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Homosexualité, homophobie, Gay Pride

(écrit le 19 décembre 2001)

 Homosexuels déportés

Pourquoi parler, en ce moment, des Homosexuels Déportés dans les camps nazis ? Parce qu’une Fondation pour la Mémoire de la Déportation s’est mise en place et qu’elle a rendu son rapport, le 15 novembre 2001, sur les Déportés pour cause d’homosexualité. La répression de l’homosexualité était inscrite dans le code pénal allemand, en son article 175, bien avant l’instauration du régime hitlérien. Mais Hitler l’utilisa systématiquement à partir d’août 1937, sous couvert de « protection de la race » et dans le cadre de l’élimination des « éléments nuisibles à la société ». Dans les camps d’internement, les asociaux portaient un triangle noir, les Témoins de Jéhovah un triangle violet et les personnes arrêtées comme « homosexuelles » un triangle rose.

En fait, comme dit un article de juin 2001 du « Patriote Résistant », il faut distinguer homosexualité et homosexuels. Il y eut de nombreux cas d’homosexualité dans les camps, de la part de détenus qui, faute de partenaires féminins, cherchèrent ailleurs ce qui leur manquait. Les « triangles roses » sont, eux, ceux qui ont été déportés en raison de leur homosexualité. En l’état des documents d’archives qui ont pu être consultés, ces personnes arrêtées et déportées pour le « motif 175 » seraient au moins au nombre de 210 dont la grande majorité résidant dans les trois départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle (c’est-à-dire annexés par l’Allemagne). Ce nombre de 210 est-il suffisamment important pour être pris en considération ? Il est à mettre en regard des 145 Tziganes recensés jusqu’à présent, dont la déportation n’a jamais été mise en cause.

 Triangles roses

Pendant très longtemps les associations de Déportés ont refusé de prendre en compte les Déportés homosexuels, en raison du contexte social et moral d’après-guerre, encore très rigoriste par rapport à celui des années actuelles. Mais les choses sont en train de changer. (exemple : Bertrand Delanoë, maire de Paris, a été élu, sans avoir caché son homosexualité). Les associations d’homosexuels réclament la matérialisation de la mémoire de la déportation, à partir de la France, d’homosexuels, au titre du motif 175. Le dossier est en bonne voie. Le « livre-mémorial » de la déportation partie de France devrait prochainement en tenir compte. Un castelbriantais s’occupe de cette question : renseignements au 02 40 49 19 85


Ecrit le 15 décembre 2004 :

  Homophobie et police du langage

Les députés ont adopté mercredi 8 décembre 2004 le projet de loi réprimant les propos homophobes et sexistes, et créant la Halde, « Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité »

Le député UMP Jean-Paul Garraud a retiré l’amendement qui proposait de limiter aux associations reconnues d’utilité publique la possibilité de se porter partie civile (comme aucune des associations existantes n’est reconnue d’utilité publique, le projet de loi aurait été ainsi vidé de substance).

Les députés ont en revanche adopté un amendement qui condamne les provocations à la haine et à la violence en raison du handicap. Et un amendement visant à empêcher que des poursuites soient engagées par le Parquet si la victime le refuse.

Sanctions

Le projet gouvernemental, qui assimile l’homophobie au racisme, prévoit un an d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende contre les auteurs d’injures ou de diffamation de nature homophobe et sexiste. Il donne la possibilité aux associations de se porter partie civile dans les procès.

Le projet de loi doit être examiné par le Sénat le 22 décembre 2004

Promis depuis un an aux associations, le nouveau dispositif, se veut une réponse à la multiplication des agressions contre les homosexuels.

Putaing !

Reste à savoir ce qui va en être fait : allons-nous vers une « police du langage » ? Les discriminations et insultes sexistes et homophobes sont inadmissibles.

Mais la loi condamnera-t-elle tous les propos jugés inconvenants, même s’ils n’ont aucun rapport avec des insultes contre des personnes précises ?

Allons-nous vers l’interdiction de la langue verte ? Allons-nous vers une amputation de la langue française de tout son vieux fond de gauloiserie ? Les juges devront-ils apprendre les langues régionales pour savoir si le « putaing » des méridionaux et le « Hille de Putes » (fils de pute, orthographe SGDG) des Béarnais ont des connotations sexistes et injurieuses ? Théâtre, musique, cinéma, littérature se devront-ils d’adopter désormais le langage châtré des beaux salons ?

Des lois existent déjà réprimant l’homophobie, le sexisme, le racisme. Ainsi, la loi de 1972 contre le racisme condamne la « provocation à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes en raison de leur origine » ; la loi de 1990, dite loi Gayssot, punit « ceux qui auront contesté l’existence d’un ou plusieurs crimes contre l’humanité ».

