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Accueil > Conseil Municipal Châteaubriant > Avis de la Minorité > L’avis de la minorité, 2005-2006

L’avis de la minorité, 2005-2006

Avis de la minorité, juin 2001
Avis de la minorité, avril 2002
Avis de la minorité, novembre 2002
Avis de la minorité, janvier 2005
Avis de la minorité, novembre 2005
La lettre et l’esprit
Une autre voix
Pascal Bioret
Avis de la minorité, janvier 2007

 Référendum d’initiative   populaire : chiche !

Jeudi 13 janvier 2005 : voici les vœux des élus minoritaires de Châteaubriant, à toute la population, à travers la presse. D’entrée de jeu, ils parlent de la catastrophe du 26 décembre en Asie. « Chaque homme est co-responsable, socialement, économiquement, de la planète. Les actions d’aujourd’hui ont des conséquences cumulatives pour demain. La solidarité et la prévoyance doivent inspirer l’action de tous les politiques ».

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Françoise Gentil, Jean Pierre Le Bourhis, Pascal Bioret, Martine Buron, Danièle Ca

Bilan 2004

L’équipe de gauche à Châteaubriant (Françoise Gentil, Jean-Pierre Le Bourhis, Pascal Bioret, Martine Buron, Danièle Catala, Jean Louis Faucheux) considère que l’année 2004 a changé beaucoup de choses en raison des nouvelles majorités au Département et à la Région : « Cela nous donne la possibilité d’avoir des informations et de faire passer des idées, dans les deux sens » explique Martine Buron en disant avec force : « Nous sommes en démocratie. Si des dossiers municipaux ne trouvent pas d’écho au Conseil Général ou au Conseil Régional, ce ne sera pas un rejet politicien, mais un problème de qualité et de cohérence du dossier ». Françoise Gentil, Conseillère Régionale ajoute : « les subventions accordées aux territoires vont être plus substantielles qu’auparavant. La ville de Châteaubriant, et sa région, y gagne-ront ». Elle ajoute cependant, malicieu-sement : « Châteaubriant baisse ses impôts locaux mais augmente ses exigences vis-à-vis de la Région, c’est-à-dire de financements venant de ... l’impôt. Il y a là une incohérence ».

Siège : où es-tu ?

Pascal Bioret revient sur la non-représentation de la minorité au Conseil Communautaire. « La majorité a huit sièges. Elle aurait pu en réserver un pour nous, comme c’était le cas dans le mandat précédent. Bien sûr nous sommes invités aux Comités Consultatifs, mais ce n’est pas la même chose. Il est important pour nous de pouvoir exprimer une autre opinion et de prendre part au vote ». C’est bien cette possibilité d’expression qui gêne le maire de Châteaubriant.

« Puisque nous n’avons aucun siège au Conseil Communautaire, nous avons expliqué notre position, au sujet de la Route Rennes-Angers, par voie de presse. Notre suggestion a été entendue par la Région Pays de Loire qui étudie la proposition, et par les Conseils Généraux de Loire-Atlantique, Ille et Vilaine et Maine et Loire. Nous avons aussi reçu des messages de satisfaction de simples citoyens, par téléphone ou courrier ».

Ils avaient promis ...

Puisque trois ans et demi sont passés depuis la prise de fonctions de Alain Hunault, et qu’il reste aussi 3,5 ans à parcourir, le groupe minoritaire a repris le programme du maire actuel, pour voir ce qu’il en est advenu.

Logement

Le programme de M. Hunault parlait de terrains constructibles avec « des prix plus attractifs ». Jean-Pierre Le Bourhis dresse un bilan : « Deux immeubles résidentiels et trois lotissements privés sont actuellement en cours de réalisation. Ils ne sont pas à la portée de nos concitoyens. 50 € le mètre carré, c’est prohibitif quand on sait que la plupart des terrains tournent autour de 700 m2. Pendant ce temps-là le lotissement public prévu au quartier de Deil, au Conseil Municipal du 8 octobre 2003, n’est toujours pas proposé à la vente. Un lotissement public permet de faire des choix, en matière de mixité sociale, par exemple des maisons HLM. Actuellement les ménages modestes sont obligés d’aller habiter dans les communes environnantes ce qui, plus tard, leur occasionnera des difficultés, par exemple en transport ».

