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Accueil > Conseil Municipal Châteaubriant > Avis de la Minorité > L’avis de la minorité, 2001-2002

L’avis de la minorité, 2001-2002

Conseil municipal 2001
Avis de la minorité, juin 2001
Avis de la minorité, avril 2002
Avis de la minorité, novembre 2002
Avis de la minorité, janvier 2005
Avis de la minorité, novembre 2005
La lettre et l’esprit

Ecrit fin juin 2001

L’avis de la minorité

Première conférence de presse des élus minoritaires de Châteaubriant, trois mois et demi après les élections municipales.

« Nous constatons que les débuts ont été chaotiques en particulier vis-à-vis du personnel. C’est dommage pour tout le monde, cela crée une souffrance psychologique chez les agents et une mauvaise ambiance générale. Nous n’avons pas voulu intervenir publiquement pour ne pas aggraver les choses. C’était aux organisations syndicales à réagir.

Pour les élus minoritaires, les nouveaux élus sont des gens qui n’ont aucune habitude de la fonction publique et de l’administration et qui ont des idées fausses sur les fonctionnaires. « ils ont voulu les mettre au pas tout de suite, sans se préoccuper des dégâts »

« Visiblement le maire s’est rendu compte que les décisions qu’il avait prises donnaient une image peu positive de la ville et compliquaient l’étude des dossiers. Nous constatons le départ de 5 cadres de haut niveau (en plus du secrétaire général). La ville y a perdu des compétences. Nous attendons qu’une commission du personnel permette de faire le point. »

Les élus minoritaires constatent, pour l’instant, un « redressement d’orientation dans le souci de restaurer l’image démocratique de la ville ». Ils souhaitent obtenir encore, ce qu’avait précédemment la minorité, une représentation à la Communauté de Communes, à l’ACLA, à la Commission de restauration scolaire, etc.

« Nous nous réjouissons par ailleurs de ce que l’opération du CCAS   : « premier départ en vacances », soit maintenue. Il n’est pas sage de tout démolir du jour au lendemain »

En ce qui concerne les évolutions budgétaires, les élus minoritaires s’inquiètent des décisions prises dans certains domaines : « augmentation des dépenses, baisse des recettes » et rappellent que ce n’est qu’en 2003 que la situation de l’endettement sera supportable.

Clandestin ou bénévole ?

Les élus minoritaires se posent des questions de légalité par rapport à l’utilisation du Directeur des Services de la Communauté de Communes. « Par ailleurs, il est en place depuis le 1er juin, alors que la délibération du Conseil Municipal le fait commencer le 1er juillet. Pendant un mois, a-t-il été travailleur clandestin ou bénévole ? Comme l’a été, pendant 15 jours, un autre salarié venu impromptu de la mairie de Soudan ». (NDLR : que fait donc la Sous-Préfecture et le contrôle de légalité ?)

Enfin le groupe minoritaire s’est inquiété des décisions prises en matière de vente de terrains, qui peuvent handicaper Focast.


(écrit le 17 avril 2002)

Au bout d’un an

11 mars 2001, 12 avril 2002, un an, un mois, un jour : le groupe d’opposition au Conseil Municipal de Châteaubriant a souhaité faire le point sur ce qui s’est passé dans cette période.

Atmosphère générale : la forte déception de l’échec aux élections est maintenant passée. Le groupe est serein, lucide, critique mais sans acerbité ni esprit revanchard, ce qui n’exclut pas la sévérité des critiques. Le groupe paraît bien soudé, les tâches réparties entre les uns et les autres, de façon à avoir une vision d’ensemble de la situation municipale à Châteaubriant.

Martine Buron, Danièle Catala, Françoise Gentil, Claude Amice, Pascal Bioret, Jean-Pierre Le Bourhis ont tour à tour exprimé leur point de vue, non sans humour parfois.

