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Enfance (04)

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Date ?

As-tu pris ta Ritaline ?

Ne bourrez pas les enfants de psychotropes : c’est le cri d’alarme de Claude Bursztejn, professeur de psychiatrie de l’enfant à l’université de Strasbourg.

Il y a en effet un modèle médical américain qui a tendance à s’étendre chez nous : donner aux enfants des médicaments en raison d’un « trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité » : en d’autres termes, un enfant turbulent en classe, qui ne tient pas en place, n’écoute pas et perturbe ses camarades.

Aux Etats-Unis on estime que 7 % des enfants de 5 à 9 ans prennent de la Ritaline, des anti-dépresseurs, ou des neuroleptiques. Ces produits seraient prescrits à 1 % des enfants de deux à 4 ans. Certains enfants ne seraient admis en classe qu’à la condition d’avoir absorbé leur Ritaline quotidienne..!

En France nous n’en sommes pas encore là bien qu’une étude ait révélé que 12 % des enfants de 6 ans ont déjà reçu un traitement psychotrope. Cela permet de résoudre, par des médicaments, des problèmes qui relèvent du comportement (de l’enfant ou ... de la famille !) et non pas d’une quelconque maladie

Bien sûr l’industrie pharmaceutique n’est pas innocente dans l’affaire : par des publicités, des réunions de « formation » auprès des médecins, des articles qu’elle suscite dans la presse « santé », ou les magazines féminins, elle contribue au succès de ses produits. Les enseignants eux-mêmes auraient tendance à en recommander l’usage.

La majorité des psychiatres d’enfants et d’adolescents, attire l’attention sur plusieurs points :

– Le danger de traiter les troubles et difficultés psychiques des enfants par une approche uniquement médicamenteuse.

– Le risque de toxicomanie à long terme : l’enfance habitué aux psychotropes ne pourra plus se passer par la suite des modificateurs chimiques du comportement et des perceptions

« La complexité de l’être humain et de sa souffrance ne justifie pas l’usage des psychotropes dès l’enfance ». La santé mentale ne peut être obtenue par l’absorption de substances chimiques dont l’efficacité et surtout l’innocuité ne sont pas suffisamment établies. Comme en d’autres domaines, le « principe de précaution » devrait s’appliquer en priorité.

La télé pour occuper les enfants, les sucreries et friandises pour satisfaire leurs besoins de « tendresse » et d’attention, les médicaments pour les faire tenir tranquilles. Où allons-nous ? Il ne faut donc pas s’étonner lorsque les enseignants constatent l’excitation croissante des enfants dans les classes et la nécessité, avant tout essai d’enseignement, de procéder à un « retour au calme » des enfants.

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