« La ville de Châteaubriant a acheté des terrains en centre-ville, plutôt que d’y faire des parkings, pourquoi ne prévoit-elle pas des logements sociaux ? » dit Pascal Bioret. « Ce serait un bon moyen de revitaliser le centre-ville et d’avoir une carte scolaire équilibrée ».

Développement économique

Le développement économique est désormais de la compétence de la Com-munauté de Communes. Le programme Hunault avait promis : « de véritables VRP seront à disposition pour aider aux projets d’installation ». « En fait, dit Pascal Bioret, les projets d’installation sont rares. Un chargé de mission n’a été embauché qu’en août 2004 »

« D’ailleurs, ajoute-t-il, le bilan donné par la Chambre de Commerce est mauvais :

Sur la période 2002-2003

Châteaubriant :
97 créations
116 radiations

Communauté de Communes :
140 créations
196 radiations (source CCI)

« Ce n’est pas de la faute du maire de Châteaubriant, évidemment. Mais il est inadmissible de lui voir nier la réalité. Quand l’économie marche, le commerce marche aussi »

« Il faut voir aussi où sont les créations. Le bilan dressé par la Chambre de Commerce dit que la densité commerciale dans le pays de Châteaubriant   est de 2000 m2 de surface de vente pour 1000 habitants (pour 1220 m2 en moyenne départementale). Mais il y a concentration des com-merces à Châteaubriant, avec accen-tuation dans la zone industrielle et le commerce de centre-ville souffre ». Faut-il rappeler que la zone de chalandise se distingue par un revenu net moyen (11 263 € par an) inférieur de 24 % au revenu net moyen du département (14 826 € ). Plus de commerçants, moins de pouvoir d’achat ... « encore un effet de ciseau » dit Pascal Bioret.

Centre Ville

La majorité actuelle avait promis « le réaménagement du centre ville (...) un concours, primé, sur le thème « Animation et nouvelle architecture du centre-ville » (...) « un référendum local sur des questions importantes à commencer par les grandes réalisations ». Finalement, seule la place Ernest-Bréant a été réalisée, sans concertation (et sans référendum) auprès des habitants.

« A part la fête de la musique et la période de Noël, le centre-ville manque d’animation » dit Danièle Catala. « L’attrac- tivité ne doit pas être le seul fait du commerce. Il manque des lieux de convergence de la population »

« Les seuls lieux proposés aux jeunes sont des lieux de dépenses, le bowling par exemple. Arrêtons la sélection par l’argent. Autre exemple, le séjour de ski proposé par la Communauté de Communes aurait pu être indexé sur un quotient familial, de façon à assurer l’égalité des chances, même pour les enfants de milieu modeste » ajoute Pascal Bioret. « Nous proposons, sur la place Ernest Bréant, une patinoire amovible, à un euro pour deux heures de patinage, comme à Redon, où l’équipement a été amorti en huit jours ! »

Affaires scolaires, formation

La majorité actuelle avait promis de nouvelles formations en particulier « sport, informatique, secrétariat médical, BTS de Sciences médico-sociales, formations aux métiers du cheval ». Rien de tout cela n’est esquissé, sauf Pigier. « Il est d’ailleurs étonnant de voir la municipalité attribuer gratuitement une salle de restaurant à un établissement coté en Bourse ! » dit Pascal Bioret

Tandis que Danièle Catala ajoute : « Plus on répond aux besoins de formation, moins on aura à répondre aux problèmes économiques et sociaux ».

Affaires sociales

Ce secteur n’est pas prioritaire dans l’action de la municipalité : « Il y a eu des réductions d’effectifs au Centre Communal d’action sociale, et suppression des secours accordés sous forme de prêts » dit Danièle Catala.

