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Nourriture, Biosphère, commerce équitable

Les animaux sont malades : qu’est-ce qu’on mange ?
Commerce équitable]


 Les fruits secs bio : L’énergie de l’automne

Le magasin coopératif « Biosphère » de la Rue Michel Grimault à Châteaubriant propose une revue « Consom’action » qui comporte notamment un dossier sur les fruits secs (avec recettes de cuisine), riches en oligo-éléments comme le phosphore, le fer ou le potassium, particulièrement importants pour le bon fonctionnement des muscles et du système nerveux.


(écrit le 22 mai 2002)

 Les habitudes alimentaires ont changé

L’INSEE a évalué la consommation alimentaire des Français de 1960 à 2001. Celle-ci s’est accrue moins rapidement que l’ensemble de leurs dépenses de consommation. Elle demeure cependant un des premiers postes de dépenses (14 % des valeurs totales en 2001) après le logement (24 %) et les transports (15,4 %). A ces dépenses s’ajoutent celles des repas pris hors du domicile dont la place s’est accrue.

La consommation alimentaire a augmenté de 1,6 % par an et par habitant, sur la période 1960-2001 :

Augmentation très importante des produits « santé-forme » et des préparations et conserves de légumes et pommes de terre.

Augmentation des produits laitiers

– En revanche la consommation des produits bruts traditionnels et notamment du sucre, est restée la même

Outre l’augmentation des quantités de certains produits, la dépense alimentaire résulte d’un effet qualité. Les consommateurs ont reporté une partie de leur demande vers des produits élaborés puis vers des biens de meilleure qualité, souvent onéreux.

Moins de produits traditionnels

Avec l’urbanisation, les modes de vie de plus en plus sédentaires réduisent les besoins en produits traditionnels à forte valeur nutritive. Pour le pain, dont le prix progresse plus vite que la moyenne des aliments, la consommation diminue de 1,4 % par an en moyenne depuis 1960. Les pommes de terre, de moins en moins achetées fraîches, sont plus souvent dans l’assiette du consommateur sous forme transformée.

Selon l’INSEE plusieurs facteurs contribuent à limiter le temps de préparation des repas et à favoriser la consommation des produits élaborés :
– L’activité féminine se développe
– Les trajets domicile-travail s’allongent
– Le temps consacré aux activités de loisirs s’accroît
– Le pouvoir d’achat augmente

Préoccupations de santé

Les comportements, depuis 1980, sont influencés par les recommandations sanitaires et diététiques des médecins, relayées par les médias. De ce fait la consommation de sucre diminue de 3,1 % par an depuis 1971, remplacé par le miel ou les édulcorants de synthèse. Les eaux minérales et de source commencent à avoir de nombreux adeptes. Les consommateurs se méfient des graisses, la margarine devient un substitut du beurre.

Enfin les problèmes sanitaires (vache folle, salmonellose, listériose) encouragent les consommateurs à être encore plus vigilants sur la qualité.

Moins de viandes rouges

Les viandes rouges sont pénalisées par la guerre aux matières grasses. La consommation diminue depuis 1987, les consommateurs se reportant sur la volaille et les produits élaborés de la pêche.

Le prix des produits entre en ligne de compte mais pas uniquement puisque les ménages ne sont pas découragés par la hausse sensible des prix des préparations (surgelées ou non) : la demande de ces produits explose véritablement vers 1980 avant d’atteindre un palier au milieu des années 90. Les produits à base de poisson ont un franc succès. En revanche le poisson frais n’a pas le même succès : moins pratique à acheter et surtout à conserver, il est de plus pénalisé par des prix en forte hausse.

Produits laitiers

La part des produits laitiers passe de 7,4 % en 1960 à 13 % en 2001 : les Français mangent 15 fois plus de yaourts qu’en 1960. La consommation du fromage a été multipliée par 3,4.

