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Télé-réalité

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(écrit le 25 août 2002)

500 dollars
Pour une nuit au ghetto

Jamais Johannesburg n’a connu pareille concentration d’uniformes. Depuis des semaines, des commandos se préparent aux pires scénarios, prise d’otage ou enlèvement, et les tireurs d’élite ont tous été mobilisés. Et une station de radio a lancé un appel aux volontaires pour aider les milliers de policiers réquisitionnés à tenir le coup en leur offrant thé et café.

Mais veiller à la sécurité des visiteurs va bien au-delà des mesures antiémeutes ou antiterroristes. Johannesburg a un palmarès de délinquance à faire peur : pour la province, la police a recensé en 2001 5 000 meurtres, 12 500 viols, 9 800 hijakings (vols de voiture à main armée en pleine circulation) et 52 000 cambriolages. Une brochure a été éditée pour mettre en garde les délégués dès leur arrivée à l’aéroport. Elle leur conseille de ne pas se promener, et surtout pas la nuit, dans les quartiers près du centre-ville, et d’être sur ses gardes dans les townships, ces anciens ghettos de l’apartheid.

Pour contrer cette image négative, des habitants de Soweto, le South West Township, avec ses 3 millions d’habitants, ont eu l’idée de proposer aux étrangers de venir découvrir la vie quotidienne dans cette banlieue. Le grand frisson et l’exotisme ont un prix fort : 5 000 rands (500 euros) la nuit dans une famille noire, environ un an de loyer...

L’inflation ne touche pas que les townships. Devant l’énorme demande de logements, professionnels et privés ont considérablement salé la note. Dans les quartiers autour de Sandton, (le quartier chic de Johannesburg) les lits coûtent maintenant entre 100 et 500 dollars la nuit.

Fabienne Pompey (Le Monde du 24 août 2002)


(mis en ligne le 2 septembre 20002) - Lu dans la revue Politis

On peut rire de tout

Il est pauvre, elle est aux abois. Ils s’affrontent sur un plateau de télévision. Pour gagner quoi ? Un boulot de serveur de restaurant. Ce sont les télé-spectateurs qui choisissent entre ces deux chômeurs désespérés, en se fendant d’un coup de fil.

C’est le concept de « Ressources Humaines », une émission de la télévision argentine. Un pays où l’on compte environ 21,5 % de chômeurs, où plus de la moitié des 36 millions d’habitants vivent sous le seuil de pauvreté et où 6 millions d’entre eux connaissent la faim.

Un sympathique divertissement, non ?