Elles ne sont déjà pas appliquées : quand on voit les difficultés des victimes de racisme pour se faire entendre, ce n’est pas demain que les victimes de propos anti-homo seront défendues.

L’inquiétude (exprimée plus loin) tient à l’usage que l’autorité pourra faire de cette loi.
Sans protéger les individus, cette loi ne servira-t-elle pas à contrôler, encore davantage, l’ensemble des citoyens ?


Ecrit le 15 décembre 2004

Point de vue :

 La langue privée de sexe

Relevé dans Marianne un article de Guy KONOPNICKI intitulé « LA LANGUE PRIVEE DE SEXE » dont voici certains extraits :

« Les discriminations sexistes et homophobes sont, faut-il le dire, inacceptables. La loi, à juste titre, condamne déjà ces pratiques, s’agissant du travail ou du logement : une loi de ce genre mériterait d’être vraiment appliquée. Faute de quoi on nous prépare un texte contre le dérapage verbal, musical ou visuel.

L’un des Exercices de style de QUENEAU « par devant, par derrière » constituera, sans doute, un propos homophobe.

QUENEAU, qui s’en amusait tant, a également placé dans la bouche de Zazie :
« Non, mon oncle n’est pas une tante » ,

le dit oncle présentant un numéro de danse travesti. Faudra-t-il classer « Zazie dans le métro » comme œuvre comportant « des provocations à la discrimination » ?

Faudra-t-il poursuivre BEAUDELAIRE (à titre posthume) pour le vers « ma femme est morte, je suis enfin libre » (tiré du « Vin de l’Assassin ») ? Comme le procès des « Fleurs du mal » a déjà été instruit, il suffira de le reprendre avec de nouveaux chefs d’accusation : sexisme et infractions répétées à la loi EVIN, interdisant toute publicité pour l’alcool.

Faudra-t-il interdire les livres de Virginie DESPENTES ou de Christine ANGOT qui comportent des propos visant à discréditer l’ensemble des porteurs d’organes masculins, voire les organes eux-mêmes ? Si l’on poursuit les propos sexistes masculins, il faudra songer à la réciproque.

Malheur à qui hurlera, dans un stade, « qu’on s’est encore fait mettre ». L’usage du verbe « mettre », précédé ou non du verbe « faire », deviendra plus périlleux.

Faudra-t-il interdire PROUST, ALMADOVAR, VISCONTI, ce dernier associant homosexualité, inceste, nazisme et damnation ? Et bien entendu, proscrire d’urgence Frédéric Dard, alias San Antonio, et son fils

« La police du langage et de l’imaginaire est absurde, et pendant qu’il est encore temps, nous nous permettons d’indiquer au législateur l’endroit où il peut se la mettre » conclut Guy KONOPNICKI


Une_Eliby_15.12
Dessin de Eliby, journaliste parlementaire, journaliste Unesco, écrivain. Membre de la société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques. 06 23 789 305

Ecrit le 15 décembre 2004 :

 Autre réflexion : La police du langage

Dans toute langue les mots comme les usages de la parole sont influencés par l’état social et par les mœurs. Aujourd’hui deux phénomènes semblent caractériser cela dans la société française : la tendance à l’enjolivement, d’une part, et la volonté de réglementer les usages quand il s’agit de sujets politiques ou moraux jugés polémiques, d’autre part. Or ces deux phénomènes posent indéniablement la question de la liberté d’expression et d’opinion.

Enjoliver

La tendance à l’enjolivement s’observe fréquemment : on ne doit plus parler d’aveugle mais de « non-voyant ». La femme de ménage est devenue technicienne de surface, les vieux sont des personnes âgées, les paysans sont agriculteurs, les caissières sont des hôtesses de caisse, etc.

« Mais à trop vouloir enjoliver les choses, l’expression voilée finit par les travestir » dit Michel ERMAN.

« On voit qu’il s’agit avant tout de modifier l’image de la réalité en cherchant à construire l’opinion par l’emploi de mots imposés à tous, en excluant la diversité lexicale, donc la parole discordante » dit-il encore.

Cette manipulation est l’objet essentiel de la réforme linguistique présente dans le célèbre roman d’Orwell, 1984, qui se veut, rappelons-le, une description de la société totalitaire. L’écrivain y présente une langue utopique, le novlangue, une langue, précise Orwell, dans laquelle « moins le choix est étendu, moindre est la tentation de réfléchir ».

Aujourd’hui la liberté de penser et d’imaginer trouve ses limites dans les projets de loi qui relèvent d’une police de la parole. Cela avec l’intention, certes louable, de lutter contre toute forme de discrimination.