Alors, qu’en pensez-vous ? « Nous avons voulu attendre un an pour nous exprimer pour laisser à la nouvelle municipalité le temps de se mettre en route. Au bout d’un an nous avons une vision plus claire des priorités » disent-ils

Chape de plomb

Le groupe minoritaire insiste d’abord sur le démarrage « chaotique » de la nouvelle municipalité, principalement par rapport au personnel. « Cela a laissé des traces et entraîné le départ d’un certain nombre de personnes, avec des conséquences négatives sur la mise en œuvre de certains dossiers. Le personnel vit sous une chape de plomb » dit le groupe d’opposition qui se montre en même temps très critique sur les syndicats au sein de la mairie. « Nous avons assisté à un Comité Technique Paritaire lamentable. Beaucoup de patrons souhaiteraient avoir en face d’eux des « syndicalistes » de ce type, pratiquant davantage la délation que la défense de leurs camarades » dit Pascal Bioret. La critique est sévère mais sans doute juste.

« Il y a encore des personnels qui ne savent pas sur quel pied danser. C’est le cas par exemple de ceux qui travaillent dans des domaines transférés aux structures intercommunales. Ainsi le personnel municipal affecté aux déchets ménagers doit passer à la Communauté de Communes, mais à laquelle ? à celle de Châteaubriant ou à celle de Derval puisqu’elles sont conjointement responsables de ce service ? » dit Françoise Gentil.

« Pour le personnel communal il y a encore des situations tendues, par sentiment que les élus ne font pas confiance. Le mépris manifesté par les élus est mal accepté. Le climat n’est pas serein » dit Jean-Pierre Le Bourhis.

Pas de vision globale

« Nous avons le sentiment d’un manque de lisibilité de la municipalité : ses objectifs, ses priorités manquent de vision à long terme. C’est la politique du coup par coup, l’envie de faire plaisir à tout le monde, quitte à aboutir à des décisions contradictoires » (comme cela se produit par exemple en matière de réglementation de la circulation).

Manque de vision d’ensemble ? « l’Ecole de Musique, le Théâtre de Verre  , la Bibliothèque continuent à tourner sur leur lancée, mais la suppression de la direction globale, qui essayait de coordonner l’ensemble, se fait sentir, notamment dans les interventions en direction des écoles » a dit Martine Buron.

Social en panne

La situation est la même en matière sociale, a dit Danièle Catala. « Il n’y a eu que 2 réunions de commission permanente et aucune réunion du Conseil d’Administration du Centre Communal d’Action Sociale, entre le 7 novembre et le 23 mars (soit 5 mois). Deux emplois sociaux ne sont pas pourvus : l’éducateur de rue n’a pas été remplacé, l’assistant social n’est attendu qu’en mai. La Directrice du CCAS   est en arrêt-maladie depuis janvier. J’ai le sentiment qu’il y a du personnel compétent en matière administrative mais qu’il en manque en matière sociale » dit-elle.

« Il se fait des choses pourtant, avec le Centre Communal de Prévention de la Délinquance, avec le Relais Rencontres  , avec le local d’accueil des SDF. Mais il manque une coordination, une orientation générale de l’action à mener »

Il ne faut donc pas s’étonner si les liens sont distendus avec les organismes qui s’occupent de l’aide aux personnes en difficulté. « le personnel fait ce qu’il peut pour pallier ce manque de politique globale, pour compenser les déficiences des élus ». Mais un bateau ivre court le risque de rencontrer quelques écueils ...

Urgence ? Vraiment ?

Il y a d’importantes divergences d’appréciation entre la municipalité et la minorité « Par exemple le Conseil d’Administration du Centre Communal d’Action Sociale a voté la location d’un logement d’urgence. Normalement il doit répondre à des critères précis, être destiné à des personnes en détresse, pour des raisons financières, familiales ou psychologiques. Mais la municipalité l’a plutôt conçu comme un logement de dépannage pour des personnes arrivant à Châteaubriant. La municipalité doit-elle jouer le rôle d’agence immobilière ? A-t-elle pour mission de loger des sportifs qui viennent renforcer un club local ? Ce n’est pas de l’action sociale, ça ! » s’insurge Danièle Catala.

