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Santé : Peace and Lobe ; Mort domestique ; Cancer

Canicule
Audition : peace and lobe
La mort domestique
Les poisons quotidiens
Cancer : 6 ans de combat, témoignage

_ Ecrit le 24 mars 2004 :

 Canicule : sommes-nous prêts ?

Sept mois après la canicule du mois d’août 2003, l’Association des directeurs d’établissements d’hébergement pour personnes âgées (Adehpa) a dressé un tableau inquiétant ­ et par bien des côtés surréaliste ­ de la situation dans ces résidences. « A quoi a-t-on assisté ces derniers temps si ce n’est à des effets d’annonces ?, a martelé Pascal Champvert, son président. « Pour l’été prochain, il n’y aura rien. Les rares budgets dégagés ne seront disponibles qu’en... septembre. ».

Exemple de l’aberration actuelle. Une circulaire, rédigée fin février 2004, impose la présence d’une salle climatisée dans chaque établissement, au plus tard au 1er juin.. « Mais aucun budget n’a été dégagé », tempête Pascal Champvert.

Selon le secrétariat d’Etat aux Personnes âgées, climatiser 30 m2 coûte autour de 15 000 euros. « La plupart du temps, les maisons de retraite n’ont pas assez d’argent pour s’offrir une simple voiture pour faire des promenades. Et même si on le voulait, le temps imparti est trop court. » a déclaré l’Adehpa le 16 mars 2004.

Prenons l’exemple de Châteaubriant : 80 résidents à la MAPA dont une partie en fauteuil roulant, peuvent-ils « tenir » dans une pièce climatisée de 30 m2 ? Par ailleurs, la maison de retraite de la rue de Maumusson, qui va être abandonnée d’ici deux ans, peut-elle réaliser une pièce climatisée ?

La décision d’implanter une pièce climatisée suppose des modifications à l’intérieur des bâtiments, ce qui entraîne au minimum l’intervention d’un architecte, un appel d’offres, un délai de construction puis le passage obligatoire de la commission de sécurité. Il est donc matériellement impossible de faire les travaux pour le premier juin. D’autant plus que, selon les gestionnaires, « il est hors de question de pouvoir financer les travaux sans avoir les crédits correspondants »

Et le tout à l’avenant. En France, « 20 % des établissements pour personnes âgées ont des avis défavorables de commissions de sécurité-incendie, poursuit Pascal Champvert. Et de notre côté, nous estimons qu’il y a 5 % de maisons qui devraient être fermées, parce qu’elles sont mal tenues, voire dangereuses. ». Mais rien ne se passe... sauf des promesses.

Dans ces conditions, l’Adehpa a présenté, un plan d’urgence en 15 propositions. Avant toute chose, « débloquer des crédits pour recruter en moyenne trois personnels saisonniers supplémentaires par établissement en juillet et en août » (il faut savoir en effet que le taux d’encadrement des personnes âgées par établissement est trois fois moins important que dans la plupart des autres pays européens). Sur la climatisation, l’Adehpa souhaite que l’Etat finance « un bilan thermique dans chaque établissement afin d’envisager les mesures les plus adéquates en cas de fortes chaleurs, et débloquer, si nécessaire, des financements ».

15 000 morts liées à la canicule en août 2003. Qu’en sera-t-il à l’été 2004 ?


 Audition : Peace and Lobe

Le développement des pratiques et de l’écoute des musiques amplifiées est un phénomène culturel majeur de la seconde moitié du XXe siècle. Diverses études sociologiques ont montré la place très importante que ces musiques représentent dans les pratiques culturelles des Français, en particulier dans celles des jeunes.

Or, la diffusion massive d’émissions sonores fortes, ajoutées à celles de l’environnement quotidien de l’individu, accroît les risques de troubles auditifs. L’écoute de musique est de plus en plus fréquente et de plus en plus longue, l’exposition de l’oreille au son est importante (du baladeur, compagnon de 67 % des 15-19 ans, au concert géant en plein air, en passant par les magasins, les discothèques et le domicile).

Le culte du haut

Jusqu’à maintenant, les médias, les fabricants de matériels hi-fi, les maisons de disques et les artistes eux-mêmes ont développé le culte du haut volume sonore comme une norme de plaisir et de référence de qualité. C’est si vrai qu’il est difficile de développer un discours de prévention sans provoquer de rejet.

