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Ecole publique Rougé (02)

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Suite de la page précédente :

Ecrit le 13 mars 2002

HISTORIQUE

Mai 2000 : Des parents d’élèves scolarisés à l’école publique de Fercé demandent un transport scolaire.

4 Mai 2000 : Procès-verbal : Le Conseil Municipal ne souhaite pas favoriser le transport scolaire, il demande au Maire de contacter l’inspection académique pour examiner la possibilité d’ouverture d’une école publique sur la commune.

Juin 2000 : Lors d’une rencontre avec le Maire et un groupe de parents concernés, le maire confirme son refus du transport scolaire et déclare : « vous vouliez un transport scolaire, moi c’est une école publique que je veux mettre en place ».

8 Juin 2000 : Une rencontre est annoncée pour le 3 juillet 2000 entre le Conseil Municipal et l’Inspecteur d’Académie.

14 Sept. 2000 : à la suite de ce rendez-vous, l’Inspecteur d’Académie explique qu’une étude d’opportunité est nécessaire. Le Conseil Municipal confirme son accord pour cette étude qui sera réalisée par les services de l’Education Nationale.

Sept. 2000 à Juin 2001 : Période électorale. Le Maire ne souhaite pas avancer sur ce projet avec un conseil municipal sortant.

2 Juillet 2001 : Réunion municipale : une consultation va être organisée localement. Tous les parents intéressés s’engagent à scolariser leurs enfants sur l’école publique de Rougé. (Publication dans Rougé Info de juillet 2001).

14 Déc. 2001 : Réunion des Représentants des communes de Fercé, Rougé, Soulvache, Ruffigné, Noyal sur Brutz et Châteaubriant avec Monsieur Muller, Inspecteur d’Académie.

18 Janvier 2002 : Réunion d’information du Maire auprès des parents : Après avoir rappelé les résultats de l’enquête, le débat est lancé sur deux points par le Maire :
– la qualité de l’enseignement
– la pérennité de l’école

Devant la grande motivation des parents, une rencontre est prévue avec l’Inspecteur d’Académie .

6 Février 2002 : Rencontre entre l’Inspecteur d’Académie, le Maire de Rougé et sa 1ére adjointe, et trois délégués de parents. L’Inspecteur d’Académie précise qu’il mettra les postes d’enseignants si les conditions sont réunies (les effectifs, les locaux.) Il demande qu’une consultation officielle de la population soit effectuée sous couvert du Sous-Préfet, afin d’éclairer sa décision. Sa Secrétaire Générale précise que la décision d’ouverture dépend du Maire de la Commune et qu’un droit théorique revient au Sous Préfet.

7 Février 2002 : Réunion municipale : Après avoir évoqué la rencontre avec l’Inspecteur d’Académie, le Conseil Municipal a voté sur la question : « Doit-on ouvrir une école publique à Rougé ? ». Sur 19 votants : 18 votes contre, un bulletin blanc.

22 Février 2002 : Création de l’Association de Parents d’Elèves pour la création et la pérennité de l’Ecole Publique de Rougé

26 Février 2002 : Les parents écrivent
– au Sous-Préfet, lui demandant dans le cadre du contrôle de légalité d’obtenir le retrait de la décision du conseil municipal, ou d’exercer le pouvoir de substitution prévu par le législateur pour que des locaux soient mis à la disposition de l’éducation nationale.

– à l’inspecteur d’académie pour demander la nomination de trois postes

– une lettre ouverte aux élus en réponse à leur refus d’ouvrir une école

PROJET D’ECOLE

EN CHIFFRES

Elèves scolarisés actuellement sur la commune : 277, dont

– 140 fréquentent l’école privée de Rougé
– 100 fréquentent les écoles publiques des communes extérieures
– 37 fréquentent l’école privée de Châteaubriant

Résultats de l’enquête :

31 familles ont répondu inscrivant 56 enfants composés de :
– 1 élève scolarisé à Ruffigné
– 15 élèves scolarisés à Fercé
– 32 élèves scolarisés à l’école privée de Rougé
– 8 élèves pas encore scolarisés.