Faire du social, ce n’est pas financer, sur le budget communal, des personnes ou des associations qui n’en ont pas vraiment besoin, « c’est faire un accompagnement social, pour aider les personnes en difficulté à retrouver leur place dans la société ».

Sécurité

La divergence d’appréciation se remarque aussi à propos du Contrat Local de Sécurité. « L’étude est finie depuis janvier, elle n’a pas été présentée au Conseil Municipal, il n’y a pas eu de décision prise à ce sujet. Il est question d’embaucher des agents de médiation sociale, mais leur rôle n’est pas défini et de toutes façons ils ne sauraient remplacer un éducateur au contact des jeunes sur le terrain » dit Françoise Gentil.

« S’il y a de l’insécurité à Châteaubriant, beaucoup moins que ce qui a été dit pendant la campagne électorale, ce n’est pas en recrutant des policiers et des maîtres-chiens qu’on va régler la question » dit Jean-Pierre Le Bourhis, « Si l’on abandonne le dialogue et la prévention, si on laisse des jeunes en situation de rupture, on ne peut qu’aboutir à des problèmes d’insécurité »

Personnes âgées

Le CLIC   (comité de coordination gérontologique), lancé depuis septembre 2001 pour une durée d’un an, ne s’est jamais réuni. « Quand je demande où en est le projet Trinité, qui consistait à regrouper les services aux personnes âgées, on me répond que ça avance. Mais c’est étonnant, ce ne sont pas les élus en charge de ce dossier qui me répondent » dit Danièle Catala.

Y a-t-il des élus ?

D’ailleurs le groupe d’opposition remarque que les élus sont très peu au courant des dossiers, même de ceux qui sont théoriquement de leur responsabilité. « Ce sont des fonctionnaires, voire des super-fonctionnaires, avec des super-pouvoirs, qui gouvernent et les élus n’osent pas mettre en question leur « science infuse ». On ressent la même chose au niveau de l’intercommunalité ».

Budget

En matière financière, selon Claude Amice, la rigueur n’est plus de mise : « Nous avions hérité, nous, d’une situation financière difficile, qui nous avait conduits à choisir soigneusement nos priorités, en privilégiant l’action éducative par rapport aux loisirs, en subventionnant ce qui apportait le plus à la collectivité. Dans le budget de 2002, la nouvelle municipalité a inscrit de nombreuses subventions exceptionnelles, sans critères précis. Certaines associations ont pu en bénéficier cette année, les autres essaieront d’en faire autant les prochaines années et on risque d’arriver à une dérive importante. En revanche il semble que des associations, une au moins, soient mises à l’écart ». Il ne semble pas y avoir eu de réunion de groupe de travail pour ces subventions et certaines associations peuvent se demander si les attributions ont bien été équitables.

Les projets de la municipalité se chiffrent autour de 60 millions de francs, ajoute Claude Amice, « et nous n’avons vu aucune programmation pluriannuelle. La municipalité ne sait même pas elle-même quels sont les investissements qu’elle retiendra. De plus, elle n’a pas fait d’étude sur leurs conséquences en coûts de fonctionnement. Il y a risque de dérive ».

Urbanisme

La nouvelle municipalité a démarré très vite en lançant l’étude d’un PLU   (plan local d’urbanisme) et d’une ZPPAUP (zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager). Mais le cabinet d’étude de la ZPPAUP n’a pas encore été retenu et les décisions que prend la municipalité ne tiennent pas compte des réflexions qui se font dans le cadre de l’élaboration du PLU  . « C’est en particulier le cas pour les implantations d’entreprises, notamment à l’entrée de la ville. La municipalité accepte tout ce que demandent les entreprises sans leur imposer de s’insérer dans un schéma cohérent de mise en valeur de la ville » dit Martine Buron.