« Alors qu’on sait, en regardant les chiffres du restau du cœur ou de St Vincent de Paul, que la précarité augmente, le CCAS   a accordé moins d’aides :
196 dossiers instruits en 1999
38 dossiers instruits en 2003

« Nous avons le sentiment que la municipalité se décharge sur les associations caritatives. La prévention de la délinquance est vue seulement sous l’angle sécurité routière et sous l’angle tabac-alcool-drogue, mais rien sur la violence, sur les ruptures familiales ou scolaires. Tout ce qui concernait la médiation, les rencontres   sur le terrain, la prévention, a disparu. Au CCAS   on vote des tarifs, des contrats d’assurance, des tarifs, des contrats d’assurance. Quand j’ai demandé si on pourrait parler d’autre chose on m’a répondu que ... ça ne se fait pas ». Danièle Catala regrette de voir « le social » réduit à des histoires comp-tables.

Jeunes

La majorité actuelle avait promis « un foyer pour les jeunes ». Pas de nouvelles. « le Conseil Municipal de Jeunes se limite à des soirées Didji, le jeu du loto et un concours de maisons illuminées. C’est bien, ça met de la joie, de la vie, un esprit de fête. Mais cela ne va pas loin. Le Conseil Municipal des jeunes aurait pu impulser des actions auprès des autres jeunes, et même des autres générations. Espérons que la nouvelle animatrice va pouvoir donner un autre souffle » dit encore le groupe minoritaire.

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Dessin de Eliby, journaliste parlementaire, journaliste Unesco, écrivain. Membre de la société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques. Tél/Fax 02 40 94 3

Démocratie

La majorité actuelle avait promis « des comités de quartier... [avec] des personnes non élues et apolitiques » et un « recours au référendum local ». Rien de tout cela : « Il pourrait par exemple y avoir un référendum sur le thème : voulez-vous que le groupe minoritaire ait un siège au Conseil de la Communauté de Communes. Chiche ! » dit Danièle Catala avec humour !

Contrat de Pays

« Ce contrat a été élaboré sans aucune concertation avec la population, sans associer le Conseil de Développement. Il comporte des actions intéressantes mais plus une accumulation de projets qu’une réflexion globale. Par exemple rien de précis n’est prévu pour la dynamisation du petit commerce ou le renforcement de la cohésion sociale » dit Martine Buron qui s’étonne par ailleurs de ne voir mener aucune recherche sur le gros problème des déchets ménagers, et aucune campagne de mobilisation de la population.

Ce bilan des élus de gauche est évidemment en opposition avec celui présenté par la majorité municipale à Châteaubriant. C’est la loi du genre. Cela permet aux citoyens de voir ce qui est mis en lumière ou caché dans l’ombre et de se faire sa propre opinion.
BP  

 On en fait quoi ?

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Immeuble Métayer, rue Guy Môquet, 974 m2, acheté en février 2003 pour 126 500 euros. On en fait qu

Immeuble Métayer, rue Guy Môquet, 974 m2
acheté en février 2003 pour 126 500.euros

On en fait quoi ?

Un placard pour les adjoints au maire qui diraient une
bêtise, un squat pour jeunes bobos UMP, un centre de
réflexion sur la fuite des cerveaux du Castelbriantais, une maison de retraite pour gauchistes vieillissants qu’on
pourrait surveiller parce qu’ils seraient tout prêts de la
Mairie, une maison des associations (non, c’est pas bien ça, ça pourrait être utile !), une galerie d’art et d’expositions en tous genres, une maison des jeunes désoeuvrés qui n’ont pas assez de sous pour s’offrir un bowling par jour, un local d’accueil pour agents de médiation et police municipale
lors des jours de grand froid et qu’ils sont à pied, les pauvres, dans la rue et on pourrait aussi leur mettre un jeu
de cartes, une belote à trois, c’est toujours sympa,
et une cafetière aussi ...

Ces idées sont émises par un simple citoyen :

Si toi aussi, tu veux participer au grand jeu-concours,
envoie un courrier à
Opération « Une idée pour l’immeuble Métayer »
Mairie de Châteaubriant
Place Ernest Bréant
44110 CHATEAUBRIANT

Si tu hésites encore à donner ton avis, réfléchis à cette petite phrase : « si dans mon esprit , je peux changer le monde, pourquoi le monde ne change-t-il pas ? »

Lulu Topie


Ecrit le 13 avril 2005 :

Evités !