Les conserves de légumes sont très appréciées (+ 7,8 % par an et par habitant). En revanche les achats de légumes frais, plus longs à éplucher et préparer, augmentent très modérément de même que les fruits frais. C’est que l’évolution du prix des légumes frais est dissuasive par rapport à celle des préparations et conserves de légumes. Ce faisant, la ménagère ne réalise pas toujours que les légumes frais sont, au bout du compte, moins onéreux et de meilleur goût que les produits tout préparés (un exemple ; les carottes râpées)

Céréales

La consommation de céréales pour le petit déjeuner croît depuis 1960, celle de jus de fruits et légumes depuis 1990. Il s’agit là de nouveaux goûts alimentaires influencés par les habitudes anglo-saxonnes et nordiques.

Les confiseries, pâtisseries, boissons sucrées ont également un certain succès. La consommation de limonades et sodas augmente de 4,5 % par an depuis 1960, celle de glaces et sorbets explose (+ 10,8 % par an). Les comportements de grignotage sont des plus en plus fréquents.

La consommation alimentaire diffère selon l’âge. Les plus jeunes mangent en effet moins souvent à la maison et privilégient les produits « santé-forme » et les produits laitiers. Puis, avec l’âge et l’augmentation du revenu, les ménages se tournent vers des produits plus chers. Après 60 ans, le revenu diminue mais les ménages dépensent aussi davantage pour l’alimentation, ce sont les plus gros consommateurs de légumes, viandes fraîches et poissons

Cadres et agriculteurs

En 1995 les ouvriers et employés dépensaient 15 % de moins que la moyenne des ménages pour l’alimentation à domicile. En revanche les cadres consomment 10 % de plus et les retraités 17 %. La consommation des agriculteurs est proche de la moyenne, si l’on ne tient pas compte de l’autoconsommation (produits de la ferme) bien supérieure à celle de l’ensemble des ménages.

(source : INSEE première, n° 846, mai 2002. Etude de
Christine Monceau, Elyane Blanche-Barbat et Jacqueline Echampe)


(écrit le 19 juillet 2002)

 Scandale alimentaire : des hormones dans la boisson

Selon des informations publiées dans Le Monde du 18 juillet 2002, sous la signature de Jean Pierre Stroobants, « un scandale alimentaire menace dans onze pays européens : des boissons gazeuses et des aliments pour bétail ont été contaminés par des hormones »

Onze des 15 Etats membres de l’Union européenne sont touchés. La révélation a eu lieu à la fin du mois de juin 2002, à l’occasion d’une étude sur la maladie dont souffraient des porcs, aux Pays-Bas. Depuis, c’est une vaste contamination de l’alimentation animale par une hormone de synthèse, la MPA (acétate de médroxy-progestérone) et, dans une moindre mesure, par de l’œstradiol, une hormone cancérigène, qui a été mise au jour.

Le scandale est d’importance puisque « 73 fabricants de nourriture pour animaux ont sans doute approvisionné quelque 7 000 exploitations d’un pays qui est le troisième exportateur mondial de porcs. Selon les autorités néerlandaises, un fabricant aurait livré des aliments contenant une forte concentration de MPA à un demi-millier d’éleveurs »

Mardi 16 juillet 2002, les experts du comité permanent de l’Union Européenne sur la chaîne alimentaire ont fait le point sur cette contamination, « dont ils affirment qu’elle ne présente aucun risque pour la santé publique » (ben voyons !). « Seule une « exposition prolongée » à la MPA, qui peut entraîner des stérilités, serait dangereuse pour l’homme ».

Les experts estiment aussi que les Pays-Bas ont exporté quelque 15 000 tonnes d’aliments contaminés vers la France et l’Espagne, mais surtout la Belgique et l’Allemagne. Plusieurs centaines de fermes ont déjà été placées sous surveillance dans onze Lãnder allemands. En Belgique, cinq cents fermes ont été priées de ne plus laisser sortir d’animaux et de geler leurs ventes. Des abattages ont eu lieu et quelque 4 % des échantillons prélevés auraient révélé des traces de MPA.

En Espagne, 16 tonnes de viande potentiellement contaminée et importée des Pays-Bas ont été saisies. Quelque 7 500 porcs auraient été exportés des Pays-Bas vers l’Allemagne, 2 000 vers l’Italie et 200 vers la France, estime la Commission européenne.

