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05-2001 Conseil Municipal 2001

Ecrit le 21 mars 2001

Il pleuvait, ce samedi 17 mars 2001 pour le premier conseil municipal de la nouvelle municipalité emmenée par Alain Hunault. Un certain nombre de gens, de toutes opinions, s’étaient déplacés, les uns pour applaudir, les autres pour voir.

C’est Jean Seroux, le plus ancien de la liste, qui ouvre la séance, un peu ému au début. Conseiller depuis 12 ans, il a du métier : il a fait préparer copie de son discours pour la presse. Une pointe d’humour « le titre de Doyen ne me vieillit pas » et des félicitations pour la liste qui a emporté la victoire, « signe d’un changement espéré depuis quelques temps ». Il se montre débonnaire et courtois vis-à-vis de la nouvelle opposition, se rappelant sans doute, sans le dire, que Martine Buron a toujours été elle-même très correcte avec lui et ses collègues. Jean SEROUX souhaite « voir notre cité prendre une autre voie et réaliser d’autres projets » (...) « dans un esprit serein et non partisan ».

On passe ensuite à l’élection du maire. Un seul candidat, Alain HUNAULT. Il remporte 26 vois sur 33 : il n’a pas voté pour lui-même et les 6 élus de la liste de Martine Buron n’ont pas non plus voté pour lui. C’est la règle du jeu.

A peine élu, le nouveau maire fait le tour de ses conseillers municipaux pour leurs serrer la main un à un. Chacun se lève. Déférence ! Seuls les élus de gauche ne se lèvent pas. On n’est plus au temps de la royauté.

Le nouveau maire est crispé, tendu, visiblement mal à l’aise. Cela se voit très bien sur l’écran géant qu’il a fait installer au rez de chaussée de la mairie. Il parle de « tolérance », « de respect des autres », « de proximité », « de la volonté de donner une impulsion nouvelle à notre ville et à notre pays » , de son désir de travailler « avec tous les castelbriantais, dans les comités de quartier, conseil de jeunes, et associations ». Nous verrons bien, mais ça ne commence pas très bien (voir plus loin).

Voici venu le temps d’élire les 9 adjoints. Chacun sera élu avec 26 voix pour, et 7 bulletins blancs (et non pas « nuls » comme dira une jeune élue peu au courant du sens des mots)

1er adjoint, chargé entre autres du personnel : Michel MACHARD (médecin pre-retraité)

2e adjoint, affaires scolaires, formation, relations internationales : Jacqueline BOMBRAY (enseignante)

3e adjoint, culture, sports, loisirs : Maurice DENIAUD (retraité, président du club de Rugby)

4e adjoint, population, urbanisme, développement économique, transports, Georges GARNIER (radiologue à la Clinique Ste Marie)

5e adjoint, santé, Rachid AZZOUZ, gynécologue à l’hôpital
6e adjoint, affaires sociales et solidarité, Marie Jo HAVARD, vendeuse

7e adjoint, commerce, artisanat, centre ville, services, Dominique FLATET, propriétaire du magasin « La Rosée »

8e adjoint, Proximité, travaux : François LAURENT retraité de la Gendarmerie

9e adjoint, finances, Rudy BOISSEAU, chef d’entreprise en Mayenne

Le maire se réserve la sécurité et l’intercommunalité.

2 femmes sur 10. Vive la parité !

Intercommunalité

On passe ensuite au choix des représentants dans diverses structures intercommunales

Syndicat des Transports Collectifs :
Jean Seroux, Jacqueline Bombray

Bassin versant de la Chère :
Michel Machard, Josette Dauffy
(Jean Paul Horhant, Jean Ermine, suppléants)

Syndicat d’électrification :
Alain Hunault, Michel Machard
(Christophe Hamon, Jean Ermine, suppléants)

Syndicat Mixte du Pays de Châteaubriant   :
Alain Hunault, Michel Machard

Communauté de Communes du Castelbriantais :
8 titulaires : Alain Hunault, Michel Machard, Georges Garnier, Dominique Flatet, Maurice Deniaud, Jean Seroux, Richard Azzouz, Claudie Sonnet,

8 suppléants : Josette Querleu, Annick Basile, Marie-Jo Havard, Jean Ermine, Josette Dauffy, Marie Orain, Marie Amélie Rouxel, Christophe Hamon.

Cassant

Martine Buron fait aimablement remarquer une erreur dans la délibération qui parle du syndicat des « Transports scolaires » alors qu’il s’agit depuis peu des « Transports collectifs » : le nouveau maire, qui s’est contenté de reprendre la délibération d’il y a 6 ans, se fait cassant : « Cette erreur est la faute de votre secrétaire général ». Pour un « bon » chef, c’est toujours la faute des subordonnés ...

Au nom de « l’esprit serein et non partisan » dont parlait Jean Seroux en début de séance, Martine Buron réclame un siège sur huit, au sein de la communauté de communes, en rappelant que, depuis avril 1998, la minorité d’alors siégeait ainsi au conseil communautaire. Refus du nouveau maire. Cela commence mal !

Contrastes et surprises

Ce Conseil fut celui des contrastes. Contraste entre l’ancien élu d’opposition, Jean Seroux, affable et souriant, et le nouveau maire déjà cassant.

Contraste entre la volonté de tolérance et de respect, et d’ouverture à l’ensemble des castelbriantais, affirmée par la liste Alain Hunault, et le refus d’accorder un strapontin à son opposition.

Surprise devant certains postes d’adjoints : la santé par exemple (qui ne relève pas de la responsabilité communale), l’adjoint aux transports qui ne fait pas partie du Syndicat des Transports collectifs, la jeunesse qui n’apparaît pas dans les responsabilités des adjoints, les travaux renvoyés au 8e adjoint, et les finances renvoyées au 9e adjoint, comme si ce n’était pas important.De plus, confier les finances communales à un industriel privé, c’est bizarre.

Surprise aussi devant le choix de certains adjoints qui, dans leur vie professionnelle, se déclarent déjà surchargés de travail, et qui n’ont pas l’air de se rendre compte de l’ampleur et de la lourdeur des tâches qu’ils ont acceptées.

Le choix des conseillers délégués est renvoyé à une séance ultérieure, ainsi que la multitude des représentations municipales

Le programme de la liste n’est pas réaffirmé : « celui que nous avons distribué dans notre journal électoral, sera notre feuille de route » a dit le nouveau maire. Les élus de cette liste ont beaucoup promis. C’est au pied du mur qu’on les verra désormais.

Questions

Quelques questions s’imposent :

— Quelle compatibilité entre la fonction de maire et le maintien d’une activité notariale ? En effet le maire dispose seul du droit de pré-emption des maisons à vendre en centre-ville. Que fera-t-il lors de conflits d’intérêt entre la mairie et les clients de son étude ? Il y a déjà un procès en cours à ce sujet.

— Il paraît que le nouveau maire a lâché la bride de la Société des Courses. Qu’en est-il de la réalité de la séparation ? On a vu dans un passé récent un conflit d’intérêt financier : la Ville ayant été contrainte en 1996 de faire une croix sur la somme de 182 777,58 F que lui doit la dite société des Courses.

On sait aussi qu’un des nouveaux adjoints souhaitait acquérir pour son usage un morceau du domaine public. Affaire à surveiller ...