Le projet actuel sur les propos sexistes ou homophobes, repose sur toute « mise en cause en raison de l’orientation sexuelle ».Mais deux constatations s’imposent :

– . Premièrement, les plaignants ne sont plus seulement des personnes physiques mais des personnes morales dont on admet qu’elles peuvent représenter des intérêts collectifs, en d’autres termes des groupes sociaux ou communautés.
– . Deuxièmement, de 1972 à aujourd’hui, on a franchi un degré supplémentaire dans la restriction de la liberté d’expression en passant du délit de provocation au délit d’opinion.

La définition des délits reposera sur le sens du mot « insulte » : injure, invective, outrage ou diffamation ?

Mais qu’est-ce qu’une insulte ?

En règle générale, elle prend la forme d’un ou de plusieurs termes vulgaires tout à fait repérables. Mais la valeur outrageante ou injurieuse d’un énoncé ne peut que dépendre du contexte : il faut faire la différence entre des propos péjoratifs ou susceptibles de blesser l’amour-propre (« con », « va te faire voir », « mal baisée ») et des propos ouvertement menaçants (« tu vas voir ta gueule de con » ) assimilables, eux, à un comportement.

Dans le premier cas, on a affaire à une opinion ­ critiquable peu-être, eu égard au code de politesse ­ qui relève de la critique ou de la moquerie.

Dans le second, il s’agit d’un fait d’agression verbale susceptible d’être réprimé en raison de la menace qu’il contient.

Bien évidemment, nombre de situations intermédiaires peuvent se présenter comme lorsqu’on a affaire à des termes péjoratifs accompagnés de gestes hostiles.

Si la loi permet, en général, de qualifier des faits ou des comportements, il en va tout autrement des opinions qui demandent que l’intention des locuteurs soit prise en compte. En effet, s’il est possible d’isoler dans un discours des termes insultants explicites, quel que soit leur degré, la chose est beaucoup plus difficile quand il s’agit de toucher à des sujets que la morale actuelle considère comme sensibles.

La loi demande donc au juge d’effectuer un travail d’interprétation complexe à partir de ce qui est dit, ou sous-entendu, (ou supposé sous-entendu) et cela avec un risque élevé de malentendus. La conséquence est de s’opposer à tout relativisme, c’est-à-dire à tout débat. Le fantasme du novlangue n’est pas très loin.

Dans l’ordre de la morale, tout se passe comme si on avait affaire à un nouveau délit d’outrage aux bonnes mœurs. Ce dernier ­ supprimé du code pénal en 1994 ! ­ permit, entre autres, d’inculper Flaubert à la suite de la publication de Madame Bovary. Mais on sait que l’avocat de l’écrivain obtint l’acquittement au motif que la lecture d’une telle histoire ne peut qu’inciter à pratiquer la vertu !

« Dans une société démocratique,
la libre confrontation des paroles et des points de vue doit-elle s’arrêter
dès qu’un propos semble empreint d’une trop grande expressivité ?
N’oublions pas que si la parole est médiatrice,
la censure est destructrice.

Il y a plus de deux siècles, dans son Essai sur l’origine des langues, Rousseau constatait que l’exercice de la parole publique tout comme le goût du débat avaient disparu de la société d’alors pour être remplacés par les sermons.

Prenons garde à ne pas nous placer aujourd’hui dans une situation semblable à celle qui prévalait pour l’Ancien Régime. Une société où l’on préfère la parole imposée à la parole partagée et où l’opinion discordante se nomme blasphème. »

D’après Michel ERMAN
professeur de linguistique et de poétique à l’université de Bourgogne. (Lu dans le journal Libération)


Ecrit le 15 décembre 2004

Police et gay : Agressions

Semaine après semaine, on n’en finit pas de découvrir de nouvelles affaires d’agressions et d’insultes homophobes, révélatrices de l’ampleur d’un problème longtemps minoré par les autorités.
Même au sein même de la police
la haine des gays se fait jour.

Un exemple : homosexuel, dans la police depuis trois ans, Emmanuel, jeune policier de 28 ans, choisit, en accord avec sa hiérarchie, de faire face aux rumeurs qui courent sur son compte et fait état de son homosexualité en présence de l’ensemble de ses collègues. Dans un premier temps, tout va bien jusqu’à son retour de congés le 1er juillet 2003. Emmanuel découvre alors « Sale pédé, dépravé, homo de merde, va bouffer du sperme ailleurs, enculé... » sur son casier personnel dans les locaux de la police.

Aucun collègue n’a pris la peine de le prévenir ni d’effacer ces insultes. En l’absence de ses supérieurs directs au moment des faits, Emmanuel demande à l’Inspection Générale des Services (IGS) de diligenter une enquête. Celle-ci met en cause un des collègues d’Emmanuel qui reconnaît les faits et les justifie : selon lui, on ne peut pas être « policier et homosexuel ». Emmanuel commente : « Si l’individu qui m’a insulté n’est pas capable de se maîtriser par rapport à un collègue, j’ai peur du comportement qu’il pourrait avoir face à un citoyen lambda. C’est aussi pour cette raison que j’ai intenté cette action en justice ».