Lors des inaugurations et réceptions officielles, on constate de plus en plus le petit nombre de conseillers municipaux présents. On s’étonne ....

Eh bien faut pas s’étonner : c’est que la municipalité castelbriantaise resserre les rangs :

– les conseillers minoritaires ... ouste, pas invités !
– un certain nombre de conseillers majoritaires ... ouste, pas invités !

Ca râle pourtant. Y’a des élus (majoritaires) qui trouvent que la démocratie-à-la-fiston ressemble de plus en plus à la démocratie-à-la-papa avec chasses gardées, culte du secret, suspicion généralisée. Vous avez dit « démocratie » ?

Mais non, ... c’est UMP :
Union pour la Majorité Personnelle.

Ecrit le 16 novembre 2005

Nous ne sommes pas pour le maquillage de l’endettement municipal

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elus_gauche
De g à d : Pascal Bioret, Jean Louis Faucheux, Danièle Catala, Martine Buron, Françoise Gentil (il manque Jean-Pierre Le Bourhis)

« Il n’y a pas eu de Conseil Municipal à Châteaubriant depuis le 6 juillet 2005. Le prochain est fixé au 6 décembre, jour de la Saint Nicolas. Aurons-nous des cadeaux ? » interroge l’opposition municipale à Châteaubriant (Martine Buron, Danièle Catala, Françoise Gentil, Pascal Bioret, Jean Louis Faucheux, Jean Pierre Le Bourhis), lors d’une conférence de presse.

« 152 jours entre deux Conseils Municipaux, ce n’est pas convenable, dit Martine Buron. Il se passe des choses, par exemple à la Communauté de Communes et nous n’y avons aucun droit d’expression ».

 Taisez-vous !

Martine Buron rappelle en effet que, de par la loi, les séances de Conseil Municipal sont publiques. « Même si le public ne vient pas, les citoyens peuvent connaître et vérifier la position des gens qu’ils ont élus ». Or à Châteaubriant, le maire, grand démocrate, fait tout pour empêcher l’expression de la minorité qui représente pourtant plus de 40 % des électeurs.

 Banquets sociaux et maquillage

Au niveau de la commune de Châteaubriant, l’Opposition revient sur le projet d’agrandissement du Foyer-Restaurant des personnes âgées. « Je n’ai découvert ce projet qu’au Conseil d’Administration d’octobre » dit Danièle Catala. « Le projet était tout ficelé, il n’y avait plus qu’à l’adopter ». Le foyer-restaurant n’accueille plus qu’un vingtaine de convives par jour. Il serait peut-être judicieux de s’interroger sur le renouvellement de la formule. « Est-il possible de l’ouvrir à plus de monde ? » se demande Martine Buron. Cela mérite au moins un débat. Initialement il était prévu de mettre cet équipement dans la future « plateforme de services » destinée aux personnes âgées, à proximité du domicile-services. Cela ne se fera pas. « Voilà une occasion loupée » commente l’Opposition.

Le CCAS   (centre communal d’action sociale) a, de par la loi, un rôle de prévention et de développement social dans la commune. A ce titre, il développe différentes activités et missions légales ou facultatives, directement orientées vers les populations concernées : aide et accompagnement des personnes âgées, aide aux personnes handicapées, aux enfants, aux familles en difficulté, lutte contre les exclusions....

Banquets : « Est-ce le rôle d’un CCAS   de construire une salle destinée à accueillir des banquets ? » se demande Danièle Catala. « Ce projet n’est-il pas plutôt un maquillage de l’endettement municipal ? »

Musique : au sujet de l’installation de la future Ecole de Musique dans les locaux « Maussion » l’Opposition estime que la revente de ce terrain à la Communauté de Communes « permettra de faire rentrer de l’argent dans les caisses municipales et de réduire ainsi, artificiellement, l’endettement municipal ». Encore le maquillage ?

