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L’incinérateur SARIA (Issé) en 2001

Un incinérateur près de Châteaubriant : Saria

(écrit le 26 juin 2001)

SARIA : y’a pas d’feu sans fumées

Après le stockage des farines animales à Châteaubriant, et le projet à Vritz, voilà qu’il est question de brûler des farines animales à Issé.

Dans cette commune où le voisinage de l’usine d’équarissage ne sent déjà pas la rose, c’est le moins qu’on puisse dire, l’interdiction d’utiliser des farines animales dans l’alimentation des animaux, a posé un réel problème : que faire de toutes ces farines ? C’est pourquoi la SARIA a, dit-on, un projet de construction d’incinérateur à Issé, tout près de Châteaubriant. La construction devrait coûter 30 millions de francs.

Mais cela ne se fait pas d’un claquement de doigts. Il faut d’abord une autorisation de l’Etat, puis toute une procédure dans le cadre des « ins-tallations classées ». Ce qui fait que la mise en service de cet incinérateur n’est pas prévue avant 2004.

On peut d’ores et déjà se poser des questions :

1.- y aura-t-il une enquête publique ? C’est le seul moyen de connaître les dangers potentiels de cette installation. Rappelons que la SARIA, depuis un an, a augmenté considérablement son activité de traitement du sang et que cela s’est fait sans enquête publique.

2.- quelles seraient les retombées de cette incinération ? Il n’y a pas de feu sans fumées. Celles-ci, en retombant sur les prés aux alentours, diffuseraient-elles les fameuses dioxines si dangereuses ? ou des « prions » mal éliminés qu’on retrouverait dans le lait des vaches ?

3.- quand l’excédent de farines animales sera résorbé (vers 2005-2006), l’incinérateur d’Issé ne chercherait-il pas une « diversification » dans l’incinération des ordures ménagères par exemple, ce qui, à terme, mettrait en cause le traitement écologique de celles-ci (tri + récupération) ?

Toutes ces questions concernent aussi bien les élus, que les simples citoyens. On sait que rien n’est simple, ni le stockage, ni l’incinération : une commission d’enquête de l’Assemblée Nationale vient de pointer le doigt sur les dangers potentiels du stockage sur la santé publique !

Mais attention, voici l’été, la plupart des gens vont se sentir en vacances. C’est pourquoi c’est vers la mi-juillet que l’Etat va prendre sa décision pour l’incinérateur de la SARIA à Issé. Gens d’Issé et des environs, ouvrez l’œil à temps, pour ne pas avoir à vous boucher le nez ou, pire, à soigner un début de maladie de Creutzfeld-Jacob !


(écrit le 4 juillet 2001)

SARIA , suite

En complément de notre information de la semaine dernière, la lettre économique régionale « API » parue le 25 juin, révèle que le groupe Saria industries, est l’un des leaders français de l’équarrissage et de la production de farines animales. Pour résoudre ses graves problèmes d’engorgement, la filiale du groupe allemand Rethmann, a déposé auprès de la Mission interministérielle pour l’élimination des farines animales (Miefa) quatre projets d’incinérateurs dont trois dans l’Ouest : Issé en Loire-Atlantique, Benet en Vendée et Plouagat dans les Côtes d’Armor.

Il serait question d’un investissement de 310 MF par site (et non pas de 30 MF comme nous le disions), ce qui nous paraît beaucoup. En attendant LES FARINES ANIMALES en excédent sont stockées dans la cour de l’usine d’Issé dans des conditions non satisfaisantes. S’il pleut (et il pleuvra) on ne vous raconte pas les dégâts pour l’environnement !

SARIA en 2007