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Accueil > Intercommunalité et diverses communes > CCC - Com Com de Châteaubriant > SMPC (syndicat mixte du Pays de Châteaubriant) > SMPC - mai 2002

SMPC - mai 2002

(écrit le 8 mai 2002) -

Encore un cadre de la région qui s’en va : Jean François LE PERFF, un enfant du pays (il a notamment été élève au Collège de la Ville aux Roses, puis secrétaire de mairie à St Vincent des Landes), quitte la Direction du Syndicat Mixte du Pays de Châteaubriant   pour devenir Directeur des Services à la mairie de Pouancé. Ce départ, comme d’autres à la mairie de Châteaubriant, est lié au changement de municipalité et à l’atmosphère de suspicion mise en scène par les nouveaux élus envers la quasi totalité du personnel.

Dans son mot de départ, Jean-François LE PERFF a insisté sur deux points :

Long et délicat

Le premier concerne la collecte sélective des ordures ménagères. Il rappelle que c’est sous l’impulsion de Martine BURON que le Syndicat Mixte a choisi le tri sélectif en refusant l’orientation prônée par Michel Hunault, à savoir le « tout incinération » (dont on connaît les dégâts un peu partout avec le rejet de dioxines qui empoisonnent les terres et le bétail aux alentours). « Ce fut long, lourd et délicat » a-t-il dit. Cela a demandé trois années de mise en place pour définir le type de collecte, faire accepter les deux conteneurs à la population, mettre en place cinq déchetteries, négocier avec les organismes financiers, etc. Toute une comptabilité, tout un suivi des marchés publics qui ont demandé beaucoup d’attention et d’énergie.

Jean-François LE PERFF, et ses collègues, sont fiers du travail accompli dans ce cadre et n’hésitent pas à dire que les habitants du Pays de Châteaubriant   sont parmi les « élèves modèles » du tri sélectif, et qu’il en est de même du Pays de Nozay, avec le souhait d’un bon partenariat entre ces deux pays pour que le territoire devienne autonome.

Mise en place du Pays

Le deuxième point concerne la mise en place du Pays de Châteaubriant  , et d’abord l’élaboration de la Charte de Pays. « J’ai pu découvrir, de l’intérieur, ce qu’était l’intercommunalité, participé au rassemblement de forces énormes » (rappelons que quelque 300 personnes ont travaillé à l’élaboration de cette charte de pays). « Désormais le Pays de Châteaubriant   est reconnu officiellement. Il faut maintenant qu’il ait son identité juridique propre » a-t-il dit (non sans provoquer une gêne pour certaines personnes de l’assistance)

A propos d’identité juridique

Une réunion a été organisée par le Sous-Préfet de Châteaubriant. Celui-ci, qui avait commencé à ne discuter qu’avec les 3 Présidents des Communautés de Communes (tous de même sensibilité politique !) a consenti, le 26 avril, à réunir les 33 maires du Pays de Châteaubriant  . But : discuter de la structure juridique qui va caractériser le Pays de Châteaubriant   :

Un syndicat mixte ? ou un GIP (groupement d’intérêt public) ?

L’existence de cette structure juridique est importante pour que la Région, l’Etat et les instances européennes, puissent passer des contrats avec notre région (c’est-à-dire apporter un financement sur des projets précis). Nous aurons l’occasion d’en reparler. En tout cas, grâce à l’action du Sous-Préfet, une partie des inquiétudes que l’on pouvait avoir, du fait de l’attitude de la Communauté de Communes du Castelbriantais (et de son Président Alain Hunault, conseillé par André Ribéra), s’éloigne quelque peu. Il va rester à voir la suite des opérations et si, notamment, cette structure de pays ne risque pas de se limiter à une coquille vide


(écrit le 4 juin 2002)

Les ordures ménagères ça ne déplace pas les foules (d’élus), même si ça coûte de plus en plus cher (aux citoyens). Il est vrai que, de l’aveu même des élus, les réunions se multiplient, surtout quand ce sont les mêmes qui doivent cumuler les fonctions de maire, élu communautaire, élu du SMICTOM* et autres joyeusetés. « Ca deviendra bientôt du travail de retraité » a dit l’un d’eux.