Mais la mettre où, cette école de musique ? « On aurait pu construire à côté du Théâtre de Verre  . Sa salle de répétition aurait été très utile. N’aurait-on pas pu y réfléchir ? » suggère l’Opposition.

« On aurait pu aussi construire cette école de musique en bordure de la ville, pour favoriser d’autres communes et assurer l’accessibilité qui, sur le terrain Maussion, sera limitée » . Bref, l’Opposition regrette l’absence d’une politique urbaine globale.

 Nous n’irons pas

A la Communauté de Communes, malgré les promesses du Maire Alain Hunault, l’Opposition n’a toujours pas de siège. « Nous ne sommes pas toujours invités aux Comités consultatifs. Mais nous pouvons nous y présenter quand nous savons qu’il y a une réunion. L’ordre du jour ne comporte qu’une seule ligne par sujet : pas de quoi mener une réflexion. De plus, les avis de ces Comités consultatifs ne sont pas pris en compte. Et comme nous n’avons pas de siège en séance plénière, et publique, nous ne pouvons pas faire connaître nos réflexions aux autres élus », explique Pascal Bioret.

Une séance de travail privée est programmée à Châteaubriant pour le 16 novembre au sujet du contrat de territoire. « La négociation des contrats est parachevée avec le Conseil Régional et en voie de finalisation avec le Conseil Général, nous ne voyons pas quel effet notre présence apporterait » : l’Opposition annonce donc qu’elle n’ira pas à cette mascarade de concertation.

 Rennes-Angers

En janvier 2005, l’Opposition municipale a fait une proposition concrète pour le tracé de la route Rennes-Angers et son raccordement à la Nationale 171. « Nous avons eu des échos favorables. Seul le maire de Châteaubriant ne bouge pas. A croire qu’il a la volonté de ne pas désenclaver Châteaubriant pour rester le maître de son pays » dit Pascal Bioret.

 Peu... peu ...

L’opposition municipale déplore le peu de réunions. « Depuis le 17 mars 2001, soit 4 ans et 8 mois, nous n’avons eu que 5 réunions du CCAS  , 2 réunions de la Commission Santé et 2 de la commission Commerce ». « Il n’empêche que la majorité municipale a décidé de développer une zone commerciale route de St Aubin des Châteaux. Cela se fera sans création d’emplois ».
« La population castelbriantaise a tendance à diminuer : le commerce de centre-ville en souffrira. Mais on n’entend plus Jean Seroux et Dominique Flatet qui, il y a 5 ans, parlaient pour les commerçants »


Ecrit le 23 novembre 2005

La lettre et l’esprit

Sous son air constipé Monsieur le Maire de
Châteaubriant est un vrai comique : il a trouvé
un moyen original de respecter la lettre de la
loi tout en en détournant l’esprit.

A la suite de la conférence de presse des
élus d’opposition (lire ci-dessus), la municipalité a fait une réponse qui est passée dans Ouest-France, Presse-
Océan et l’Eclaireur.
(mais n’a pas été communiquée à La Mée ce qui nous donne d’autant plus de liberté).

Cette réponse dit : « Le Conseil Municipal se réunit au moins une fois par trimestre, comme le prévoit le Code Général des Collectivités locales. Il s’est ainsi réuni 3 fois depuis le début de l’année et se réunira le 6 décembre. La règle est donc respectée ».

Suggérons à Monsieur le Maire d’aller beaucoup plus loin. En faisant un conseil municipal le 30 septembre, puis le 1er octobre, puis le 31 mars et enfin le 1er avril, il ferait un conseil par trimestre ! Quelle bonne blague !

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Reunion_CM

C’est un peu ce qui se passe cette année avec un Conseil Municipal le 6 juillet et le suivant le 6 décembre. « Cela signifie que, entre deux conseils, toutes les décisions qui ont été prises n’ont pas été examinées en groupe de travail. Donc même si certaines sont intéressantes, elles sont prises de manière arbitraire »

Avec ce genre de pratique, M. le Maire de Châteaubriant se croit très malin. En réalité il est moqué largement dans le Pays de Châteaubriant   et au delà. Peut-être est-ce une façon de faire de la « pub » pour la région ? Châteaubriant, sa réserve d’indiens, son maire .....

