touchent plus que ce qu’elles paient : « On se demande bien pourquoi ils font autant de gosses ! Les consultations chez le médecin, les vaccins, tout ça se répercute en grande partie sur l’assurance que nous on paie. »

De nombreux salariés américains, surtout s’ils sont syndiqués, s’en tiennent cependant à la position traditionnelle selon laquelle il faut maintenir la solidarité en matière de couverture médicale et résister aux tentatives des entreprises pour réduire les prestations. Mais le climat se détériore dans certaines PME, où tout le monde se connaît et peut se rendre compte à quel point quelques maladies graves alourdissent la facture pour l’ensemble du personnel.

Pour les entreprises américaines les coûts ne cessent d’augmenter. Les primes de l’assurance maladie qu’elles proposent à leur personnel ont fait un bond de 13 % en moyenne l’année dernière, la plus forte progression depuis 1990, et elles devraient grimper encore en 2003, selon la Kaiser Family Foundation, un institut de recherche à but non lucratif. D’après cette étude, près de 80 % des entreprises de plus de 200 salariés vont probablement accroître la part des frais de santé à la charge des assurés.

3000 dollars par an

Chez Rockford Products, qui réalise un chiffre d’affaires d’environ 110 millions de dollars, le coût de l’assurance maladie a augmenté de 27 % en 2002, à un moment où l’entreprise ne pouvait se permettre une hausse de ses charges. Aussi la société demande-t-elle à son personnel d’assumer une part plus importante du fardeau. Chaque assuré doit désormais payer jusqu’à 3 000 dollars par an (environ 20 000,00 francs), contre 2 100 dollars pour l’ancien plan. C’est pourquoi tout le monde fait plus attention à ce qui alourdit la facture.

La direction de l’entreprise a peut-être involontairement semé la discorde parmi le personnel : pour enrayer la hausse des coûts, elle a exhorté les salariés à faire plus attention à leur santé. Il y a quelques années, elle a même demandé à un diététicien de dispenser un cours sur les bienfaits d’une cuisine moins grasse. L’entreprise propose également des cours pour aider à cesser de fumer et elle a récemment ouvert sa propre clinique.

La société a également examiné à la loupe quinze années d’archives. Elle s’est aperçue que, sur les 35 employés qui avaient eu une crise cardiaque ou subi une opération importante du cœur, 32 fumaient.

Le PDG de l’entreprise reconnaît avoir encouragé les salariés à faire subtilement pression les uns sur les autres pour abandonner des habitudes aussi coûteuses que le tabac. « S’intéresser au mode de vie des autres est plutôt positif, affirme-t-il, cela a un aspect éducatif. »

Pour autant, il ne souhaite pas que cette attitude débouche sur du harcèlement ou sur la désignation de boucs émissaires.

Mais le risque existe bel et bien, admet-il.

Orwell et Rabelais

L’année 2003 marque le 450e anniversaire de la mort de François Rabelais et le 100e anniversaire de la naissance de George Orwell. Deux choix de vie.

François Rabelais est l’homme de Gargantua et de Pantagruel, l’homme du bonheur, de l’équilibre entre l’homme et la nature, l’homme de l’enthousiasme et de la truculence, de la science érudite et du comique débridé.

George Orwell est un visionnaire : dans son roman « 1984 » il dépeint un monde totalitaire où « Big Brother vous regarde » : les hélicoptères surveillent les gens par la fenêtre, la télévision omniprésente façonne les cerveaux sous la direction de la Police de la Pensée, la torture, la rééducation sont des armes au service de la toute-puissance de l’Etat. « Ce que valent les logiques des doctrinaires, George Orwell le mesure en souffrances endurées, en injustices secrètes, en humiliations imposées, en mortalité » écrit Philippe Dagen dans Le Monde du 4 juillet 2003.

Les nations ont perdu peu à peu la joie de vivre de Rabelais. Le progrès, censé faire le bonheur des hommes, conduit à la contrainte. Le modèle imaginé dans « 1984 » s’étend de plus en plus sur la carte du monde.....


Ecrit le 2 septembre 2003

Morts de chaud
Chaque année, au plus fort de l’hiver, certains meurent de froid. Parfois ils n’ont pas de domicile et on retrouve leurs corps dehors. On a l’habitude, n’est-ce pas ? En 1995 au plus fort de l’été, des centaines d’habitants de Chicago sont morts de chaleur. « Fait divers », morts « naturelles » ? Effets de la chaleur ou de la vieillesse, ou de la pauvreté et de la relégation raciale et résidentielle. L’impact du temps qu’il fait révèle surtout le type de monde que l’on construit. La météorologie s’efface alors devant la sociologie.