Les enquêteurs néerlandais ont d’abord retrouvé deux fabricants qui s’étaient approvisionnés auprès de Bioland, une société belge qui leur avait fourni du sirop de glucose contaminé par ces hormones. Bioland, qui ne disposait pas des licences requises pour fournir l’industrie alimentaire, n’était pas non plus autorisée à retraiter des déchets pharmaceutiques.


 La mondialisation du blé noir (prononcez : bié naï)

Un courrier est parvenu à Châteaubriant , par internet, disant ceci :

« Je vis en Ecosse, à Edinburgh et voudrais me procurer de la farine de blé noir (buckwheat flour) pour préparer des galettes mercredi prochain (pour fêter la Sainte Anne !!). Avez-vous une bonne recette à m’envoyer et savez-vous où je peux trouver de la farine de blé noir à Edinburgh ?!! »

Consultée, Mme Cavé, du Moulin du Pont à Sion-les-Mines, a donné sa recette de galettes de « bié naï » et un kilo de farine est parti par voie postale jusqu’à Edinburgh. Il est bien arrivé pour la Sainte Anne et, aux dernières nouvelles, les Ecossais se sont régalés. Vivent donc Internet ... et les services postaux.

Mais voilà qu’en retour la correspondante d’Edinburgh a renvoyé un kilo de farine d’avoine et de délicieuses galettes, en plus de la recette pour en faire. La mondialisation comme ça, c’est sympa !


Ecrit le 10 novembre 2004 :

 Toxiques alimentaires

Une des oppositions entre le Nord et le Sud de la Terre est liée à l’alimentation :
– Les pays du Sud se demandent comme échapper à la mort par famine
– Les Pays du Nord se demandent
comment échapper à la mort par excès de nourriture. Non pas qu’on mange trop. Mais on mange mal du fait des choix faits par l’industrie agro-alimentaire.

Dans un petit livre d’une centaine de pages, Marie Langre (journaliste) et le Dr Maurice Rabache (spé-cialiste de toxicologie alimentaire) font le point sur les poisons chimiques dans les aliments. Les conséquences sanitaires de ces dangers alimentaires sont d’une telle gravité que nombre de voix scientifiques et médicales s’élèvent désormais pour y mettre fin. Mais les industries ne veulent pas entendre.

Que peut faire alors le consommateur ? Eviter et surtout diversifier les poisons !

Eviter les poisons

Dioxines, conservateurs, colorants, pesticides, métaux lourds (plomb, cadmium, mercure) : la plupart des poisons sont produits de façon industrielle ou se développent tout seuls (comme les mycotoxines) lors de l’entreposage prolongé des céréales et des tourteaux de l’alimentation animale. Ces poisons sont à faibles doses et ne provoquent donc pas d’intoxication aiguë.

Le danger réside dans la répétition des faibles doses : intoxication chronique en quelque sorte.

« Par ailleurs chaque individu n’est pas sensible aux mêmes doses : un enfant absorbant les mêmes doses qu’un adulte se trouve exposé à des risques très supérieurs du fait de son poids corporel moindre et de la vulnérabilité de son système immunitaire ».

Quelles normes ?

Des normes existent pourtant, mais ce ne sont pas des normes sanitaires : ce sont des normes techniques « intégrant les impératifs de productivité. Les industriels s’emploient à maintenir un système qui protège leurs intérêts ». Les auteurs citent quelques exemples d’incohérence : « dans le cas du mercure, les viandes ne doivent pas dépasser 50 microgrammes par kilo, tandis que les poissons peuvent en contenir 10 fois plus (..). Le taux de nitrates autorisé est de 1000 mg par kg pour les laitues et de 500 mg pour les scaroles » . Quelle salade !

Le cancer concerne de plus en plus les jeunes adultes et les enfants. En 20 ans le nombre de leucémies, de lymphomes et de tumeurs cérébrales chez les enfants a augmenté de 30 à 50 % en particulier aux USA. En tête des produits cancérigènes : le cadmium qui vient des retombées atmosphériques industrielles, des résidus des engrais et pesticides, et des boues de station d’épuration.