Lorsqu’un conseil ne se réunit pas régulièrement, il n’est plus qu’une chambre d’enregistrement : « Il suffit de lever le bras pour voter. Monsieur, le Maire, mes biceps n’ont pas assez d’entrainement ! Pour mémoire, Martine Buron réunissait son conseil municipal tous les six semaines environ. », dit Danièle CATALA dans son blog (*)

 Deux fois

La municipalité précise, à propos du Contrat de Territoire, que deux demandes de subvention ont été adoptées en février et juin 2005 et en conclut qu’elle a bien examiné le projet de Contrat de Territoire.

Danièle Catala répond : « Le nouveau contrat avec la Région des Pays de la Loire compte 121 pages et 46 fiches-action. Ces actions concernent le Pays, les Communautés de communes dont celle de Châteaubriant et les communes. Nous n’avons eu droit qu’à l’examen de deux actions »,. Pour le reste, aucune discussion !

 53 mois sans émotion

Concernant l’école de musique, le Maire Alain Hunault met en avant un procès-verbal de la commission de sécurité en date du 26 octobre 1998, donnant un avis défavorable à la poursuite du fonctionnement de l’école de musique dans les bâtiments actuels.

Et il affirme : « cette disposition n’a pas semblé émouvoir l’ancienne municipalité puisqu’elle a continué à faire fonctionner cette école sur l’actuel site »..On peut rétorquer à M. Hunault qu’entre le 26 octobre 1998 et la fin du mandat de Mme Buron, il s’est écoulé 30 mois et que, depuis que le Maire est Maire, il s’est écoulé 53 mois et que l’école a continué à fonctionner ... sans émouvoir le maire actuel ! De plus l’avis de la commission de sécurité ne condamne pas le site, mais les bâtiments. L’Ecole de Musique aurait très bien pu se reconstruire sur place : il y a de la place !

Notons par ailleurs que la municipalité n’a pas répliqué au sujet de la liaison de la RN 171 à l’axe Rennes Angers. Elle n’a rien dit non plus pour justifier « la multiplication des grandes surfaces spécialisées dans les zones commerciales périphériques alors que le centre-ville vivote tant bien que mal. En d’autres temps, ils s’étaient opposés avec vigueur à ces installations. » comme dit Danièle Catala.

Ecrit le 23 novembre 2005 :

Le « maitre » est vexé

 Selon Pascal Bioret,

1) Sur la fréquence des conseils municipaux : « le Maire de Châteaubriant fait le minimum prévu par la loi. Mais il est vrai que faire plus revient à développer la démocratie et s’il est un mot que le « maître » ne veut pas entendre c’est bien celui-ci. »

2) Pour ce qui est des contrats de territoire CT et CTU : « il est regrettable de nous inviter à une séance privée de présentation de ceux-ci sans nous avoir consultés pour l’élaboration. Mais il est vrai que consulter 40% des castelbriantais est un exercice démocratique et s’il est un mot que le « maître » ne veut pas entendre c’est bien celui-ci. »

3) Pour le foyer-restaurant les charges de construction seront bien sur le budget et sur les exercices du CCAS   , « alors le maquillage de l’endettement municipal est bien réel ! »

Quant à la décision de l’agrandissement elle a peut être été prise en demandant l’avis des usagers (0.20 % de la population castelbriantaise) mais « pas en consultant la population castelbriantaise car cela relève de l’exercice démocratique et s’il est un mot que le « maître » ne veut pas entendre c’est bien celui-ci. »

4) Pour la construction de l’Ecole de Musique il est consternant de voir que l’équipe qui a pris le pouvoir en mars 2001 ne suivait pas l’actualité municipale au travers de la presse ou des bi-mensuels édité par l’ancienne équipe municipale « car ceci avait pourtant été largement abordé ».