Début 2004, Emmanuel apprend que le procureur de la République de Paris classe finalement l’affaire sans suite. Il a requalifié les faits en une simple contravention et comme le délai de transmission du dossier a été un peu long, les faits sont prescrits à deux jours près !

Emmanuel est désormais boycotté par une partie de ses collègues pour avoir sollicité l’IGS. Face à l’homophobie dont il est victime, il a choisi de dénoncer, de réagir. Il a pris le risque de marquer définitivement sa carrière pour avoir dénoncé un agresseur, policier lui aussi.


Ecrit le 11 juin 2008

 La Gay Pride

4.000 personnes à la Gay Pride de Nantes. C’était gay, gay, gay ! Une fête très bon enfant. Une foule de jeunes. Des décibels et de la musique. Et aussi beaucoup de seniors. Des groupes très divers et même inattendus brandissant leurs pancartes : Aides contre le sida ; Triangles Roses : Mémorial de la Déportation homo. Ou encore David et Jonathan : homosexuels chrétiens. Et puis les Gays Randonneurs. Et Contacts, l’Association des parents d’homosexuels. Et bien d’autres encore .

Le cortège était ouvert par une proclamation très claire : Liberté, Egalité, Fraternité …pour qui ?

Le Centre Gay et Lesbien de Nantes avait bien fait les choses . Vous saurez tout sur son action contre toutes les discriminations au 02 40 37 96 37 . Et pour Contact Tél :02 40 29 37 33


Ecrit le 18 février 2015

 Coming out ou les dangers du placard

V’la cor un terme anglais ! « Coming out »
c’est un raccourci de l’expression : coming out of the closet (sortir du placard) et cela peut désigner l’annonce publique de toute caractéristique personnelle, jusque-là tenue secrète par peur du rejet ou par discrétion. Cela s’est employé, récemment, lorsque des sportifs ou des hommes politiques (notamment Irlan-dais ! ) ont révélé leur homosexualité.

Selon une étude de la revue de psychologie American Journal of Ortho-psychiatry, les jeunes homos qui font leur coming out pendant l’adolescence ont un taux plus élevé de confiance et d’estime de soi, et sont moins souvent déprimés, que ceux qui dissimulent leur identité sexuelle. Une évidence ? Pas forcément. On aurait pu penser que révéler son homosexualité présentait le risque d’être rejeté par ses camarades ou par ses proches. L’étude a tenté de faire la balance entre risque de harcèlement et bénéfice psychologie lié au coming out. Des résultats qui doivent faire réfléchir ceux qui prônent encore la dissimulation de l’identité sexuelle lorsqu’ils encadrent des jeunes homos. Non, le placard n’est pas meilleur pour la santé !

En France beaucoup de jeunes homos vivent les insultes et le harcèlement, notamment à l’école. Le phénomène reste pourtant méconnu ou banalisé, tandis qu’aux États-Unis, grâce à des campagnes comme It Gets Better, reprise même par Barack Obama, le sujet est devenu un débat de société. France2 a diffusé, le 10 février, le documentaire « Souffre-douleurs, ils se manifestent ». On peut revoir ce film 

Une plateforme d’informations a été mise en place et un numéro d’appel : 0 808 80 70 10


Ecrit le 4 mars 2015

 Pauvre France

Une fois n’est pas coutume, citons un de nos vieux amis … UMP : David Douillet !
Celui-ci a accordé, sur sa réserve parlementaire, une somme de 2000 € à une association venant en aide aux jeunes homosexuels rejetés par leurs parents. Depuis, il est harcelé par des électeurs l’accusant de financer le lobby LGBT.

« Pauvre France, dont les enfants ne savent même plus distinguer un lobby qui milite pour des changements que j’ai combattus, des heures et des heures, des nuits et des nuits à l’Assemblée (mariage homosexuel, PMA, GPA…) d’une association qui vient au secours de ceux dont la vie même est en danger », écrit David Douillet. « Pauvre France, dont les enfants se croient grands parce que ceux qu’ils regardent sont à genoux, et qui ont oublié le vrai sens du mot Fraternité ». « On peut avoir combattu le mariage homosexuel sans être homophobe », juge-t-il encore. L’ancien sportif « refuse de croire que nous en sommes arrivés à un point où les causes que nous défendons nous imposent de lutter contre une partie de nos concitoyens ».

Et de conclure son billet : « Pauvre France, ceux qui se prétendent tes meilleurs gardiens t’entraînent dans l’abîme de leur bêtise ».