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Transgéniques

Page 1429

Août 2000

Donner des transgéniques aux pays sous développés

« Que voulez-vous, chez nous les cochons n’en veulent plus » pourraient dire les producteurs américains qui constatent un rejet généralisé de consommation d’aliments transgéniques de la part des Européens et des Asiatiques. Du coup, les exportations des Etats-Unis chutent énormément.

En conséquence, le Département de l’Agriculture de ce pays a décidé d’exporter ses excédents de maïs transgénique vers le Tiers-Monde sous la forme « d’aide humanitaire » (très intéressée !) en passant par les Nations-Unies et les agences d’aide nord-américaines.

Selon « Ecologistas en Accion », deux des grandes multinationales du marché mondial des grains et semences, ADM (Archer Daniels Midland) et Cargill, ont été les bénéficiaires de cette décision en emportant le tiers du volume total de ces contrats « d’aide. »

Et la générosité
cache la cupidité

Ces exportations de transgéniques sous forme d’aide alimentaire sont payées par les Etats-Unis par des subventions multimillionnaires aux producteurs qui ne trouvent pas de marché « libre » où les vendre. De plus, elles échappent à toute forme de contrôle et, de ce fait, violent le Protocole de Biosécurité qui régule les échanges internationaux de transgéniques. Selon les déclarations de Elfrieda P. Strauss, de l’organisation sud-africaine Biowatch, « l’Afrique est traitée comme la poubelle du monde. Donner des semences et de la nourriture dont la sécurité est douteuse n’est pas un acte de générosité mais une tentative supplémentaire de ne jamais la sortir de la dépendance de l’aide étrangère »

Pour « Ecologistas en Accion », ce cadeau « empoisonné » sous forme d’aide alimentaire est une manière, pour l’administration nord-américaine, de subventionner l’économie mal en point des transgéniques. Selon cette organisation écologiste, qui a décidément l’esprit mal tourné, cette affaire rappelle les exportations vers l’Afrique d’intrants agricoles toxiques périmés ou interdits par l’administration nord-américaine ou l’utilisation de ces mêmes pays pauvres comme dépotoirs des résidus dangereux produits dans les pays riches grâce à une législation dans ces pays très permissive quand elle n’est pas inexistante.

Donner des colombes
aux vaches

Ils avaient dit : « si le nombre de victimes de la maladie de Creutzfeldt-Jacob se stabilise en Angleterre, il y aura environ 14 000 morts. Mais s’il dépasse 15 cas en 1999, il pourra y avoir 500 000 morts ».

Eh bien il y a eu 17 cas en 1999, et, pour les 8 premiers mois de l’an 2000, cela fait déjà 24 cas chez les humains anglais. Les spécialistes des maladies à prions (celles qui tournent autour des histoires de « vache folle ») sont très inquiets au sujet de cette maladie neuro-dégénérative, à bien des égards mystérieuse, et qu’on ne sait absolument pas comment soigner.

Actuellement, les spécialistes souhaiteraient faire des prélèvements d’amygdales et d’appendices dans la population anglaise pour situer la proportion d’individus infectés par le virus de l’ESB (encé-phalopathie spongiforme bovine, c’est-à-dire maladie de la vache folle). Mais ces prélèvements sont impossibles à faire. Les spécialistes cherchent donc un mode de dépistage à partir d’un simple prélèvement de sang.

Mais les Anglais ne sont pas les seuls concernés, les Français le sont particulièrement, vu que les importations de viande bovine anglaise ont doublé entre 1988 et 1995. Ces viandes provenaient de vaches de réforme, c’est-à-dire de bêtes âgées, potentiellement plus contaminées que d’autres. De plus, la France a été victime de fraudes massives concernant des importations de farines animales de viandes et d’os fabriquées en Angleterre. Il y a donc tout lieu de s’inquiéter.

D’autres pays européens, comme le Danemark et le Portugal, peuvent aussi s’inquiéter, mais à un degré moindre ...

Le 13 janvier 1923 (cela fait donc 77 ans), le biologiste Rudolf Steiner expliquait, lors d’une conférence tenue à Dornach : « Si le bœuf mangeait de la viande, il en résulterait une sécrétion d’urate en énorme quantité. Celle-ci irait au cerveau et le bœuf deviendrait fou. Si nous pouvions faire l’expérience de nourrir tout un troupeau de bœufs en leur donnant soudain des colombes, nous obtiendrions un troupeau de bœufs complètement fous » (citation extraite du livre LE TRANSGENIQUE, du Dr Bernard Herzog) (1)

Eh bien les bœufs sont devenus fous. Et nous avec.


Liste blanche
liste noire

Le site internet de l’association Greenpeace publie la liste des produits contenant ou ne contenant pas d’OGM. On peut les trouver sur le site :

http://www.greenpeace.fr

A l’heure actuelle, des O.G.M. (Organismes Génétiquement Modifiés) peuvent se trouver dans les produits dérivés du maïs et du soja (farines, protéines, amidon, huiles, lécithine, maltodextrine, sirop de glucose, dextrose, etc.). Le maïs doux en grains, en provenance d’Europe, n’est pas transgénique. Les ingrédients BIO portant la mention « AB » sont exempts d’O.G.M. Le Règlement européen impose l’étiquetage des produits à base de maïs ou de soja transgénique.

Depuis le 10 avril 2000, les fabricants ont obligation de faire figurer sur les emballages de leurs produits la mention « issu de maïs/soja génétiquement modifié » lorsque les ingrédients ou les additifs de ces produits contiennent plus de 1% de maïs ou de soja génétiquement modifiés. Un certain nombre de produits, dans lesquels l’ADN modifié ou la protéine ont disparu du fait de la transformation (comme les huiles), sont dispensés de l’obligation d’étiquetage.

La liste blanche des produits, que les fabricants garantissent sans OGM, ne cesse de s’accroître depuis le début de l’année. Bravo c’est une très belle victoire ! ! Les produits sans OGM sont donc de plus en plus nombreux et les consommateurs peuvent se réjouir du résultat de leur pression auprès des fabricants.

Mais attention les OGM continuent à contaminer notre chaîne alimentaire via l’alimentation des animaux d’élevage.

voir OGM


NOTES:

(1) livre intéressant, paru aux Editions du CRAM, mais plutôt technique pour un lecteur moyen. Il est consacré aux premières constatations cliniques des effets néfastes des produits alimentaires industriels et des OGM sur la santé.