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Santé : Misère de la santé publique

Misère de la santé publique

 Médecin traitant : on vous ment

Cela fait plus de deux ans que le gouvernement agite le hochet du déficit de la branche maladie de la Sécurité Sociale.

On parlait de 13 milliards pour 2004.

Bizarrement on n’entend plus parler du déficit.

On entend dire que la réforme du système de santé va économiser ... 1 milliard et on se garde bien de dire que la moitié sera affectée à la rémunération des médecins spécialistes libéraux.

Donc on fait tout un foin pour un demi-milliard ?

Cela cache autre chose :
on veut vous habituer à payer !

(dessin pris sur le suite du syndicat

 Avant : choisir son médecin référent

Un médecin, Martin Winckler, explique :

« ON VOUS DIT qu’il vous faudra dorénavant choisir un médecin traitant afin d’être correctement remboursé de vos dépenses de santé. ON VOUS MENT.

Le système du médecin traitant n’a pas été mis en place pour faire faire des économies à la Sécurité Sociale, mais BIEN AU CONTRAIRE pour la tuer.

BIEN AU CONTRAIRE, car aucun moyen n’est donné aux médecins généralistes pour ce travail de coordination, de tenue du dossier et d’aide à l’orientation des patients.

Cette réforme veut détruire le système du médecin référent qui permettait au généraliste d’assurer le suivi et les soins du patient sans que celui-ci ait à régler directement la consultation ».

(le système du médecin référent n’est pas du tout le même que celui du médecin traitant).

Dépassements

Tout a été mis en place pour permettre aux spécialistes qui le désirent de pratiquer largement des dépassements d’honoraires qui resteront à votre charge, si vous les consultez sans être passés au préalable chez votre médecin traitant.

Et votre médecin traitant n’aura aucune garantie de vous obtenir des rendez-vous rapides sans dépassement chez les spécialistes ...

Si donc vous voulez un rendez-vous plus rapide, il vous faudra accepter un dépassement d’honoraire. Qui sera remboursé comment ?

Payez !

Le but n’est pas d’améliorer le système de santé mais de vous habituer à payer, à payer toujours plus cher, pour être soigné.

Ce sera la même chose avec ce UN EURO que la Sécurité Sociale retiendra sur chacune de vos consultations ou actes de soins à partir du 1er janvier 2005 ( et qu’elle vous débitera en fin de chaque année). Comme le forfait hospitalier, il sera amené à augmenter d’année en année.

Mais c’est pas tout ! Selon Christian Lehmann, médecin ; « Un décret réduit de moitié les indemnités journalières si le malade notifie, deux fois dans une année, un arrêt de travail à sa caisse d’assurance maladie en dehors des 48 heures imparties. D’emblée, il est vu comme un truqueur. Et s’il est dans l’impossibilité de se déplacer ?

Idem pour les affections de longue durée prises en charge à 100 %. Elles vont être passées au peigne fin par les médecins-conseils de l’assurance maladie. Pendant qu’ils traqueront les ALD, les médecins-conseils n’auront pas le temps de vérifier que les spécialistes ne pratiquent pas de dépassements d’honoraires au-delà des limites fixées »

(*) Le système du médecin référent : un système de coordination de soins autofinancé, optionnel, volontaire, mis en place avec la CFDT et la Mutualité.

Il a été choisi depuis 1997 par près de 8000 médecins et de 1.5 millions de patients, associant rémunération forfaitaire pour les généralistes en échange d’une bonne tenue du dossier et d’une formation médicale indépendante des firmes pharmaceutiques, et tiers-payant pour les patients.

Selon Christian Lehmann. « Pour les libéraux, le tiers payant est le summum de l’insupportable. Ils veulent absolument que le patient sache combien coûtent ses soins.