« La municipalité était pressée de faire quelque chose pour le centre-ville mais on ne voit rien venir, sauf l’aménagement du parking Pasteur que l’on vient de découvrir sans qu’il y ait eu recherche de cohérence avec le futur PLU   » dit Pascal Bioret. On peut ajouter que le plan d’aménagement du Parking Pasteur n’a même pas été présenté aux riverains. Cela aurait pu être l’occasion d’une intéressante réunion de secteur

Démocratie

« Nous ne sommes pas associés aux prises de décision. Il arrive que nous ne recevions pas les invitations qui nous sont destinées. Ce n’est pas forcément de la mauvaise volonté de la municipalité. C’est de la désorganisation qui ne se produirait pas si la municipalité faisait confiance au personnel ».

Le groupe d’opposition ironise quelque peu sur les réunions informelles qui ont eu lieu en juin 2001 (avec invitations sélectives) et qui n’ont débouché sur rien. « Il en fut de même pour les réunions de secteur où il n’y avait ni enjeu, ni mini-projets à porter par les quartiers. Le débat y a été refoulé systématiquement et des participants en sont encore à attendre la réponse aux questions qu’ils ont posées. La municipalité va-t-elle inventer des réunions d’un troisième type ? » a dit Jean-Pierre Le Bourhis.

Pas comme avant

« Nous avons le sentiment que la municipalité s’efforce d’éviter de faire ... ce qui a été fait avant. Même les engagements pris n’ont pas été tenus. Sur les 600 000 F votés par le Conseil Municipal d’après les suggestions des quartiers, plus de 500 000 F n’ont pas été réalisés. C’était une décision du Conseil Municipal. Y aura-t-il une autre décision du Conseil pour l’annuler. Ou bien laissera-t-on le temps passer et l’oubli se faire ... » interroge Claude Amice.

Intercommunalité

« Globalement, nous avons le sentiment que l’intercommunalité s’est faite trop vite. Avec un peu plus de temps nous aurions pu accueillir la Communauté de Communes de Derval. Surtout il aurait fallu mieux réfléchir à ce que nous voulons faire ensemble. Il y a eu accumulation des services, mais sans rechercher une cohésion suffisante entre les communes.

Nous avons le sentiment d’un travail en cercle fermé, très centré sur Châteaubriant et nous nous interrogeons sur la suite, sur ce qui se passera quand les communes se rendront compte des charges de fonctionnement auxquelles il leur faudra faire face » a dit le groupe d’opposition qui souhaite, au contraire, un vrai « Pays de Châteaubriant   » avec un projet commun, avec une identité commune, avec le désir de construire quelque chose de fort, au Nord du Département, pour faire le poids face aux grandes métropoles de l’Ouest. « On n’en prend pas le chemin, c’est dommage ».


(écrit le 6 novembre 2002) :

Effets d’annonce et opérations « Nutella »

Conférence de presse
des élus de Gauche de Châteaubriant

« Nous avons besoin de communiquer pour faire savoir que nous suivons attentivement les dossiers communaux et intercommunaux » ont dit, d’entrée de jeu, les élus minoritaires (de Gauche) du Conseil Municipal de Châteaubriant : Claude Amice, Pascal Bioret, Martine Buron, Danièle Catala, Françoise Gentil, Jean-Pierre Le Bourhis (élus qui peuvent être contactés à leur domicile, par téléphone).

La conférence de presse des élus de Gauche, ce 26 octobre 2002, exprime bien ce besoin, exprime aussi la difficulté qu’ont toutes les minorités pour se faire entendre. Dans le cas de Châteaubriant, la minorité ne peut utiliser que la tribune du Conseil Municipal, c’est-à-dire une fois tous les trois mois, sur des dossiers de plus en plus techniques, de plus en plus coupés des réalités communales, ce qui fait que l’opposition ne peut pratiquement plus faire entendre sa différence.

Exclus de la CCC  

Alors que la plupart des décisions importantes se prennent désormais en « Communauté de Communes » (CCC  ), « nous n’avons aucun représentant au Conseil Communautaire. On nous a promis que cette situation ne durerait pas trois ans. Il y a déjà un an et demi de passé... » disent-ils, en expliquant qu’ils réussissent à avoir les délibérations de la CCC   (quelquefois avec difficulté), mais aucun détail sur le contenu des dossiers. Il est vrai que les conseillers communautaires en titre n’en ont guère davantage, c’est dû au « système Hunault » peut-être : « on » décide tout d’en haut, à quelques-uns et les conseillers de base sont priés de se taire.