Histoire d’une canicule
par ERIC KLINENBERG

Professeur à la New York University.
(extraits d’un article du Monde Diplomatique)

En juillet 1995 Chicago est frappée par l’une des vagues de chaleur les plus redoutables de son histoire. Par endroits, les températures atteignent 46 degrés.

MARDI 12 juillet, Chicago halète sous un soleil de plomb. Les rues sont en feu. Plusieurs jours auparavant, les météorologues ont annoncé cette vague de chaleur. A temps pour que les autorités diffusent des messages de prévention. Certains habitants sont donc prêts. D’autres réagissent promptement, dévalisant en un après-midi tous les magasins de climatiseurs et de ventilateurs. La population envahit les bords du lac : on dénombrera jusqu’à 80 000 personnes entassées sur une seule plage. Ceux qui sont trop éloignés des plages se mettent en quête de fontaines, de piscines municipales ou de bouches d’incendie... La chaleur fait ses premières victimes le 13 juillet. A la fin de la semaine, la canicule a provoqué la mort de 500 à 700 personnes

Alors que la ville fait provision de climatiseurs, la consommation d’énergie atteint un niveau qui excède vite les capacités de la compagnie d’électricité. Ses équipements se détraquent au moment où les gens en ont le plus besoin. Apparues dès le mercredi 13 juillet, les pannes se répètent les jours suivants. Le vendredi, deux grands transformateurs disjonctent en moins d’une heure. Des quartiers entiers se retrouvent sans électricité - et donc sans climatiseur, sans ventilateur et sans télévision.

Jeudi 14 juillet 1995 est le jour le plus chaud à Chicago. Par endroits, les températures affichent 41°. Les pompiers doivent faire usage de leurs lances à incendie pour asperger les voyageurs, accablés, d’un car scolaire coincé dans les embouteillages de la mi-journée. Les jeunes des quartiers les plus défavorisés, n’ayant guère les moyens de se prémunir contre la chaleur, ouvrent grandes les bouches d’incendie, créant ainsi des fontaines publiques, des parcs aquatiques, des oasis improvisées où les personnes valides viennent se rafraîchir. Cette stratégie de survie a une conséquence désastreuse : asséchant les réserves d’eau de la ville, elle prive des quartiers entiers d’eau courante pour une durée prolongée. La « guerre de l’eau » commence.

Rapidement, la canicule vient à bout des maigres résistances opposées par les personnes les plus vulnérables : les services d’urgence et les morgues de la ville sont submergés. A Chicago, le taux de mortalité habituel est de 72 par jour. Vendredi 15 juillet, on enregistre 188 décès, 365 décès le samedi, 241 le dimanche. La morgue se trouve donc assez vite débordée par l’afflux de centaines de cadavres qu’elle ne peut pas stocker. Des camions frigorifiques de plus de 15 mètres de long - généreusement prêtés par une entreprise locale de transport (Chicago est la capitale mondiale de la viande) - sont transformés en « chambres froides d’urgence ».

Invoquant la logique de la responsabilité individuelle, le maire de Chicago accuse les morts et leurs familles, qui n’auraient pas su veiller à leur sort.

Et pourtant... une étude approfondie a permis d’établir une corrélation entre décès et conditions d’existence sociale : la canicule a relativement épargné les populations équipées d’un climatiseur ou qui ont eu la possibilité de se rendre dans des endroits climatisés. En revanche, elle a surtout frappé les personnes vivant seules, dans des quartiers mal desservis par les transports publics, dans des appartements d’une seule pièce, ou au dernier étage d’un immeuble. Les endroits les plus touchés forment un anneau qui longe, mais sans les atteindre, les quatre zones les plus riches de la ville. Sur les quinze quartiers ayant le plus souffert, onze sont habités par une proportion exceptionnellement élevée de personnes qui vivent avec des revenus inférieurs à la moitié du niveau officiel de pauvreté. Dix de ces quinze quartiers comptent une population qui est entre 94 % et 99 % noire.