Le plomb, lui, est un neurotoxique, agissant sur le système nerveux et pouvant entraîner des démences précoces, des retards mentaux chez les enfants, des migraines et vertiges chez les adultes. L’aluminium et le mercure sont aussi des neurotoxiques. Autres coupables : les pesticides et les dioxines et, encore une fois, les mycotoxines (liées à la cuisson à haute température ; frites, chips).

Moins souvent cités, les perturbateurs endocriniens entraînent une moindre fécondité chez la femme et des stérilités chez l’homme : certains pesticides (comme le DDT) sont principalement accusés.

Mais c’est pas tout ! Il y a aussi des produits dits « tératogènes » (qui entraînent les malformation du fœtus) et des « allergènes » (qui produisent des allergies), sans parler de OGM (organismes génétiquement modifiés).

Perdu dans les E

Le consommateur a bien du mal à s’y retrouver quand on lui dit qu’il faut éviter les colorants (de E100 à E 181), les sulfites (E220 à E 228), les nitrites (E249 à E252), l’acide benzoïque et ses dérivés (E210 à E213), de même que les antioxydants (E300 à E 333), les émulsifiants et en particulier le glutamate de sodium.

STOP ! Le consommateur est perdu dans les E ! Et il lui faut, en plus, se méfier des exhausteurs de goût et des sulfates d’aluminium (E 520 à E 523) sans oublier les OGM. Bref, si on veut manger sain, il faut se balader avec son répertoire de produits dangereux et de plus, surveiller la cuisson : les trop hautes températures sont dangereuses, les barbecues aussi « le jus qui s’écoule sur les braises favorise la formation des HAP « hydrocarbures aromatiques polycycliques » qui remontent en fumée, imprégnant les aliments posés sur la grille ». Les produits céréaliers et les charcuteries apportent aussi beaucoup de ces HAP. Quant aux frites, biscottes, biscuits salés et sucrés, croûtes de pain, pommes noisette, elles contiennent des doses élevées d’acrylamide. Même les frites faites à la maison ! Il faut éviter les aliments gras et frits, les viandes et poissons grillés ou surcuits, de même que leur jus.

On n’y échappe pas

Pas d’ustensiles culinaires en alu (même pas d’alu pour les poisson en papillote). La vaisselle ancienne libère du plomb. Les plats et gobelets en émail rouge libèrent du cadmium comme les porcelaines à décor jaune ou rouge.

La viande de bœuf ou de porc est plutôt riche en plomb, les poissons en mercure (surtout le thon, la daurade, la raie) et les légumes en nitrates (sauf les légumes de saison).

Le pain augmente la biodisponibilité du plomb. Les céréales contiennent des métaux lourds, le riz contient du cadmium. Quant aux conserves, elles sont contaminées au plomb. Et lorsqu’on ne mange pas .... « tous les toxiques croisés au détour de nos assiettes se trouvent aussi dans l’air que nous respirons et dans l’eau que nous buvons » - « Notre corps devient l’égout d’une planète poubelle ».

Bref, on n’y échappe pas. Le mieux alors est de varier les poisons en variant les aliments. Un peu de tout. Ce livre conseille évidemment de consommer « bio » (à condition qu’il s’agisse réellement de bio) et de se battre pour la protection de l’environnement

Livre « Toxiques alimentaires » de Marie Langre et Dr Maurice Rabache - Ed Librio, 2 euros.


Ecrit le 10 novembre 2004 :

 Les ministres se font du mauvais sang

Treize ministres de l’union Européenne contaminés par des dizaines de produits chimiques industriels...

Ces résultats, qui proviennent d’un rapport publié aujourd’hui par l’association WWF (fonds mondial pour la nature) dans le cadre de sa campagne européenne sur les produits chimiques toxiques (DetoX), font suite aux prélèvements sanguins effectués en juin dernier sur 13 ministres européens de l’environnement et de la santé.