Ce 28 mai 2002 à Soudan, il a été évoqué des questions financières « ça ne va pas fort, a dit Jean Louër, les dépenses sont plus élevées que prévues et les subventions rentrent mal ». « Pas étonnant, a dit Yannick Massard, on avait prévu de faire 4 déchetteries et il a fallu en faire une supplémentaire à Soudan ». Et lorsqu’on prend ainsi une décision pour faire plaisir à un maire (ou pour éviter des ennuis politiques), il faut bien payer, au bout du compte ! Donc il paraît qu’il va peut-être manquer 3 millions de francs pour boucler l’année 2002.

+ 53 %

D’autant plus que le traitement des ordures ménagères va coûter plus cher. Jusqu’à maintenant les déchets ménagers étaient enfouis à la carrière de la Grée   à Fercé, mais celle-ci est désormais fermée. C’est l’entreprise SECHE de Changé (Mayenne) qui accepte maintenant de stocker ces déchets mais la distance à parcourir est plus importante et le coût du transport va passer de 7,43 € la tonne à 11,37 € soit 53 % de plus. « Ce serait bien de trouver une solution de stockage plus près de chez nous, ce serait plus rationnel, d’un point de vue financier et d’un point de vue éthique » a dit le Président Georges Garnier tandis que Marcel Ventroux renchérissait : « Ce n’est pas normal de déposer nos déchets chez les autres, d’autant plus que le site de Changé a une capacité limitée et qu’il ne pourra nous dépanner que pour quelques années ». C’est pourquoi le SMICTOM va aller voir de plus près ce qui s’est fait aux Brieulles à Treffieux, à titre de modèle.

Ces raisons financières font que le SMICTOM s’engage prudemment dans des projets d’avenir.

Composteur

Un projet intéressant consiste à diminuer le volume des déchets collectés. L’expérience va être tentée grandeur nature sur la commune de Lusanger où les foyers volontaires vont être munis d’un composteur individuel. Cela peut diminuer de 30 % le volume des déchets envoyés au centre d’enfouissement. L’ADEME (association pour la maîtrise de l’énergie) subventionne cette opération à 30 % pour ce qui est du temps passé, du matériel de pesée des bacs avant collecte, de la communication et de l’utilisation du véhicule (1)

Ca peut piquer

Autre « projet » (2) : la récupération des « déchets de soins à risques infectieux » (par exemple des seringues des diabétiques ou des pansements souillés des grands malades). Pour le moment ces déchets vont dans les bennes à ordures et au centre d’enfouissement avec les risques de contamination que cela suppose au moment de la collecte ou sur la table de tri. Le SMICTOM* a donc contacté divers organismes dont la Direction des Affaires sanitaires et sociales, l’ordre des pharmaciens, l’association des diabétiques, etc. Le SMICTOM* achèterait des conteneurs spéciaux, qui seraient mis à la disposition des grands malades dans les pharmacies, puis regroupés à l’hôpital et éliminés par incinération. La moyenne nationale étant de 5 malades par pharmacie, le calcul a été fait sur 15 pharmacies de notre région, soit 75 malades. Il en coûterait 2768 € par an. Mais avec une subvention de 50 % les trois premières années cela ne ferait que 1384 € par an (0,06 € par habitant et par an). Le principe en a été retenu. Cela pourrait entrer en application au 1er janvier 2003 si l’état financier du SMICTOM* le permet.

Les dossiers en cours :

1) Le SMICTOM réfléchit pour savoir s’il faut faire payer le service des ordures ménagères, aux usagers, soit par le système d’une taxe (comme maintenant) ou d’une redevance. Les aspects techniques et économiques seront discutés le 20 juin.

2) Enfin , le marché de récupération des produits collectés par le biais des déchetteries, celui qui a été annulé le 7 février 2002 (relire La Mée du 14 février 2002) a été relancé le 7 mai 2002. Etant donné le délai légal de 52 jours, les offres devront être remises pour le 27 juin et la Commission d’appel d’offres se réunira le lendemain. Résultat pour le 7 juillet.



NOTES:

(*) SMICTOM = Syndicat mixte de collecte et traitement des ordures ménagères.

(1) Georges Garnier a commis un lapsus à ce sujet, parlant de « vésicule » au lieu de « véhicule ». Dame, quand on est médecin, il y a des mots qui vous sont plus familiers que d’autres !

(2) Enfin, ce n’est pas un « projet » subventionnable, mais c’est tout de même un projet qui, pour être subventionné devra porter le nom « d’étude expérimentale » !