En plus, pour eux, le tiers payant, appliqué à la consultation, présente le fâcheux défaut d’empêcher les dépassements d’honoraires : il suppose que le médecin respecte un contrat social qui le lie au patient et à l’assurance maladie. Dans le même temps, il solvabilise les plus démunis, ce qui passe mal chez certains. Par ailleurs, l’option référent déplaisait souverainement à l’industrie pharmaceutique : chaque référent participait à des formations indépendantes des firmes, et prescrivait 20 000 euros de moins par an en médicaments que ses confrères. »

 Arrêts de travail

La réforme prévoit de limiter sévèrement la durée des arrêts de travail en permettant le contrôle par les employeurs avec sanctions à la clé (remboursement des indemnités journalières « indûment perçues » par les patients) et de mieux contrôler les médecins prescripteurs voire de les sanctionner également par l’interdiction de prescription.

Pendant ce temps-là les médecins du travail ont vu leur activité limitée aux examens médicaux obligatoires dont le nombre annuel a été augmenté à 3200 par médecin, ce qui réduit leurs capacités d’intervention au sein de l’entreprise.... C’était le but !

 Trompe l’œil

La convention médicale n’est-elle donc qu’un trompe-l’œil ? Selon Christian Lehmann :
« La récente négociation n’a pas respecté les intérêts des assurés sociaux : les syndicats de médecins spécialistes se sont purement et simplement payés sur le dos des patients et des généralistes. Le gouvernement a officialisé un système de dépassement pour les spécialistes, en faisant semblant de mettre en place une coordination à partir du médecin généraliste. Ce dernier n’a aucun moyen pour la mettre en place ! »

Cette réforme permet en fait à tous les spécialistes de goûter aux dépassements, ce qui permettra un glissement vers l’idée commune que ce dépassement est bien « naturel ».

C’est la fin de l’assurance-maladie solidaire, c’est le dénigrement des tarifs opposables, c’est la privatisation du risque santé au travers des mutuelles et des assurances privées, c’est la création d’un « super » ticket modérateur à travers le forfait de consultation non pris en charge par les assurances ou les mutuelles (sauf contrats très coûteux), et qui pourrait s’élargir à d’autres prestations ?

 Économies ?

Le gouvernement veut atteindre en 2005 un milliard d’économies dont la moitié est dès maintenant donnée aux spécialistes pour leurs augmentations tarifaires et leurs indemnités d’astreinte.

Aucune mesure n’est prise vis-à-vis de l’industrie pharmaceutique, l’une des plus florissantes au monde, dont les moyens de parfaire ses bénéfices ne sont aucunement remis en cause ... même lorsque, pour augmenter leurs bénéfices, ils mettent sur le marché des médicaments dangereux : vioxx, celebrex, prozac et autres distibène de sinistre mémoire.

 Survie

En résumé on peut dire que la philosophie de ce modèle est la suivante :
– l’assistance concerne l’État,
– l’assurance concerne les assureurs privés.

Le secteur public aura donc pour vocation de dispenser les soins minimaux de survie que la société ne peut décemment pas refuser aux indigents.

Par contre les patients solvables verront fleurir une multitude de contrats plus alléchants les uns que les autres.

Le coût des soins, des médicaments, des cotisations va exploser. Pour votre poche. Bientôt il ne restera plus rien du système solidaire, qui permet aux plus malades, aux plus âgés, aux plus démunis, d’avoir un égal accès aux soins.

Le modèle est particulièrement développé aux USA où il a montré son inefficacité en terme de santé publique mais sa bonne rentabilité pour les actionnaires du secteur privé ainsi que son coût prohibitif pour les assurés.

Il s’agit d’un choix de société particulièrement cohérent et insupportable.

 Comment en est-on arrivé là ?

Le gouvernement a très bien manœuvré, en alarmant depuis deux ans les citoyens sur le déficit de l’Assurance Maladie, en culpabilisant assurés et soignants sur le montant des dépenses. Il a donc mis en place avec la loi d’août 2004 son plan de réduction non pas des dépenses mais des remboursements.

Il n’est pas surprenant que ce plan ait rencontré le plus grand soutien de la part du MEDEF et de la Fédération Française des Sociétés d’Assurance qui ont toujours prôné la mise en concurrence de l’assurance maladie obligatoire avec les assurances privées.

