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Nourriture : dénutrition à l’hôpital


Ecrit le 8 novembre 2006

Les risques de la dénutrition

La dénutrition est un critère objectif, exactement à l’opposé de l’obésité. Elle se calcule en fonction de l’indice de masse corporelle : on divise le poids de la personne, par le carré de sa taille. Si on tombe en dessous de 18,5 la personne est en état de dénutrition.

Lors de sa réunion d’octobre 2005, le CLAN (comité de liaison alimentation nutrition) a estimé que 20 % des personnes qui entrent à l’hôpital sont dénutries, en raison de leur maladie, ou de leurs conditions d’hygiène.


Un test portant sur 457 personnes hospitalisées dans la région parisienne, un jour donné, a révélé que :
30,2 % sont dénutris
33,3 % sont normaux
21,4 % sont en sur-poids
15,1 % sont obèses

C’est grave, docteur ?
Eh bien oui car les personnes dénutries résistent moins aux maladies.
– • Augmentation de la mortalité
– • Augmentation de la prévalence des infections nosocomiales
– • Allongement de la durée d’hospitalisation
– • Augmentation des coûts de prise en charge hospitalière
– • Augmentation de la dépendance et de la charge en soins
– • Réduction de la qualité de vie des malades

Le CLAN n’hésite pas à dire que la dénutrition est une maladie qui s’attrape à l’hôpital.

Le pire c’est que la dénutrition s’installe ou s’aggrave au cours d’un séjour hospitalier. Les raisons sont multiples
– • La maladie
– • Les traitements
– • La douleur
– • Le jeûne partiel ou total
– • l’augmentation des besoins énergétiques et protéiques
– • la qualité de l ’alimentation
– • l ’organisation des soins
– • la non identification du risque nutritionnel
– • l ’absence fréquente de prise en charge
– • Une consommation alimentaire inférieure aux besoins de l’organisme.

Pour le Professeur Melchior, Président du CLAN de l’AP-HP le manque d’effectifs pour alimenter les patients incapables de se nourrir seuls, et l’inadaptation des textures (mixées, hachées...) sont largement en cause.

Efforts

Signalons qu’à Châteaubriant les maisons de retraite sont vigilantes : pesée régulière des résidents, alimentation de bon goût (et de bonne odeur !) crèmes enrichies, etc. Tout est fait pour maintenir la personne en bonne santé et prévenir les esquarres.


Nourriture des personnes âgées