Les 103 produits chimiques recherchés sont divisés en 7 groupes :
– les retardateurs de flamme bromés, dont certains - mais pas tous - ont récemment été interdits par l’Union Européenne
– les phtalates - interdits dans certains jouets d’enfants mais encore largement utilisés autrement
– les composants perfluorés - largement utilisés dans les emballages anti-graisse ou anti-eau pour pizzas ou frites, dans les vêtements, les tapis ou même les poëles anti-adhésives.
– les PCB (biphényles polychlorés) - interdits en Europe dans les années 1970
– les pesticides organochlorés - dont beaucoup ont été interdits en Europe depuis 20 ans, DDT inclus
– les muscs synthétiques - largement utilisés dans les parfums, les après-rasages, savons et autres produits de soin
– les produits anti-bactériens - utilisés dans beaucoup de produits ménagers d’entretien, dans le dentifrice, les savons liquides et même la vaisselle de cuisine comme les planches à découper en plastique.

Ces produits sympathiques ont le merveilleux pouvoir de développer des cancers, de faire des bébés tordus, d’inviter Alzheimer  , Parkinson ou un de leurs amis à votre chevet.

Un total de 55 de ces produits chimiques toxiques a été retrouvé dans le sang des ministres testés par WWF. Parmi ces produits, certains sont utilisés dans les fauteuils traités pour résister au feu, les poëles anti-adhésives, les cartons à pizzas anti-graisse, le PVC flexible ou dans certains parfums et pesticides. Plusieurs de ces produits ont été interdits depuis des décennies, mais beaucoup d’autres sont toujours utilisés aujourd’hui.

“Les ministres sont tous contaminés par des produits chimiques toxiques industriels dont les effets sont encore largement méconnus”, s’alarme Karl Wagner, le directeur de la Campagne DetoX au WWF.

La moyenne de produits chimiques présents dans le sang de chaque ministre testé se chiffre à 37, le nombre le plus élevé de produits détectés chez une seule personne étant de 43 et le plus bas de 33.
25 des mêmes produits ont été retrouvés dans le sang de tous les ministres : 1 retardateur de flamme, 2 types de pesticides et 22 PCB (biphényles polychrorés). Parmi eux : Serge Lepeltier, Ministre français de l’écologie et du développement durable qu’on pourra désormais appeler « Serge Le Pollué ».

Le sang de notre ministre concentre du DDE (dérivé du DDT alors que ce pesticide est interdit depuis 1978). : 2000 picogrammes par litre de sérum contre 8,45 pg chez ses confrères ! De quoi se faire du mauvais sang à la perspective des maladies à venir.

Ceux qui ont été retrouvés chez les ministres contaminent également les ours polaires, les dauphins, les oiseaux de proie et bien d’autres espèces, même dans les milieux les plus lointains. La recherche relie de plus en plus ces produits aux cancers, allergies, problèmes de reproduction et anomalies du développement chez les enfants.

Beaucoup des substances relevées dans le sang des ministres sont persistantes, bio-accumulables et susceptibles de pertuber les systèmes hormonaux des hommes et de la faune. La propriété qu’ont certaines d’entre elles d’interférer avec nos hormones n’a été découverte par les scientifiques qu’assez récemment, et encore plus dernièrement par l’industrie chimique.

Ces tests sanguins sont l’une des contributions du WWF au débat en cours à l’Union Européenne sur REACH - projet de loi sur les produits chimiques toxiques.


Ecrit le 1er mars 2006

 Arts et Commerce équitable

Il était une fois un jeune Français Erick Duté qui s’en alla vivre en Afrique du Sud. Le coup de foudre pour ce pays au bout du monde, pour son Cap de Bonne Espérance ... et pour une jolie fille prénommée Listle.

De ce bonheur humain et de la rencontre d’artisans locaux, naîtront « Les Comptoirs du Cap », entreprise d’importation de produits locaux, sur la base du Commerce Equitable « Nous souhaitons faire travailler les petits producteurs en leur assurant un revenu convenable » dit Erick Duté.

En complément de cette activité d’importation, le jeune créateur ouvre un magasin de vente à Châteaubriant, le 4 mars 2006.