La loi met en place une Union des Caisses d’Assurance Maladie (UNCAM) regroupant les caisses des travailleurs salariés, agricoles et des indépendants, avec à sa tête un directeur tout puissant nommé par le gouvernement : l’actuel directeur est Frédéric Van Roekeghem (ancien directeur de cabinet de Douste-Blazy, directeur à l’audit du groupe d’assurances Axa de 2001 à 2003).

L’UNCAM est présidée par ... la CFDT. Elle ne pourra désormais désavouer son directeur tout puissant qu’à la majorité des 2/3, quand la moitié des sièges appartiennent au MEDEF...

Le médecin traitant doit être choisi comme tel par son patient et accepter sa demande. Le patient se chargera par la suite d’en informer sa caisse d’assurance maladie. A priori, le médecin traitant est celui qui connaît le mieux le patient, ce qui lui permettra d’appréhender, globalement, l’individu dans toutes ses dimensions. Cette relation de confiance permettra d’orienter le patient, avec son accord, dans son parcours de soins et au mieux de ses besoins.

 Les obligations du médecin traitant :

Si le médecin, généraliste ou spécialiste, accède à la demande du patient, il jouera en tant que médecin traitant, un rôle de médecin pivot. Selon les besoins et l’historique de chacun des patients dont il aura la responsabilité, il pourra avec l’accord du patient, adresser ce dernier au professionnel de santé le plus apte à traiter sa situation spécifique.

Néanmoins, il convient de souligner que la réforme garantit le libre choix du patient comme celui du médecin traitant, ainsi le généraliste ou le spécialiste est libre de refuser à un patient qui le demanderait, de devenir son médecin traitant. Tout comme le patient peut modifier son choix à tout moment et librement en informant personnellement et par écrit son médecin traitant et sa caisse primaire d’assurance maladie

 Des oppositions

Le projet d’accord conventionnel, qui vient d’entrer en vigueur, a soulevé l’opposition au sein des généralistes : ni le syndicat MG France, ni la FMF ne l’ont signé ; il n’a été signé que par des syndicats majoritairement constitués de spécialistes.

Les syndicats de généralistes se sont élevés contre ce protocole d’accord, le SMG mais aussi les jeunes médecins généralistes (SNJMG) et les internes en médecine générale (ISNAR MG).

Une réaction spontanée et importante est venue de généralistes d’origine diverses avec la rédaction d’une lettre qui est devenue un manifeste : « la contre-réforme : un tissu de mensonges » et qui a déjà été signée à ce jour par plus de 4000 signataires, soignants et usagers.

Signatures à déposer à : www.manifeste-sante-mg.org.

Les responsables de formation continue conventionnelle indépendante (SFTG, MG Form) ont publiquement protesté contre les menaces que ce protocole d’accord fait peser sur l’indépendance de la formation continue.

Mais qu’importent les protestations ! La presse, dans les mains des puissances d’argent, les relaie, une fois, deux fois, pour faire croire qu’elle est objective. Mais elle laisse le champ libre aux rouleaux compresseurs du gouvernement et des médecins libéraux.

L’Histoire racontera un jour comment, à la fin des années 2004, la plus formidable régression sociale s’est imposée, face au silence et à l’absence de réaction de la population. Mais il sera trop tard.

Sources :

1.- Information officielle :
A propos du médecin traitant :
http://www.ameli.fr/

2.- Information alternative :
– http://www.manifeste-sante-mg.org
– et http://martinwinckler.com

Manif le 22 janvier 2005

Des médecins généralistes mettent en garde « contre ce système pervers et dangereux mis en place par ceux qui veulent détruire le système de Sécurité Sociale solidaire hérité de la Libération, au profit d’intérêts privés, industriels et commerciaux ».

Le SMG (syndicat de la médecine générale) appelle les médecins, les soignants et la population qui veulent défendre l’Assurance maladie solidaire à participer à la manifestation du samedi 22 janvier à Paris
Sur les mots d’ordre suivants :

– Protocole d’Accord conventionnel = tromperie
– Non aux dépassements d’honoraires
– Non à la suppression du médecin référent
– Oui à un autre mode de rémunération des médecins que le paiement à l’acte
– Non à un parcours de soins pour les riches et un parcours pour les pauvres
– Non à la privatisation de l’Assurance maladie
– Oui à une véritable Assurance santé solidaire

Selon l’information gouvernementale, 2005 sera la première étape du retour vers l’équilibre de la branche maladie. Le déficit devrait passer de 13 milliards en 2004 à 8 milliards en 2005.