Pourtant des études épidémiologiques soulignent l’augmentation du nombre et de la précocité des troubles auditifs chez les jeunes. Une campagne de dépistage menée en région Rhône-Alpes en 1998 auprès de 2 268 lycéens a mis en évidence, chez 11 % des jeunes, une perte auditive supérieure à 20 décibels sur les fréquences aiguës.

Or, les déficiences auditives occasionnées par des traumatismes sonores sont définitives. Le traitement médical et l’intervention chirurgicale sont impuissants à les réparer.

Plus largement, une déficience auditive qui n’est pas perçue par l’entourage peut avoir des conséquences graves tant au niveau psychologique que dans les relations sociales. L’audition est, en effet, le premier sens qui assure notre contact avec les autres. Facteur d’équilibre, l’oreille nous transmet les éléments indispensables à notre localisation dans l’espace mais elle constitue également notre faculté à communiquer avec les autres.

De plus, il existe des effets indésirables, moins connus du grand public, mais très gênants : l’hyperacousie (hypersensibilité au bruit) et les acouphènes (sifflements aigus d’intensité variable qui peuvent s’installer pendant de longues années mais aussi de manière permanente) représentent un vecteur d’isolement et de dépression très fréquemment exprimé par les personnes les plus touchées.

Il reste donc à développer pour tous une prévention de ces risques.

Le Ministère de l’Emploi et de la Solidarité, la Caisse Nationale d’Assurance Maladie et la Mutualité Française ont intégré, dans leurs orientations, des actions de prévention liées à l’environnement sonore.

Afin que l’écoute et Ia pratique des musiques amplifiées restent un plaisir sans risque pour les jeunes et les professionnels de ce secteur, trois salles de spectacles, le Fuzz’Yon à la Roches/Yon, L’Olympic à Nantes, le VIP/Les Escales à St Nazaire, et les Mutualités de Loire-Atlantique et de Vendée ont décidé de mettre en place l’opération « Peace & Lobe »

8 jours : foutu

Il s’agit de « concerts pédagogiques » d’une durée de deux heures et s’adressant à 100/150 jeunes à la fois. Au cours de ces concerts sont distribués des dépliants de sensibilisation pour apprendre à reconnaître les signaux d’alarme : perte auditive, sifflements, bourdonnements, sensation d’oreilles « cotonneuses » :

« Si ces signes persistent après un temps de repos, allez consulter un médecin dans les 24 heures. En effet, il faut savoir que les lésions peuvent être irréversibles sous 48 heures. Sous 8 jours, les chances de guérison sont quasi nulles »

De plus, à la fin de chaque concert, les Mutuelles proposent aux jeunes un bilan d’audition gratuit réalisé par des audioprothésistes mutualistes. En cas de troubles de l’audition diagnostiqués, ils seront orientés auprès des médecins ORL habilités à dépister ces affections.

L’objectif de ces animations est d’agir sur les comportements spontanés des jeunes en développant leur propre prise de conscience des risques auditifs qu’ils encourent et ainsi, les aider à gérer de manière responsable, dans leur vie quotidienne, les différentes pratiques de l’amplification (baladeur, pratique musicale en répétition ou en scène, discothèques, concerts ... ).

Renseignements auprès de Chantal Baudin-Ouvrard
au 02 40 41 27 15

Protégez vos oreilles


_ Ecrit le 17 mars 2004 :

 La mort domestique : Trois fois plus que sur la route

En France, il y a entre 4 et 6 millions d’accidents de la vie courante par an. Si l’on considère les accidents ayant nécessité des soins à l’hôpital ou ailleurs, 72 % sont des accidents de la vie courante, 24 % des accidents de travail et 4 % sont des accidents de la circulation.

Les aliments, les jeux pour enfants, les plantes, les animaux, les outils et les produits de bricolage et de jardinage, les appareils ménagers, les produits ménagers, les médicaments et les cosmétiques, le jardin et ses alentours : tout présente un risque !

Avec 18.000 morts par an - un chiffre presque inchangé depuis des années - les accidents domestiques tuent trois fois plus que la route en France (5695 tués de mars 2003 à février 2004).

Certes, une baisse des décès - moins 4.000 - a été observée depuis 15 ans, mais le gros de la décrue est lié « à une classification plus appropriée des décès de nourrissons par mort subite », expliquent les épidémiologiste.

Avec plus de 11 décès pour 100.000 personnes, les enfants sont d’ailleurs en première ligne : ainsi, un bébé de moins d’un an court quatre fois plus de risques de décès par accident qu’un enfant de un à quatre ans.