Erick_Dute
Erick Duté

Murs de couleurs vives, grosses poutres de chêne noir, étagères de bois brut. Vide : le magasin sent déjà très bon. « Ici nous offrirons des produits sur le thème de la senteur : bougies parfumées, encens, savons, cafés, thés, épices, chocolats » mais aussi des bijoux, des lampes en fer forgé, des nappes. Origine : Afrique du Sud, Maroc, Inde du Sud, Indonésie, Syrie, Ghana, Guatemala, Bolivie.

Les produits relèvent du Commerce équitable, pour permettre aux artisans locaux « de vivre leur dignité et leur autonomie, en retrouvant la maîtrise et le sens de leurs actes. », ce qui signifie :

1 travailler d’abord avec les producteurs parmi les plus défavorisés.
2 Refuser systématiquement une quelconque forme d’esclavage ou de travail forcé, y compris l’exploitation des enfants.
3 Contractualiser entre les différents partenaires des garanties portant sur le prix et la qualité du produit.

Journée portes ouvertes, samedi 4 mars 2006 de 10 h à 19 h,

Ecrit le 19 avril 2006 :

 Les pommes de singe

Ecorce de cocotier, poivre blanc, collier du Mali, marionnettes à doigt, riz-violet, œufs d’autruches, pierres semi-précieuses, poivre blanc, sculptures sur serpentine, cryon-bille en balsa, bague en herbe tressée, savons-bonbons, savon de bienvenue, bougie boule, bougie mille-feuille, oiseaux en graines de baobab, encens d’Auroville, pommes de singe, raku ...

Au « Comptoir du Cap » à Châteaubriant, dans un décor coloré et chaleureux, on trouve une variété de cadeaux à tous les prix.

Voulez-vous un Gecko ? Cette salamandre d’Haïti décorera vos murs. Préférez-vous une « boite à soucis ? » : elle est assez grande pour enfermer un ennui par jour, pour vous permettre de jouir de la vie sans ... souci ! Est-ce la beauté qui vous préoccupe ? Dans la boutique vous trouverez du savon d’Alep, du sucre, du café, du chocolat noir et du riz rouge.

Christine

(sur la photo : Christine)

La boutique se veut « commerce équitable », « Made in dignity » avec achat direct auprès des artisans, à un prix leur permettant de vivre et un pré-financement pour leur éviter le cercle vicieux de l’endettement.
6 grande rue à Châteaubriant

Tél 02 40 07 51 79

Voir : le monde de Gali


Ecrit le 17 mùai 2006

 Salades : le monde manque d’eau

Pour vous, ce n’est qu’une salade que vous posez dans votre chariot au super-marché avec le reste des courses de la semaine.
Mais pour les fermiers du Kenya, victimes de la sécheresse provoquée par une agriculture intensive, cela pourrait signifier leur déchéance.
Le monde commence à manquer d’eau et, selon les groupes écologistes, les consommateurs occidentaux contri-buent à provoquer la sécheresse.

Les constats

Une multitude de rayons chez Leclerc, Intermarché, Super U, remplis de tomates espagnoles, de pommes de terre égyptiennes et de roses kenyanes, accélèrent la pénurie de notre ressource la plus précieuse : l’eau.

Au Kenya, les produits alimentaires cultivés pour l’exportation incluent la laitue, les haricots, les petits pois et les brocolis. La production d’une simple salade de 50 g consomme pratiquement 50 litres d’eau dans des pays où cette denrée est rare. Une salade mixte contenant des tomates, du céleri et des concombres, avec de la salade, nécessite plus de 300 litres d’eau. S’ajoutent à cela le nettoyage, le traitement et l’emballage.

Le commerce international des légumes et fleurs hors-saison représente du travail pour quelques uns et de la richesse pour une minorité. Mais pour tous ceux qui découvrent que l’eau de leurs terres a été extraite en amont par de grosses entreprises, cela représente de nouvelles difficultés et même des dégâts permanents à l’environnement.