Depuis, 4 familles se sont manifestées pour inscrire leurs enfants. Le nombre d’enfants dépasse les 70.

CONCLUSION

La Municipalité de Rougé a fait naître un espoir de création d’Ecole Publique auprès de 35 familles qui ont aujourd’hui le sentiment d’avoir été abusées. Où seront scolarisés ces quelque 70 enfants à la rentrée 2002 ?

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 Instituteurs en grève

Au moment où nous écrivons ces lignes (13 mars 2002) cela fait 7 semaines que les instituteurs de Loire-Atlantique sont en grève pour obtenir les 500 postes dont ils estiment avoir besoin. Ce que propose le ministère : un plan de rattrapage sur 3 ans à hauteur de 420 postes (dont les 150 déjà acquis pour la rentrée prochaine). Ce plan est décliné en 2 aspects :

1) Aspect qualitatif : 175 postes (30 pour les remplacements, 20 pour l’accueil des 2 ans, 100 pour améliorer les taux d’encadrement et 25 pour les décharges 5 classes)

2) Aspect démographique :

61 postes pour + 1454 élèves à la rentrée 2002 ; 92 postes pour + 2300 élèves à la rentrée 2003 ; 92 postes pour + 2300 élèves à la rentrée 2004

Le cumul de ces attributions arrive donc à 420 postes en 3 ans MAIS avec une augmentation de 6054 élèves en 3 ans !

Cela ne correspond en rien à la revendication de l’intersyndicale soutenue massivement par sa base : les instituteurs continuent donc à réclamer 500 postes et les violences policières inadmissibles consécutives à l’occupation pacifique du rectorat de Nantes (nuit du 4 au 5 Mars) puis à l’interdiction faite aux 450 manifestants de défiler devant la mairie de Nantes (matinée du 5 Mars), n’arrangent pas les choses, de même que la mauvaise réception de la délégation à Paris le 9 mars.

Une nouvelle manifestation départementale est prévue SAMEDI 16 MARS 2002 A 15 heures à ROUGE.

Les actions continuent sous diverses formes avec le soutien des parents d’élèves


Note du 16 mars 2002 :

 Ecole Publique de Rougé

« Nous estimons le nombre de manifestants à 1500 » ont dit les participants à la manifestation du 16 mars à Rougé, en faveur de l’ouverture d’une école publique à Rougé. « Les parents et enseignants présents avaient le sentiment de vivre au siècle dernier. La décision du conseil municipal de Rougé, donne une image très conservatrice et sous-développée du milieu rural, qui le dessert. On comprend mieux que les jeunes partent vivre en ville ou secteur péri-urbain. Les parents très mobilisés attendent un geste fort des représentants de l’Etat, académie et sous-préfecture. Le dossier n’avancera maintenant que par le pouvoir de substitution du sous-préfet, qui imposera à la commune la dépense d’école publique au budget. »


 Un mérite et pas l’autre

(écrit le 27 mars 2002)

Vendredi 15 mars 2002, dans la presse locale, on apprend que M. Jacques Lemaître, maire de Rougé, a été décoré de l’Ordre National du mérite. Bravo ! Ce n’est quand même pas pour avoir refusé d’ouvrir une école publique dans sa commune ?

Mais le plus rigolo, c’est de lire, le même jour, en page agricole de Ouest-France, que la FNP (Fédération Nationale Porcine) que dirige le même Jacques Lemaître, est exclue du Conseil d’Administration du syndicat majoritaire agricole FNSEA, parce qu’elle n’a « pas versé sa cotisation à la maison-mère ». Comme quoi, ce jour-là, Jacques Lemaître n’a pas été décoré du mérite agricole ...

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