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Solidarités

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(écrit le 30 octobre 2002)

Merci St Brieuc : à notre époque où fleurissent (fleurs du mal), l’individualisme et l’oubli de l’autre, des salariés se sont mobilisés sur leurs congés, il y a quelques mois, pour remplacer un collègue épuisé (entre son travail de nuit et sa femme paralysée), qui était à 6 mois de sa retraite.

Et voilà que samedi 19 octobre, ils ont récidivé.

Tout est parti d’une blague de potache : une poignée de porte enduite de beurre par un salarié qui pensait faire une farce à un collègue. Manque de (petit) pot (de beurre), c’est le chef de service qui passe le premier, et n’appréciant pas la plaisanterie, affiche un rapport salé sur le tableau de service.

Un collègue, qui trouve que cette affaire prend des proportions … dispropor-tionnées, fait disparaître le rapport .

Le chef de service, qui est décidément très à cheval sur ses prérogatives, et qui n’est pas renommé pour son sens de l’humour, convoque les deux hommes à un conseil de discipline pour « insubor-dination ». Rien que ça.

Et la sanction tombe : 15 jours de mise à pied, sans salaire évidemment, ce qui occasionne des pertes de salaire de 762 euros pour l’un et 792 euros pour l’autre.

Cette sanction provoque une réaction immédiate des salariés qui trouvent que trop, c’est trop, et qui demandent que les deux salariés bénéficient de l’amnistie présidentielle. En vain .

Une association de solidarité et de défense des salariés se met alors en place et organise une soirée moules-frites. 240 tickets à 10 euros ont été vendus, les participants ont passé une joyeuse soirée et les deux salariés ont été indemnisés.

L’association, compte aujourd’hui une soixantaine d’adhérents de tous les syndicats et des non-syndiqués, qui espèrent voir leur nombre grandir face à une direction, selon elle, « veut mater toutes les luttes, tous les hommes ».