Réduction des dépenses :

La mise en place de la maîtrise médicalisée (dossier médical personnel, médecin traitant...) permettra de réaliser un milliard d’euros d’économie en 2005
le plan médicament en permettra 0,7 milliard.
0,7 milliard sera économisé avec la mise en place de la contribution forfaitaire d’un euro par acte médical.
L’impact de la nouvelle législation sur les indemnités journalières sera de 0,3 milliard. - Quant à la hausse du forfait hospitalier, son augmentation de 13 à 14 euros en 2005 apportera 0,1 milliard d’euros de recettes.

L’ensemble de ces mesures permettra d’enregistrer une réduction du déficit de 2,9 milliards.

Augmentation des recettes :

Les ménages contribueront au redressement avec l’élargissement de l’assiette de la CSG et le relèvement des contributions sur les produits financiers et les jeux.
– La contribution sociale de solidarité des sociétés (C3S) sera augmentée de 0,03 point.


Ecrit le 26 janvier 2005 :

 

La grogne des médecins

Un sondage IFOP paru vendredi 21 janvier dans le Quotidien du médecin indique que 78% des médecins libéraux sont « opposés » à la convention réformant la Sécurité Sociale, ils sont nombreux à exprimer embarras et scepticisme au sujet du nouveau parcours de soins comme des économies qu’il est censé générer.

Le président de la Mutualité, Jean-Pierre Davant, a stigmatisé le « flou absolu » d’un système instaurant une « usine à gaz ». « Comment voulez-vous que les assurés s’y retrouvent ? Il y a maintenant plus de 30 tarifs de remboursements différents, contre huit auparavant ! », a-t-il déclaré.

Du côté des patients, le Ciss (usagers de la santé), la Fnath (accidentés de la vie) et l’Unaf (familles) ont également dénoncé dans la nouvelle convention médicale « un véritable parcours du combattant pour les assurés », qui « risquent une fois de plus de faire les frais de cette convention ».

La Sécu fait la bombe à Pékin

Lu dans Le Canard Enchaîné 22/09/04.

" Quelques semaines à peine après l’adoption par le Parlement du plan Douste-Blazy sur la Sécu, 180 dirigeants français des caisses de protection sociale ont séjourné, aux frais de la princesse, dans les plus luxueux hôtels de Pékin.

Motif : participer à l’assemblée générale de l’association internationale de sécurité sociale qui se tenait du 12 au 18 septembre, dans cette fameuse patrie des droits de l’ homme.

Un millier de délégués représentaient 130 pays dont 30 Allemands, 25 Américains, et pas moins de 180 Français. À croire que la France est fière d’exhiber son trou de la Sécu devant le monde entier.!!!!!

Le premier jour (le 12) les travaux ont été ouverts à 16h30 pour se terminer par un coquetèle à 18h.

Les 13, 14, 15 et 16 septembre ont été réservés à des cogitations techniques de commissions techniques, ce qui a permis aux congressistes peu intéressés par ces bavardages, de s’initier aux beautés de la Cité interdite.

De même n’était-il pas indispensable de consacrer son après-midi du 17 à suivre l’exposé sur la sécurité sociale chinoise.

Enfin, les débats, qui devaient en principe se clore le 18 ont pris fin la veille... pour avoir quartier libre le 18.

Coût du séjour des Français : 700 000 euros.

Faites circuler ce message, il finira bien par arriver sur le bureau de responsables de la Sécu, ou de politiciens qui sont censés passer leur temps à gérer l’argent des contribuables, pas à digérer... Alors l’un d’eux se sentira peut-être rougir. On peut rêver non !