Bruce Lankford, conférencier sur les ressources naturelles à l’université d’East Anglia, a déclaré le 28 avril : « Nous exportons la sécheresse. L’agriculture à forte valeur-ajoutée est bonne pour les économies de ces pays mais ses effets sur la pauvreté sont disparates. A la saison sèche, les fermiers en aval (du réseau d’irrigation) se retrouvent avec des lits de rivières à sec ».

Un documentaire de la chaîne de télévision Channel 4, Un Monde Sans Eau (A World Without Water), diffusé le 29 avril, décrit les conséquences de la pénurie croissante de l’eau et des batailles qui se livrent autour.

L’eau est de plus en plus considérée comme un bien commercialisable et une source de profits.

Ce qui prive les plus pauvres d’un des éléments essentiels à la vie.

Comme pour l’Afrique, de nombreuses salades chez nous proviennent des zones frappées par la sécheresse du sud de l’Espagne, où les pluies, l’année dernière, ont été les plus faibles jamais enregistrées. La production de tomates nécessite des usines de désalinisation qui consomment beaucoup d’énergie et qui ont provoqué une augmentation du taux de sel dans les eaux côtières. La surface des serres est si étendue qu’on peut désormais l’observer depuis l’espace.

En Egypte, les légumes sont devenus si importants pour l’exportation que le gouvernement a menacé d’une action militaire tout pays en amont qui construirait un barrage sur le Nil ou un de ses affluents. La moitié de toutes les fleurs coupées vendues dans les supermarchés britanniques proviennent du Kenya, où le volume des exportations vers la Grande Bretagne a augmenté de 85% entre 2001 et 2005.

Les roses et les oeillets sont les spécialités de la région, mais le niveau de consommation de l’eau du Lac Naivasha est insoutenable.

David Harper, biologiste à l’université de Leicester, qui surveille le lac pour le compte de l’ONG Earthwatch depuis 17 ans, a dit « Naivasha est en train d’être sacrifié parce que nous avons besoin de trop d’eau. Pratiquement tous les Européens qui ont mangé des haricots ou des fraises kenyans, ou qui ont admiré des roses kenyanes, ont acheté de l’eau du Naivasha. Le lac est en train de s’assécher. Il va se transformer en un étang boueux et puant au bord duquel des communautés misérables tenteront de survivre. »

Il y a quarante ans, la vision cauchemardesque présentée par des experts tels que Paul Ehrlich, biologiste à l’université de Stanford, dans son livre « The Population Bomb » était que la population augmentait si vite que la terre serait incapable de produire suffisamment de nourriture. Le désastre ne s’est pas produit grâce à un accroissement extraordinaire des rendements générés par d’énormes investissements en irrigations. Mais ceci a créé une autre menace.

Fred Pearce, l’auteur de « When The Rivers Run Dry » (lorsque les rivières assèchent), dit « Aujourd’hui, le monde produit deux fois plus de nourriture qu’il y a une génération mais pour cela consomme trois fois plus d’eau ». « Deux-tiers de cette eau extraite de la nature est employée à l’irrigation des récoltes. Cette consommation d’eau est largement insoutenable et beaucoup en sont arrivés à la conclusion que l’apocalypse n’a pas été évité, mais seulement retardé. »

Les ONG avertissent que si les conflits passés portaient sur le pétrole, ceux du futur porteront sur l’eau. « Nous sommes en train d’exploiter une eau qui ne peut être remplacée. Cela ne peut pas continuer. Une meilleure gestion de l’eau dans l’avenir dépend des décisions prises dès aujourd’hui. Si nous devions payer pour la part d’eau comprise dans notre nourriture, nous réduirions la quantité d’eau utilisée. »

Les consommateurs pourraient commencer par privilégier des variétés de légumes « peu gourmandes » en eau. Certaines variétés de pommes de terre consomment beaucoup d’eau tandis que d’autres résistent à la sécheresse et peuvent pousser sans irrigation. « La meilleure chose à faire pour les consommateurs serait de se demander quelles quantités d’eau sont nécessaires pour faire pousser les légumes et faire pression sur les supermarchés pour que ces derniers proposent des produits qui consomment peu d’eau ».