« Aucun compte-rendu n’est fait par le maire en réunion de conseil municipal, ce qui fait que des dossiers très importants comme Focast, ou comme la médiathèque  , ne sont plus portés par les conseils municipaux. C’est vraiment un problème de démocratie. » dit Martine Buron.

« Nous faisons le maximum pour suivre, analyser les dossiers en cours. Si les citoyens veulent des informations, ou souhaitent donner leur avis, qu’ils n’hésitent pas à nous contacter » dit Françoise Gentil.

Des satisfactions

Malgré ces regrets, les élus de Gauche ont quelques satisfactions : « celles de voir se poursuivre, même s’il y a eu des retards, les dossiers que nous avons lancés : le projet Trinité pour les personnes âgées, le CLIC   pour la coordination gérontologique, le Théâtre de Verre   et la Halle de Béré   qui ne désemplissent pas, le Bébé-bus qui accueille les enfants à la satisfaction générale, et le foirail dont nous avons fait à temps la modernisation, ce qui lui permet de se maintenir à flot tandis que d’autres, comme Clisson, disparaissent »

Effets d’annonce

En revanche, les élus de Gauche jugent sévèrement l’action de la municipalité Hunault. En dehors des « opérations Nutella » (c’est-à-dire des routes regoudronnées !), « il n’y a guère que des effets d’annonce. D’ailleurs le maire avait prévenu au départ : nous lancerons plein de projets et nous réaliserons ceux pour lesquels nous aurons des subventions ». C’est pourquoi on voit se multiplier les promesses, qui souvent ne s’appuient sur rien.

Rocade Ouest : Par exemple, cette fameuse rocade Ouest, dont la municipalité parle sans cesse. Une lettre aux riverains de la rue Alsace Lorraine leur annonçait une décision de financement du Conseil Général et du Conseil Régional. « Le 13 septembre dernier, Patrick Mareschal, Président des élus de Gauche au Conseil Général, a interrogé André Trillard à ce sujet. Il s’est entendu répondre que seule avait été mise à l’étude l’opportunité et la faisabilité de cette rocade mais que rien n’était encore décidé, ni sur le financement, ni sur le calendrier de réalisation. André Trillard a même ajouté que dans des dossiers de cette importance .... il fallait se garder de toute annonce prématurée » !!

Splendide isolement : en ce qui concerne le développement de Châteaubriant, qui se dessine au travers du PLU   (Plan Local d’Urbanisme), les élus de Gauche s’étonnent de voir que ce développement est pensé à l’échelle de Châteaubriant et non pas à l’échelle du pays de Châteaubriant   « il importe pourtant de préparer l’avenir pour des activités nouvelles que pourra générer l’aéroport de Notre-Dame des Landes, s’il se fait ».

SCOT   : « Nous ne comprenons pas pourquoi la municipalité castelbriantaise se refuse à réfléchir à un schéma de cohérence territoriale (SCOT  ) comme ça se fait partout ailleurs. Elle se renferme de façon étriquée dans Châteaubriant, en un splendide isolement, au lieu de jouer un rôle d’impulsion, comme cela s’était amorcé avec la Charte de Territoire. L’intercommunalité devrait nous pousser à réfléchir à la dimension spatiale des activités à mettre en place » - mais cela supposerait une adhésion, au minimum, de la Communauté de Communes du Castelbriantais, et, mieux, des deux autres Communauté de Communes (Derval, Nozay) mais on n’en prend pas le chemin : Châteaubriant cherche plutôt la guéguerre avec ses voisins. C’est du style : moi d’abord et que les autres s’écartent !

Pays vide : La démarche partenariale de « pays », qui a associé dans la réflexion tous les habitants qui l’ont souhaité, était partie très fortement, elle était citée comme exemple de dynamisme au niveau national, mais la nouvelle municipalité a tout laissé tomber et les élus « brillent » par leur absence aux réunions.

