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Le scandale du vaccin hépatite B

Ecrit le 5 mars 2008

1994-1998 : laboratoires et pouvoirs publics n’hésitaient pas à comparer l’hépatite B au sida et affirmaient que la maladie pouvait se transmettre par la salive. Des chiffres, invérifiables, tendaient même à prouver que le nombre de personnes atteintes de l’hépatite B était en nette augmentation. Autant d’affirmations fallacieuses qui ont été à l’origine de la vaccination de 20 millions de personnes en France (soit un tiers de la population)... et qui ont fait la fortune des laboratoires.

Février 2008 : représentants de deux laboratoires qui fabriquaient ces vaccins sont mis en examen, soupçonnés de ne pas avoir fait toute la lumière sur les effets secondaires de leurs produits (troubles neurologiques, apparition de scléroses en plaques chez certains patients)

Dès janvier 1996, « Que Choisir » se demandait : « Campagne de santé publique ou mystification sécuritaire ? » tant les doutes étaient permis.


Ecrit le 5 mars 2008

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Dessin de Moon - 06 87 32 7

 Doutes

Quand un industriel de l’automobile a un doute sur la sécurité de ses voitures, il rappelle la série. Quand Perrier, dans les années 80, a découvert qu’un lot de ses bouteilles pouvait être dangereux, il les a toutes retirées du marché. Quand les vétérinaires ont appris qu’un vaccin contre la maladie de Carré avait tué un chiot, le vaccin a aussitôt été suspendu.

Que s’est-il passé alors avec le vaccin problématique de l’hépatite B ?

Pour les humains, la prudence paraît être un mot plus qu’une réalité. Il suffit de rappeler la série noire des scandales de santé publique qui se succèdent en France depuis une bonne trentaine d’années, sans doute liés au développement de mastodontes de la pharmacie, plus puissants que les Etats et dispensateurs de financements considérables là où il faudrait indépendance absolue à leur égard.

Certains pays, comme le Royaume-Uni, ont des structures indépendantes de surveillance des médicaments (ce qui sans doute a protégé les Britanniques des dérives que la France a connues avec la vaccination contre l’hépatite B puisque seuls 5% d’entre eux ont été vaccinés contre presque 50% de la population française].

Rappelons quelques faits :

– le Distilbène, interdit aux Etats-Unis en 1971 mais prescrit en France jusqu’en 1977 est responsable de graves malformations (160 000 enfants concernés),
– l’hormone de croissance contaminée injectée jusqu’en 1988 alors qu’on savait dès 1977 qu’une hormone allait être disponible [75% des victimes mondiales sont françaises],
– amiante, sang contaminé, Vioxx [à lui seul 130 millions d’euros pour la sécurité sociale en 2003] arrêté par la firme elle-même et non par les autorités sanitaires (27 785 décès et 160 000 crises cardiaques].

Le nouveau scandale, celui du vaccin contre l’hépatite B, n’est qu’un événement de plus dans une série de scandales de même nature, qui risquent encore de se reproduire à l’infini si rien n’est fait pour freiner les appétits d’une industrie pharmaceutique dont on a certes besoin, mais qui, insérée dans un système économique entièrement libéralisé, n’obéit plus qu’aux lois du marché et se comporte comme si elle était une industrie ordinaire : marchés à conquérir, éventuellement sous couvert d’humanitaire, et actionnaires à satisfaire.

Certes, certains vaccins ont été retirés Hevac B et Hexavac de Pasteur. Mais le GenHevac et l’Engérix B sont toujours largement diffusés, alors qu’on a les plus grands doutes sur leur innocuité [aluminium, formaldéhyde entrent dans la fabrication de ces premiers vaccins transgéniques et aujourd’hui encore l’Engérix B garde des traces de mercure).

L’arrêt de la vaccination des adultes est un signe qui ne trompe pas : il fallait arrêter l’hécatombe.

 Filer les stocks aux gamins

Mais que faire de tant de lots dont on n’arriverait pas à écouler les stocks ? La trouvaille e été de dire que les enfants n’ayant pas de myéline, ils ne risquaient rien. Tiens donc. C’est donc bien que ce vaccin peut détruire la myéline ? Le lien de causalité, on l’a ! Mais revenons aux bébés : pas de myéline achevée, certes, mais une myéline en formation qui peut être détruite très tôt comme l’a montré la maladie de Guillain-Barré chez un petit Marocain vacciné à 19 mois et devenu tétraplégique.

A ce risque s’ajoute celui des maladies auto-immunes [24% des accidents recensés], car ces maladies mal connues et inguérissables frappent à tous les âges de la vie ceux qui ont une susceptibilité génétique à les développer. Et comment savoir si on l’a ? Les antécédents personnels peuvent l’indiquer, mais pas les antécédents familiaux. Preuve en est que nombre d’accidents se sont produits sur des individus qui ne connaissent aucun cas de fragilité neurologique dans leurs familles.

On nous a ensuite raconté que le problème n’était que franco-français. C’est à pouffer de rire,
– d’abord parce qu’il est normal que la France se soit fait une renommée particulière du fait qu’elle a beaucoup plus vacciné que les autres pays et donc causé forcément plus d’accidents vaccinaux,
– ensuite parce qu’on sait que les Etats-Unis ont recensé, rien qu’entre le 1er juillet 90 et le 31 octobre 98, 24 775 effets secondaires, dont 9673 cas très graves et 439 décès, chiffres très inférieurs à la réalité si l’on croit ce que dénonce l’étude d’un CDC (centre de pharmacovigilance américain) qui déplore que seulement 1% des accidents médicaux lui soient rapportés (la France fait un peu mieux avec 5%].

Enfin on sait qu’il y a des procès en Espagne, en Allemagne, en Russie, en Géorgie, en Corée, et même des condamnations en Italie et au Maroc où SKB s’est fait condamner en 2006 pour la tétraplégie de l’enfant cité plus haut. Un silence total e été fait sur cette condamnation, car elle infirme visiblement l’affirmation selon laquelle les tout-petits ne risquent rien.

Pour l’avenir, il faudra tirer la leçon de ce qui s’est passé : proscrire absolument les actions de masse.

On ne donne pas le même médicament à tout le monde. Le faire pour les vaccins est tout aussi dangereux. La justice a mis en examen les deux laboratoires. C’est un premier pas, car ils ont une lourde responsabilité : des dizaines de décès, des milliers de maladies invalidantes, mais ils ne sont pas les seuls. Affaire à suivre.
Lucienne Foucras
(auteure aux éditions du Rocher de l’ouvrage « Le dossier noir du vaccin de l’hépatite B »)

Source : Numéro 16 - Golias Hebdo - Semaine du 21 au 27 février 2008