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Avis de la minorité, 2007, une autre voix


Avis de la minorité, juin 2001
Avis de la minorité, avril 2002
Avis de la minorité, novembre 2002
Avis de la minorité, janvier 2005
Avis de la minorité, novembre 2005
La lettre et l’esprit
Une autre voix
Pascal Bioret
Avis de la minorité, janvier 2007

Grou-mi .... Groupe minoritaire des conseillers municipaux de Châteaubriant .« Mais pas groupe d’opposition systématique » dit Martine Buron. « Il y a en effet de nombreuses délibérations qui sont de simple bon sens et que nous approuvons ». Et il y a des choix « que nous n’approuvons pas : la construction du Bowling, l’abandon de la plateforme de services, la localisation de l’école de musique, du Centre de Secours et de la Police Municipale, etc »

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Jean-Louis Faucheux, Françoise Gentil, Danièle Catala, Jean Pierre Le Bourhis
et, devant : Martine Buron, Pascal Bioret

Le groupe minoritaire, par voie de presse, souhaite une bonne année aux Castelbriantais, « dans un contexte national avec des échéances très fortes en perspective. La situation des plus défavorisés dépendra des élections à venir, plus que de la politique castelbriantaise ». Martine Buron évoque en particulier :
– ► le pouvoir d’achat (la région castelbriantaise est dernière dans les Pays de Loire)
– ► les droits des travailleurs (durée du travail, commerces ouverts le dimanche, etc)
– ► le logement et notamment le logement d’urgence à Châteaubriant

Le groupe minoritaire aborde ensuite plusieurs points : gestion du personnel, taux de chômage, questions sociales.

 Dis ...crime...

Pour Jean-Pierre Le Bourhis, la municipalité se glorifie d’avoir maîtrisé la masse salariale liée au personnel communal. « On embauche par le bas, on s’est privé d’un certain nombre de qualifications ». Le plan de formation, c’est bien « mais c’est pas pour ça que les salariés obtiennent un avancement ».

Mais surtout JP Le Bourhis relève malicieusement que, pour les recrutements, la mairie de Châteaubriant pratique la « discrimination » : « il est nécessaire d’être proche de certaines associations et de certaines personnes bien en cours pour être recruté ». « Qu’il y ait des emplois prévus pour aider les associations, pourquoi pas, mais que ce soit clair ». En somme il y aurait du favoritisme.

 Taux de chômage

Emploi-2

Pascal Bioret, avec les chiffres de la Direction du travail, relève que la région de Châteaubriant n’a pas encore retrouvé son dynamisme industriel.

« Le maire de Châteaubriant, dans de nombreux domaines, nous a habitués à comparer avec 2001. Faisons donc comme lui, à partir des derniers chiffres connus : »

Demandeurs d’emploi
catégories 1 et 6 :
Ainsi le nombre de chômeurs sur la zone d’emploi de Châteaubriant, est encore en hausse depuis novembre 2001 (même si, c’est vrai, il a baissé depuis 2005).

« Et n’oublions pas l’évolution des RMIstes : + 67,4 % entre 2002 et 2006 dans la région de Châteaubriant ».
–  832 au 31 déc 2001
–  1393 au 31 déc 2006
La hausse est de 67,4 % quand elle n’est « que » de 42,6 % sur le Département. (1)

« La municipalité nous parle de l’enquête BMO » (besoin de main d’œuvre) qui faisait état de 647 perspectives d’emploi sur le bassin de Châteaubriant. « Mais il ne faut pas confondre : besoin de main d’œuvre et embauche réelle. Il était signalé par exemple l’embauche probable d e38 personnes dans l’agro-alimentaire boucherie, or Castel-Viandes n’a embauché que 12 bouchers ». [ndlr : il faut aussi prendre en compte les sorties : selon l’enquête jeunes-emploi et territoires de l’INSEE, la région de Châteaubriant a connu, en 2005 : 1353 embauches et 1401 débauches]

Et puis il faut se souvenir des emplois disparus « 600 emplois ont été supprimés ces dernières années. Heureusement que le dynamisme de l’artisanat et de Pays-de-Châteaubriant-Initiative   (PCI  ) en a absorbé une bonne partie » dit Pascal Bioret qui rappelle que le maire de Châteaubriant a eu « du retard à l’allumage » pour soutenir PCI  , parce que cette structure avait été lancée par le maire précédent !