Le risque augmente régulièrement avec l’âge :

  • - 7 décès pour 100.000 à 20 ans,
  • - 16 pour 100.000 à 50 ans
  • - 50 décès pour 100.000 à 70 ans
  • - 276 décès pour 100.000 après 75 ans

Chez les enfants

On dénombre en France 200 000 cas de brûlures par an. Chez les enfants, les trois quarts des brûlures sont dus à des liquides chauds. Un gros fragment d’aliment coincé au fond de la gorge (viande, banane, pomme, gros grain de raisin, feuille de salade, croûton de pain) provoque une asphyxie immédiate et représente une urgence vitale, alors qu’une cacahuète ou une noisette, avalées précipitamment et qui s’introduisent dans la trachée ne représentent aucun danger pour l’individu, malgré une quinte de toux spectaculaire.

Les jeux pour enfants ne sont pas innocents. Le principal risque est la chute d’un toboggan, d’un tourniquet ou encore d’une balançoire. De plus, il existe un risque de strangulation par accrochage des liens, des chaînes ou avec des cordes de balançoires. Et on ne compte plus les risques liés à l’utilisation d’une malle ou d’un coffre à jouets : doigts pincés ou écrasés, étranglements par chute brutale du couvercle, asphyxies dans un coffre impossible à ouvrir.

Un sac en plastique, souvent sonore et coloré, représente un jeu pour l’enfant mais est également synonyme de danger. L’enfant risque de s’asphyxier en posant le sac sur sa tête, qui se colle à ses lèvres et à son nez au cours de la respiration.

Les plantes d’appartement sont surtout toxiques à cause d’un effet irritant. Les intoxications concernent principalement les enfants de 1 à 4 ans qui ont tendance à tout mettre à la bouche.... en particulier lorsqu’il s’agit de jolies baies rouges (arum, houx, chèvrefeuille des bois) ou noires (lierre, troène).

Ah ! L’animal !

Les animaux sont à l’origine de 7 % des accidents domestiques : les morsures et les griffures prédominent. Les chiens et les chats sont à l’origine respectivement de 65 % et 25 % de ces accidents. Des lésions telles que les traumatismes crâniens ou du rachis, de l’abdomen, les fractures de membres ou les plaies vasculaires sont assez fréquentes, à la suite de chutes provoquées par les animaux de compagnie. Les coups de corne, de sabot, ruades, sont des accidents rares mais très graves. Les abeilles, les guêpes ou les frelons arrivent avec le beau temps et les piqûres sont fréquentes en été. Dans la majorité des cas, elles se réduisent à une douleur et un gonflement de la partie touchée. Cependant pour 1% de la population la piqûre de guêpe ou d’abeille peut être mortelle.

En France, seule la vipère est dangereuse, les autres serpents se contentant généralement de pincer. On reconnaît la morsure de vipère par deux points blancs espacés de quelques millimètres, mais dans 50% des cas, il n’y a pas d’injection de venin. Dans le cas contraire un bleu apparaît en quelques minutes avec une douleur et un gonflement local.

Au bord de la mer, la vive est un poisson à aiguillons venimeux qui s’enfouit dans le sable. Sa piqûre est très douloureuse et son venin très puissant peut provoquer un malaise, voire une paralysie du membre touché, ce qui dans l’eau peut être fatal. Autre animal à risque : la méduse, dont les tentacules sont garnies de mini-ventouses qui contiennent une toxine très irritante.

Les menaces du jardin

Les tondeuses à gazon, les taille-haies électriques et les motoculteurs présentent plusieurs types de risques et peuvent occasionner différentes contusions, plaies, fractures, voire section d’un membre. Les produits de jardinage : herbicides, pesticides, insecticides et engrais sont dangereux (intoxications) s’ils sont utilisés dans de mauvaises conditions.

Les dangers dus aux brûlures

La méconnaissance de la méthode de chauffage des aliments dans un four à micro-ondes n’est pas sans risques pour les plus petits et les plus grands. Elle explique les graves brûlures à la gorge et à la bouche chez les nourrissons (petit pot ou fin de biberon réchauffé au four à micro-ondes). Elle peut-être à l’origine d’un incendie si le temps de chauffe des aliments est trop important.

Les appareils de chauffage et de production d’eau chaude sont sources de plusieurs types d’accidents dont la plus importante est l’intoxication au monoxyde de carbone, première cause de mort toxique accidentelle.