Dr G. Basse Terre (Guadeloupe)


Ecrit le 9 février 2005 :

 Choisissez votre médecin traitant

Donnez à M. Douste-Blazy l’occasion de revenir à son premier métier avant qu’il ne finisse
le dépeçage en règle de la Sécu.

Sans doute êtes vous, comme beaucoup, en quête d’un « médecin traitant » afin de vous conformer à la nouvelle loi sur la Sécurité Sociale, dite loi Douste-Blazy.

L’association « Le Citoyen » a réussi à trouver
LE médecin le mieux à même de remplir cette délicate mission d’intérêt national.

Il s’agit du docteur Philippe Douste-Blazy, accessoirement Ministre de la santé et très attaché aux intérêts des groupes pharmaceutiques et à la mise en œuvre d’une privatisation efficace du système de santé.

Incitons-le à mettre en pratique ce qu’il a défendu bec et ongles tant à l’Assemblée Nationale qu’au Sénat. Donnons-lui cette responsabilité qu’il a voulu faire porter sur les épaules de l’ensemble des médecins généralistes.

Gageons que cette nouvelle occupation, noble et généreuse, va permettre à Monsieur Douste-Blazy de faire éclater ses talents de praticien.

Vous pouvez, télécharger un modèle de lettre sur le site internet : http://www.le-citoyen.org ou le recopier ci-dessous :

« Monsieur le Ministre,

J’ai bien l’honneur de vous choisir comme mon médecin traitant à compter de ce jour et vous demande de m’indiquer de quelle manière vous envisagez notre collaboration future »

(indiquez vos nom et adresse)

Envoyez votre courrier à :
Association Le CITOYEN
BP   40027
69520 Grigny

Monsieur Douste-Blazy
Docteur en médecine
Ministère de la santé et de la protection sociale
8, av Ségur 75007 PARIS

Monsieur le Ministre,

J’ai bien l’honneur de vous choisir comme mon médecin traitant à compter de ce jour et vous demande de m’indiquer de quelle manière vous envisagez notre collaboration future.

En ce début d’année 2005, vous avez imposé aux bénéficiaires de l’assurance maladie, le choix d’un médecin traitant. Je pense que cette solution n’aura pas les effets escomptés de réduction des dépenses de l’assurance maladie. De plus vous allez sanctionner ceux qui refusent cette pratique, en limitant les remboursements, au lieu de vous en remettre à l’esprit civique des citoyens. Vous risquez, de ce fait, de mettre en grande difficulté toute une frange de la population qui, pourtant, aspire à une meilleure qualité des soins et au libre choix de son médecin traitant. L’ensemble des textes que vous avez fait approuver par le parlement est une atteinte à notre liberté individuelle et collective en même temps qu’elle est contraire au serment qu’avec l’ensemble de vos collègues médecins vous avez fait.

Je me permets de vous rappeler les termes de celui que vous avez dû prêter en 1982 :
« Au moment d’être admis à exercer la médecine, je promets et je jure d’être fidèle aux lois de l’honneur et de la probité. Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux. Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. J’interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité. Même sous la contrainte, je ne ferai pas usage de mes connaissances contre les lois de l’humanité. [...] Je ne tromperai jamais leur confiance [des patients] et n’exploiterai pas le pouvoir hérité des circonstances pour forcer les consciences. Je donnerai mes soins à l’indigent et à quiconque me le demandera. Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire. [...] Je préserverai l’indépendance nécessaire à l’accomplissement de ma mission. Je n’entreprendrai rien qui dépasse mes compétences. Je les entretiendrai et les perfectionnerai pour assurer au mieux les services qui me seront demandés. J’apporterai mon aide à mes confrères ainsi qu’à leurs familles dans l’adversité. Que les hommes et mes confrères m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses ; que je sois déshonoré et méprisé si j’y manque. »

Considérant que, lorsque la loi trahit les hommes, qu’elle ne représente plus l’intérêt général mais les intérêts d’une minorité contre l’intérêt général, chaque citoyen a le devoir civique de la combattre dans un premier temps, puis, faute d’être entendu, de lui désobéir, je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma citoyenneté la plus affirmée.