Vieux, noirs et pauvres

L’étude démographique de la mortalité (fondée sur l’âge, le sexe et la race des habitants) démontre que 73 % des 525 habitants morts des causes directes de la canicule avaient plus de soixante-cinq ans et que les Noirs moururent deux fois plus que les Blancs.

En 1995, il n’existait à Chicago aucune structure de coordination des services d’urgences susceptible de guider les ambulanciers et de leur indiquer quels hôpitaux restaient disponibles. Dans la même journée, on dénombre jusqu’à dix-huit hôpitaux « à éviter ». Ainsi, entre le 13 et le 16 juillet, vingt-trois des quarante-cinq hôpitaux de la ville se déclarent « à éviter » : déjà surchargés, ils refusent tout nouveau patient dans leurs services d’urgence. Les habitants des quartiers les plus touchés par la vague de chaleur furent les premiers concernés par cette insuffisance des structures médicales.

La ville ne disposait pas non plus d’un organisme pouvant contrôler la légitimité des décisions de fermeture des services d’urgences prises par les hôpitaux. Dans ce désordre, les ambulanciers, débordés, transportaient leurs blessés d’un bout à l’autre de la ville en quête d’un service disposé à les accueillir. Un directeur hospitalier explique alors : « Nous avons des patients qui nous arrivent de plus de 20 kilomètres. » Affaiblies par les réductions des programmes de santé des années 80 - alors qu’elles suffisaient à peine aux besoins médicaux de la population -, les structures médicales des quartiers les plus déshérités s’écroulent sous le poids de la canicule.

Cette dernière exerce une pression d’autant plus forte sur le système médical que beaucoup d’habitants vivent déjà dans des endroits malsains qui deviendront encore plus dangereux du fait de la chaleur. Bien sûr, les coupures d’électricité vont priver de nombreux habitants de leur climatisation. Mais, de toute façon, plus d’un tiers de la population de Chicago ne dispose pas de climatiseurs.

Pas au courant

Nombre d’habitants, trop isolés ou trop effrayés pour quitter leur domicile, ne pourront se rendre dans des lieux publics climatisés, souvent fort éloignés de leurs quartiers dégradés. Si la municipalité met des « espaces frais » à la disposition du public, elle oublie d’en informer les habitants qui en ont le plus besoin et elle ne déploie pas les moyens de transport pouvant aider les personnes isolées à s’y rendre. Lorsqu’elle apprendra, après la canicule, qu’il y avait eu un « espace climatisé » près de chez elle, une femme ayant terriblement souffert de la chaleur déclarera : « Je ne crois pas que quiconque du quartier ait été au courant de son existence. De l’extérieur, ça a l’air d’un immeuble comme les autres. On ne nous a pas signalé que c’était un endroit pour se rafraîchir. S’ils avaient écrit en gros : espace climatisé - gratuit - entrez !, alors les gens y seraient allés. » Les pompiers ont bien demandé que des autobus municipaux soient dépêchés dans les quartiers défavorisés pour y être transformés en « espaces climatisés » temporaires, mais le projet échoua faute de moyens.

Pendant ce temps...

Pendant que, à Chicago, des milliers de pauvres souffrent de la chaleur, à Washington le Sénat vote une réduction de 319 millions de dollars dans le budget destiné à subventionner la climatisation des familles à bas revenus.

Durant la canicule, un autre bien de consommation courante a fait défaut aux plus misérables : le téléphone. Si 97 % des « non-pauvres » disposent d’un téléphone, on ne le trouve que chez 77 % des familles pauvres et chez 68 % de celles qui survivent grâce à l’aide sociale. Les habitants dépourvus de téléphone ou de climatiseurs, et plus particulièrement les personnes âgées (qui se déplacent difficilement), seront durement atteints par la canicule.

Prisonnières chez elles, les personnes âgées déshéritées constituent un groupe de véritables reclus sociaux, les « exclus-reclus ». Elles quittent rarement leur domicile, n’ont que peu ou pas de contact avec leurs proches, et, à cause de la réduction des programmes de santé et d’aide au transport, elles ne reçoivent plus les soins élémentaires dont elles ont besoin. A Chicago, 48 % des personnes âgées vivent seules et ne connaissent personne susceptible de les aider. La vague de chaleur fut particulièrement meurtrière parmi elles.