Poussés vers
la sécheresse

– Inde : Coca-Cola est accusé d’avoir accentué les pénuries d’eau dans la région de Rajasthan qui souffre déjà d’un manque de réserves et de pluies. Depuis 2000, date à laquelle l’usine de Coca-Cola est entrée en activité, le niveau des réserves a chuté de près de 10 mètres, asséchant les fermes aux alentours. Il faut trois litres d’eau pour fabriquer un litre de Coca-Cola et on craint que la zone ne devienne un « trou noir », laissée à l’abandon à cause du manque d’eau.

– Equateur : le producteurs équatoriens de roses utilisent couramment 15 à 20 fongicides, insecticides et herbicides pour chaque hectare de fleurs expédiées vers l’Europe. L’usage intensif des produits chimiques empoisonne les cours d’eau et les nappes phréatiques - avec des effets dévastateurs sur la faune et la flore tout en touchant l’eau potable.

– Tanzanie : la population rurale des zones centrales sèches de la Tanzanie subit des rationnements sévères à cause du man-que d’eau. L’accroissement de la pro-duction agricole, principalement destinée à l’exportation vers l’Europe, est en partie responsable de la diminution de l’eau.

– Chine : Pour chaque tonne de riz, les rizières chinoises drainent 2.000 tonnes d’eau. Les conséquences de la consommation croissante de riz en Occident commencent à se faire sentir. D’ici 2025, la moitié de la population mondiale dépendra en partie du riz pour son régime alimentaire.


Ecrit le 16 mai 2007

 Le monde de Gali  

Le magasin de produits du commerce équitable, qui se trouvait Grand Rue à Châteaubriant, a fermé ses portes en avril 2007 mais .........

Il vient d’être repris par Christine Galisson, dont tout le monde connaît l’enthousiasme et la qualité des conseils.

Rendez-vous donc au Monde de Gali  , du mardi au samedi, 10h-12h30 et 14h30-19 h, pour trouver des objets beaux et originaux, à tous les prix

Le monde de Gali
Grand rue à Châteaubriant
06 19 19 36 67


 Une bonne recette de chocolat

Merci à Iroise ! http://lespaceduninstant.blogspot.com/

Une petite recette belge pour faire du chocolat à tartiner, un régal puisque du vrai de vrai, mais quand même à consommer avec modération.
30 minutes à tout casser et 1kg de chocolat à la clé !

Ingrédients :
– 250gr de beurre doux(donc non salé !)
– 250gr de chocolat fondant (noir de noir)
– une boîte de lait condensé sucré (type marque « Carnation »)
– un bocal pouvant contenir l’équivalant d’1kg de contenu de cette merveilleuse chose ou à défaut, plusieurs bocaux de confiture.

1. Au bain marie, faites fondre le beurre tout doucement.
2. Rajoutez ensuite le chocolat que vous aurez préalablement coupé en morceaux.
3. Mélangez les deux ingrédients de manière à avoir un appareil hommogène
4. Une fois cela fait, rajoutez le lait condensé sucré et continuez de mélanger.
5. Vous allez voir d’abord le centre de la préparation devenir un peu plus clair et ensuite la préparation dans son entièreté. C’est normal, pas de panique.
Tournez du centre vers l’extérieur.
6. Une fois que le tout est bien mélangé et homogène, retirez du feu et versez dans le bocal (où bocaux) et laissez refroidir 20 minutes.
7. Couvrez le bocal et placez ensuite au réfrigérateur

Pour utiliser cette préparation pour le petit déjeuner (ou par gourmandise), il vous faudra la sortir 15 à 20 minutes avant, sinon, elle sera trop dure à tartiner.
N’oubliez pas, ce n’est pas une préparation à base de noisettes, mais de chocolat presque pur.
C’est une recette que les petits et grands apprécient et que nous faisions avec ma grand-mère.
C’est une recette testée depuis bien longtemps, elle a presque 100 ans !
Evitez d’avoir une petite cuillère à la main lorsque vous ouvrez le frigo, sinon on a tendance à « aller » dans le pot.
A bientôt pour de nouvelles recettes


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