Le dynamisme économique a besoin de décisions politiques fortes
– ► Par exemple au sujet de l’axe routier Rennes-Angers
– ► Et aussi au sujet de la rocade Sud de Châteaubriant : le Conseil Général et le Conseil Régional ont mis en place les financements. « Nous attendons toujours la décision de l’Etat. Le maire UMP et son frère député UDF n’ont pas réussi, dans leur famille politique, à débloquer le dossier ? »
– ► Le SCOT   (schéma de cohérence territoriale) qu’est-ce qu’on attend ?
– ► L’implantation de nouvelles entreprises : la dernière, Chaillous, s’est implantée sous la municipalité précédente. Depuis 2001 on nous a parlé de « L’habit et le Métier » et de « Sofred" mais on est restés au niveau des effets d’annonce ».

« L’ADIC (association des industriels) semble décidée à faire bouger les choses. Nous nous en réjouissons » dit Pascal Bioret qui, en revanche, critique le manque de soutien de la municipalité au commerce de centre-ville. « Ces entreprises n’ont pas eu les mêmes avantages que le bowling ! ».

 Vive l’impôt

Pour Françoise Gentil, la baisse de la fiscalité n’a concerné que les ménages non exonérés, et a été rendue possible parce que le Conseil Général et le Conseil Régional ont apporté une aide importante aux projets locaux. « Le Conseil Régional soutient les projets industriels de Epagri, Dixence, Méca Atlantic, Team Plastiques, Castel-Viandes, et la réouverture de la ligne SNCF Nantes-Châteaubriant . Pendant quelques années le partenariat avec la ville de Châteaubriant a manqué de sérénité, mais ça va mieux » dit-elle.

« L’impôt, c’est quelque chose d’important », dit Danièle Catala, c’est l’argent mis en commun qui permet de réaliser des équipements et de services pour tous. En baissant cet impôt, de façon minime pour chacun, on s’est privé de beaucoup de choses. « Par exemple de la plateforme de services. Par exemple du Contrat Educatif Local qui permettait aux enfants de découvrir des activités qu’ils ne font ni à l’école ni à la maison. On s’est privé aussi des ressources nécessaires pour améliorer les deux écoles du Centre-Ville. On a négligé d’aider les sorties pédagogiques des enfants du primaire. On n’a pas fait d’aide à la cantine : une ou deux fois par semaine, pour commencer, cela aurait été une bonne chose ».

Danièle Catala regrette que l’extension du Foyer des Anciens, en salle de réception, se fasse en endettant le CCAS   (centre communal d’action sociale). Elle déplore le manque de logements d’urgence et trouve que la ville se décharge trop de ses tâches sociales sur les associations.

 Démocratie apaisée

Enfin le groupe minoritaire sourit de l’expression « démocratie apaisée » employée deux fois par le maire de Châteaubriant. « Celui-ci se montre enfin plus aimable, c’est vrai. Mais il n’y a pas de démocratie « apaisée » : il y a démocratie ou absence de démocratie, c’est tout ».

A ce propos les élus minoritaires rappellent qu’ils représentent 42 % de la population castelbriantaise et qu’il serait normal, comme ils le demandent depuis 2001, qu’ils aient un siège de délégué titulaire à la Communauté de Communes du Castelbriantais. Cela fait bientôt 6 ans que cela leur est refusé.

La démocratie « apaisée » respectera-t-elle enfin les préceptes de la simple démocratie en leur donnant une voix ? On parie que non !

Pour terminer, les élus minoritaires annoncent qu’ils vont organiser, eux aussi, des « réunions de quartier ».


NOTES:

(1) Les chiffres du RMI