De plus la référence à une réunion de commission urbanisme est encore une fois un mensonge puisque le but de cette réunion était de combler un grand vide entre les 2 CM, pour éviter une attaque de la minorité sur l’achat le lendemain de la réunion de l’immeuble Maussion par la CCC  . Cette réunion n’était pas un lieu de débat puisque aucun document relatif à la construction de l’école de musique ne m’a été remis ce jour-là. Pour cette réunion il est déplorable de voir attaquer une personne pour son absence quand on sait que Pascal BIORET était présent avec face lui 3 conseillers majoritaires. La Minorité était donc bien représentée ».

« Il est surtout grave de voir que même dans son communiqué de presse la municipalité de châteaubriant ne parle pas du désenclavement du pays au travers de l’opportunité qui s’offre à nous par l’axe Angers-Rennes. Je le répète le « Maître » du pays a peur et ne veut pas partager « son » territoire, de plus une idée qui ne vient pas de lui ne peut pas être bonne mais il est grave de prendre en otage l’avenir économique du pays pour assurer son avenir personnel ».

Pour finir il est facile pour tout le monde d’utiliser des chiffres sur des absences ou des présences. Voici 2 exemples :

Absences maxi relevés :
– Majorité : Mlle CHAUVIN 16 absences sur 21 conseils
- Minorité : Mme BURON 4 absences sur 21 conseils.

Présence au Conseil Municipal depuis le début du mandat : -
– Majorité 84 % de présence
- Minorité 91 % de présence


Ecrit le 8 février 2006

 Une autre voix, Une autre voie ?

Si vous ne l’avez pas encore découvert, il est temps d’aller visiter le site internet :
« une autre voix à Châteaubriant »

C’est l’expression personnelle de Danièle Catala, conseillère municipale minoritaire à Châteaubriant . Elle y exprime son point de vue sur la situation locale, qu’il s’agisse des Vœux du maire, de la réouverture de la voie de Chemin de Fer, du Conseil Communautaire, ou de la construction d’un restaurant .

Initialement le projet était de construire un restaurant de 120 places (alors qu’il y a une vingtaine de convives chaque midi), maintenant il est prévu 200 places. Le coût, lui, est passé de 250 000 € à 360 000 euros et maintenant à 500 000 euros. Hors taxes, TTC ? Flou, flou !

Intéressant : la remarque d’une responsable d’action caritative à Châteaubriant qui « s’étonne de voir instruire si peu de dossiers de demande d’aide. Elle demande comment aider des femmes titulaires d’un permis de conduire qui ne peuvent se rendre au travail parce qu’elles n’ont pas de voiture. Elle se désole d’entendre de plus en plus de gens en détresse qui confient leur désespoir. Et elle demande : « mais que peut faire le CCAS   ? ». «  ;

Réponse de la municipalité :
Sileeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeence !

Danièle Catala a fait, elle, des propositions (voir le site internet) et remarque que le CCAS   ne joue pas « un rôle fédérateur entre tous les partenaires de l’action sociale afin de mieux dépister, aiguiller et aider les plus démunis » ;
.
Et elle conclut : La municipalité actuelle a choisi les équipements sportifs et les parkings. Elle ne peut financer une vraie politique sociale.

Note du 10 novembre 2012 : ce blog est en sommeil !


Ecrit le 31 mai 206

Pascal Bioret
3 juin 2006 10h30 sur FR3 Ouest

Pour la venue de François Chérèque dans ses studios, FR3 Ouest a fait des mini-entretiens, dont l’un avec Pascal Bioret, syndicaliste au parcours atypique, qui est syndiqué CFDT mais n’a pas signé de chèque en blanc et, en particulier, n’a pas été d’accord avec la position CFDT sur les retraites. Pascal Bioret est engagé politique et sera candidat PS aux législatives en 2007


NOTES:

(*) Le mot « blog » est une contraction de « Web » (qui désigne internet) et de « logos » (qui désigne le discours).
Un blog est un journal personnel diffusé sur internet. Si vous êtes bien sages, on vous donnera l’adresse du blog de Danièle Catala !!

Note du 7 décembre : la voilà cette adresse