La paupérisation des quartiers et à la quasi-inexistence des services sociaux, a largement contribué à créer ces « exclus-reclus ». Les personnes âgées habitant les logements sociaux de ces quartiers évitent les lieux publics. Plus grave, elles cessent de sortir dans les cours et les couloirs de leurs immeubles.

Deux semaines plus tard ...

Mais quand, deux semaines plus tard, une nouvelle poussée de température - moins longue et moins intense que la précédente - frappa la capitale du Midwest, les autorités déclenchèrent un plan d’alerte. La municipalité, qui quelques jours plus tôt affirmait qu’elle ne pouvait assurer à elle seule la sécurité de ses administrés, consacra des millions de dollars par jour à des services d’urgences. Soixante-dix « espaces climatisés » furent mis à la disposition du public, qui put également profiter plus longuement des piscines municipales. Les effectifs des équipes d’assistance aux personnes âgées quintuplèrent. Des standards téléphoniques traitèrent les appels d’urgence. La ville créa un organisme de coordination des services médicaux et elle affecta une équipe de deux cents personnes au contact par téléphone des citadins en situation de risque. Utilisant les médias locaux, elle déploya un gros travail de prévention, encouragea les familles et leurs voisins à prendre soin les uns des autres, publia de multiples brochures d’information ainsi que la liste des différentes procédures à suivre en cas de malaise.

La seconde vague de chaleur ne fera que deux victimes, prouvant que l’Etat sait fort bien être efficace pour peu qu’il décide de prendre en main la sécurité et la santé de ses citoyens. L’effondrement de la mortalité souligne aussi le caractère « politique » du sort tragique des centaines de victimes de la première vague de chaleur.

ERIC KLINENBERG (extraits)


Cet exemple de Chicago « colle » bien à la situation que nous avons connue en France en ce mois d’août 2003. Ce fut à nouveau le discours de la fatalité. On a donc entendu, en substance : « En été il fait chaud, c’est la vie. Les vieux, qui sont plus fragiles, meurent davantage, c’est aussi la vie ».

Ce discours a pour lui les apparences de l’évidence : il serait « naturel » que les plus forts survivent aux plus faibles car depuis la nuit des temps... Une telle philosophie, très idéologique, oublie que les températures se prévoient et qu’on peut donc s’en protéger. Ce n’est pas par hasard que les sans domicile fixe meurent plus souvent du froid les nuits d’hiver que les cadres supérieurs. La fragilité est une question d’âge, mais aussi de ressources, d’environnement, d’isolement, de précautions, de connaissances.

La polémique qui enfle en France semble suggérer qu’avec plus d’infirmières, une meilleure prise en charge des personnes isolées (quitte, par exemple, à les transférer, à leur demande, dans des lieux publics aérés), le nombre des victimes eût été beaucoup moins important. Le gouvernement français ne peut, par ailleurs, pas prétendre que son absence n’a pas eu de conséquences et, simultanément, mettre en scène chaque jour l’importance de son retour de vacances. Ah cette image, grotesque bien sûr : Raffarin donnant à boire (et la caméra bien dans l’angle, SVP) à un vieillard trop âgé pour pouvoir lui jeter au visage sa pitié télégénique et momentanée.

En se défaussant de son imprévoyance sur la loi des 35 heures, le gouvernement a cependant dévoilé une fois de plus ses réflexes très réactionnaires. Il y a quelques semaines, M. Jean-Pierre Raffarin claironnait qu’il n’allait remplacer que la moitié des agents de la fonction publique. Aujourd’hui, il impute la pénurie d’effectifs dans les hôpitaux à une politique sociale trop généreuse et, charitablement, octroie une prime aux personnels qui se sont épuisés à la tâche pendant que lui était ailleurs...

Serge Halimi, Le Monde Diplomatique


Note du 10 juin 2004 :

Canicule

Dans le cadre du plan « Canicule » le centre Communal d’Action Sociale recense les personnes âgées qui vivent seules ou sont isolées familialement, géographiquement, affectivement ...

Les personnes qui le souhaitent doivent se faire connaître auprès du Centre Communal d’Action Sociale dès maintenant - 25 rue du Château - 02 40 81 52 40 en communiquant les données nominatives permettant de les identifier et de les joindre (nom, prénom, date de naissance, adresse, téléphone et personne de l’entourage à prévenir en cas d’urgence)

Voir aussi : canicule

Le stress

Le tabac tue

Retour des grandes épidémies

Choisir sa façon de se soigner