Focast : on ne dit rien ?

Le PLU   de Châteaubriant n’a rien prévu pour les Gens du Voyage (malgré la loi Besson) ; ni pour le traitement des Ordures ménagères. Il ne prévoit rien non plus en matière économique, laissant aux entreprises le soin de s’implanter dans les zones industrielles intercommunales.

« Pour ne pas avoir d’ennuis, la municipalité évite de se mouiller. L’exemple flagrant est Focast : il y a eu une enquête publique pour destruction et construction de bâtiments sur le site actuel, la ville avait 15 jours pour émettre un avis. Erbray et St Aubin-des-Châteaux se sont exprimées. Châteaubriant n’a rien dit et maintenant c’est trop tard.

Cela fait que la municipalité pourra faire croire aux ouvriers que son avis était favorable, et aux riverains que son avis était défavorable. Les uns et les autres seront contents. En réalité AUCUN avis n’a été émis. C’est sans doute électoraliste » explique Pascal Bioret.

Pour 800 000 €

Un problème va se poser à court terme concernant Focast : le terrain sur lequel se trouve l’usine appartient à la ville. Si l’entreprise veut faire des investissements, elle a intérêt à ce que ce soit la Communauté de Communes qui les réalise car les subventions seront plus fortes. La ville va donc vendre le terrain de Focast à la Communauté de Communes, celle-ci va faire les travaux et rétrocédera le tout à l’entreprise. D’habitude la cession du terrain se fait pour un euro symbolique. Cette fois-ci il est prévu que la ville vendra le terrain à la Communauté de Communes pour 800 000 €.. Mazette !

Et si par malheur, dans quelques temps, les choses tournent mal, il est possible que la Communauté de Communes ne retrouve pas ses billes. Mais Châteaubriant, elle, aura encaissé les 800 000 euros ! On peut s’en réjouir pour Châteaubriant, mais il faut savoir aussi que, moins que jamais, il n’est pas tolérable d’avoir une ville riche dans un désert pauvre : ça crée trop de tensions.

La question devrait venir prochainement à un Conseil Communautaire ...

Frustrés

Cohésion sociale : « Un des domaines où nous sommes très frustrés, c’est sur le projet de cohésion sociale que la nouvelle majorité est incapable de proposer : prévention, accompagnement des populations en difficultés. Tout ce qui est écrit à ce sujet dans le bulletin municipal, c’est du vent. Il n’y a pas de politique sociale, on a même l’impression que tout est fait pour mettre des bâtons dans les roues des associations qui tournent, comme l’ACPM   par exemple » a dit Danièle Catala

« Depuis 18 mois, le Conseil Communal de Prévention de la délinquance ne s’est pas réuni. Le personnel a cependant continué sur sa lancée, mais on ne s’est pas interrogé sur le fait de savoir si les actions engagées sont encore bien adaptées. Il n’y a toujours pas d’éducateur de rue, les médiateurs sociaux ont été supprimés et ceux qu’on appelle maintenant « agents de médiation » parce que c’est écrit sur leur uniforme dans le dos, se contentent de se promener avec les policiers municipaux ».

« L’insécurité n’est ni pire ni moins grave qu’avant, et ce ne sont pas quelques démonstrations de force en gilets fluos à 19 h place de la Motte qui peuvent changer quelque chose. Ce n’est pas à cette heure-là qu’ont lieu les « rodéos » mais beaucoup plus tard, mais alors les gilets fluo sont rangés. ». a dit Claude Amice.

Jean-Pierre Le Bourhis ajoute : « On nous dit qu’un diagnostic sur la sécurité a été fait à propos de Châteaubriant Mais qu’on nous le présente officiellement ! qu’on en discute, au moins ! » .

Conseil de jeunes

« En ce qui concerne le Conseil de Jeunes nous avons très peu d’informations, sauf par la presse. Il ne suffit pas de donner aux jeunes des équipements (la piste de skate qui joue à l’arlésienne, ou le bowling), il ne suffit pas d’organiser des soirées dansantes (Did-ji !) , il faut ouvrir aux jeunes des perspectives, leur proposer ou laisser émerger des actions qui créent du lien social ».