Signature

L’association le CITOYEN, se propose de regrouper tous les courriers pour une remise en délégation auprès du Ministre. Envoyez donc votre courrier complété à : LE CITOYEN BP   40027 Grigny 69520 ou par courriel à : infos@le-citoyen.org

L’association ira déposer les lettres en délégation auprès du Ministre.

 Autres initiatives :

Des médecins ont rédigé un manifeste contre la nouvelle réforme du système de santé - autrement plus dangereuse que le plan Juppé qui avait conduit au mouvement de protestation de 1995.

Vous pouvez signer ce nouveau texte sur internet à l’adresse suivante :
http://www.manifeste-sante-mg.org


Ecrit le 25 mai 2005 :

 Avez-vous choisi votre médecin traitant ?

Au 8 avril 2005, selon un sondage, 63% des Français n’avaient toujours pas renvoyé à l’assurance maladie leur formulaire d’inscription auprès d’un médecin traitant,

A partir du 1er juillet, pourtant, les 38 millions d’assurés de plus de 16 ans doivent avoir choisi un « médecin traitant », généraliste ou spécialiste, qu’ils devront consulter avant de voir un autre médecin, le « médecin correspondant », sous peine de ne pas être remboursés au tarif « sécu ».

60 % de ceux qui ont renvoyé le formulaire disent l’avoir fait « parce que c’est obligatoire ». Seuls 31% disent « approuver ce point de la réforme » de la sécurité sociale.

21% des interviewés affirment qu’ils l’ont fait par « peur d’être moins bien remboursés s’ils ne le faisaient pas », et 12% pour « être sûrs de trouver à temps un bon médecin traitant ».

Ceux qui ne l’ont pas renvoyé indiquent, pour la majorité (58%), que c’est parce qu’ils « n’ont pas encore eu l’occasion d’aller chez le médecin », 28% parce qu’ils « ne sont pas d’accord avec ce point de la réforme », 24% parce qu’ils « refusent de dépendre d’un seul médecin ». 18 % expliquent qu’ils « n’ont pas de médecin traitant et ne savent pas qui choisir ».

S’ils avaient l’occasion de s’adresser directement au ministre de la santé Philippe Douste-Blazy, 59% lui diraient : « Votre réforme ne parviendra pas à réduire le déficit de la sécurité sociale », 40% « Votre réforme va créer de l’inégalité dans l’accès aux soins ».

26% lui feraient part de leur sentiment que la « réforme va responsabiliser les comportements des Français en matière de santé » et 23% que la « réforme va (leur) coûter cher ».

Par ailleurs, 79% des sondés se disent « plutôt » favorables à l’instauration du dossier médical personnel informatisé.

Ce sondage a été réalisé auprès d’un échantillon de 1.004 personnes les 7 et 8 avril 2005


Arrêt de travail

Le mensuel « Que Choisir ? », revue de défense des consommateurs, publie dans son numéro de juin 2005, une page d’explications sur les nouvelles modalités de l’arrêt de travail : qui prescrit, qui peut décider une prolongation, qui peut contrôler, quelles sont les sanctions des éventuels arrêts de complaisance.

 Brèves santé

En 2003, le SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) a montré avec quelle rapidité des maladies infectieuses pouvaient se répandre sur toute la planète. Les ministres de la Santé et les hauts fonctionnaires de 192 pays ont convenu de nouvelles règles en vertu desquelles tous les incidents majeurs touchant à la santé publique et présentant un intérêt international devront être signalés à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) (sans se limiter, comme maintenant, au choléra, à la peste et à la fièvre jaune). Entrée en application : 2007.


En Angleterre, ont été retirés du marché les médicaments contenant à la fois du paracétamol et du dextropropoxyphène, car, chaque année, 300 à 400 personnes meurent d’un surdosage volontaire ou accidentel.. En France l’agence du médicament ne dit rien : il existe pourtant une trentaine de médicaments contenant cette association dangereuse. Parmi eux : le Di-antalvic et le Propofan (source : Que Choisir de juin 2005).