Incendies, brûlures dramatiques à la suite du contact d’une résistance chauffante avec la peau, électrocutions ou électrisations ne sont pas rares, non plus que les accidents liés à l’utilisation de friteuses. Celles-ci de même que les barbecues ou services à fondue peuvent provoquer brûlures et risques d’incendie.

Les produits dangereux

L’eau de Javel diluée, les produits vaisselle et la lessive à la main sont des substances irritantes mais peu dangereuses. En revanche les détachants, le white-spirit et les décape-fours sont des produits caustiques qui peuvent être très dangereux si on les avale. De plus ils peuvent s’enflammer facilement. Les déboucheurs de canalisation, les détartrants liquides, l’antirouille, l’eau de javel pure, l’antigel, les produits à vitres, les désodorisants WC et les produits pour lave-vaisselle sont également des produits caustiques très dangereux.

Chacun sait que les tranquillisants (témesta, tranxène, halcyon, rohypnol, valium, mogadon, urbanyl ou seresta), sont à l’origine d’une intoxication par médicament sur trois, de même que les antidépresseurs, les sirops et gélules à base de codéine, les pommades, les lotions, les gouttes nasales ou auriculaires.

Les cosmétiques, avalés en grande quantité, peuvent être nocifs :
– Les produits moussants (bain moussant, savon, shampoing) peuvent provoquer l’asphyxie en envahissant les voies aériennes supérieures
– Les eaux de toilette et les parfums ont un support alcoolique qui peut entraîner une intoxication alcoolique
– Les masques de beauté, vernis à ongles ou les produits pour les cheveux contiennent de l’acétone ou de l’ammoniaque qui sont des produits dangereux et toxiques.

Statistiques

Le jardin est l’espace de jeu privilégié des enfants, cependant 23 % des accidents domestiques ont lieu dans la cour ou le jardin. Les chutes sont à l’origine de 47% des décès par accident de la vie courante. Plus d’un quart des accidents impliquant une échelle ou un escabeau ont entraîné une hospitalisation.

Globalement les chutes et les suffocations engendrent 71 % des décès. « Les morts par suffocation ont augmenté chez les plus de 65 ans, tout particulièrement chez les femmes », constatent les experts qui se disent bien en peine d’expliquer ce phénomène.

La part la plus importante (35,4 %) des accidents domestiques survient à l’intérieur de la maison, les autres se produisant dans son périmètre (13 %), lors de la pratique d’un sport (17,6 % en moyenne, mais 38,8 % chez les 15-24 ans).

La cuisine (24 %) est le lieu de prédilection de ces accidents, suivie par le jardin (12 %) ou la cour (11 %). La salle de bains, réputée glissante, ne compte que pour 4 %. Et les escaliers pour 8 %.

Blessures et rééducation

Pour les quelque six à sept millions de blessés annuels, la localisation des blessures varie selon l’âge :
– les lésions à la tête dominent chez les jeunes enfants,
– alors que chez les 15-24 ans, ce sont plutôt les jambes.
– passé 25 ans, ce sont surtout les membres supérieurs qui sont touchés.

12,6 % du total des accidents nécessitent une rééducation, avec une moyenne de 23 séances. Les accidents qui demandent le plus de rééducation sont les accidents de sports et de loisirs. Et les séquelles varient selon le type d’accident : 13 % pour les loisirs, 10 % pour les accidents domestiques, et presque autant pour les accidents scolaires, les accidents de sport et les accidents de loisirs.

Prévention

Pour tenter d’enrayer le phénomène des accidents domestiques, plusieurs campagnes de prévention ont été menées, mais sans grand écho dans la population qui persiste à mettre en avant accidents de la route, cancers, maladies cardiaques, sida et accidents du travail, avant de penser aux dangers de la maison.

Quelques conseils de conduite


Ecrit le 8 mars 2006

 Les petits poisons quotidiens

Pour connaître les dangers toxiques des produits ménagers notamment, l’ONG Greenpeace donne accès au Vigitox. Cette enyclopédie recense les produits et marques délétères présents dans la maison.

Le site internet des toxiques à domicile
fait la liste des « toxiques à domicile » : cuisine, salle de bains, chambre ou salle de séjour, qu’il s’agisse de parfums, shampooings, jouets pour bébés ou chaussures de sports. Muscs artificiels, phtalates, alkyphénols, organoétains, etc,

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