« Une opération aurait pu jouer ce rôle : celle qui a consisté à nettoyer le Bois de Tugny, fin septembre, cela aurait pu créer un effet d’entraînement, être une matinée sympa : mais elle a été parachutée par Mlle Bombray, 8 jours à peine avant la date prévue, sans que les jeunes aient eu le loisir de prendre les choses en mains » disent encore les élus de Gauche. Les jeunes ont d’ailleurs reconnu avoir été prévenus au dernier moment. Ils ont, eux aussi, un agenda chargé !

Et les ados ?

Camp d’été : Les élus de Gauche ont révélé aussi que l’ACLA (association castelbriantaise de Loisirs et d’animations) avait un projet de camp d’été tournant, avec des Français, des Allemands et des Polonais. « Voilà une action qui pourrait être proposée à la réflexion du Conseil de Jeunes, qui pourrait discuter du contenu à donner à ce camp. Mais non ! ». A noter que cette action pourrait trouver une cohérence avec le projet Comenius du lycée Guy Môquet, même si elle ne se déroule pas dans le même cadre.

Il semble d’ailleurs, à entendre les élus de Gauche, que l’ACLA se limite maintenant à s’occuper des petits, mais ait perdu la compétence « adolescence » pour laquelle un animateur aurait été recruté, dépendant de la Communauté de Communes mais plus de l’ACLA. C’est à y perdre son latin.

Ordures : de même que tout le monde perd son latin en ce qui concerne le SMICTOM (ordures ménagères) « qui a été créé en février 2002, avec de nouveaux membres et de nouveaux statuts, ne s’est jamais plus réuni et est maintenant menacé de dissolution sans en avoir été avisé ! »

Coquille vide

Finalement les élus de Gauche s’inquiètent vivement pour le Pays de Châteaubriant  , qui, selon eux, pourrait se réduire à une coquille vide. Un « syndicat mixte » devrait être créé bientôt, mais les présidents des trois Communautés de Communes de Châteaubriant, Nozay et Derval ne s’entendent pas, « pourtant ils sont du même parti politique ! Mais il y en a un des trois qui joue au petit jeu « tout pour moi et c’est moi qui commande », alors ça ne marche pas »

« Parce que le pouvoir ça marche quand ça se partage ! » disent les élus de Gauche en demandant aux castelbriantais d’avoir les yeux ouverts : « Ne jamais croire ce qu’on vous dit, mais vérifier ce qui est fait ».

Du tabac pour les 12-15 ans

On sait que 60 000 décès ont lieu en France chaque année, à cause du tabac, Le tabagisme constitue la première cause de cancer. Il a été directement mis en cause dans les formes de cancers suivantes : poumon, cancer de la cavité buccale et du pharynx ; de l’œsophage ; du pancréas ; du rein et des voies urinaires.

On connaît toutes les campagnes de prévention qui sont menées, y compris par le Centre Hospitalier de Châteaubriant, et le Centre Communal de Prévention de la délinquance.

Or, à la dernière soirée Did-ji, organisée le 23 octobre par le Conseil Municipal de Jeunes de Châteaubriant, il avait été prévu officiellement un « espace fumeurs » dans le couloir !

Ceci n’empêchait d’ailleurs pas certains jeunes de fumer dans la salle de danse. Il y avait aussi des effluves particulières qui laissaient supposer que ce n’était pas toujours du tabac ordinaire qui était fumé....

Organiser un « espace fumeurs » dans une soirée destinée aux adolescents, n’est-ce pas pousser à la consommation ? la rendre « normale ? Est-ce bien là le rôle d’un Conseil Municipal de Jeunes ? Les conseillers municipaux adultes ne devaient-ils pas prendre leurs responsabilités en la matière ?

Décidément , il y a des choses à revoir dans ce Conseil Municipal de jeunes !

voir : conseils municipaux 2002