Le virus de la grippe aviaire qui sévit actuellement en Asie, le H5N1, serait déjà capable de se transmettre directement entre humains, selon un rapport d’experts remis à l’Organisation mondiale de la santé. Si cela devait se confirmer, une pandémie mondiale serait imminente.


note du 26 janvier 2005 :

la position du syndicat de la Médecine générale SMG :

Position du

 Bonne année, bonne santé

Mi-décembre 2005,
30 % des Français n’avaient toujours pas rempli leur formulaire médecin traitant. Ils peuvent très bien le choisir en 2006, ou même plus tard. Cela n’a aucune importance tant qu’ils n’ont pas besoin de consulter. Mais, s’ils veulent se rendre chez un spécialiste sans être passés au préalable par leur médecin traitant, ils seront doublement pénalisés. D’une part, le spécialiste, même en secteur 1, pourra leur appliquer un dépassement d’honoraires jusqu’à 5 euros. D’autre part, ils ne seront remboursés qu’à 60 % au lieu de 70 % par l’assurance maladie .


Ecrit le 8 mars 2006

 Médecins : l’euro de la discorde

Le premier janvier 2005, les malades ont été priés d’accepter d’être remboursés un euro de moins, sur les consultations médicales.

Le 3 mars 2006 les médecins ont obtenu une revalorisation de leurs tarifs de consultation :

– Hausse de 1 euro du tarif des généralistes à partir du 1er août. La consultation coûtera à cette date 21 euros.
– Hausse de 3 euros à partir du 15 avril de la consultation des généralistes pour les enfants de 2 à 6 ans.
– Hausse d’un euro à partir du 31 mars des majorations dont bénéficient les généralistes et spécialistes consultés après passage par le médecin traitant. Ces majorations seront portées à cette date à 3 euros.
– Cette majoration est portée à 4 euros pour les psychiatres, neuropsychiatres et neurologues consultés après le médecin traitant.
– Revalorisations ciblées d’un montant total de 34 millions d’euros pour sept spécialités, dont la dermatologie, l’allergologie, la cardiologie, l’oto-rhino-laryngologie, et la rhumatologie, qui ont subi une baisse de leur activité depuis l’instauration du médecin traitant.

Dans un communiqué préalable (du 1er février 2006), le CISS, la FNATH et l’UNAF ont déclaré : « Avec une moyenne de 5 000 consultations par an, il s’agirait donc d’une augmentation annuelle de 5 000 € : une demi-année de salaire d’un smicard ! Quelle profession en France pourrait obtenir un tel avantage ? N’est-ce pas en plus la profession dont les revenus ont le plus augmenté ces dernières années ? »

Le CISS, la FNATH et l’UNAF ne peuvent que dénoncer avec force la tendance, toujours plus importante de certains syndicats ou coordinations, à prendre en otage les usagers du système de soins afin de peser dans une négociation avec l’assurance maladie.

« si la revendication des syndicats des médecins devait aboutir, les associations demandent en symétrie que la franchise d’un euro demandée aux usagers depuis la loi du 13 août 2004 soit abrogée. »

Pour les usagers, il n’est désormais plus concevable que leurs propres efforts -y compris financiers- soient détournés et profitent à d’autres, dans un contexte où leur reste à charge augmente sans cesse...

Enfin les associations estiment que « les attentes des médecins concernant la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale, la diversification des modes de rémunérations, etc., ne sont absolument pas réglées par ce type de négociation »

Elles estiment que le fait de passer à 21, puis 23 voir 25 € n’aura pas d’impact sur le sentiment de malaise de cette profession. Les associations membres du CISS ne veulent en aucune façon réduire ces problématiques à une simple histoire d’argent ne concernant que les médecins.

Il s’agit bien au contraire d’un choix de société, qui nous appartient collectivement !

CISS : collectif interassociatif sur la santé
FNATH : fédération nationale des handicapés de la vie
UNAF : union Nationale des Associations Familiales

Médecine à deux vitesses, prime de notoriété

L’os devient pierre


NOTES:

(*) Le système du médecin référent : un système de coordination de soins autofinancé, optionnel, volontaire, mis en place avec la CFDT et la Mutualité.